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La Moisson des 16e Hunger Games.

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Logan N. Stark
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MessageSujet: La Moisson des 16e Hunger Games. Dim 7 Juil - 20:44

C’est l’effervescence sur la grande place devant l’hôtel de ville. Depuis l’aurore, l’équipe technique se presse d’installer tout le matériel. Le maire et un responsable de la télévision sont en pleine discussion pour régler les derniers détails et aboient régulièrement des ordres à leurs subalternes. Il est bientôt 14 heures et tout n’est pas encore parfait. L’estrade est montée et le mentor du district ne devrait pas tarder à arriver. D’ailleurs les enfants ont déjà commencé à se faire recenser et la place se remplit rapidement. Le chef des pacificateurs vient se plaindre du manque d’effectif ; le maire grogne que c’est chaque année la même chose mais affecte tout de même trois des membres de son équipe à l’aide des forces de l’ordre. L’accompagnatrice sort de l’hôtel de ville dans son costume coloré et manque de se casser la cheville en se prenant le talon dans un des nombreux câbles qui courent sur le sol. Elle apostrophe la première personne qu’elle voit pour se plaindre de tout ce qui ne va pas dans ce fichu district ; elle un peu stressée la pauvre, c’est un rôle important que le sien. Le responsable de l’équipe technique lance le dernier test. Les divers écrans grésillent un instant avant de s’allumer. D’un signe du pouce, les différents membres de son équipe indiquent que tout fonctionne parfaitement. Seule l’ingénieure son a un problème mais elle le résout rapidement avant d’assurer que tout est OK. Le mot se passe rapidement et le maire et l’accompagnatrice gagnent la place qui leur est attribuée en attendant l’heure fatidique. Les rangs des enfants éligibles sont presque pleins, les filles d’un côté et les garçons de l’autre, les plus jeunes devant et les plus âgés derrière, comme chaque année. Il ne manque plus qu’un ou deux retardataires. L’accompagnatrice trépigne d’impatience pendant que le maire relis une énième fois le discours qu’il va présenter. C’est à peu de chose près le même que l’année dernière et personne ne va vraiment l’écouter, mais ça lui donne une contenance. L’aiguille des minutes retourne à son point de départ sur le cercle de l’horloge pour indiquer à toute la population réunie qu’il est 14 heures, l’heure de commencer la moisson des 16èmes Jeux de la Faim. L’accompagnatrice se lève et fait claquer ses talons sur l’estrade pour arriver devant le micro. Elle le tapote pour vérifier qu’il fonctionne puis lance d’une voix claire avec un grand sourire le signal du départ de la moisson :

« Joyeux Hunger Games à tous et puisse le sort vous être favorable. »




[HJ] Je vous rappelle que la Moisson est obligatoire pour les tributs; notée tout du moins. C'est un rp libre, libre a vous donc de poster comme bon vous semble. Vous pouvez bien sur vous arrangez entre vous pour vous retrouver. Vous avez une semaine pour poster votre avant-moisson, soit jusqu'au Week-end prochain. Nous passerons ensuite a la deuxième partie de la Moisson qui sera le tirage au sort des tributs. Si l'un de vous souhaite se porter volontaire pour cette Edition, merci de vous manifester en l'ajoutant en spoiler dans l'avant moisson ou en m'envoyant un MP si vous souhaitez le garder secret. Bon jeu et Happy Hunger Games !
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Llevana Bidane
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Lun 8 Juil - 9:10


Jour des Moissons
Moisson
And may be the odds be ever in your favor


 




C
inq heures du matin. Tu n’arrives plus à dormir. C’est trop difficile. Ton cœur se serre trop dans ta poitrine pour que tu espères un jour retrouver le doux pays des rêves. Pendant quelques heures tu as somnolé, mais bien vite les cauchemars sont arrivés, te rappelant qu’aujourd’hui, ta vie ne tient plus qu’à un fil. Tu aimerais tant t’enfuir, tu aimerais tant t’envoler loin de ce district, loin de cette moisson, loi de ce capitole qui vous veut tant de mal à toi et aux autres habitants. Peut-être que ce ne sera pas toi aujourd’hui, mais ce sera bien quelqu’un. Un enfant partira, une famille pleurera. Ce sont les règles et même si tu désirerais de tout ton cœur de les changer, tu ne peux pas. Vous êtes une population faible, soumise à son maître et devant dire un seul « amen » à ses mots. C’est bien triste n’est-ce pas ? Oui, très, même trop peut-être.

Tu finis par te lever à six heures du matin. Tu ne tiens plus. Tu fais ta toilette et prends un petit-déjeuner avant de préparer celui de ta mère comme chaque matin. Ce n’est pas grand-chose ce que tu avales, mais c’est toujours ça. Une miche de pain et un bol de lait. Tu n’auras rien d’autre ici, même si tu essayes de te déchirer au travaille. Quand tu penses qu’avant, les jeunes de ton âge profitaient de leur jeunesse en allant s’amuser avec leurs amis… Tu aimerais bien parfois aller dans le passé pour tenter de découvrir ce mode de vie qui paraissait si idyllique, mais c’est impossible. Et puis, on ne joue pas avec le temps. Tu dois rester ici, subir ton destin et prier pour que ton nom se trouve loin de la main de l’ambassadrice.

Tu sors, une demi-heure s’est écoulée. Dehors l’air est frais et même si tu entends déjà quelques bruits du côté de la grande place, tu préfères les oublier pour aller te balader en ville. Tu marches, tu pars dans le champ d’éoliennes. Comme chaque année tu retraces les meilleurs endroits de ton district, comme si tu leur disais un « au revoir » au cas où tu ne reviendrais pas. Tu t’arrêtes au cimetière et viens te recueillir sur la tombe de ta sœur et ton père comme chaque année. Tu leur demandes de te donner du courage, de te rendre forte et de pouvoir supporter juste quelques heures dans l’attente puis de rentrer chez toi rassurée et peinée. Tu leur demandes aussi de rendre maman forte pour qu’elle ne soit pas trop bouleversée si tu es désignée.

Et midi sonne. Tu rentres à la maison, tu déjeunes avec maman. En silence. Lors des moissons, tu as l’impression de la retrouver, tu n’as pas l’impression qu’elle est en pleine dépression. Peut-être ses cachets, mais tu en doute. Tu penses plutôt qu’elle se donne du courage pour te soutenir. Car c’est toi qui a besoin d’aide aujourd’hui, pas elle. Tu l’aimes beaucoup pour ça et tu sais qu’elle fait beaucoup d’efforts et pour ça tu la respectes aussi. Vous finissez de manger et vous partez dans ta chambre. Tu vas dans la salle de bain pendant qu’elle te choisit  une robe. Comme chaque année. Vous ne parlez pas, mais aujourd’hui les mots sont trop douloureux. Tu profites un moment de l’eau chaude sur ta peau mais finis par sortir. Tu trouves sur ton lit une magnifique robe blanche à grosses bretelles, recouvertes de petites fleures roses, rouges ou encore orangées. Tu l’enfiles rapidement, elle t’arrive au milieu de tes cuisses mais ça ne te déranges pas. Tu t’installes devant ta glace et ta mère arrive par derrière. Elle prend tes cheveux dans sa main et commence à les brosser. Tu la regardes faire dans le miroir et tu constates qu’elle a encore pleuré.

Vers une heure, vous sortez ensemble de la maison. Tes cheveux bruns ondulés sont rabattus sur la droite et tiennent grâce à une fleur blanche qui te sert de broche. Tu inspires un bon coup lorsque tu dois te séparer de ta mère. Vous vous enlacez un moment et tu lui murmures même un : « Ca va aller »  pour la rassurer et pour te rassurer aussi. Tu l’embrasses et tu pars te faire recenser. Les préparatifs sont bientôt finis, tu es l’une des dernières à arriver. Tu te ranges avec ceux de ton âge et attends. Tu comptes les secondes, les minutes, les gens autour de toi. Ca te rassures tellement de penser à ça que te dire que pour le moment chacun pense que ce sera l’autre de choisi. Ton cœur bat la chamade et tu ne peux t’empêcher de triturer ta robe. Tu la chiffonnes, tu la remets en place, tu la chiffonnes, tu la remets en place. Toujours les mêmes gestes. Et tu entends alors une voix. Une voix féminine que tu associes à la mort de ta sœur. « Joyeux Hunger Games à tous et puisse le sort vous être favorable » Le sort t’a-t-il été favorable ? Oui, jusqu’à présent oui. Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué comme on dit si bien. Ta sœur a bien été choisie à sa dernière moisson, alors il te reste encore des risques d’être tirée au sort. Tu sens ton cœur se serrer dans ta poitrine et une chaire de poule atroce hérisser tes poils. Tu te sens glacée même si tu es entourée de monde. Tu voudrais redevenir une enfant de six ans et courir dans les jupons de ta mère pour qu’elle te protège des mauvais esprits. Mais le fait est que tu as dix-sept ans et que ton nom est dans cette boule sur l’estrade n’attendant que d’être choisie par la main agile de l’ambassadrice.


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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Lun 8 Juil - 16:24


La Moisson des 16e Hunger Games. .
Ft. district 5

Ce matin est un matin comme je n'aurais plus jamais voulu en vivre, on arrivait à la moisson, moment et instant qui faisait remonter tellement de souvenirs en moi. On donnait l'impression d'être heureux de retourner dans ce contexte, mais personnellement ce n'était pas mon cas, enfin, ça faisait plaisir de revoir du monde et tout, mais bon au fond de moi je ressentais cette rancoeur, cette colère d'avoir été choisi, il y avait tellement de possibilités, tellement de choix, je revois encore la cérémonie et le tirage au sort, je savais que je n'étais pas dans une famille vraiment très riche et que je n'avais pas le choix que prendre plusieurs tesserae pour tenter d'avoir un peu de nourriture, je ne savais pas combien de fois mon nom s'était retrouvé dans ce bocal, mais jusque là cela avait fonctionné, du moins je n'avais pas été tiré au sort. Sauf cette année là, ce fameux jour où mon nom a résonné dans l'assemblée. J'ai vu tout le monde se retourner sur moi, alors que j'avais eu la sensation qu'ils avaient dû se tromper, mais non, c'était bien moi. Cela avait annoncé le début de la fin. Me retrouver aujourd'hui encore dans les jeux chaque année, en étant mentor était quelque chose d'énorme, c'était toute une responsabilité, je me devais de tenter de faire gagner mon district grâce à l'un de mes deux tributs, de bien les préparer les entraîner et surtout leur faire part de mon expérience, même si je n'étais pas vraiment du genre à étaler ce que j'ai pu faire de but en blanc. Mais ici c'était un choix, c'était important pour eux de savoir ce qui allait se passer pour eux, quitte à forcément leur faire peur. De toute façon les jeux de la faim sont censés faire naître la terreur dans l'esprit des habitants des Capitole pour les punir de la révolte qu'ils ont fait pour tenter de renverser le Capitole.

Je m'étais réveillé tellement de fois durant la nuit, pourtant ce n'était plus mon nom qui était dans ce bocal, enfin j'imaginais l'angoisse des jeunes qui allaient devoir attendre pour entendre leur nom ou pas, surtout ceux pour qui s'était les premiers Hunger Games, l'angoisse, la boule au ventre, la peur constante de se voir envoyer mourir. Quand on a douze ans, on a du mal à s'imaginer perdu au beau milieu de nulle part, sans ses parents ni adulte avec la simple consigne de rester en vie et de tuer d'autres enfants. Je finis par m'extirper de mon lit à cinq heures du matin. J'avais encore le temps, plus de cinq heures, mais bon je n'arrivais plus à dormir, j'allais donc en profiter pour prendre une bonne douche, ainsi qu'un bon déjeuner et ensuite il fallait de toute que je me dirige vers le centre du district, sur la place où allait se dérouler le tirage au sort annuel et qui marquerait la fin de l'un ou de deux enfants du cinq. Une fois sous l'eau de la douche, je tentais de ne penser à rien. Pourtant, les quelques cicatrices que j'avais sur le corps ne pouvaient pas m'empêcher de me rappeler les jeux, c'était il y a longtemps. Oui j'avais tenu à garder ces marques afin de me rappeler que le Capitole n'a peut-être pas le contrôle total sur ma vie. Une fois prêt, il était important de manger, tout en profitant de ma tartine, j'en venais à penser à mon amie avec qui j'étais parti, je m'en étais voulu de ne pas être mort à sa place, je m'étais toujours promis de la protéger, et au final, elle avait été sauvagement tuée, c'était un massacre au quel j'avais assisté sans avoir le choix que de rester en retrait et je ne pouvais pas ne pas penser à elle... Son visage me restait en tête dès que je fermais les yeux, il me faisait mal et me donnait l'impression qu'elle m'en voulait de l'avoir laissé mourir. Le reste de mon temps libre, j'allais le passer à regarder la télévision de la maison que j'avais gagné suite à ma victoire aux Hunger Games. Le programme était uniquement réservé aux anciennes éditions dont la mienne. Malheureusement je revoyais certaines que j'ai préféré ne pas me remémorer à ce moment même. Moi entrain d'égorger des gens avec un certains sadisme. Mon dieu, comment avais-je pu faire une chose pareille ? La réponse venait à moi toute seule, je n'avais pas eu le choix, c'était soit eux, soit moi.
Il était temps pour moi de changer d'air, de me diriger vers les hostilités qui se présentaient à moi, j'étais tout de même stressé. Je connaissais certains des jeunes, je ne connaissais pas tout le monde, mais bon, je pouvais malgré tout me permettre d'avoir un moment d'angoisse pour tout ça. Nous étions sur la grande place toujours bien protégée c'était important, les gens du Capitole présents aussi. Ils prenaient toujours un plaisir de venir me voir et de prendre de mes nouvelles, mais je me demandais toujours si ce n'était pas une simple forme de politesse, nous sommes tellement différents. Ou bien alors parce qu'ils voulaient me surveiller parce qu'ils savaient que je ne les porte pas tous dans mon cœur. Installé dans l'hôtel de ville, je jetais un œil vers l'extérieur c'était un peu l’effervescence dehors, les jeunes se bousculaient un peu, passage par la prise de sang et ensuite la disposition en groupe filles et garçons séparés et dans ces groupes, ils étaient encore divisés par âge, les plus jeunes devant et les plus âgés dans le fond. On pouvait lire l'angoisse sur le visage, c'était terrible comme ressentis, les visages de leurs parents n'étaient pas vraiment dans de meilleures conditions. Certains m'en voulaient de ne pas avoir réussis à ramener leurs enfants, mais qu'y pouvais-je ? Je n'étais pas moi dans l'arène pour les épauler malheureusement. C'était l'heure, l'entrée de notre chère hôte pour la présentation des nouveaux jeux, elle vérifiait que le micro fonctionnait et sa voix se mit à résonner à son tour :


« Joyeux Hunger Games à tous et puisse le sort vous être favorable. »

Et c'était parti pour une nouvelle aventure, vu que les seizièmes jeux venaient d'être annoncés... Nous laissions notre hôte continuer son petit discours, avant le grand moment du tirage au sort. Je me demandais bien lesquels de ses enfants j'allais devoir tenter de ramener vivant au district. Il y en avait tellement que je ne savais pas. Pourvus qu'ils soient en forme et bien nourris qu'on ait un nouveau gagnant suite aux entraînements et aux jeux.


© Belzébuth
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Mar 9 Juil - 11:07


Je me réveille dans mon lit, avec le souvenir de mes cauchemars encore frais dans ma tête. La nuit est toujours haute dans le ciel. La lune continue sa danse vers la journée avec les étoiles. Je n'essaye même plus de me rendormir. Comme chaque année. Comme chaque année depuis que j'ai douze ans. Depuis que je peux être moissonné. Depuis que mon nom est inscrit dans cette boule de verre. Parce qu'à chaque année, le risque est là. Celui d'être envoyé dans l'arène avec 23 autres adolescents qui ne désirent qu'une chose: gagner et retourner chez eux. Celui de mourir. Et, comme chaque année, je cherche la force de me lever de mon lit. Je cherche d'oublier l'envie de me cacher sous mes draps, en attendant que tout finisse. Que deux personnes soient envoyés au Capitole, et que je puisse recommencer à vivre. Et, comme chaque année, je me lève, tremblant, et je me prépare, en essayant de résister à l'envie de vomir. En essayant de penser que c'est un jour comme les autres. Que ce soir, je retournerai dans mon lit, et celui d'après aussi. Je fais ce que je fais chaque jour. Je réveille mon frère et ma sœur, je les aide à habiller, je leur prépare un petit-déjeuner avec ce qu'on a... ça m'aide à trouver un brin de calme, de tranquillité. Comme si c'était un jour normal. Ça m'aide à me tromper moi-même. À me convaincre que tout ira bien. Que cette journée ne sera pas une exception. Et il ne faut pas qu'elle en soit une.

Je tends ma main au pacificateur chargé de s'occuper des possibles tributs. La personne qui répète toujours les mêmes gestes, pour nous enregistrer. Ensuite, je marche jusqu'à l'emplacement des garçons de 16 ans, avec l'estomac noué. Je peux presque sentir les visages rivés sur moi. Pour comprendre ce que je vais faire. Ce que va faire le garçon pro-Capitolien, qui, en temps normaux, défend le gouvernement bec et ongles. Logiquement, ils pensent que j'adore les Jeux. Que je trouve magnifique regarder mourir 23 personnes dans une arène. Ou bien que je veuille me porter volontaire pour faire du plaisir au Capitole. Sauf que j'ai aussi peur qu'un des gamins de 12 ans. Un de ceux dont le visage est devenu livide, sûr qu'il sera tiré au sort. Aussi peur que quelqu'un qui craint la mort.

Deux heures. La Moisson commence. Elle tapote le micro, avant de prononcer, comme chaque année, les mêmes phrases qu'en nous évoquent la mort. La mort de presque tous nos tributs jusqu'à maintenant. Auront-ils plus de chances cette année? Difficile. Nos tributs sont plutôt connus pour arriver rarement en finale. On a eu juste un gagnant jusqu'à maintenant. Et cette année va être comme les autres. On regardera mourir deux personnes qu'on connait, en priant pour que ce soit rapide. «Joyeux Hunger Games à tous, et puisse le sort vous être favorable!» Chacun est sûr qu'il ne sera pas pigé. Tout le monde pense que ce sera l'autre que sera envoyé vers la mort. On est dans un moment où le malheur d'un devient le bonheur de beaucoup. La femme du Capitole marche vers une des boules de verre. Je sens mon coeur se serrer. Eux avant, nous après.

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Logan N. Stark
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Dim 14 Juil - 22:35


« Joyeux Hunger Games à tous et puisse le sort vous être favorable. »

Je m'avance sur l'estrade, un sourire factice collée aux lèvre, je ne supporte plus ce district de perdant. Un seul vainqueur en 16ans... tssss à vous dégouter de ce district.
C'est avec un faux enthousiasme que j'entonne mon refrain habituel à la gloire de ce district. Un district d’énergie, sans lequel la vie serait impossible et blablabla. Le district de l'energie tu parles, tout les tributs sont de gros mous puisque depuis le séduisant Samaël il n'y a plus eu aucun vainqueur dans de district.
Samaël est la seule raison qui me fait rester, il est vraiment à tomber cet homme. Et pouvoir le fréquenter au moins une fois par an suffit à me faire supporter l'ignoble défaite des tributs de ce district.

Je finis mon refrain en vantant l'énergie " légendaire " des tributs de ce district. Avant de me diriger vers les urnes. Je tire un papier et le lit le plus vite possible.

- Llevana Bidane ! Félicitation à toi.

Mon dieu, cette gamine à un nom imprononçable. Je l'ai sans doute écorché... Tant pis. Une jeune fille s'avance, au moins ce n'est pas une gosse elle devrait tenir un certain temps. Elle tremble légèrement mais ne montre pas sa peur, elle semble brave. Je souris satisfaite, peut être un bon tribut cette année ? Je lui pose les questions classique, âge... Puis je me dirige vers l'urne masculine.

- Le tribut des 16eme Hunger Games seraaaaaa : Mikhael L. Flitch ! Félicitation.

Un garçon au visage fin mais décidé se dirige vers moi, résigné. J'ai envie de lui taper dessus, si il ne se comporte pas en combattant comment veut il rentrer ? Mais arriver sur l'estrade, il semble se reprendre, masquer ses émotions et une lueur décidé presque féroce apparaît dans ses yeux. Cette lueur me plaît. Je souris, aurais je des tributs énergique cette année ?

- Félicitation à Llevana et Mickael nos nouveaux tributs !!! Que le sort leur soit favorable.

Je me retourne et quitte la scène, sous des applaudissement peu fourni, et les pleures des familles des tributs.
J'ai besoin d'un bon bain pour me détendre après toute ces émotions ! Ensuite, j'irais trouver Samaël !

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Llevana Bidane
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Lun 15 Juil - 22:46


Jour des Moissons
Moisson
And may be the odds be ever in your favor


 




M
ains moites. Chaire de poule. Cœur tremblant de peur. Tu es terrifiée. Tu voudrais quitter cette place, t’enfuir loin, courir loin. Loin de ces gens, du district, du capitole, de Panem. Tu voudrais que des ailes te poussent dans le dos, maintenant, qu’elles te permettent de t’envoler, non, de t’évader. Car ne pensons pas que tu es à l’abri de tout ici, comme les personnes du Capitole aiment à te le faire croire. Tu détestes ce lieu, tu t’y penses en prison, en enfer. Mais aucune échappatoire n’est disponible. Tu ne peux rien faire pour survivre à ton monde, survivre à ta douleur si ce n’est attendre et prier pour que le sort te soit favorable. Tu ne crois pas en Dieu. Tu ne penses pas qu’il existe et tu sais que tu es l’une des seules. Tout le monde trouve un refuge dans une protection divine, une illusion tel que Dieu ou d’autres croyances de ce genre. Mais toi tu te refuses d’idolâtrer quelqu’un qui n’a pas su écouter tes demandes lorsque tu étais enfant. C’est inutile. Tu as la preuve sincère que rien de tout cela n’existe car sinon il aurait déjà envoyé paître le gouvernement actuel. Plus de Jeux de la Faim, plus de Moisson, plus de morts. Les terres sont déjà bien trop sales de leurs os ou de leurs cendres pour pouvoir en supporter plus. Distraitement tu te dis que tu pourrais faire partie de ces gens, mais tu t’obliges à rester optimiste et à garder la tête haute. Encore aujourd’hui et l’année prochaine. Ce sera fini ensuite. Tu trouveras la paix avec ta mère, avec Roméo même si tu le veux, et vous trouverez le calme et le repos qui t’est dû.

L’hôtesse s’approche de la boule remplie de papiers. De petits papiers avec dessus, des noms et prénoms. Ceux de tes voisines, tes amies, le tien même. Tu la regardes comme toutes les autres filles et parents. Tu retiens inconsciemment ton souffle, espérant au fond de toi que ce soit une autre mais pas toi. Dans ces moments, tout le monde est égoïste. Jamais ça ne te viendrai à l’esprit de te sacrifier pour une amie, une voisine. Et si c’était ta famille ? Et si aujourd’hui, c’était ta sœur qu’on aurait choisi ? Tu te porterais volontaire pour qu’elle ne participe pas ? Oui, sûrement, mais elle n’aurait jamais voulu. Elle se serait disputée avec toi et tu aurais perdu la bataille. Dans les deux cas, si tu étais partie et si tu étais restée. Et dans les deux cas, le destin aurait été le même. Ta mère se serait retrouvée dépressive avec sa dernière fille.  On ne change pas le destin comme ça.

Elle prend un papier et tu sens ton cœur manquer un battement. Tu fermes es yeux et baisses la tête, trop terrifiée à l’idée de découvrir quel nom se trouve sur le papier. Dans ta tête, tu imagines les deux scénarios possibles, mais l’un se fait plus insistant, plus fort et plus… réel. « Llevana Bidane ! Félicitation à toi. »Tu ne bouges pas. Tu te dis que tu es en train de tout imaginer, que c’est dans ta tête, qu’un autre nom va bien assez tôt être prononcé. Mais tu as beau attendre, il n’y a pas d’autre mot. Tu ouvres les yeux et découvres que tout le monde t’observe, attendant patiemment que tu montes sur les marches et rejoignes l’hôtesse. Tu ouvres de grands yeux ronds, surprise. Pour l’instant, la peur t’a quittée. Tu es trop stupéfaite par cette annonce que tu n’en reviens pas. Tu sors des rangs. Tu marches d’un pas normal, vers la femme du Capitole. Tu la regardes, plutôt intriguée qu’autre chose. Tu n’arrives pas à bien réaliser ce qui t’arrive. En fait, tu aimerais même lui demander pourquoi tu dois grimper ses marches une à unes, pourquoi les caméras sont braquées sur toi, pourquoi tout le monde te regarde, pourquoi ta mère pleure à chaude larmes dans le publique. Tu ne la vois pas mais tu le sais et tu l’entends. Elle est ta seule famille, la seule personne qui peut pleurer pour toi aujourd’hui. Pourtant, toi tu es de marbre, cherchant encore une logique dans ce qui t’arrive, tentant d’assembler les pièces du puzzle pour savoir comment tu dois te comporter avec ces gens, devant ces gens.

Tu les regardes, scrutant une réponse sur leur visage. Tu cherches quelque chose qui pourrait t’amener à comprendre le pourquoi du comment, mais personne ne te donne de solution. Tu entends une légère voix, la même que tout à l’heure. Elle crie un nouveau nom, plus masculin cette fois. Tu as envie de lui arracher son micro des mains, tu as envie de lui crier de se taire à cette femme. Elle t’énerve plus que les autres jours. Pourquoi ? Parce que c’est sa faute si tu es sur cette estrade et bientôt dans une arène ? Parce que c’est sa faute si ta famille est complètement détruite ? Oui, tu lui en veux pour tout ça. Tu sens dans son regard qu’elle vous méprise tous et tu as envie de lui crier qu’elle n’a qu’à essayer, elle, d’aller courir dans une arène, sans grand entrainement et de tenter de survivre face à d’autres personnes, parfois plus âgées qui elles sont plus entraînées. Tu voudrais qu’elle sache à quel point c’est douloureux de perdre un proche et que les Jeux de la Faim n’ont rien d’honorifique. Alors, silencieusement tu te dis  que si tu gagnes tu vas aller lui dire ça en face, tu vas aussi lui dire qu’elle est horrible dans cet accoutrement du Capitole, qu’on dirait plus un clown qu’une représentante gouvernementale.

Un garçon arrive sur l’estrade. Tu lui accordes un bref regard. Tu n’en as pas grand-chose à faire de lui. Tu as de la peine oui, mais tu sais que dans quelques jours tu devras le tuer. Attends Llevana, c’est quoi ce raisonnement ? Elle est où la Llevana toute innocente qui pleurait au moindre coup de stress, à la moindre frayeur ? Elle est toujours là, oui, mais tu l’enfouies au plus profond de ton être. Ce n’est pas le moment de pleurer. Tu te moques du Capitole, de tous les habitants de Panem. Tu dois être forte pour une seule personne : ta mère. Si elle te voit pleurer elle se dira que tu sais que tu reviendras dans un cercueil, mais si tu restes forte elle pourrait espérer. C’est pour elle que tu vas revenir, tu ne veux pas la laisser seule et jamais tu ne le feras, tu l’as promis à ton père. Tu ne pleureras pas. Tu t’es promis de ne jamais pleurer devant elle. Les autres, tu n’en as rien à faire, leur regard  t’importe peu, mais ta mère c’est la seule personne qui te permet de rester sur cette Terre. Elle s’est battue pour toi et maintenant c’est à toi de te battre pour elle.

« Félicitation à Llevana et Mickael nos nouveaux tributs !!! Que le sort leur soit favorable. » Tu la regardes, des éclairs presque dans tes yeux. Que sa voix t’agace ! Tellement que tu ne peux t’empêcher de siffler un : « Ta gueule… » quasi-inaudible pour les gens autour de toi. Elle se retourne et tu fais mine de ne pas la voir. Tu te tournes alors à ton tour, restant un moment en suspend et lançant un sourire à ta mère en larme. Un sourire qui veut dire que tout va bien, que tu reviendras bientôt à la maison. Tu ne mens pas, mais le problème est que tu ne sais pas sous quelle forme. Tu aimerais lui promettre que tu seras sur tes deux jambes, le cœur battant et le sourire aux lèvres, mais tes chances sont si réduites que tu ne préfères pas lui faire de faux espoirs.

Tu détournes ton regard de ta mère, pauvre mère qu’elle est. Elle t’a donné la vie, une vie que le Capitole te refuse de vivre en paix. Tu poses tes yeux sur la porte et seulement alors les larmes te montent aux yeux. C’est ça que ta sœur a vécu, c’est ça qu’elle a ressenti. Tu comprends son désir de revenir et tu te promets que cette année, Llevana Bidane sera la grande gagnante. Tu dois le faire. Pour ta mère, pour ta sœur qui était presque gagnante, pour ton père qui s’est suicidé par sa défaite. Tu gagneras ou alors tu feras tout ton possible pour le faire. Tu n’as plus le droit à l’erreur maintenant, et tu le sais, alors tu sèches tes larmes, tu refoules tes craintes, tu inspires le courage et tu demandes silencieusement de l’aide à ta sœur, qu’elle ne t’abandonne pas alors que tu as trop besoin d’elle maintnant.


* * *


Tu es là, dans un fauteuil. Ta tête est tournée vers la fenêtre mais tes yeux sont fermés. Tu imagines la douce brise de l’été sur ton visage, te procurant une agréable sensation de t’envoler, tu t’imagines loin de cette pièce, de ce district, de cette Moisson, de Panem. Ta colère contre l’hôtesse est toujours bien là, mais tu l’as atténuée. Tu as toujours une grande envie de la gifler, mais tu retiens tes gestes. Tu lui diras ses quatre vérités lorsque tu auras gagné, si tu gagnes un jour. Pas une seule larme n’a réussi à franchir les barrières de ta volonté. Tu ne pleureras pas, tu le promets. Tu n’es pas faible, non, tu n’es plus faible. Ta peur, ta fragilité face au monde qui t’entoure et à toutes ses horreurs ne te fait plus éprouver un seul sentiment si ce n’est le dégout. Ils te dégoutent avec leur admiration envers les Jeux, leurs envie de voir, non pas un cauchemar, mais un spectacle. Tu es un pion, une marionnette, et il y en a vingt-trois autres comme ça aujourd’hui. Vingt-trois pions qui se mettent en place sur le nouvel échiquier des gens du Capitole.

La porte s’ouvre. Tu te réveilles de ton état second. Tes yeux s’illuminent brièvement, espérant d’un coup te trouver dans ton lit, mais ta lumière s’éteint lorsque tu retrouves les meubles de la salle de l’hôtel de ville. C’est bien la réalité. Combien de temps te faudra-t-il pour l’accepter ? Pour comprendre que tout ceci n’est pas une farce, que tu vas être jetée dans une arène avec vingt-trois autres jeunes et que tu vas surement y rester. Tu reviendras à la maison, soit sur deux jambes, soit dans un cercueil. « Trois minutes. » Tu tournes la tête et découvres ta mère sur le devant de la porte. Vous êtes seules. Elle pleure et la simple vue de ses larmes, le simple fait d’entendre ses sanglots te donne envie de l’accompagner dans sa tristesse. Mais tu resteras de marbre jusqu’à la fin. Tu sais que si tu craques, jamais vous ne pourrez y survivre, ni elle, ni toi. Ta force se trouve dans ce simple fait de bannir tes pleurs, ta faiblesse. Reste forte, pour elle, pour eux qui sont morts pour rien.

Tu la prends dans tes bras. Tu ne dis rien, elle ne dit rien. Les mots sont trop douloureux et tu te sais incapable de parler pour le moment. Mais tu sais que votre temps ensemble vous est compté. Alors, tu t’écartes à contre cœur d’elle. Tu la regardes dans les yeux et essuies ses larmes de tes doigts, murmurant un « Ca va aller.. » Même si tu sais bien que ça n’ira jamais tant que vous serez à Panem. Elle sourit et pose ses mains sur tes joues. « Je me rappelle que c’était ce que je te disais quand tu avais peur des monstres sous ton lit…  et maintenant c’est toi qui me dit ça. » Elle hoquète, mais son sourire ne la quitte pas. Tu sais qu’elle veut garder sa force, mais tu ne sais pas si elle y arrivera en ton absence. Tu lui fais un large sourire et enfouie ton visage dans ses cheveux, comme lorsque tu étais enfant. « Mon bébé… » C’est la seule chose qu’elle murmure. Et alors que tu sens les sanglots te conquérir à la simple pensée de souvenirs trop joyeux passés ensemble, tu dis dans un souffle : « Maman, promets-moi de ne pas perdre espoir, je t’en supplie. Quoique tu verras sur ces écrans, je ne veux pas que tu abandonnes, je veux que tu te battes… pour nous tous. Si tu vis,  nous vivrons ici, je te le promets… » Et elle part dans un nouveau sanglot. Tu lui murmure plein de fois que tu l’aimes et elle te répond la même chose. Ses larmes restent là pendant tout ce moment, plein de tristesse et d’espoir déchu. Vous savez toutes les deux que tu ne reviendras pas avec un cœur battant, mais vous restez forte quand même.

Et le pacificateur arrive, souhaitant t’arracher ta mère des bras. Elle n’oppose qu’une légère résistance, mais elle capitule. Mais alors qu’elle traverse la porte, elle s’arrête. Son regard se tourne vers toi, il est rougi par les larmes, par la tristesse mais tu découvres une flamme de haine et d’espoir aussi. Ca te surprend, c’est vrai, mais tu n’iras pas lui enlever ses rêves alors qu’on vient de lui arracher sa fille. « Crève les tous ces salauds et reviens à la maison. » Alors, sans que tu ne t’y attendes, tu lui lances un sourire, un vrai sourire sincère. Oui, tu lui promets, oui, tu vas aller dans cette arène, tu vas te battre pour que ta famille retrouve un repos. Que tu meurs ou que tu vives, ça n’a aucune importance en fin de compte, tout ce qu’il faut c’est que tu te battes pour leur montrer que tu ne les oublies pas.

La porte se ferme, tu es seule. Tu ne pleures pas. Tu n’as plus de sanglots. Tu as la rage, tu as la force, tu es prête à rentrer dans l’arène. Llevana Bidane n’est plus une fille innocente et fragile, elle est désormais le tribut du District cinq et elle fera tout son possible pour revenir, saine et sauve, quitte à se salir les mains.




Dernière édition par Llevana Bidane le Mer 17 Juil - 0:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Mar 16 Juil - 20:44


La Moisson des 16e Hunger Games. .
Ft. district 5

Je me rendais compte que cette cérémonie était longue, plus les années passaient et plus cette impression se renforçait. C'était tout simplement pour faire monter le stress encore plus chez les futurs tributs. Le Capitole aimait torturer mentalement tous les jeunes qui étaient debout et qui attendaient de connaître leur sort. Beaucoup espéraient ne pas être choisis surtout dans les districts pauvres et intermédiaires, ce qui était assez logique, il était assez rare de rencontrer des volontaires parmi les jeunes, ceux là étaient des kamikazes tout simplement. Comme ceux des districts de carrières. Il y avait bien entendu des exceptions, des personnes qui n'ont rien à perdre et souhaitent protéger des proches ou des amis, mais cela restait tout de même rare. J'avais beau être en arrière, je ne pouvais pas m'empêcher de regarder les jeunes, leurs regards c'était presque effrayants, surtout qu'ils savaient parfaitement bien que depuis ma victoire plus aucun tribut n'est rentré vivant au district cinq. J'avais toujours essayé, mais cela n'avait jamais réussis, la preuve l'année dernière avec les deux tributs morts au bain de sang, mais cette année je voulais que cela change. Maintenant que nous étions là, le sort de deux enfants sera scellé, soit l'un mourra et l'autre reviendra, soit les deux seront inhumés. J'écoutais attentivement le discours, ce n'était que du blabla comme chaque année, heureusement d'ailleurs, c'était déjà assez difficile comme ça de supporter l'attitude de cette bougresse d'accompagnatrice qui me colle depuis déjà quelques années, sans comprendre que les femmes du Capitole ne m'intéressent pas forcément. Tout ce qu'elle disait n'était que mensonge et poison de toute manière, même si ce n'était pas clairement explicite. Ce discours entrain dans une oreille et ressortait de l'autre tant je le trouve hypocrite, de plus il n'était pas changé d'une année à l'autre, sincèrement ils pouvaient faire un petit effort, mais ce n'était pas non plus la plus grosse partie de la cérémonie. Je souriais un peu à l'animatrice, c'était la même depuis que j'avais moi-même été tribut et que j'avais ramené la victoire, elle était toujours assez sympathique, je soupçonnais d'avoir un petit faible pour moi, mais cela restait secret, je ne voulais absolument pas la mettre mal à l'aise quoique, cela aurait été sympa et j'aurais pu la faire sourire un peu plus, mais non je lui devais le respect tout de même. Disons qu'en réalité je préfère jouer avec ses nerfs cela était bien plus plaisant.

Après ce long discours, la vidéo qui expliquait un peu pourquoi les Hunger Games étaient présents et pourquoi il était important, le grand moment tant attendu, le tirage au sort allait être effectué. Je vis l'animatrice se diriger vers les urnes, on commençait toujours par les filles, c'était la tradition. Je continuais de la regarder tourner dans ce bocal, à croire que le temps passait au ralentit pour continuer de torturer un peu les enfants âgés de douze à dix-huit ans. Cette sensation était désagréable, elle faisait exprès de faire durer le suspens pour enfin se retrouver avec un papier à la main, de retour à son micro, elle prononça le prénom de la jeune fille désignée.


« Llevana Bidane ! Félicitation à toi »

Je relevais le visage pour observer l'allée des filles pour découvrir cette jeune fille avec qui j'allais faire un voyage, enfin je vais dire le voyage de la mort sans doute. Je la vis se décaler des lignes pour se retrouver au centre de l'allée. La pauvre venait sûrement de se faire écorcher le prénom, je ne comptais pas faire d'erreur de mon côté. Je l'observais, entourée de deux pacificateurs, comme si nous n'étions pas capables de marcher seuls, comme des animaux, seulement on était réfléchis, on savait que si on tentait de fuir on se faisait tuer tout simplement. La jeune fille tremblait un peu ce qui était normal vu la mauvaise nouvelle, mais dans ce que je pouvais observer, la peur ne se faisait pas ressentir et je pensais avoir une bonne tribut, j'avais hâte de la connaître, de plus d'être une petite brune assez charmante, j'apprenais qu'elle avait dix-sept ans. Je restais avec les bras croisés pour finalement voir l'animatrice se diriger vers l'autre urne toujours dans un ralentit assez surprenant. C'était à nouveau tout un cinéma pour mélanger les papiers, j'avais envie de venir sur le podium et de prendre un papier comme ça, le système aurait été le même. Mon regard se tournait alors vers la partie des garçons dans l'attente de voir à quoi allait ressembler le tribut masculin. Limite on allait bientôt insérer un roulement de tambour tellement elle prend son rôle à sérieux, puis finalement, elle s’éclaircit la voix pour clamer :

« Le tribut des 16eme Hunger Games seraaaaaa : Mikhael L. Flitch ! Félicitation. »

Je vis aussi ce jeune homme sortir de son rang, je venais de le reconnaître, il s'agissait du fils de l'ex-pharmacien, un petit jeune brun de cheveux qui devait avoir dans les seize ans si j'avais bon souvenir. Dans son attitude à lui, on pouvait lire qu'il avait peur, seulement ce ne fut que de courte durée. Une fois sur l'estrade il semblait avoir repris contenance et ce n'était plus de la terreur qu'on lisait dans ses yeux, mais une lueur féroce. Aurais-je de bons tributs cette année ? Des tributs capables de revenir au district ?

« Félicitations à Llevana et Mickael nos nouveaux tributs !!! Que le sort leur soit favorable. «

Voilà comment avec deux papiers la vie de deux jeunes de sexe opposé allait prendre un nouveau tournant, j'allais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour tenter de les faire survivre, d'en faire rentrer un, car les deux ce n'était pas possible, malheureusement. L'animatrice quitta le podium pour revenir à l'arrière alors que les deux jeunes allaient se jeter dans les bras de leurs familles en privé dans l'hôtel de ville. Ils allaient pouvoir faire leur adieu séparément, car ce n'était pas un au revoir qu'il fallait préparer, ils savaient parfaitement qu'ils risquaient de ne jamais remettre les pieds dans leur lieu de naissance. Je m'étais aussi écarté un peu, je devais aller chercher mes affaires pour le voyage en train. J'aurais aimé leur parler maintenant, mais je voulais surtout que l'on presse leurs adieux. Je n'étais pas non plus pressé au point de mettre court à leurs au revoir. Non bien au contraire, j'allais être un peu la seule famille qu'ils allaient avoir durant les jeux, c'était de mon ressort de prendre soin d'eux du mieux que je le pouvais. Cette année je devais tout faire pour ramener la victoire au cinq, je savais que depuis la mienne, le district n'avait plus rien gagné, mais c'était avec l'expérience qu'on apprenait non ? Je ne doutais pas de ma réussite à ramener au moins un tribut un jour l'autre. J'attendais bien sagement, assis sur un magnifique canapé, avec mon verre de jus d'orange, qu'on nous emmène Llevana, Mickael et moi dans le train. J'étais intérieurement un peu stressé à l'idée de les rencontrer, mais je devais me dire que tout allait bien se passer, surtout que pour eux, je suis un modèle - peut-être pas brillant à cause de mes précédentes défaites, mais tout de même le seul gagnant de ce district - et surtout quelqu'un en qui ils devaient absolument faire confiance au maximum. Je réfléchissais un peu aux entraînements et aux questions que les deux jeunes allaient finir par poser et il était de mon devoir de leur faire part de mon expérience des jeux, je comptais tout leur raconter, il fallait de toute façon les mettre devant le fait accomplis qu'ils ne partaient pas au pays des licornes, bien au contraire, ils devaient se préparer aux pires horreurs inimaginables.


© Belzébuth
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Ven 19 Juil - 0:03




La main de l'hôtesse est plongée dans la boule avec les prénoms des garçons. Une fille est déjà montée sur l'estrade. Llevana, un truc du genre. Mes dents percent la partie intérieure de ma joue, dans l'espoir de faire baisser un minimum le stresse. Elle déplie le petit papier. «Le tribut des 16eme Hunger Games seraaaaaa : Mikhael L. Flitch ! Félicitation.» Mon cœur rate un battement. N... Non... Je... Je ne peux pas être le tribut du Cinq. Je ne peux partir dans un train vers le Capitole. Je ne peux pas quitter le Cinq pour être envoyé dans une arène. Je ne peux pas aller vers une mort quasi certaine. Je ne peux pas aller me battre jusqu'à la mort contre d'autres adolescents qui ne veulent qu'une chose: vivre. Je sens mes yeux se remplir de larmes, pendant que les visages se retournent vers moi. Je pourrais presque sentir leurs rires, leurs commentaires. Je me force à garder les larmes à leur place, pendant que je sors de la zone des garçons de 16 ans. Je sens presque mes poumons chercher de l'air, de l'air qui n'arrive plus. Car je sais que si je respire, l'hoquet va sortir de ma gorge. Et je n'ai pas trop envie de pleurer devant tout Panem. Je monte les marches, en allant sur l'estrade, où se trouvent déjà Llevana et l'hôtesse. Cependant, je trébuche au troisième gradin. Je me relève, rouge de honte, en continuant à monter l'escalier. Pourquoi moi? Pourquoi c'est moi le garçon sur cette estrade? Pourquoi ce n'est pas un rebelle à deux sous? Je n'ai jamais fait quoi que ce soit de mal. J'ai toujours défendu le Capitole. Je n'ai jamais rien fait de mal. Alors, pourquoi moi? J'essaye d'avoir l'air le plus décidé possible. De ne laisser paraître aucune émotion. Chose bien difficile quand tu sens les larmes crier pour sortir. «Félicitation à Llevana et Mickael nos nouveaux tributs !!! Que le sort leur soit favorable.» Mon regard se pose sur ma co-tribut. Llevana. Un prénom qui m'était inconnu jusqu'à il y a quelques secondes. Mais mon visage retourne à sa position initiale en un rien de temps. Je ne dois pas la connaître plus que ça. Il faut qu'elle reste une inconnue pour moi. Dans quelques semaines, ce sera moi ou elle. Pas de ''On est du Cinq, on peut s'aider.'' Non. Il faut qu'elle reste une inconnue pour moi. Moins j'en sais sur elle, moins j'aurais des scrupules à... Hé, non. Depuis quand tu penses comme ça, Mikhael? Depuis quand, toi, le pacifiste, pense au fait qu'il devra tuer quelqu'un? Depuis... La Moisson change tout. On peut pas espérer de retourner en arrière. De rester la personne d'avant. Mes yeux gris se posent dans la foule où se trouvent les garçons de 15 ans, en quête d'une tête blonde, que je connais comme mes poches. Mais je la trouve pas. Il est noyé au milieu des autres. J'affiche un pale sourire. J'ai appris depuis longtemps à cacher mes pensées sous un sourire. Je ne peux pas mourir dans cette arène. Non. Je dois retourner au Cinq en tant que gagnant. Je dois réussir à survivre. Pour moi. Pour Kyr. Pour mon frère et ma sœur. Je ne peux pas me laisser mourir dans une arène. Je ne suis sans doute pas le seul à penser comme ça. Peut-être que même la fille à côté de moi pense ça. Mais je dois être le plus malin. Je dois réussir. Je ne peux pas rater. Pas ça.

- - -

Mes pieds sont posés sur le sol de l'Hôtel de Justice. Mes yeux sont posés vers... quelque part. Ils regardent quelque chose, au loin. Mais je n'y prête pas attention. Mon visage n'a pas d'expression. On pourrait le regarder pendant des heures sans y trouver rien du tout. Mes pensées sont ailleurs. À ce qui va arriver. Le voyage en train. L'arrivée au Capitole. La parade des tributs. Les entraînements. Les notes. Les interviews. Et ensuite, l'arène. Le bain de sang. Et... tout ce qui va suivre après. Franchement, je n'ai jamais pensé que ça allait être moi. J'ai toujours vu les autres y aller, en me disant que je n'allais jamais devenir tribut. Mais... me voilà. En attendant que la mort arrive. Parce que, même si ça sonne pessimiste, mes chances de victoire sont bien minces. Quoique... le garçon du Huit a gagné, la dernière fois. Presque personne aurait cru qu'il allait survivre à 23 tributs, dont celle du Neuf, et à une arène du genre. Alors... peux-je gagner? Ai-je des chances? Sans doute. Je suis pas une mauviette. Peut-être qu'avec un peu de chances... Non. Je dois arrêter d'y penser. Mes yeux se posent sur le canapé sur lequel je suis assis. C'est la chose la plus luxueuse que j'aie jamais vue de me vie. En vrai, au moins. En fait, c'est la salle la plus luxueuse que j'aie jamais vu. Il y aura le Capitole. Mais reverrais-je jamais mon District natal? Est-ce la dernière fois que je passe du temps dans mon District, le lieu où je suis né, où j'ai passé 16 années de ma vie? Le lieu où j'ai toujours vécu? J'entends la porte s'ouvrir. Mais mon regard reste fixé sur le rien. Jusqu'à que j'entende une petite voix fluette parler. «Michou?» Je me retourne, en voyant April et ses deux couettes blondes. Je ne peux pas m'empêcher de sourire. Elle me fait tellement de peine, avec ses yeux rougis par les larmes qu'elle veut retenir. J'ouvre mes bras, et je sens leurs corps -celui de April et celui de Loinseach- se blottir contre moi, en me serrant dans leurs petites mains. Comme s'ils pouvaient faire quelque chose. Comme si ça pouvait me faire rester ici. Mais ça ne va rien changer. La voix timide de Loinseach arrive à mes oreilles. «Tu vas retourner, hein?» «Bien sûr. Je vais retourner, et on jouera à cache-cache avec Kyr, okay?» Il semble presque rassuré. Je vais essayer, au moins.  «Au fait...» Loinseach cherche quelque chose dans sa poche, avant de le sortir.  «... Kyr a demandé de te donner ça.» Il me tend un petit bracelet. Je... je ne comprends pas. Pourquoi Kyr me donnerait SON bracelet, le truc auquel il est le plus attaché? Et pourquoi il ne serait pas venu? Peut-être que... Il ne me l'aurait jamais donné s'il pensait que j'allais mourir. Donc, il sait que je peux gagner. Et... son absence... il ne serait pas venu s'il savait que ça n'allait pas me faire du bien. Donc... Je vais y réfléchir plus tard. J'ai encore le temps. Je serre encore une fois Loinseach et April, avant qu'ils ne se décollent. Ensuite, je me relève, en voyant ma tante. Cette femme qui... enfin... je devrais la détester, non? Mais je la serre quand-même dans mes bras. Sans elle, je serais dans un orphelinat à l'heure qu'il est. Ma voix n'est qu'un murmure, audible seulement pour elle. «Occupe-toi d'eux. Si jamais je crève, fais en sorte qu'ils soient heureux.» Peu après, un Pacificateur arrive, en ordonnant à ma tante, ainsi qu'à Loinseach et April, d'aller. Ils franchissent la porte, qui, elle se referme tout de suite après. Si ça se trouve, c'était la dernière fois que je les voyais. Non. Je dois retourner. Je serai le garçon qui sortira de l'arène en vie. Le silence retourne sur la pièce dont je suis le seul occupant. Comme si la mort venait me trouver, pour se moquer de moi. Je m'attends à ce que la porte s'ouvre. Mais elle reste fermée, bloquée dans son silence. Il faut que je gagne. Que je retourne au Cinq, encore en vie. Pour faire ça, je vais devoir tuer. Faire comme les tributs des autres année. Mais je n'ai pas droit à l'erreur. Le Mikhael du District Cinq? Il n'existe plus. Il ne doit plus exister. Et laisser la place à quelqu'un qui n'a pas de scrupules. Quelqu'un prêt à faire tout et n'importe quoi. Quelqu'un prêt à tuer.
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games.

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La Moisson des 16e Hunger Games.

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