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La Moisson des 16e Hunger Games.

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Logan N. Stark
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♣ Nombre de message : 806
♣ Date d'inscription : 18/02/2012


MessageSujet: La Moisson des 16e Hunger Games. Dim 7 Juil - 20:46

Dans une salle de l’hôtel de ville, j’entreprends quelques rectifications de dernière minute à mon discours. Il ressemble à celui de l’année dernière, bien sûr, mais que pourrais-je dire d’autre ? La moisson ne change pas d’une année sur l’autre, les Hunger Games ne changent pas non plus. J’ai toujours la même chose à dire. Je contemple les feuillets froissés tout en accrochant mon stylo argenté dans la poche de mon costume ; ça ira. Fourrant mes notes dans ma poche, je quitte la pièce pour retrouver mon adjoint qui me fait le résumé de la situation :

« Tout est monté, les gamins sont en train d’arriver, Qolyn Jones est dans la place et Vitali ne devrait plus tarder. »

La mention du mentor me tire une grimace. Ce type m’énerve à être si beau et si parfait. Ma femme n’arrête pas de lancer des comparaisons désobligeantes… ‘Tu devrais manger moins si tu veux espérer avoir le corps de Vitali’ ‘Oh ! Je me demande pourquoi je t’ai épousé. Vitali saurait faire ça. A part ta position, tu n’as vraiment rien pour toi.’ Elle croit quoi ? Que je ne sais pas qu’elle m’a épousé justement à cause de ma position ? Mais qu’elle aille faire la cour au beau gosse si elle pense avoir une chance !

« Ça va Monsieur le Maire ?
- Pas ça quand on est seul James. Je te l’ai déjà dit. »

Je sors un mouchoir pour m’éponger le front. Chaque année c’est la même chose : il faut que tout soit parfait. Aussi parfait que les abdominaux de notre mentor.

« Je peux t’amener un verre d’eau Alec ? »

Je hoche lassement la tête et James disparait aussitôt. Il n’est pas longtemps absent, et il me tend un gobelet que je vide d’un coup. Je le remercie et part vers l’estrade. C’est parti.
Sourire, faire bonne figure, échanger deux mots avec des installateurs, plaisanter avec le responsable de tout ce boxon, quelques signes de main à droite à gauche, … Quelle plaie. Je déteste faire du social. J’arrive finalement à mon siège, et m’y installe sans considération pour tous ceux qui sont encore debout. Devant moi, je vois tous les gamins entre douze et dix-huit ans bien en rangs. J’ose espérer que les moissonnés seront un peu plus honorables que ceux de l’année dernière. Nous sommes un district carrière que diable ! Comment ce fait-il que notre unique gagnant soit cet horripilant Vitali ? Tiens, en parlant du loup… Il s’installe sur son siège. Je fais semblant d’être totalement pris dans la contemplation des derniers enfants qui se font recenser.

Enfin, Qolyn Jones lance la moisson par l’inaltérable formule :

« Joyeux Hunger Games à tous ! Et puisse le sort vous être favorable. »





[HJ] Je vous rappelle que la Moisson est obligatoire pour les tributs; notée tout du moins. C'est un rp libre, libre a vous donc de poster comme bon vous semble. Vous pouvez bien sur vous arrangez entre vous pour vous retrouver. Vous avez une semaine pour poster votre avant-moisson, soit jusqu'au Week-end prochain. Nous passerons ensuite a la deuxième partie de la Moisson qui sera le tirage au sort des tributs. Si l'un de vous souhaite se porter volontaire pour cette Edition, merci de vous manifester en l'ajoutant en spoiler dans l'avant moisson ou en m'envoyant un MP si vous souhaitez le garder secret. Bon jeu et Happy Hunger Games !
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Lun 8 Juil - 13:02

Cette nuit, ce 13 juillet à 3h34 du matin, je me réveilla bizarrement et je sentit une énorme boule d'angoisse au ventre, mon corps avait compris, c'était le jour, le grand jour où je vais demander a me porter volontaire pour cette ... cette hum cette horrible arène, c'est «HungerGames» pensais-je ironiquement.
Bien sûr ma mère y était formellement opposée, mais je devais le faire du haut de mes quatorze ans même si on ne peut pas vraiment dire « du haut » car dans cette arène il y aura des ados de 12 à 18 ans et bizarrement il y a toujours plus de 16-18ans que de 12-14 ans.

Mais bon je dois le faire pour sauver mon honneur, non pour sauver l'honneur des VICKENSIA.
Si je gagne ils libéreront surement mon père de la prison et ma mère et moi n'aurons plus besoin de rester hébergé chez mon ami Jules.
Car mon père n'a rien fait tout, je dis bien tout est de ma faute si je m'étais juste enfuis avec Jules au lieu de mettre désoler, une raclée à cet ados de 15 ans, mais non je n'ai pas pu me contrôler je lui ai cassé la mâchoire et je l'ai rendu handicapé.

Ah je n'en peu plus, de repenser à ça c'est une sensation horrible, l'emprisonnement de mon parent, le retrait du commerce de ma mère, j'ai détruit ma famille, je me suis détruit, heureusement ma mère ne m'en veut pas, elle trouve cela injuste, très injuste.
Mon meilleur ami lui me soutient toujours dans ces jours difficiles, car sa famille aussi n'est pas très riche alors si je les gagne je pourrai faire sortir mon père, mes parents pourraient vivre normalement et donner une partie de mon argent à la famille de Jules.
Mais pour ça il faut, je dois gagner ces jeux.


Je sortis de mon lit et je me dirigea vers le frigo, pris une brique de lait et un verre, je buvais ce verre de lait doucement très doucement, car je n'arrivais pas à le boire, j'avais « PEUR ».
Mais je m'aperçut que je n'étais pas le seul, j'entendis un bruit dans la chambre de ma mère, je m'approcha tout doucement, j'entendis ma mère pleurait assise sur son lit,puis elle fit une prière, j'en avais les larmes aux yeux, mais je ne devais pas me faire remarquer, elle m'aurait fait une morale pour ces jeux.
Elle ne pleure pas parce que je vais me porter volontaire, car j'en avais abordé le sujet mais j'avais décidé de ne plus me porter volontaire, bien sûr c'est ce que je vais devoir faire, nous ne pouvons pas attendre une autre année, car ça ne serait plus possible, elle a juste peur que je sois choisit,même si c'est ce qu'il va surement se passer si j'en ai la force.


Je décida de me recoucher même si je vais avoir du mal à me coucher, mais je le dois.
A 6h08 j’entendis du bruit, des bruits de vaisselle, je sortit de mon lit et vis Jules et sa mère, la mienne dormaient toujours.Je m’asseyais et Johanna la mère de jules commença à me parler
«Johanna: Tu as un peu peur je suppose?
-Matt: Oui mais je dois le faire.
-Johanna: Quoi?
-Matt: Me porter volontaire.
-Johanna: Mais tu ne peux pas tu sais que c’est une arène épouvantable, tu n’as que 14ans
-Jules: Ne fais pas ça, tu n’as qu’une chance sur 24!!!
-Matt: Vous ne comprenez pas, je dois le faire pour mon père et ma mère et, ma famille!!!»

A ce moment ma mère se réveilla et demande ce qu'il se passe pour pouvoir la réveiller.
Johanna et Jules comprit vu ma tête qu'il ne fallait rien dire, alors Jules vient dans ma chambre avec moi et m'explique que les anciennes édition ont été une vrai boucherie, et qu'il ne faut pas que je parte, il me dit que ce que j'ai fait pour lui était héroïque.
Pour le calmer je lui dit que je vais y réfléchir, il me dit maintenant de venir manger ce petit déjeuner, je pris deux croissants et un jus d'orange.

Ma mère me dit de me doucher et de bien m'habiller, car à 11h la moisson commence et nous devons être présent.
La mère de Jules était inquiète pour son fils, car lui aussi pouvait être choisit pour les Hunger Games.
Après m'être doucher, habiller et pensa à mon futur geste pendant une heure, Johanna nous appela pour y aller.
Après dix minutes de marche jusqu'à l'hôtel de ville, j'aperçus Vitali et Qolyn Jones.
Ma mère m'embrassa et me dit la même phrase depuis 2 ans: « Ne t'inquiète pas Matt »,
Je me rangea à coté de Jules et lui dit bonne chance et adieux.
Il me regarda bizarrement et voulu dire quelque chose, mais Qolyn Jones le coupa en disant la célèbre phrase:
« Joyeux Hunger Games à tous ! Et puisse le sort vous être favorable. »
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Willes Edenfield
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♣ Date d'inscription : 02/03/2013


MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Lun 8 Juil - 17:03


and may the odd be ever in your favor
Dans un grésillement caractéristique, la télévision s'alluma pour montrer les images de l'arène. Et comme à chaque fois qu'il entendait ce bruit, le garçon se leva d'un bond et descendit les escaliers quatre à quatre, pour  se planter devant le téléviseur, priant pour ne pas voir le visage de son frère s'afficher dans le salon. Il retint son souffle lorsqu'il le vit. Un autre garçon, auquel il ressemblait trait pour trait. Exactement le même, jusque dans la manière de marcher. Il sortit des arbres pour entrer dans la clairière, on entendait le bruit des oiseaux, le vent dans les feuilles. Tout semblait calme, personne à l'horizon. Juste le garçon, qui marche. Devant sa télévision, le second garçon est toujours en alerte. Il sent que quelque chose ne va pas. Les oiseaux s'arrêtent de chanter, et le garçon, dans l'arène, se retourna brusquement. A ce moment-là, Willes ne savait pas encore que tout était finit pour son frère. Il espérait encore que rien ne se passerait, que ce jeune-homme qui arrivait aller le laisser en vie. Chacun de ses muscles, de ses membres, étaient tendus. Dways dévisagea quelques instants cet autre garçon, qui venait de sortir des bois. Ce fut sans doute ce qui lui coûta la vie.  Devant l'écran, Willes tendit le bras, cria le nom de son frère. C'est ce qui alerta ses parents. Mais le tribut qui venait d'arriver était un tribut de carrière, et le garçon en face de lui n'était qu'un enfant, incapable de se défendre. Comme dans un rêve, comme si c'était juste irréel, Willes vit un inconnu transpercer son frère jumeau de son épée, sans même prendre le temps de le regarder, de voir si seulement il aurait pu être une menace. Et c'est à ce moment-là que Willes s'arrêta de vivre. Il vit d'abord de l'étonnement, sur le visage de Dways. Et de la peur. De la panique, même. Ce genre de peur qui vous empêche de bouger. Qu'il ressentait lui-même à l'instant même.  Et puis, il se mit à tousser. Cracher du sang. Un flot noir, bouillonnant, qui coulait de ses lèvres, comme dans un cauchemar. Willes lui-même ne pouvait plus respirer. Il ne pouvait plus bouger, il ne pouvait plus parler. Tous sentiments s'échappèrent de son corps lorsque son frère tomba à genoux. Il ne ressentait plus rien, qu'un mal insupportable, un trou béant au niveau de la poitrine, un vide, comme si tout s'en était allé. Et en gros plan pour tout Panem, les yeux du jeune frère de Willes se vidèrent de leur vie, de leur éclat autrefois si joyeux, de la peur qu'ils avaient reflétée quelques instants auparavant. Il toussa, une dernière fois, pour se vider définitivement de son sang, avant de tomber, face contre terre. Et ce fut comme si Willes lui-même était mort. Il ne ressentait plus rien, il était vide. Ses yeux ne voyaient plus, ses oreilles n'entendaient plus, tout ce qu'il pouvait faire c'était rester là, devant l'image de son frère sans vie. Il n'était plus qu'un corps. Toute autre chose était sortie de lui.

Willes ouvrit les yeux sur le plafond blanc de sa chambre, la mort de son frère encore gravée dans la rétine, comme tous les matins. Et comme tous les matins, il ferma les yeux en soupirant, comme si ça avait pu l'en débarrasser. Il écarta ses couvertures d'un geste machinal, enfila les vêtements qu'il avait préparés la veille sans grand intérêt. Ça aurait pu être un jour comme les autres, où il se serait levé pour aller pêcher et où il serait rentré tard le soir, sans avoir le temps de faire quoi que ce soit de sa journée à part travailler et où il n'aurait pas eu le temps de penser à son frère. Mais non. Aujourd'hui était bel et bien le jour de la moisson. Et ça faisait bel et bien six ans maintenant qu'il n'avait pas parlé à son frère, qu'il ne l'avait pas touché, qu'il ne l'avait pas vu en chair et en os. Six ans. Six ans qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même, qu'il ne dormait plus que deux à trois heures par nuit à cause de ses cauchemars, qu'il ne riait plus. Le soleil était à peine levé. Lorsqu'il passa devant la chambre de son père, il sut que ce dernier ne dormait plus. Et il sut, comme tous les ans, qu'il était en train de pleurer. Et il ne put s'empêcher de se dire que son père était faible, qu'il ne réussissait même pas à être fort pour ses enfants. Encore une fois, Willes devait être fort pour toute la famille, lui qui avait le plus de raisons de se sentir anéanti devait être le plus insensible. Il ne prit même pas la peine de passer voir sa sœur, il préférait faire comme si elle réussissait à faire semblant de dormir. Il l'entendait bouger, derrière la porte de sa chambre. Mais ils avaient tous besoin de se retrouver un peu seuls, ce matin-là.

Il descendit lentement les escaliers, n'essayant même pas de ne pas penser à son frère. De toute manière, il savait que c'était peine perdue. Qu'il y pensait depuis maintenant six ans, jours et nuits, et que ça n'allait pas s'arrêter aujourd'hui. Parce que Dways n'avait pas seulement été un frère. Il avait été un jumeau, une deuxième partie de lui-même. La seule personne qui l'avait compris, réellement. Et la seule personne qui l'avait laissé bien trop tôt. Il n'avait même pas faim. Ca faisait six ans qu'il n'avait plus faim. Il passa devant la table de la cuisine sans même s'y asseoir : à quoi ça servait, de s'asseoir devant un déjeuner dont on n'avait plus envie depuis des années ? Même ça, ça lui rappelait son frère. Il remonta, sans vraiment savoir pourquoi il était descendu. Le jour de la moisson était le seul jour de l'année où il prenait le temps d'ordonner tous les épis de ses cheveux. Il s'arrêta devant le miroir, scruta ses yeux sombres comme en quête de cet éclat joyeux qu'il avait eu quelques années auparavant. Cet éclat qu'il avait perdu. Et comme tous les matins, il n'eut pas l'impression de se voir lui, mais de voir son frère. Le jeune homme qu'il serait devenu, s'il n'avait pas été mourir dans une arène pour le plaisir de quelques égoïstes en robes de soies. C'était plus la cause de la mort de Dways que sa mort en elle-même qui le révoltait. Sans doute aurait-il réussit à s'en remettre à l'heure qu'il était si son frère était mort par accident, ou d'une quelconque maladie. Mais le fait qu'il soit mort pour le plaisir des yeux de quelques Capitoliens alors qu'il était à peine sortit de l'enfance lui avait peut-être même fait plus mal que sa mort en elle-même. Parce que par le meurtre de son frère, ils n'avaient pas enlevé que la vie d'un garçon. Ils avaient enlevé celle de sa mère aussi, qui n'avait pas réussi à tenir à la vie après avoir vu son fils mourir sous ses propres yeux. Ils avaient détruit la vie d'un père qui avait perdu à la suite son fils et sa femme. Ils avaient réduit la vie d'un autre garçon à néant en lui enlevant une partie de lui-même. Et ils avaient enlevé tout espoir d'une vie heureuse à une jeune fille qui n'était qu'une enfant à l'époque en lui enlevant son grand-frère, sa mère, en réduisant sa famille à un père qui pleure chaque soir et à un grand frère qui n'est même plus capable de rire. Willes tourna le robinet et s'aspergea le visage d'eau.  Inutilement, il  essaya de se lisser les cheveux. Sans conviction. Il arrêta d'ailleurs vite : peut-être qu'au fond il n'avait pas envie de se mettre chic pour eux. Ils ne méritaient pas ça. Il tourna le dos à son reflet. Reflet qui lui était devenu insupportable, et ce depuis six ans.

Il redescendit à nouveau. Il n'avait pas envie d'y être tôt, mais il ne pourrait pas faire autrement. De toute manière, il aurait besoin de prendre l'air avant. Il ne passa pas serrer Swethlana dans ses bras, il voulait la laisser seule. Elle serait venue le voir d'elle-même beaucoup plus tôt si elle avait eu besoin de réconfort, il le savait. Elle avait beau être le genre d'ados difficiles, elle venait toujours se blottir contre lui quand elle en avait envie. Et il était heureux de ça. De ne pas avoir besoin d'aller la chercher. Il jeta un dernier coup d'œil à la petite cuisine avant de sortir. La seule chose qui comptait maintenant, c'était que ni Swethlana, ni Eden, ni Iélenna ne soient moissonnées. Après, la vie reprendrait son cours. Ce n'était qu'une matinée d'angoisse de plus. Qu'une matinée à se demander s'il allait achever de n'être plus qu'un corps en voyant encore une personne chère à son cœur mourir comme un chien au fond d'une arène, dépecé par le premier venu, ou s'il allait pouvoir au moins serrer ces dernières personnes qui comptaient pour lui dans ses bras pour une année de plus. L'air frais du matin vint détruire le semblant de coiffure qu'il avait fait avec ses cheveux. Il n'en avait rien à faire. De toute manière, il n'avait même pas essayé d'être présentable. Si non, il aurait commencé par se raser. Et il ne l'avait pas fait. Il poussa un soupir, commença à marcher lentement dans le District, sans but précis. Il savait juste qu'il n'irait voir personne. Il n'avait pas besoin de ça. Ça lui ferait plus de mal qu'autre chose. Il savait qu'une fois qu'il aurait croisé le regard de ces gens, il lui serait déjà difficile de contrôler son angoisse. Alors il n'irait pas leur parler. Ça lui ferait du mal. L'odeur salée de l'air des quais planait autour de lui, et le soleil était levé maintenant. Encore une heure, ou deux. Deux heures et il serait libéré de ce poids jusqu'à l'année prochaine. Et il pourrait faire au moins semblant de ne pas être inquiet pendant un an. Il décida de passer par la plage. Ça ne lui changerait pas les idées, mais au moins il y serait bien. Plus ou moins. Et c'était à peu près tout ce qui comptait à l'instant précis : qu'il ait au moins la fausse impression d'être bien. Même si au fond, il ne serait plus jamais aussi bien qu'il l'avait été aux côtés de son frère.

Les vagues mordaient sur la plage, venant tremper ses chaussures, mais il n'en avait rien à faire. Il se souvenait des après-midi qu'ils avaient passées ici, quand ils étaient encore cinq. Et heureux. Des rires de sa mère, de l'éclat dans ses grands yeux verts. Les mêmes yeux que Lana. Et d'une certaine manière, l'Edenfield ne pouvait s'empêcher d'avoir mal quand il regardait sa sœur. Elle lui ressemblait tellement… Il ferma quelques instants les yeux. Il aurait aimé que ça l'aide à arrêter de penser, mais ça ne fit qu'imposer à lui avec encore plus d'insistance la vision du visage sans vie de son frère. Il rouvrit les paupières quand ça lui devint insupportable. Pourquoi n'était-il tout simplement pas mort lui-même ? Pourquoi ne pouvait-il pas n'être jamais né ? Ça aurait évité tant de problèmes, si Swethlana avait été l'unique enfant de la famille… Il se passa une main sur le visage, et sortit de la plage. Combien de temps cela faisait-il qu'il était en train de marcher ? Il n'en savait rien, et peut-être au fond n'avait-il pas envie de savoir. Le nombre de personnes se dirigeant toutes vers la grande place l'informa plus ou moins qu'il était l'heure de la Moisson. Il avait peur, oui. Peur de voir sa sœur, ou sa petite amie, monter l'estrade et s'engouffrer dans l'Hôtel de Ville derrière l'Hôte, pour aller mourir sous les coups de quelqu'un. Il eut d'abord envie de ne pas y aller. Après tout, il avait passé l'âge… Il ferma de nouveau les yeux, les rouvrit encore, avant de suivre la foule. Encore une fois, il aurait besoin de se montrer fort. Il ne flancherait pas. Ça faisait six ans qu'il était fort, alors ce n'était pas une heure de plus ou de moins à faire semblant de ne pas se sentir le plus mal du monde qui allait changer quelque chose. Il se rangea à côté des adultes. Sa seconde Moisson sans avoir une chance d'être tiré au sort, et pourtant il ressentait toujours le même stress, la même angoisse. Peut-être même qu'il était plus serein lorsqu'il avait encore quelques possibilités d'être tiré au sort. La seule chose qui l'avait retenue de ne pas se porter volontaire pour en finir au plus vite avait été Swethlana.

Il balaya la foule du regard à la recherche de visages connus. Il croisa le regard d'Eden, et essaya de lui adresser un sourire confiant. Un sourire qui se voulait rassurant. Il eut plutôt l'impression de lui lancer un regard inquiet, et à vrai dire il aurait préféré tout simplement la serrer dans ses bras. La vision de cette fille ne fit que faire monter son angoisse d'un cran. Il ne supporterait pas de la voir aller aux Jeux de la Faim. Ca achèverait de le tuer. Il essaya de croiser le regard de sa sœur, lui adressa le même sourire. C'était bien tout ce qu'il pouvait faire, après tout… Et il reporta son attention sur l'estrade, le Maire qui était venu s'installer, le Mentor du District qui faisait de même. Après tout, ils avaient un mentor. C'était signe que quelqu'un du District 4 pouvait sortir vivant de cette arène. Il regarde l'Hôte s'avancer vers son micro et, comme toute l'assemblée, il ne put s'empêcher de retenir son souffle quand la traditionnelle phrase retentit dans toute la Grande Place.

« Joyeux Hunger Games à tous ! Et puisse le sort vous être favorable. »

Il n'avait plus qu'à espérer que le sort leur soit favorable.



codes par shyvana

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Too many tears I have to fall

Comment reprendre le cours de son ancienne vie, comment continuer, lorsque dans son cœur on commence à comprendre qu’on ne peut plus retourner en arrière? Il y a des choses que le temps ne peut cicatriser, des blessures si profondes qu’elles se sont emparées de vous.♘ I learnt to live half alive
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Eden Fisher
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Mar 9 Juil - 10:27


Happy Hunger Games, and may the odds be ever in your favor


Billie, regarde moi.

Le regard ciel de la petite blonde osa enfin rencontrer celui de sa grande soeur. Celle-ci arborait l'air le plus rassurant dont elle était capable. La petite avait le visage rougi par des larmes qu'elle avait vainement tenté de cacher.

Tu vas être forte. On va être fortes ensemble. D'accord ?

Eden soupira et replaça une mèche folle derrière l'oreille de Billie. Ses cheveux ressemblaient à des fils d'or. Ou alors, des épis de blé. En tout cas, son visage était bien trop joli pour être ainsi ravagé par des larmes de peur. L'intéressée renifla bruyamment et essuya ses larmes d'un revers de la main.

Un seul papier portera ton nom, Billie. Tout va bien aller, c'est promis.

Eden regretta aussitôt ces mots. Elle n'avait pas le droit de lui promettre ce genre de choses. Le sort de sa petite soeur était loin d'être en son pouvoir. Elle adressa un sourire encourageant à la petite. L'année précédente, Billie avait failli faire une crise de nerfs au milieu de tout le district. Peut être était-ce à cause de la peur qu'elle avait de voir sa soeur partir aux Jeux, ou bien parce qu'elle s'était soudain rendue compte que dans un an, son nom à elle serait aussi dans la boule de verre. Elle, Billie Hope Fisher, aurait alors des chances de subir les horreurs de l'arène. Et elle avait peur.

Ce qu'elle ne savait pas, c'était que sa soeur Eden broyait du noir depuis des mois. Avant, elle n'avait pas craint les Moissons, pas vraiment du moins. Comme toujours, ses propres sentiments se noyaient dans son besoin de protéger ceux qu'elle aimait. Et Billie n'avait pas encore 12 ans. Tout allait pour le mieux. A présent, tout cela était fini. Eden était morte d'angoisse. Heureusement, sa nuit blanche n'était pas visible sur son visage pâle, en partie grâce au blush qu'elle avait emprunté à sa mère pour l'occasion. Une petite touche de poudre sur ses pommettes lui avait donné la bonne mine qu'elle aurait aimé montrer à sa petite soeur.

Elle voulait être un modèle pour elle. Elle voulait que sa petite soeur puisse lever la tête et se dire qu'à coté d'elle, rien ne pourrait lui arriver.  Elle voulait lui transmettre tout son courage. Les deux soeurs se rendirent dans la cuisine. Leur mère, les yeux soulignés de lourdes cernes violettes, venait tout juste de déposer sur la table deux bols de céréales dans du lait, que les deux soeurs s'approprièrent sans un mot.

Eden se mit à fixer les céréales flottant à la surface du lait, le regard vide. Elle avait le ventre bien trop serré pour avaler quoi que ce soit. Elle leva soudain la tête, et surprit le regard de sa mère posé sur elle. Elle lui sourit légèrement et tourna la tête vers Billie, qui touillait ses céréales d'un air sombre. Eden s'empressa aussitôt d'enfourner une cuillère de céréales dans sa bouche comme si elle crevait soudain de faim. Cela sembla encourager Billie, qui commença elle aussi à manger.

Leur père fit son entrée dans la cuisine, vêtu de l'un de ses beaux costumes. Il serra Billie dans ses bras et déposa un baiser sur le front d'Eden. Puis, il leur sourit à toutes les deux, avec l'un de ces sourires qui vous donnent du courage.

Vous êtes magnifiques, les filles.

Eden sourit, et Billie suivit malgré son air cadavérique. Il était convenu de porter ses plus beaux habits pour la Moisson. Eden portait une jolie robe blanche, toute simple. Ce n'était pas sa plus belle robe mais personne ne s'en plaindrait. Les cheveux blonds de Billie étaient réunis dans une tresse élaborée, qui avait suffi à occuper Eden pendant une demi-heure.

Les cloches retentirent soudain et Eden se leva lentement, gardant les yeux rivés sur Billie comme pour l'empêcher de flancher. Les quatre Fisher sortirent de leur maison en silence.  Eden lançait des regards en coin à sa petite soeur, qui semblait sur le point de s'enfuir en courant. Il fallait qu'elle soit forte, comme l'avait été Eden lors de sa première Moisson. Surtout que ça n'allait pas en s'arrangeant, car chaque année la rapprochant de ses 18 ans augmentait ses chances de partir dans l'arène. Alors, pour la énième fois, il fallait qu'elle soit forte.

Le chemin sillonna entre les pins, et l'on aperçut bientôt le port au loin. La vue de la mer apaisa un peu Eden. Si la mer était aussi paisible, il n'y avait pas de raison de ne pas l'être. L'océan avait toujours eut cet effet sur Eden, sans qu'elle sache vraiment pourquoi.

Enfin, la Grande Place apparut au détour d'un chemin et Billie s'arrêta net, pâle comme une morte. Eden cessa de respirer. Si quelqu'un voyait sa soeur dans un tel état, elle risquait de gros ennuis. Elle attrapa doucement mais fermement sa soeur par les épaules et elle se remit à avancer lentement, comme un agneau que l'on mène à l'abattoir. Eden leva la tête pour échanger un regard avec ses parents. Ils étaient inquiets pour Billie. Eden baissa aussitôt la tête. Elle aussi, elle risquait de signer son arrêt de mort. Bientôt, les deux soeurs traversèrent la foule pour aller s'inscrire. Billie tendit son doigt et fit la grimace lorsqu'on préleva une goutte de sang au bout de son doigt pour l'appliquer sur le registre. Eden fit de même sans flancher. Elle lança avant de s'éloigner un regard au Pacificateur qui marmonnait "Suivant !" sans une once d'émotion ou de considération.

Elle poussa un soupir inaudible et les Fisher se mêlèrent à la foule, chacun à sa place. Billie tout derrière, Eden au troisième rang, à coté de Swethlana. Elle serra brièvement son amie dans ses bras, puis son regard sonda la foule à la recherche de celui qui importait le plus, finalement. Il la cherchait déjà du regard et ils échangèrent un sourire qui se voulait rassurant. Ils avaient tous les deux tellement à perdre...Elle cessa à regret de dévisager Willes, car lui seul avait le pouvoir de la rassurer d'un seul regard. Elle lança un regard encourageant à Billie et se retourna au moment où l'hôte faisait son entrée sur l'estrade. Cet même estrade où elle avait été fouettée aux cotés de Willes. Cet même estrade sur laquelle Dways avait signé son arrêt de mort. Cette même estrade où, chaque année, deux enfants étaient arrachés à leurs proches pour des raisons révoltantes.

L'hôte passa l'habituel film de propagande sur le grand écran avec un air d'abruti fini. Eden serra les dents. Son sang bouillonnait dans ses veines à la vue de toutes ces familles terrorisées. L'hôte prit le micro et sourit à la foule impassible.

Joyeux Hunger Games ! Et puisse le sort vous être favorable !

S'ensuivit le discours habituel, celui que personne n'avait besoin d'entendre. Et enfin, l'hôte s'avança vers la boule de verre contenant les centaines de noms des filles du district. Il se mit à jouer avec les papiers pour faire durer la torture et Un cri rompit soudain le silence. Toute l'assemblée se retourna vers la provenance du cri et Eden vit une petite fille de 12 ou 13 ans, écroulée sur le sol. La pression avait été trop dure. Dans son égoïsme, Eden fut surtout soulagée qu'il ne s'agisse pas de Billie. Les gens autour de la fille s'efforcèrent de la relever en faisant comme si de rien était et l'hôte piocha enfin son papier. Soudain le silence se fit dans la salle.

Quel enfant mourrait dans d'atroces souffrances cette année ?
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Qolyn M. Jones
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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Sam 13 Juil - 13:50



    Aujourd'hui c'est un grand jour. Le jour où je reprends officiellement mon travail d'hôte. Et cela commence par un petit trajet en train vu que nous sommes la veille de la journée la plus importante qui est celle de la Moisson où deux adolescents vont être choisis pour participer aux Hunger Games. Fort heureusement, tout ce qu'on me demande ce jour-là c'est d'apparaître sous mon meilleur jour. Toutefois, il faut que je me rende sur place un jour à l'avance pour m'assurer des derniers préparatifs et que l'équipe télévisuelle m'explique mes déplacements. Comme ce n'est que ma deuxième année, j'ai également dû apprendre un petit texte afin d'être sûr que tout soit bien carré. Je me suis levé tôt (ce qui n'a pas pour but de me mettre de bonne humeur) afin de prendre un dernier bon bain avec les produits du Capitole vu que je ne suis pas sûr de pouvoir en disposer là-bas. Après avoir enfilé un costume, je pars en direction de la gare. La plupart des hôtes prennent le même train que moi dont Keegan et Rose, les seuls hôtes avec qui je m'entends plus ou moins bien. Il faut dire que je ne connais pas très bien les autres et je suis le seul à blâmer de cette sociabilité déplorable.

    J'ai vécu une partie de mon enfance au Quatre, c'était avant les Jours Sombres pendant lesquels une famille du Capitole m'a adopté. Contrairement à beaucoup d'enfants adoptés durant cette période, ma mémoire n'a pas été effacée. Le fait qu'on m'ait nommé au Quatre n'a rien à voir avec le hasard. Malgré le fait que je vive au Capitole depuis de nombreuses années maintenant, une partie de moi est toujours au Quatre et j'y suis encore très attaché. Je ne peux m'empêcher de rêver d'y vivre encore mais avouons que les Jones nous avaient sauvés moi et ma sœur d'un destin horrible et que je devrais considérer notre chance un peu plus mais j'aime le Quatre. J'aimerais juste ne pas avoir à m'y rendre pour un but aussi funeste même si ça me fait plaisir de revoir le Quatre. Et puis je vais pouvoir y retrouver mon ami Vitali, le mentor.

    Durant le voyage en train, je me force à discuter un peu afin de ne pas paraître renfrogné et de sembler un minimum aimable. Je trinque avec Rose, c'est devenu une habitude de boire avec elle même si elle m'énerve à en abuser alors qu'elle ne devrait pas. Sans elle, mes soirées beuverie seraient bien tristes. Keegan vient avec nous parce qu'il ne connait que moi et je crois qu'il m'aime bien. Je ne lui en veux pas trop. L'année dernière, moi aussi, j'avais collé celui qui m'avait briefé sur le métier d'hôte. Les discussions concernent uniquement la seizième édition des Jeux de la Faim même si parfois certains parlent des dernières excentricités qu'ils ont osé. Pour ma part je n'ai jamais modifié quoi que ce soit et je ne compte pas le faire. Le Capitole mise sur moi en temps que « beau prince ténébreux naturel » ou quelque chose comme ça ; ce qui ne me dérange pas plus que ça. Au Capitole, on me demande souvent quelques autographes. Keegan et Rose descendent avant moi donc je me retrouve rapidement seul avec les hôtes du Cinq, du Onze et du Douze que je ne connais pas. Je décide d'aller me détendre un peu dans mon compartiment, j'emporte toujours un livre avec moi.

    Une heure plus tard, me voilà en fin au Quatre. Dès que je sors du train, l'air iodé m'arrive en plein visage, ce qui me fait sourire. L'air ici est sain. Nonobstant les jours sombres, rien n'a vraiment changé au Quatre. Je reconnais encore quelques endroits ici et là et cet air iodé me rappelle mon enfance. Je suis mené à une voiture qui va me conduire à l'hôtel de ville où je vais passer la nuit. Après que j'ai déposé mes affaires dans la (petite) chambre qui m'est réservée pour cette nuit, je m'empresse de retrouver l'équipe télévisuelle pour les dernières instructions où je retrouve le maire et Vitali à qui je décroche un petit sourire afin de le saluer puis je me concentre sur ce qu'on a à me dire. Pas grand chose mais bon. Vitali m'invite à venir prendre l'apéritif et manger chez lui ce soir. Proposition que je décline car j'aimerais bien pouvoir dormir vu la grande journée qui s'annonce demain.

    Il est tôt lorsque je me lève et me prépare avec l'équipe de préparation pour la Moisson. Le soleil se lève à peine et, encore une fois, ça me rappelle que je me levais toujours avec le soleil quand je vivais au Quatre. Pour me donner « un air de prince » comme ils disent, il n'y a pas beaucoup de travail. On me coupe juste un peu les cheveux et on réajuste ma barbe de trois jours puis on me fait enfiler un costume mêlant habilement bleu roi et vert foncé car cela fait apparemment mieux ressortir mes yeux. Je dois aussi passer par une étape indispensable de maquillage où on masque mes cernes et où on embellit encore plus ma peau sans oublier, encore une fois, de faire ressortir mes « beaux » yeux car c'est ce qui fait la plus grosse partie de mon charme visiblement. Et enfin, je pars attendre avec le maire et Vitali de faire mon entrée sur scène.

    Le temps m'a semblé passé horriblement vite et nous sommes rapidement invités à monter sur scène. Vitali et le maire sont les premiers à le faire afin de s'installer sur leurs sièges. Puis c'est à mon tour. Je m'efforce de faire bonne figure et de sourire tandis que je me rends vers le micro pour prononcer :


    «  Bonjour et bienvenue à tous, je suis Qolyn Jones, votre hôte. Joyeux Hunger Games à tous ! Et puisse le sort vous êtes favorable. »


    Des mots en lesquels je ne crois pas vraiment. Pour deux d'entre eux, le sort ne sera pas favorable et ils risquent d'y laisser la vie. Car parmi vingt-quatre tributs, un seul reviendra vivant. Et je ne peux m'empêcher d'être triste face à cette réalité, encore plus maintenant que je fais face à des centaines de gens que j'ai probablement connus. Mais je parviens à cacher ces ressentiments et à paraître joyeux. Je pars m'asseoir alors qu'ils passent, comme chaque année, la petite vidéo sur les Jours Sombres rappelant aux habitants des Districts leur place. Ensuite, le maire fait son discours habituel, il ne varie pas tellement en fonction des années mais je ne lui en veux pas vraiment. Puis, je me lève avec habileté et dit au micro que je vais commencer par les filles. Je plonge la main dans la sphère en verre et, malgré moi, prie pour que je ne connaisse pas la jeune fille dont je vais tirer le nom. Je finis par tirer un papier, le déplier et prononcer distinctement :


    « Ashley Fantasie. »

    Je ravale un soupir de soulagement quand je ne reconnais pas le nom et voit une jeune fille brune d'environ seize ans monter sur scène. Je demande s'il y a des volontaires et vu qu'il n'y en a pas, je lui demande son âge, comme il est de coutume puis passe aux garçons.


    « Thibault Coby Olivanders. »

    Le jeune garçon me rejoint et, à peine ai-je posé la question demandant des volontaires qu'une voix se lève de la foule. L'année dernière, personne ne s'était porté volontaire, c'est un peu nouveau pour moi. Une horde de Pacificateurs escortent le volontaire qui est à peine plus âgé que celui qui est déjà à côté de moi. Je les vois échanger un regard tandis que Thibault est ramené à sa place.


    « Comment t'appelles-tu mon garçon ?
    - Matt Vickensia.
    - Je vois, tu as quel âge ?
    - Quatorze ans.
    - Qui est Thibault pour toi ?
    - Je ne le connais pas vraiment mais je sais qu'il a douze ans et je voulais simplement lui sauver la mise.
    - Et bien c'est très gentil et courageux de ta part Matt. Veuillez applaudir Ashley Fantasie et Matt Vickensia, les deux tributs du District Quatre pour cette seizième édition des Hunger Games mesdames et messieurs. »

    Au District Quatre, les gens applaudissent leurs tributs, ce qui n'est pas le cas dans les Districts les plus pauvres de Panem. Après un dernier salut à la foule, nous quittons la scène et je pars d'ores et déjà vers la gare en compagnie de Vitali tandis que les deux tributs voient leur famille afin de leur dire au revoir, ou plutôt adieu. Je dois avouer avoir été touché par l'intervention de Matt et du courage dont il fait preuve. Je ne suis pas sûr que je l'aurais fait à sa place, j'espère qu'il ira loin dans les Jeux. Vitali, lui, ne semble pas montrer le moindre signe d'anxiété ou de tristesse. Il est juste fidèle à lui-même. À la gare, quelques journalistes et aussi des caméras nous attendent. Ce n'est pas qui nous qui les intéressons mais ils prennent quand même le temps de nous poser quelques questions, notamment à Vitali qu'ils n'ont pas vu depuis l'année dernière et qui a toujours son petit succès au Capitole. Il faut dire que beaucoup de Capitoliennes craquent pour ses abdominaux. Ma sœur la première.



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MessageSujet: Re: La Moisson des 16e Hunger Games. Sam 13 Juil - 15:18

Quolin Jones prononça donc sa celebre phrase : Joyeux Hunger Games et puisse le sort vous etre favorable.
J'espere pour moi qu'il me sera favorable meme si j'en doute quand meme.
Notre mentor Vitalli ne pense qu'aux filles et moi je suis un garçon donc c'est plus compliquer.

Jules me regarda et me fait un grand non de la tete.
Je le regarda en faisant une expression pour lui dire que je n'ai pas le choix.
Ils nous montrerent un film du capitole ou leur celebre film qui repasse toutes les années expliquant pourquoi il y a des hunger games.
La grande guerre terrible, donc on fait des hunger games, n'on mais quelle idée.
Tuer des enfants pour se souvenir de la guerre, autant rester en guerre en permanance.

Mais il faut voir le bon coté des choses si je gagne ma famille est sauver, sinon je pris mon district pour la sauver, au moins la famille dont j'aurais sauver leur fils.Voila ce que je veux sauver ma famille car tout cela est de ma faute, je sais que mon pere depuis la prison ils regarderont pour lui sa sera une surprise enfait comme pour toute la famille car c'est rester secret.
Ils montrerent sur la video le combat final entre lucas et therry.

Tous les enfants avaient peur, car nous avons beau etre un district de carriere nous ne somme pas le meilleur, nous somme l'exeption.
"Le district 4"
C'est horrible de mettre des enfants de 12 ans se battrent contre d'autre de 17-18 ans. C'est absurde!!!

Quolin Jones s'approcha une fois tous ces discours finit, j'allais enfin savoir qui allaient faire le voyage avec moi.
Il prononca fort: Ashley Fantasie.
Alors c'est elle une fille de 16 ans brune, au moins elle pourra peut etre me proteger.
Il demanda si il y avait des volontaires bien qu'au district 4 les volontaires sont rares tres rare.

Il passa ensuite au garçon, et ce garçon s'appela:
Thibault Coby Olivanders
Oh mon dieu un enfant de 12 ans mais c'est affreux.
Qolyn Jones disa: Y-a-t-il un volont...
Je ne lui laissa pas terminer sa phrase que je cria:
Je me porte volontaire comme tribut pour le district 4
Je voula bien montrer l'honneur du district 4
Et je monta sur l'estrade,en remplacant ce Thibault sauvé de justesse.
Toute cette foule me regarda et j'entendit ma mere crier et jules s'effondre avec sa mere. La famille de thibault me fit un sourire et me remercia de loin.

Qolyn commenca a me dire:
« Comment t'appelles-tu mon garçon ?
- Matt Vickensia.
- Je vois, tu as quel âge ?
- Quatorze ans.
- Qui est Thibault pour toi ?
- Je ne le connais pas vraiment mais je sais qu'il a douze ans et je voulais simplement lui sauver la mise.
(Bien sur je n'ai pas vraiment fait ça pour le sauver mais plutot me sauver, enfin ma famille.)
- Et bien c'est très gentil et courageux de ta part Matt. Veuillez applaudir les deux tributs du District Quatre pour cette seizième édition des Hunger Games mesdames et messieurs. »

Toute la foule applaudit nottament et surtout la famille de Thibault.

On me fit entrer dans une piece où j'allais recevoir des visites.
La premiere visite ce fut ma mere, elle etait effondrée et je lui expliqua pourquoi je fit ça, je lui dit que si je ne revenais pas d'aller voir la famille de thibault en qui je peux avoir confiance.
Elle m'embrassa et me dit tu peux le faire tu vas le faire, j'espere qu'elle a raison.

La seconde visite se fut Jules et sa mere, ils me parlaient de Vitalli de ne surtout pas hesiter a demander des conseils , et de faire tres attention, ils me disent que mes amis sont peut etre en realité mes enemies.
Je leur dit de s'occuper bien de ma mere ils me le promettent, un pacificateur les fit sortir.

La troisieme et derniere visite se fut la famille de thibault.
J'etais tres content qu'ils sont venues me souhaiter bonne chance et qu'ils s'occuperaient de ma mere,je l'ai remercia, eux aussi.
Ils m'ont dit qu'ils prieraient pour moi comme si c'etait thibault qui y étaient.

(Je raconterais bientot le voyage en train).
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