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Bain de Sang

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Logan N. Stark
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♣ Nombre de message : 806
♣ Date d'inscription : 18/02/2012


MessageSujet: Bain de Sang Dim 7 Déc - 22:47

BAIN DE SANG



Soixante secondes. Vingt-quatre tributs. Une corne d’abondance. Et le droit de tuer.

Lorsque le 0 s'affiche sur les écrans un grand coup de canon retentit, très vite suivit par un petit tremblement de terre qui vous secoue et un énorme grincement qui pourrait vous arracher les tympans. Et en relevant la tête c'est là que vous vous rendez compte de quelque chose : la corne d'abondance, le carroussel, qui était jusqu'alors immobile, c'est mit en branle. Comment cela est-il possible ? Il avait l'air tellement rouillé et sur le point de s'effondrer que vous n'aviez pas cru cela possible. Qui plus est cela vous ajoute une difficulté supplémentaire pour aller chercher des sacs ou des vivres, déjà que slalomer entre les chevaux n'allait pas être pratiques, mais en plus avec le manège en route et les éléments qui montent, descendent et tournent ...Oserez-vous tout de même vous y aventurer ? D'autant plus que … COMBLE DE L'HORREUR ! Le bac de Lego s'est renversé, répandant tout pleins de ces petits objets pointus sur un côté du carrousel … Faites attention à vos plantes de pieds

Quelques remarques préliminaires :
Si vous avez posté votre RP des 60 secondes, un sac vous a été attribué, et vous pouvez aller le récupérer. Néanmoins, cela se fait à vos risques et périls ! C’est-à-dire que les autres tributs auront le droit de vous attaquer comme partout ailleurs dans l’arène.
L’attribution du sac se fait d’abord sur la qualité du RP des 60 secondes, puis par hasard.
Comme l'édition précédente, je vous rappelle qu'il vous est possible dans votre précipitation de ne prendre QU'UN SEUL des éléments que contient la corne (que vous trouverez dans le descriptif de la Central Plaza) Mais attention, RESTEZ CRÉDIBLE ! n'oubliez pas que vous pouvez à tout moment vous faire attaquer. Vous devez donc laisser dans votre rp la possibilité de vous faire attaquer. N'écrivez donc pas que vous partez avec votre arme ou que sais je sans aucun soucis ..
Les sacs non-récupérés comme le contenu de la Corne d’Abondance sera la possession de ceux qui y resteront après la fin du bain de sang.
Les tributs inactifs ont été répartis comme suit :

Alec Asmodeus - D1 --> Josh
Hayden Greyhack - D5 --> Errol
Nathan Elderleaf - D7 --> Maëlys
Jonathan Bird - D8 --> Seamus
Cook Oven - D9 --> Shaé
Lee Damned - D10 --> June
Diana Athamy - D10 --> Yeni

Les caméras sont cachées dans le paysage, vous ne pouvez donc pas les discerner.
Pour information, 1 litre font environ une soixantaine de gorgées. Cette valeur est donnée à titre indicatif et pour faciliter votre compréhension, je vous remercie de tout de même mentionner en litre les quantités de liquide avalées.
Si vous avez un doute sur une arme/un objet, nous sommes à votre disposition pour y répondre, merci de ne pas inventer des caractéristiques au bol.

Vous trouverez le contenu de la corne d'abondance dans le descriptif de la zone.

Et voici vos sacs :

Ella:
 
Seamus:
 
Jonathan:
 
Maëlys:
 
Errol:
 
Yeni:
 
Romy:
 
Sara:
 
Litchi:
 
June:
 
Shaé:
 
Camil:
 
Barbara:
 
James:
 
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Errol F. E. F-Wicklow
+ District Quatre +


♣ Nombre de message : 548
♣ Date d'inscription : 21/10/2012
♣ Age réel : 91


MessageSujet: Re: Bain de Sang Lun 8 Déc - 0:04


Jour 7.1
Here we go.




« Entrez dans la danse, voyez comme on danse, sautez, dansez, embrassez qui vous voudrez. »

Oui, on m'a dit
Il y a très très longtemps
Qu'il était un géant qui désormais dort
La légende se poursuit ainsi quand
La créature se montre
Il ramènera un présent que le monde pourra garder
Alors nous allons, nous allons
Le prendre jusqu'à ce que nous soyons satisfaits
Alors nous allons, allons
Le récupérer


Je cours, je cours comme un furet. Je cours comme je n'ai jamais couru. L'adrénaline a pris possession de mon corps. Je saisis un sac avec un chien dessus au passage et fais partie des premiers arrivés à la Corne d'Abondance. C'est là que je remarque qu'il tourne, ce putain de manège. Lent et grinçant. Les chevaux de bois montent et descendent. Je m'aventure, prudent mais sans problème. Je dépose le sac. Je trouve vite ce que je cherche. Un harpon. On se sert très peu de ça chez nous. Mais je l'ai déjà utilisé. Le voilà l'instant pour lequel je me suis préparé pendant des années. Des jours, semaines, des mois, une décennie à méditer, à essayer de faire le vide. Complètement. Pour n'avoir aucun scrupule à prendre une vie humaine.

Tu sais que tu veux,
Tu sais que tu veux
Tu sais que tu veux te joindre à nous
Si tu veux que ta vie soit épargnée ce soir
Maintenant, nous grondons tels des locomotives
Crie, nous faisons le nécessaire
Nous venons pour toi
Nous sommes au dessus de tout tumulte
Nous sommes sur tes traces alors reviens derrière nous
C'est parti
Ouais, c'est parti


Le harpon est brandi en l'air. Il quitte ma main et se plante dans la poitrine du tribut garçon du Cinq. Il crache du sang. Il s'effondre. Je m'élance vers lui. Il est juste au bord du carrousel. Il vit encore. Le harpon se retire de son fourreau. Le garçon laisse échapper un long râle de souffrance. Je n'entends plus rien. J'abats l'arme à nouveau une première fois au niveau de la tête de la souris sur son t-shirt, le sang gicle sur mon poncho jaune. Puis une deuxième, pile dans le rond faisant l'oreille du personnage imprimé, qui me recolore également le visage. Il faut un troisième coup, dans la deuxième oreille du petit animal sur son vêtement, pour qu'il rende l'âme. Le poncho n'est plus vraiment jaune. Ni le sien. Ni le mien. Les chaussures ne sont plus très blanches non plus. Je récupère mon harpon.

Les mortels jouaient
Tandis que les bêtes étaient absents
Sa force et sa puissance, un souvenir
Désormais, il demeurera ici
Afin que les mortels paient
Il fera tout pour que soit comme avant
Alors nous allons, nous allons
Le prendre jusqu'à ce que nous soyons satisfaits
Alors nous allons, allons
Le récupérer
Tu sais que tu veux,
Tu sais que tu veux
Tu sais que tu veux te joindre à nous
Vas-tu prendre part au combat ?


Je m'accorde un répit. Je m'essuie vite fait le visage avec la main qui ne tient pas le harpon. Je retourne à mon sac. Je regarde autour de moi. Je vois que Seamus en a fini avec son tribut. Pas de signe de Maëlys. Elle doit être de l'autre côté. Seamus me rejoint et me serre la main. Pas un mot. Le bain de sang ne fait que commencer et si quelques tributs trouillards doivent déjà être bien loin, il doit bien y en avoir quelques courageux. Nous nous devons être sur nos gardes. Sommes-nous déjà prêts à affronter ces tributs privilégiés par le Capitole ? Est-ce tout de suite le moment de planter June Hammer ? Ou un de ses petits copains ayant obtenu un neuf de la part des Juges ?

Maintenant, nous grondons tels des locomotives
Crie, nous faisons le nécessaire
Nous venons pour toi
Nous sommes au dessus de tout tumulte
Nous sommes sur tes traces alors reviens derrière nous
C'est parti
Ouais, c'est parti
C'est parti
Viens et essaye
Si tu crois que t'es assez fort


Nous sommes sur nos gardes. Nous guettons. Une proie. Un adversaire. 

Shtoum (c)


Chanson (dans mon RP) (c) Lower Than Atlantis (Here We Go)
-> Traduction (c) Tsuki (moi-même donc)
Chanson de thème "Stuck on You" (c) Elvis Presley (The King HELL YEAH).


Mes Minions:
 

_________________


Une rose d'Iris, une rose d'Elina et une rose de Hel ma carotide ♥️








Dernière édition par Errol F. E. F-Wicklow le Mar 9 Déc - 22:45, édité 2 fois
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June R. Hammer
+ District Neuf +


♣ Nombre de message : 120
♣ Date d'inscription : 06/09/2014
♣ Age réel : 17


MessageSujet: Re: Bain de Sang Lun 8 Déc - 12:11

Au coup du gong, les tributs s'envolent, tous, comme une nuée d'oiseaux. Je ne suis pas en reste, et la cavalcade ne fait qu'accentuer la partie la plus sauvage de moi, celle qui veut survivre, celle qui est prête à tout pour y arriver. Celle qui me domine, et qui me guide en cet instant.
Je suis le mouvement. Courir, jusqu'à la Corne. Ne pas se faire prendre. Courir, encore plus vite, pour ne pas être tué. Ramasser le sac qui vous sauvera. Puis partir.

Je vois Yeni, ma voisine, me dépasser à toute allure, et je tente de suivre le rythme. Je tente de courir, encore plus vite. Je dois y arriver dans les premières. Je dois pouvoir m'en tirer, et repartir avec ce que je souhaite. Ou, au moins, avec un petit quelque chose. N'importe quoi.
La partie irraisonnée de mon cerveau ne suit plus le rythme. Je cours, à en perdre haleine. Jamais les quelques mètres qui séparaient ma plaque de la Corne ne m'ont parus si long. Dire que je trouvais les tributs lâches de ne pas s'y rendre...

Je ne bondis tout de même pas de suite sur le carrousel. Ma partie stupide et animale n'est pas aussi folle. Je lance un regard autour de moi. Personne. Enfin, pas dans mon entourage immédiat. J'ai quelques secondes, tout au plus.
Je me jette littéralement dans la gueule du loup, mais peu m'importe. Une fois sur le carrousel, j'attrape un sac, au hasard. Le premier que je vois, un grand sac, avec une voiture rouge dessus. Pas très discret. Mais vu la taille et le poids du sac, il doit contenir des choses intéressantes. Enfin, qu'importe. Je m'empare donc de ce sac, et redescends, le plus vite possible, du carrousel. Pendant qu'ils s'entretuent.

Puis, je m'enfuis. Je serais leur cible. Mes notes ne m'ont pas rendue discrète. Je dois partir. Maintenant.
Mais, alors que je pars, dans une direction hasardeuse (celle qui compte le moins de tributs), j'entends des pas. Je me sens immédiatement attaquée, agressée. Je fais volte face, et me retrouve devant un tribut. Du Dix. Ses cheveux blancs, et ses piercings pourraient me ramener à... Au défilé, il me semble. Si j'étais encore moi-même. Si je savais encore ce qui était bon, et ce qui était mauvais.

J'attrape mon sac, et je le lui balance sur la tête. Sonné, il vacille. Il ne m'en faut pas plus pour lui envoyer un coup de pied là où il faut. Il tente de m'attraper, par le bras, mais ne parviens qu'à nous faire tomber, tous les deux.
L'animal en moi panique. J'entends le vacarme, les autres tributs, qui se battent. J'ai peur. Je suis morte de trouille. L'urgence de la situation me prend à la gorge. Alors, je frappe. Je frappe le garçon, qui se tient à côté de moi, à terre.
Je lui attrape les deux mains, et le fais pivoter, de manière à me retrouver sur lui.Comme dans les films d'amour. Sauf que je ne vais pas l'embrasser. Je vais le tuer.

Je lui balance encore deux coups de sac dans le crâne, et il se met à saigner. Je ne sais pas ce qu'il y a dans ce sac, mais c'est vachement efficace en tous cas.
Je reçois un coup de poings, en plein visage. Rien ne saigne, mais cela me fait vachement mal quand même. Je presse mes mains autour de son cou. Un peu. Encore. Je ne relâche la pression qu'au bout de quelques instants. Quand il ne bouge plus. Plus du tout.

Puis, je me relève, et repars en courant. Laissant le corps là où il est.

RP suivant

HRP : Désolée petit caca pas codé et pas relu :/ Jovounem quand même ♥

_________________
Die.


Dernière édition par June R. Hammer le Lun 8 Déc - 19:50, édité 1 fois
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Jonathan Templebar
+ District Trois +


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MessageSujet: Re: Bain de Sang Lun 8 Déc - 17:34

J’ai à peine posé le pied par terre (avec un temps de retard donc, pour ceux qui ne suivent pas) que le grincement des portes de l’enfer vrille l’air ambiant de sa spire rouillée dans les profondeurs du Tartare. Non, sérieusement, j’exagère à peine. Dans l’ambiance là, avec l’imminence du premier sang et tout le pataquès, c’est tout de même assez flippant. Heureusement pour mon fameux quota de gamelles, ça ne me surprend pas suffisamment pour me faire perdre pour précaire et précieux équilibre dans ma course dératée vers le carrousel qui...

… qui fonctionne carrément ! Les chevaux montent, descendent, tournent tranquillement et grimper sur ce truc en marche demande quand même un peu d’agilité. Mais bon, je ne suis pas un grand-père, c’est encore dans mes cordes. Je me hisse donc sur la plateforme mouvante, et me baisse immédiatement pour éviter un sabot. Juste devant moi, un cheval à la gueule garnie de crocs (si, si, un cheval avec des crocs, pas d’hallucination de ma part) et aux orbites peintes en rouge me barre le passage.

Bien, point de situation : c’est pas le moment de se mettre en selle et de prétendre que c’est classe d’arriver à la bataille sur un cheval de bois tout droit sortir d’un film d’horreur mettant en scène des clowns cannibales, ni de filer une droite audit cheval de bois pour lui apprendre à avoir une sale tête. Je vais plutôt utiliser ces éléments de décor pour me mettre à couvert et avancer discrètement en évitant les tributs jusqu’à ce que je tombe sur un sac. Ah ! Comme si la discrétion était mon truc !

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je reste accroupis et avance en canard de cheval en cheval, veillant à rester éloigner des endroits où j’entends des bruits pas jouasses et où je soupçonne par conséquent une activité dont je n’ai pas spécialement envie d’être témoin. J’essaie d’oublier que je n’ai pas spécialement envie non plus d’être témoin des têtes décharnées et diaboliques des canassons.

L’exercice est un poil stressant, surtout quand des râles très suggestifs émergent soudainement à deux ou trois chevaux de toi, et encore plus quand tes cuisses commencent à protester contre le traitement qui lui est infligé. Et parce que ce n’est surtout pas le moment de se retrouver avec une grève des cuisses sur les jambes, je me résous à changer de position, passant du canard au bossu. C’est moins discret, mais au moins je dispose d’un petit délai avant que mon dos ne décide que finalement, tout faire reposer sur les cuisses, c’était pas si mal.

Enfin, je tombe sur un sac. Je dois affronter le regard malveillant du cheval de bois, qui s’est pris pour un ascenseur en prime, pour pouvoir démêler la bandoulière de son cou, mais au final, je suis vaillamment armé d’une pochette grise assez grande pour contenir… pas grand-chose. Genre, pas grand-chose quoi. Est-ce que je tente de me rapprocher plus du centre et des éventuels monstres qui y trainent pour ramasser un butin plus conséquent ? Il n’y a pas à dire, je suis doué dans la question épineuse. Dommage que je n’ai pas le même talent pour les réponses aux questions épineuses.

D’accord. C’est arrêté. J’y vais. Je ne vais pas me pointer devant Eve avec trois gâteaux secs. C’est une princesse, et les princesses, ça ne mange pas de gâteaux secs.

Aussitôt ma décision prise, je reprends ma marche courbée, ni très rapide, ni très discrète, ni très efficace, mais qui combine en une étrange alchimie un peu des trois. Je crois voir un sac rose, aux côtés joliment rebondis, et fais immédiatement un bon en avant pour l’atteindre. Et là, mon pied dérape, s’élance vers l’avant tandis que le reste de mon corps part savamment en arrière pour se ramasser sur le sol. Autant pour le quota gamelles.

« Frak ! » je jure bien haut.

Surtout que non content d’être tombé, je sens aussi plusieurs trucs très désagréables qui me rentrent dans le dos. Je me redresse donc relativement rapidement et examine les pièces traitresses qui essayaient de percer ma chair : des briques de construction. Comme dans des briques de construction qu’on donne aux petits garçons pour qu’ils laissent maman vider ses bouteilles en paix et les éparpillent dans toutes leurs chambres (et là, je parle d’expérience). D’ailleurs, au vu des nombreuses briquettes multicolores qui égaient la plateforme, il y a de grande chance que ce soit ça qui ait provoqué ma chute. Bruyante chute.

Re-frak. Il faut que je me barre de là presto avant que quelqu’un ne se pointe.

Tout d’un coup, je ne pense plus aux briques, plus aux sacs, ni même à un bon bol de nouilles et prends purement et simplement mes jambes à mon coup. Je zigzague entre les chevaux, glissant même par-dessous quand je prévois une fenêtre suffisante, et me retrouve au bord de la plate-forme en moins de temps qu’il n’en faut pour le penser. Ce qui est moins impressionnant quand tu sais à quelle vitesse vont actuellement mes pensées.

Je saute sur le sol où la décélération me fait tanguer. Sans compter qu’avec tous ces tours, je ne sais même plus dans quelle direction je dois aller. L’arbre, l’arbre, l’arbre… le voilà ! J’ai toujours la tête pas très droite, mais je m’arrache sans temps mort. Et au pas de course s’il-vous-plait. Il ne s’agit plus là de crainte viscérale de se faire découper en rondelles mais de simple bienséance. Eve m’attend. Et il ne faut pas faire attendre les dames.

La suite au grand arbre...

Spoiler:
 

Comité de la caisse des jeux de la faim:
 

_________________
Trois roses de ma n'Ambrouille adorée  coeur  -très mauvais pour l'environnement le commerce de roses-


Dernière édition par Jonathan Templebar le Lun 15 Déc - 17:58, édité 1 fois
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Yeni Flores
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Lun 8 Déc - 18:00

Courir. Dépasser les concurrents, partir.
Courir. Plus vite que jamais.

On veut souvent faire quelque chose mieux que jamais, et on pense le faire à chaque fois qu'on s'en donne l'objectif. Et systématiquement on ne saurait se juger. Pas objectivement. Alors on oublie. On laisse tomber. Et on se dit que la prochaine fois, nos capacités nous surprendront nous même, et seront indéniablement en forte croissance.
Pourtant, toi, à cet instant précis, tu sais que jamais tu n'as couru à cette allure. Jamais.

Est-ce la peur qui te donne cette énergie, cette force ?
Sans doute.
L'adrénaline, dit-on.
Peut-être. Mais si la science pouvait aussi déterminer ta vitesse actuelle, ton rythme cardiaque, ton taux d'hormones et une myriade d'autres facteurs, et bien... les chiffres seraient probablement affolants.
C'est l'Arène. C'est la guerre. C'est la mort. C'est la lutte. C'est le meurtre. C'est renier tout ce qu'on t'a appris depuis ta naissance.
C'est normal.

Soudain, tu t'arrêtes brutalement. Le carrousel ? En mouvement ?
Trois vieux engrenages rouillés ? Ça bouge ? Impossible.

Une seconde d'hésitation. Et tu repars. Tu ne sais plus vers quoi tu vas, tu ne sais plus ce que tu cherches, ce que tu veux, vers quoi tu te diriges.
Mais cette mise en mouvement a multiplié tout un tas de petites choses dans ton corps.
Plus aucune pensée. Un filtre. Rien d'autres que ce cheval.
Tu ne penses plus à rien. Aucun mot ne te traverse l'esprit. Rien.

Efficacité.

Tu grimpes sur le manège. Tu devrais te sentir comme en fraude, jamais tu n'es montée sur ce genre d'engin, pourtant, tu ne sens plus rien.

Obsédée.

Un sac. Rouge. Grand.

Tout tourne autour de toi, tout virevolte, tout danse. Sauf ton esprit. Tes yeux focalisés sur ce sac. Le premier devant toi. Le plus accessible. Celui avec lequel tu te sens bien. Oui.
Tout un tas de paramètres te le font choisir.
Tu ne les calcules pas. Ils viennent. Et tu sais que tu dois le prendre. Tu le dois. Absolument.

Et tu le fais.

Tous les tributs sont là, ou aux environs.

Nouveau filtre. Plus pour la Corne d'Abondance. Pour June. Elle a un sac. Et...

Brusquement, quelqu'un t'expulse du manège. Du moins tente, car sa force inexistante et ton poids important te permettent de t'informer de la présence d'une fille. Juste ça. Tu ne vacilles même pas.

Tu crois d'abord que c'est June, à cause de ses cheveux blonds comme les blés, mais très vite, tu baisses les yeux vers un visage rond, enfantin, constellé de tâches de rousseur puériles.
Elle ne fait pas assez mature pour être June.
Elle est trop frêle et trop innocente pour être June.

Finalement, seul son regard te fait peur, et te rappelle qu'elle veut te tuer. Le message est clair. Mais tu ne comptes pas te laisser faire. Elle n'a aucune chance face à toi. Elle est perdue. Et tu le sais.

Le manège continue sa petite ronde calme mais bruyante. Les chevaux continuent leurs montées et leurs chutes mécaniques. Tu regardes à nouveau la gamine devant toi.
Un soupçon de pitié.
Laisse-la se faire tuer par les Carrières... Pars la conscience tranquille.

Elle te saute au cou. Mais elle est trop petite. Une tentative d'étranglement. Risible.

Cependant, cette « violence » t'ulcère. Elle te provoque. Tu vas répondre.

Pitié ? Non. Plus jamais.

Tu la pousses. Violemment. Oui elle aura mal. Oui ça fait du bien. Oui tu t'en fous de sa douleur.
Elle n'est plus sur toi. Elle ne sera plus jamais sur toi.

Elle rebondit avec fracas sur un cheval poussiéreux. La méchante lueur dans ses yeux s'enflamme. Elle tente de se relever.
Non.
Tu la frappes. Un coup de poing. Sa tête heurte le sabot de l'équidé.
Elle semble perdue. Une seconde.
Juste assez pour que tu saches qu'il faut de nouveau frapper. Tu ne la laisses pas reprendre ses esprits.
Tu abats ton sac, assez lourd par ailleurs, sur son front. Nouveau choc.
Du sang. Du sang sur des cheveux blonds. Sur des cheveux presque laiteux.

Coup de sac. Plus violent. Un bruit de choc.
Encore. Jusqu'à ce que la tête ne rebondisse plus.

Jusqu'à ce qu'elle s'enfonce dans le sabot.

Plus de feu dans ses pupilles. Plus de pitié. Plus rien.
Elle est morte.

C'est le jeu.

Tu pars. Tu cours.

June ?
Près d'un cadavre.

Elle court.
Tu la suis.

Et si elle ne veut pas de toi pour une alliance, tu la tues.

Parce que c'est le Jeu.
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Seamus Enryel
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Lun 8 Déc - 18:46



C’est comme une danse macabre. Un opéra. 24 vies humaines qui sautent subitement de leur plaque pour foncer. Foncer ou ? Le manège se met en marche, avec ses grossiers poneys aux yeux rouges. Avec cette musique grinçante. Celle qui annonce les intentions perverses de ceux qui tirent les ficelles. Vingt-Quatre tributs sauvant leur peau.

Mais moi je ne sauve pas ma peau. Je suis ici de mon plein gré. Pour briller, pour tuer, pour gagner.

. C’est de toutes mes forces que je fonce vers la corne, qui s’est mise en mouvement. On m’a appris à courir bien et vite alors je ne perds pas de temps. Je suis presque arrivé à la corne quand je manque de trébucher sur un gros objet étrange. Je n’ai pas le temps de m’y attarder. Je regarde le chaos autour de moi, apercevant les tributs surgir de tous les cotés du manège. Les gros objets sont un peu partout et je prends bien soin de les éviter. Puis je vise ma victime, laquelle a pris quelques secondes d’avance face à ma chute. Lui, je ne le louperai pas. Immédiatement, je m’élance vers la corne, tentant de rester en équilibre face à la rotation de celle-ci et constate que ces horribles poneys font des hauts et des bas et que les sacs et objets sont dispersés un peu partout. Putain de merde. Ces pouilleux pourraient très bien s’en emparer. Autour de moi, c’est le chaos indescriptible ; une véritable masse qui se dirige vers la corne ; mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur les différents tributs qui parviennent à s’enfuir. Jonathan Bird s’empare du premier sac venu, sur le dos d’un poney. Lorsque il m’aperçoit, son regard devient tremblant. Effrayé. Celui de l’agneau qui voit le loup approcher. Il n’y a plus d’espoir pour lui. Il lâche le sac et en une seconde, je lui bondis dessus. Il se débat, hurle, tente de me mordre mais je parviens à le maîtriser. Je le sens étouffer et crier pendant notre étreinte. Le manège et cette musique insupportable continue de tourner, faisant défiler un paysage différent en quelques secondes, il y a de quoi devenir fou avec ça. Je m’empare alors du bonhomme et avec force, frappe l’arrière de son crâne contre l’un des poneys. Puis une deuxième fois. Je me sens comme lors du passage devant les juges. Sauf que cette fois-ci, c’est réel. Je suis en train de tuer un homme, un être humain. Tout se passe très vite : Il ne faut pas plus du troisième coup pour que Jonathan Bird rende l’âme, non pas sans m’asperger de sang également.

Il est mort. J’ai retiré une vie. Je l’ai fait. J’ai besoin de respirer, un instant, de savourer le moment. C’est allé tellement vite. Je me suis jeté sur lui, il s’est débattu et puis son crâne à éclaté. BOUM ! Eclaté. Trois coups. Un coup d’œil me suffit d’apercevoir l’allure terrifiante du poney couvert de sang en face de moi. Et ses yeux rouges, presque maléfiques. Et le visage de Jonathan, couvert de sang. Moi-même, je suis devenu rouge. Je me sens étrange. On m’a sans doute enlevé une partie de mon humanité restante mais je ne suis pas né pour être humain. Je suis né pour être un guerrier.

Quelques secondes de plus et je perdais les pédales, cette musique va me rendre fou. Je réalise alors. J'ai perdu trop de temps. Je me lève immédiatement, affrontant le fait de tourner sur moi-même et de changer sans cesse de coté. J’aperçois encore des tributs s’enfuir, avec un sac à la main. Un sac ! Je m’empare de celui de ma victime, que j’ouvre machinalement, m’emparant d’un couteau de mauvaise qualité. L’emplacement catastrophique de la corne et cette constante rotation m’empêche de fouiller le contenu des armes, toutes éparpillées. Je regarde alors le spectacle, constamment changeant : Des tributs qui s’entre -tuent au milieu de chevaux, des fuyards, des cadavres jonchant le sol et puis Errol; couvert de sang de sang lui aussi, puis je regarde le cadavre plus loin. Errol s’approche de moi, je lui serre la main nerveusement.


Je me tiens prêt. Prêt à massacrer n’importe quel tribut idiot qui se décidera à se rendre sur cette plateforme. Je regarde les tributs fuir, certains comme Jonathan Templebar ou sa partenaire ne m’intéressent pas. Templebar ne vaut rien, c’est un drôle qui ne fera pas un pas dans cette arène. Puis je la vois. June Hammer. En train de courir pour sauver sa peau, laissant un corps derrière elle. Immédiatement, je lance le piètre couteau en direction de son dos, avant que ma cible et mon arme ne disparaisse de mon champ de vision, entendant tout juste le sifflement de l’arme fendant l’air. Je ne pense pas l’avoir visée et je ressens comme un bouillonnement de rage à l’idée que j’ai loupé ma cible. Fichu couteau de merde ! Je ne peux plus la poursuivre, elle est déjà trop loin et je dois protéger la corne.

Je m’avance dans la plateforme, aux aguets. Je tente de garder mon sang froid, malgré tout ce qui vient de se dérouler. La quinzaine de tributs fonçant vers la corne, le garçon, mon meurtre, le sang, June Hammer. Que les retardataires osent encore poser un pied ici. Le premier que j’aperçois, je l’attrape et je le tue.


Spoiler:
 
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Romy Weverell
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♣ Nombre de message : 209
♣ Date d'inscription : 23/07/2014


MessageSujet: Re: Bain de Sang Mar 9 Déc - 17:04


What do we say
to the god of Death ?

Not today.

Tu caresses la cicatrice à l'intérieur de ta paume du bout du pouce. Tu revois encore le jour du Pacte comme si c'était hier. Deux petites blondes, en tout point identiques. Un couteau, enfoncé dans la chair. Deux mains serrées, leur sang qui ne font plus qu'un. Et pour la première fois, tu sens la présence de Riley, avec toi. Il n'y a pas de rancoeur, pas de tristesse. Elle est là, tout simplement. Elle est passée par là elle aussi. Elle sait. Elle n'avait que douze ans. Elle est restée figée ainsi dans ton esprit. Juste une gamine, et pourtant infiniment plus courageuse que tu ne l'es aujourd'hui. Mais elle est là. Elle te regarde du haut de ses douze ans comme une mère regarde son enfant. Elle hoche la tête. C'est le moment.

Tu sautes de ta stèle, juste un corbeau de plus parmi les autres, un peu plus maigre peut-être, avec des plumes arrachées à ses ailes. Le silence n'est plus qu'un souvenir. Plus rien n'est à sa place. Tes baskets se posent sur les dalles qui entourent le carrousel. Ton souffle saccadé se mêle à la tiédeur de l'air ambiant. Tes yeux s'agitent, complètement fous. Tu cherches un objet, quelque chose, n'importe quoi qui ne soit pas en mouvement dans ce chaos de hurlements, de sang, de larmes.

Courir. Attraper un sac. S'enfuir.

Mais qu'est-ce que je fous là ?
Tu es paralysée. Tes membres ne répondent plus. Plus rien ne répond.
BOUGE.
C'est le seul ordre que ton cerveau parvient à formuler.
Allez, Romy, allez...

Enfin ton corps prend vie. Tu renifles pour ravaler tes larmes. Tu as perdu de précieuses secondes. Tu es une cible toi aussi, une bête traquée. Ton neuf et demi est imprimé au fer rouge sur ton front. Tu ne passeras pas inaperçue. Tu as si peur qu'il ne te vient pas à l'esprit d'attaquer qui que soit. Tout ce que tu veux, c'est t'enfuir, t'enfuir le plus loin possible du bain de sang, respirer, dormir peut-être même pour oublier tout ça au moins dans l'espace de quelques minutes. Le temps n'existe plus. Les secondes deviennent des heures, et les heures des secondes. Tu es obnubilée par l'idée de t'enfuir. C'est un besoin si viscéral qu'il te faut batailler physiquement pour courir vers le manège. Tu esquives les tributs en te faisant aussi petite que possible. Il y a un sac, juste là, entre les pattes d'un joli cheval de bois. Tu jettes des regards furtifs de tous côtés, et enfin tes doigts s'enroulent autour des poignées du sac, dix longs os tremblants. Le sac se coince entre les pattes, comme si le cheval refusait sournoisement de te le donner. Tu tires de toutes tes forces, tu secoues, trop paniquée pour faire quelque chose de plus efficace, et enfin le cheval te cède le sac. Il y a un faon dessus. En ce moment, c'est peut-être l'animal qui te ressemble le plus. Un faon. Tremblant sur ses pattes, avec de grands yeux.

Ton coeur bat beaucoup trop fort. Beaucoup, beaucoup trop fort. Mais ton corps refuse de s'arrêter. Ton corps veut juste s'échapper. Alors tu obéis, et tu cours aussi vite que le permettent tes jambes en priant pour qu'un couteau ne vienne pas se ficher entre tes omoplates. Tu cours vers ce que tu as de plus proche à de la sécurité.

Shaé.

Tu fais volte-face et manques de trébucher. Shaé. Shaé. Tu l'avais presque oubliée. Tu ne peux pas partir sans elle. Elle est le dernier fil qui te raccroche à un semblant de sanité. Shaé, si douce, si faible. Un mauvais pressentiment te prend à la gorge. Il faut que tu la trouves. Tes phalanges sont blanches sur les poignées de ton sac tant tu te raccroches à ces maigres possessions comme si ta vie en dépendait. C'est peut-être le cas. Tes lèvres sont tordues dans un rictus d'horreur. Ils sont en train de s'entretuer. Rien ne peut préparer à cette vue. Hier soir ils étaient juste 24 adolescents. Aujourd'hui il y a un meurtrier en chacun d'eux. C'est à ce moment-là, alors que tu te tiens à la lisière des arbres, que tu la vois. Tu ravales ta peur et reprends ta course vers Shaé, le souffle court. Parce qu'au fond c'est elle, la sécurité.

Elle t'a vue. Maintenant elle court, elle aussi. Ton oeil est accroché par un reflet métallique. Il y a un couteau, juste là, à un mètre à peine. De piètre qualité, apparemment, mais il semble briller d'un halo tant sa présence sur le sol est inespérée. Tu n'hésites pas cette fois - tu t'en empares de ta main libre et reprends ta course derrière Shaé. Dès que tu l'as rattrapée tu murmures son nom pour signifier ta présence. Elle ne se retourne pas. Pas besoin. Vous êtes deux, vous pouvez partir maintenant. Elle a un sac, elle aussi. Quelques mètres de plus et vous serez loin, loin de ce cauchemar vivant. Ta gorge est si serrée que tu as peine à garder une respiration suffisante pour garder le rythme. Mais il le faut. Tu cours. La joue de Shaé est tachée d'un long filet rouge sombre. Tu te demandes à qui appartient ce sang. Tu te demandes si Shaé est déjà entrée dans le Jeu. Si elle a tué. C'est le Jeu, après tout. Tu penses aux sponsors. Il faut avoir l'air forte. Pour être honnête tu avais l'air sur le point de te pisser dessus, Romy. Il faut avoir l'air forte, tu entends ? Bientôt l'ombre des arbres vous recouvre, et tu tournes ton visage vers le ciel en remerciement.

Ne t'arrête pas, surtout. Cours. Ils sont là, ils te traquent, tous. Il faut courir.




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Sara L. Collins
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mar 9 Déc - 18:03





Chapitre VI
I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry



Je cours, je cours, je cours... Ne t'arrêtes surtout pas Sara. Tu cours, tu vies encore. Mais d'un coup, un tremblement de terre me fais tomber au sol. Je reste au sol, le temps que ce tremblement se calme. Le décor étrange devient comme un endroit fantome. Le manège, qui fait office de Corne d'Abondance, tout rouillée commence à tourner. Cette endroit est typique d'une autre époque. Un puissant grincement se prête à exploser mes oreilles. Puis. Ca s'arrête peu à peu. Je me lance directement, jusqu'à ce que je m'arrête de nouveau. Des objets tombent du manège. Il va falloir attention.

Je m'avance prudemment jusqu'aux sacs. Je cours un peu lorsque je suis sûr qu'il n'y ai rien. Quelque chose me frôle la cheville. Un des objets. Je m'aggripe à une patte de chevaux sur le manège, je me tire en avant, je me relève. Je m'avance vers les sacs prudemment. Je compte sur mon agilité. J'entends des cris. Des pleurs. Des hurlements. Des rires par les Carrières. J'atteint la Corne. Des sacs s'y trouvent encore, mais je n'aurais pas le temps de fouiller. Je prends un sac, totalement au hasard. Je me mets à la quête des armes et nourritures. C'est pri-mondial. Les tributs commencent à combattre. Je tourne encore. Je déniche un sabre. J'ignore ce qu'il se trouve dans mon sac, mais je vais avoir besoin de nourriture. Sois j'ai de la chance. Sois j'en ai pas. D'autres tributs se ruent vers les sacs. Je profite du manège pour tenter d'échapper aux autres. Tout en m'accrochant au chevaux pour éviter de tomber. Ca tourne. Je peux être projeter en arrière et avoir un couteau en pleine tête.

Un coup d'œil devant. Au loin, mon co-équipier meurt. On aurait pu être en alliance. Non. Je suis seule, je suis la seule représentant le district sept. Je prends mon courage à deux mains. Je ne le connaissais pas. Je ne m'en fais pas.
Je tourne la tête derrière, j'ai peur d'être attaquer. Je ne veux pas mourir. Je tente de descendre prudemment, malgré les bricoles sur le sol.

Il me faut un endroit sûr.

Je guette les alentours et je m'arme de mon sabre. Attention aux tributs qui rodent. Je dois sortir d'ici le plus vite possible, sans blessure. En un seul morceau, même si jusqu'à présent, je suis simplement qu'une fille détruite.

Je ne mourais pas. Pas maintenant, dans ce bel endroit étrange.
Je continuerai de courir jusqu'à ce que la cloche sonne.

Xander, reste près de moi.


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Seamus Enryel
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mar 9 Déc - 19:51

Mes yeux se posent partout, je deviens parano. La présence d’Errol à mes cotés me rend encore plus nerveux. J’ignore ce qu’il est capable de faire. Notre poignée de main n’est que factice. Face à la constante tournante du manège, je crains soudain de me retrouver projeté sur un de ces chevaux aux yeux de diables. J’ai sorti un de mes couteaux, pour pouvoir le lancer mais je suis conscient que c’est maigre. Le manège ne s’arrête pas de tourner et les poneys de faire des hauts et des bas successifs. La plupart des tributs ont fuis lorsque je tuais Jonathan Bird, je jette un œil sur son cadavre en sang étalé sur le manège. C’est moi qui l’ai tué. Sur le reste, se tiens des combats. Ils combattent. Ils tuent. Je me rapproche alors du centre – lorsque je crois apercevoir une arme- je tente tant bien que mal d’affronter la rotation et parviens à accéder au centre, trouvant à ma portée un poignard incurvé. Il me semblait également avoir entendus un tribut de l’autre coté mais la constante tournante du manège rend les choses impossibles à discerner. Et je déteste ça. Je pensais avoir le contrôle, je devais avoir le contrôle. Très rapidement et prudemment, tentant d’accélérer tout en évitant les morceaux qui trainent et essayant de ne pas me percuter contre un de ces horribles poneys, je tente de passer de l’autre coté, espérant trouver un tribut imprudent tentant de fuir.

Je m’avance encore un peu, Et puis je vois cette silhouette en train de fuir au milieu, tentant de se faufiler. Je reconnais immédiatement la silhouette souple de Sara Collins, la tribut du Sept, un sabre à la main. Un sabre. La sale petite vicieuse. Je ne la louperai pas. Sans réfléchir, je fonce alors droit hors du carrousel, manquant de me percuter contre un des chevaux malveillant et me met à la pourchasse de ma victime. Sortir de cette fichue corne n’est pas aisée et elle a déjà pris de l’avance, parvenant à sortir et courant pour sa vie. Je lui reconnais une certaine rapidité, sans doute du à son physique frêle. Je m’élance d’un pas élancé hors du carrosse, ignorant les objets qui traînent et les cadavres jonchant le sol. Elle n’est pas la seule à fuir mais ce qu’elle contient est suffisamment précieux que pour l’empêcher de la laisser filer. Elle ne sortira pas d’ici vivante. Je redouble de vitesse. Elle est peut-être plus petite et agile mais j’ai des années, des heures, des minutes d’entraînement de course derrière moi qu’elle ne peut pas égaler. Mes jambes sont plus musclées, plus résistantes, plus élancées. Elle ne survivra pas.

Je ne réfléchis pas. C’est comme un spectacle que je dois assurer. Je mets toute ma force, toute ma détermination dans mes deux jambes et parviens à être à sa portée. Son visage transpire la peur, elle m’a vu. Elle ne peut pas croire qu’elle va réussir à s’en sortir. Tout près d’elle, je tente de lui placer un croche pied pour la faire tomber, avant de viser son omoplate droite de toutes mes forces.

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Maëlys V. Wilhemina
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mar 9 Déc - 22:19

Tic tac, tic tac, ça résonnait dans ma tête, j’en avais réellement marre d’être enfermée, je fixais le centre de ce manège, mais je me doutais que ça n’allait pas être aussi simple que je ne le pensais, bien trop simple la vue que j’en avais. BOUUUUM ça y est, ce fut les soixante secondes les plus longues de ma vie.

♫ Libérée délivrée, je ne mentirai plus jamais
Libérée délivrééééééééééééééééééééééééée ♫

Je courais à toute vitesse il était hors de question que je prenne le temps de regarder ce qu’il se passait derrière moi. Je devais absolument retrouver Errol, mais avec cette saloperie de manège qui s’amusait à tourner ce n’était pas au plus simple évidemment. , il fallait zigzaguer entre les chevaux et compagnie. ENfin je jetais tout de même un oeil autour de moi, on aurait dit des animaux sauvages en liberté, j’étais dans le même tas évidemment, mais effectivement je courais vite, comme un animal, passer entre les chevaux et espèce de carrosses de la gym avant l’heure sérieusement.
Il fallait que j’attrape ce sac, bon évidemment vu le thème , c’était d’un kitchissime réellement , ce manège ce n’était plus possible, une chance de ne pas avoir le mal du voyage, j’étais certaine que certains étaient presque en mode vomito, non mais sérieusement quoi. Je finis par attraper un sac, rouge, je pris le temps de vite jeter un oeil à l’intérieur pour y attraper ce minable couteau, non mais qu’est ce que j’allais pouvoir faire avec ça vraiment. Je n’eus le temps que de l’attraper ce couteau quand je sentis une présence derrière moi, il pensais me surprendre, je laissais tomber le sac d’un coup , tout en me retournant vers ce tribut, celui du sept il pensait réellement me surprendre là. Evidemment dans sa tête il devait être plus simple d’attaquer une femme et surtout un carrière. Il ne savait pas à qui il s’attaquait “ Dégage de ma route débile” Il s’apprêtait à me sauter dessus, sauf qu’en sautant je réussis à lui faire un croche pied, le voyant buter sur un des carrousel qui se trouvait autour de nous la tête la première. Je m’approchais de lui, en lui attrapant son haut aussi débile que le mien “ non mais tu as cru aux Bisounours mon cher, on ne s’attaque pas à une dame, surtout quand on ne sait pas de quoi elle est capable… Une dernière volonté avant de mourir??” Il était complètement sonné, je finis par lui trancher la gorge avec mon couteau “ Bonne nuit Nathan tribut du district 7” en me relevant je vis qu’il n’avait même pas de sac, il pensait sincèrement faire quoi sans arme. Je regardais autour de moi, ça y allait déjà de bon train, je devais absolument sortir de là et rejoindre Seamus et Errol que je pensais avoir aperçu, plus de temps à perdre, jusqu’au moment où mon regard fut attiré par deux surikens,une occasion à ne pas laisser filer. Pendant que les autres s’entretuaient , je filais prendre les deux trésors. Je me mis à courir, passant entre les chevaux de bois qui montaient et descendaient. Pour remarquer qu’Errol et Seamus étaient face à Sara, bien armée, comme quoi j’étais la pointe du triangle, je me débrouillais pour arriver par l’arrière de la jeune femme, pour terminer l’encerclement que les garçons étaient occupés à faire “ excusez moi j’ai un petit crétin qui a cru que nous allions faire un combat de catch “ j’essuyais mes mains remplies de sang sur mon t-shirt, tout en fixant la jeune femme et mes alliés.

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you'll see that i'm not a liar, i can kill you.
La confiance est un combat de chaque instant que ce soit pour trouver des personnes en qui on peut avoir confiance ou faire confiance à des personnes qui feront de mauvaises choses. Mais faire confiance à son cœur est la chose la plus risquée. À la fin, la seule personne en qui on peut avoir confiance, c’est soi-même.
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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mer 10 Déc - 0:42


Jour 7.1
We are the Devil in disguise.




C'est un manège, un manège enchanté qui fait rire et chanter : y a rien de mieux pour s'amuser ♪ Tombe la neige, brille le soleil d'été, venez dans le manège enchanté ♪ C'est un manège, un manège enchanté qui met le cœur en fête et qui nous fait tourner la tête ♪ Un privilège qui vous est réservé si vous voulez tous vous amuser ♪

J'ouvre mon sac et en sors la seule arme que j'y trouve : un poing américain que je prends dans ma main gauche. Le harpon est toujours dans ma main droite et dégouline encore du sang du tribut que j'ai tué il y a peu.

J'ai du mal, dans un premier temps à comprendre pourquoi Enryel s'est précipité hors du manège. Mais je l'ai finalement vue. Je laisse le sac ici. Je doute que quelqu'un tente de le prendre de toute façon. Je suis alors mon allié, me lançant à la poursuite de la tribut aux cheveux blonds. Le carrousel a un peu accéléré son sempiternel tour depuis que je suis monté. J'évite avec soin les chevaux de bois, les calèches et aussi les legos. Je titube un peu en descendant. Néanmoins il en faut plus pour me déstabiliser. Je retrouve vite mes esprits et me mets à courir. Je ne fais pas attention à ce qu'il y a autour de moi.

J'arrive aux côtés d'Enryel pile au moment où celui-ci lui fait un croche-pied, j'accélère alors la cadence afin de prendre par surprise et coincer la demoiselle qui s'est visiblement prise pour un pirate. Un sabre. Cela fait bien longtemps que je n'en ai pas vu. Mon poing gauche se serre. harpon est dirigé vers elle de façon menaçante. Un pas de plus et il pénètre en sa chair. La jeune fille semble quelque peu déboussolée. Effet escompté réussi. À première vue, elle n'a pas l'air dangereuse. C'est juste le sabre qui nous intéresse en fait. Je l'observe sourire narquois aux lèvres. Elle a voulu fuir mais elle ne partira pas indemne.

« Excusez-moi, j'ai un petit crétin qui a cru que nous allions faire un combat de catch ! »

Je sursaute un peu mais je reconnais aussitôt Maëlys. Un peu décoiffée et tâchée de sang. Mais toujours fidèle à elle-même. La tribut est désormais encerclée. Elle ne peut fuir sans se battre. Tout ça pour un sabre. C'est mignon. J'espère qu'elle sait s'en servir au moins. Qu'elle sera au moins une pirate apprentie. Ce ne serait pas très amusant si c'était le cas contraire. Car elle fait face à des connaisseurs. Ce qui est sûr, c'est que ça va être plus intéressant que le tribut que j'ai tué. Je ne me suis même pas battu. Il approchait. J'ai lancé mon arme. Elle a atterri en plein dans le mile. Il m'a suffit de l'achever. Le seul inconvénient c'est que je suis couvert de sang.

Je suis prêt. La musique du carrousel ne cesse de tourner.

Tournicoti Tournicotons ♪

Shtoum (c)



Mes Minions:
 

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Une rose d'Iris, une rose d'Elina et une rose de Hel ma carotide ♥️








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James H. Hiden
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mer 10 Déc - 14:22



Les 60 secondes


Cours, comme tu ne l'as jamais fais, déploie tes ailes et prend ton envol. Petit moineau insignifiant efface toi, deviens aigle, prédateur et non proie. Chasseur et non chassé deviens. Mon enfant, mon grand, tu sais que je suis fière de toi. Alors vole plus vite que le vent, file comme l'éclair. Ne te laisse pas impressionner par ce manège qui tourne désormais, ou par les autres tributs autour de toi. Certes ils voudront te tuer, te détruire mais tu dois penser comme eux. Je veux que tu regardes ton adversaire dans les yeux et que tu le haïsse de tout ton être. Déteste le profondément, ne t'occupe pas de ce qu'il peut penser ou ressentir, il ne veut que ta perte, entendre le doux son du canon à ton trépas, mais ne lui offre pas ce plaisir. Ne songe pas à l'aider, allie toi si tu le peux mais ne t'attaches pas aux alliés, ils n'en valent pas la peine, ce sont tous des traîtres. Je sais que c'est dur ce que je te dis là , mais c'est le seul moyen de t'en sortir. Je veux que tu reviennes, tu peux le faire, je crois en toi James.

Le fatal zéro était enfin arrivé, et la dernière seconde avait été la plus longue avant le coup de canon, désormais ils avaient le droit de tuer. Plutôt flippant enfin sauf pour les carrières qui attendaient ce moment depuis leurs 10 ans. Certains ont déjà quitté le socle et il en faisait parti fort heureusement. La voix de sa mère l'accompagnait, devenait il fou pour imaginer sa mère en train de lui parler mentalement, peut être. Mais cette voix, l'instinct peut être était sa nature, le poussait à croire qu'il devait l'écouter. Alors sans un regard pour Jonathan ou Maëlys il couru vite vite, autant qu'il le pouvait, certes le carrousel était près mais ce n'était pas une raison pour ne pas y aller à fond. Il arriva sur le manège ou il grimpa d'un bond, personne à l'horizon mais il devait se dépêcher, trouver une arme ou un sac et s'enfuir, loin loin … Les chevaux étaient très étranges, inquiétants, des yeux rouges et une allure de destriers de l'enfer. Mais ça restait des éléments de manège, qui tournait encore et encore, lentement mais qui compliquait la prise de sacs. Seulement, dans un endroit pareil sans sac il était mort, il était donc déterminé à en attraper un, même au péril de sa vie. Dans l'élan il fonça droit devant, se faufila entre les chevaux qui montaient et descendaient, tandis que le manège tournait lentement. Puis un sac blanc attira son attention, d'un geste rapide et précis il s'en saisissa. Le combat faisait rage, le sang giclait. Déjà le canon avait sonné, mais il était toujours en vie. Il essaya de ne pas tomber comme Jonathan qui avait ajouté une chute de plus à sa liste. Celui-ci avait prit la fuite sans encombres, il était certes maladroit mais rapide. James jeta un coup d’œil autour de lui, non loin les carrières avaient entamé le carnage. Le sang omniprésent, des flaques aux éclaboussures sur les chevaux et un peu partout. Il essayait de ne pas regarder les carrières achever leurs « proies », tout ça le rebutait, la brutalité et la violence surtout. Il devait partir le plus vite possible, sinon il allait finir comme le pauvre gars du 10 ou encore celui du 8. Maintenant il avait un sac, mais il n'était pas encore sorti d'affaire, il en était même très loin. Il cherchait désespérément un visage connu, ou un minimum familier, seulement Barbara devait être de l’autre côté. Il serait donc seul, il était un peu déçu mais au moins aucunes trahisons de la part des alliés. D'un bon il sauta de la plate forme et s'éloigna le plus possible du carrousel infernal, vite, il ne savait pas trop ou aller mais il savait que rester ici lui serait fatal. Le capharnaüm ambiant, le bruit des os brisés, des cris déchirants, des râles d'agonie, les pleurs, les martèlements de pas et aussi les grincements du manège. Un véritable cauchemar dont il devait sortir avant de perdre la raison et la vie au passage. Puis un détail attira son attention, là non loin du massacre la fille du 8 pétrifiée au milieu du chaos, environnant. Mais que faisait elle, pourquoi ne s’enfuyait elle pas comme tout le monde, enfin ceux qui le pouvaient bien sûr. Personne autour mais ça n'allait pas tarder, telle un petit oiseau inoffensif elle regardait avec une légère béatitude le décor macabre. Elle était prise d'une légère panique et semblait avoir perdu tous ses moyens. James aurait pu la tuer facilement, mais il n'en avait pas le courage, certes il voulait survivre mais en faisant le moins de victimes possible. Au loin les carrières avaient fini le travail, elle allait se faire tuer si elle ne bougeait pas, et lui aussi. Alors sans vraiment réfléchir il lui prit le bras et l’entraîna sans qu'elle puisse contester, il venait tout simplement de la sauver. Ne restait plus qu'à partir, ils auraient le temps de discuter plus tard …

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Barbara Pettigrew
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mer 10 Déc - 20:22

RP suivant I love you


run.

Ce jour-là, j'ai couru. J'ai couru longtemps. Tellement longtemps, à en perdre la notion du temps. Ma gorge me brûlait, cramait, s’enflammait. Mes jambes hurlaient mille et une plaintes, menaçaient de s'écrouler à tout instant, m'emportant au passage dans leur chute. Et je courais. D'abord pour sauver ma peau, d'abord pour vivre encore. Juste encore un peu. Et puis pour savourer ce foutu pain. J'avais eu tellement de mal, tellement de peine à le dérober. Je ne voulais pas m'arrêter. Je voulais juste continuer, finir ce que j'avais commencé. Je voulais juste le manger. Mais il était là. Le pacificateur. Pas un, le. Celui dont les autres murmuraient le nom. Celui dont on ne pouvait pas soutenir le regard. Je me souviens que ça faisait mal. Oui, j'ai eu mal lorsqu'il m'a plaqué au sol. Ma joue aussi m'a soudainement brûlé. Une gifle. Je me suis débattue. Longtemps. Longtemps, à en perdre la notion du temps. Puis tout allait si lentement. Une autre sensation de chaleur à l'autre joue. Deuxième gifle. Je lui mors sauvagement le doigt. Il hurle. Un cri atroce. Un cri de gosse. Un cri à vous faire frissonner toute la nuit. Une roulade sur le côté, le cri cesse. Et je cours.

Je cours.

Courir. La corne. Courir. Attraper un sac. Partir. Courir. Fuir. Des ordres simples. Je dois simplement courir. Je manque de trébucher lorsque je bondis de ma plaque. C'est malin. Légèrement perturbée, je reprends rapidement mon équilibre. Courir. Je ne dois surtout pas m'arrêter. Je ne dois pas les regarder. Ne les regarde pas. Ne le fais pas Barbara. Trop tard. Mon regard survolte rapidement le sol, ou plutôt ce qui s'y trouve. Un corps. Un garçon. Mort. Il est mort. C'est tout. Une arme planté dans le crâne. Mort. Mort. Cours ! Plus vite. Toujours plus vite. Le paysage défile. Le temps file. Mon cœur s'abîme. J'ignore où me rendre. Quelle direction, quel chemin. Prends d'abord ton foutu sac. D'abord le sac, le reste ensuite. Je heurte un tribut, je ne sais pas lequel, d'ailleurs je ne veux pas le savoir. Je m'en fiche. Je ne m'arrêterais pas pour le frapper, pour l'injurier. Il n'a qu'à courir. Lui aussi doit fuir. J'arrive au manège, tout s'écroule. Aucune surprise, c'était prévisible. Peu déstabilisée, je continue ma course vers la corne. Toute suite, je repère ces petites choses éparpillées un peu partout sur le parquet de carrousel. Des petites pièces légèrement pointues, aussi colorées qu'un arc-en-ciel. Mes chaussures ne sont pas extrêmement résistantes, j'en suis certaine, je dois y faire attention. Je tourne rapidement la tête à droite, puis à gauche. C'est une boucherie, c'est un carnage, c'est un bain de sang. Littéralement. Puis je le vois. Un grand sac rouge, à l'effigie de cette souris, et d'un chien je crois, représentée un peu partout sur notre tenue. Je fixe le sac. Rouge. Je revois le tribut couché dans l'herbe, couvert de son propre sang. Rouge. C'est pas décent, c'est pas prudent. Pas le temps de réfléchir, je glisse sa lanière autour de ma taille. Bien. Maintenant tu dois fuir. J'aperçois Seamus, le carrière du deux. Les mains pleines de sang, le visage déformé par une grimace atroce - un sourire peut-être ? Souillure. Il est sale. Sale de crime. Homme impur, indigne. Molosse du capitole. Je le déteste. Je le hais. Qu'il crève, il le mérite. Je m'apprête à fuir de l'autre côté de la corne. Une chose me coupe dans mon élan. Mes mains sont vides. J'ai un sac. Pas d'arme. Rien pour me défendre, hormis mes poings et mes jambes. Je saisis la première arme qui me tombe sous la main : un long sabre qui ressemble vaguement au grand couteau que mon père utilisait à la boucherie, quoique légèrement plus lourd, trois fois plus imposant. Très bien. Je n'ai jamais manié un sabre, mais avec ce que j'ai appris à la boucherie, je devrais m'en sortir. J'espère. Je jette un dernier coup d’œil aux carrières. Qu'ils crèvent tous. Maintenant cours. Cours, fille de l'ombre. Fuit. Fuit le danger, fuit le saccage. Vite, fuit le ravage, fuit le carnage. Cours, ne t'arrête pas. Je sprinte, une main sur mon précieux butin, le sabre dans l'autre. Je dois trouver un endroit où je serais en sécurité, où je serais protégée. Au fond je le sais bien. Je ne veux pas l'admettre, mais je le sais. Il n'existe plus aucun endroit, ni sur terre, ni nulle part, qui pourrait m'offrir cette sûreté tant recherchée.

©️ charney



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Dernière édition par Barbara Pettigrew le Mer 10 Déc - 21:11, édité 2 fois
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Shaé I. Lunario
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mer 10 Déc - 20:52

Et soudain, ses pieds s’élancent, ses ailes imaginaires se déploient pour la lancer sur la terre au lieu de la propulser dans le ciel. Shaé court. Elle court mais elle tente de se faire toute petite en même temps, pour que personne, personne ne la voie. Le grincement du caroussel achève ses oreilles, et elle manque de trébucher, se rattrape à temps, continue à courir. Il le faut, elle n’a plus que ça, ses pieds et son souffle. Elle doit juste continuer. Son regard est fixé sur les chevaux qui se sont mis à tourner, elle entrevoit les sacs entre leurs pieds. Il les lui faut, incontestablement. Et tant pis si elle doit mourir, elle ne survivrait pas longtemps sans ceux-là. Courir, attraper, repartir. Ce n’était pas si compliqué, pourtant, si ? Une simple mécanique qu’elle devait suivre, et le tour serait joué. Elle a l’impression de voir sa mère dont elle ne conserve que de fugaces souvenirs, l’encourageant à vivre là où elle est morte. Elle le ferait. Au moins, elle essaierait.

Elle se fait minuscule, elle contourne les tributs et surtout ceux qu’elle reconnaît comme carrière, elle ose à peine respirer ce qu’il faut pour continuer à avancer. Elle se glisse parmi les chevaux, petite silhouette brune. Ses pieds l’y portent, et elle attrape comme elle peut l’anse d’un sac, tire, tire. Coincé, il ne cède pas. Dans la panique, elle passe à un autre, qui cette fois tombe à ses pieds. Elle s’empresse de le ramasser, et passe la bandoulière autour de ses épaules pour mieux le porter. Maintenant, il faut courir. Tandis qu’elle se prépare à sauter du manège, un rouleau blanc lui saute aux yeux, elle passe à deux doigts de se prendre les pieds dedans. Mais elle le ramasse, le fourre dans le sac et détale, sans autre pensée que s’éloigner, maintenant, vite. Retrouver Romy, et la suivre. Elle ne savait pas où aller sans la blonde, elle ne saurait jamais, elle mourrait.

Elle continue à s’éloigner le plus vite possible du manège en cherchant la silhouette de la fille du Six du regard, elle se mord les lèvres, angoisse à l’idée de ne pas la trouver. Tellement qu’elle ne fait pas attention et ne voit le tribut du Neuf que lorsqu’ils se retrouvent face à face. Il a l’air au moins aussi effrayé qu’elle, mais lève la main pour la frapper. Son poing percute sa joue, griffe la peau blanche, y faisant couler un filet de sang. Et elle reprend ses esprits. Elle serre les mains autour de la gorge du tribut, à enfoncer ses propres ongles dans la chair à force. Elle voit son visage bleuir tandis qu’il se débat, la projette en arrière. Elle atterrit sur le dos sur les pavés – un mal de chien. Et puis elle se relève, elle titube, et puis elle vise comme elle a vu un Pacificateur frapper un garçon de son district. La tempe. C’est fragile. Elle plie les doigts et elle frappe. Les yeux du tribut se font vitreux. Et il tombe.

Elle est horrifiée. Elle qui se disait qu’elle ne jouerait pas le jeu du Capitole, elle a du sang sur les mains, la plaie qui marbre sa joue le prouve à présent. Et puis elle entend Romy derrière elle. Romy. Aussitôt, elle s‘autorise à être soulagée, avant de se reprendre aussi sec. C’était un luxe qu’elle ne pouvait pas se permettre. Pas dans une arène, pas maintenant. Romy a également ramassé un sac, elle le voit, et à cette vision elle se remet à courir en direction du couvert des arbres. Et elles fuient. La douce pénombre sous les branches les prennent toutes deux, et c’est bon. Elle respire.

Elle est encore vivante.


récap:
 

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Litchi O'donnell
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Mer 10 Déc - 23:50



Le bain de sang, c'est comme ça qu'on appelle le début des jeux



Zéro. Le décompte s'achèvent enfin, il était temps! Je saute hors de la stèle et m'élance en direction du manège. Mon esprit se vide. Je n'ai pas de temps à perdre, je dois sauver Lucas. Mes jambes s'activent d'elle même, je n'ai même pas besoin de réfléchir. Mon esprit divague l'espace d'une seconde, se demandant si le chat arriverait à suivre la cadence. J'oublie rapidement, puisque la bête n'est pas là. Je cours, comme je n'ai jamais couru. Chaque pas vers la corne me rapproche de mon amoureux. Je ne me laisse pas troubler par le grincement du carrousel qui s'active. Cela bouge? Fort bien, cela m'aidera à avancer. Mon cœur bat la chamade, on dirait le tempo d'un cris de guerre amérindien. Ils sont de braves soldats, ils se battent pour protéger les leurs, ils sont comme moi. Je ne sais pas quels tributs filent à mes côtés, ce n'est pas cela l'important. Je dois attraper mon homme et lui tendre la main. Nous allons rentrer à la maison, comptes sur moi bel ange! Cours et cours toujours. C'est ce que mon cerveau me crie. Je n'ai pas l'intention d'arrêter, pas tant que tout ce cirque ne sera finis!

J'arrive près de la plateforme et je réalise que je cours trop vite. Je vais m'écraser contre un cheval fantaisiste, c'est certain. Je bifurque légèrement, histoire de me retrouver en parallèle avec ma cible. Je ralentie, j'attends de caler ma vitesse à celle de la danseuse de fête foraine. Je retiens mon souffle l'espace d'un instant, j'ai peur de me cogner à la base. Je ferme les yeux et je saute. Je m'agrippe à l'une des créatures de métal en reprenant mon souffle l'espace de quelques secondes. J'ouvre les yeux et je constate que j'ai réussie. Je retiens un crie de joie et je focus à nouveau sur mon but. Sauver mon mentor. Tout tourne autour de moi et la musique que diffuse la corne ne m'inspire pas confiance. N'est-ce pas un peu macabre tout cela? Je n'aime pas la tournure que prend les choses. Je m'avance un peu, il y a des tributs autour de moi, mais je ne les distingue pas. Je dois, je dois continuer à avancer, coute que coute. Je contourne le cheval qui fut ma bouée de sauvetage quelques minutes plus tôt et tente de repérer quelque chose. Comme si, je cherchais l'amour dans cette arène. J'avance, les lumières colorés me brouillent la vue. La musique est forte, je ne peux pas réfléchir. Je repère la chose. Je tend la main et je l'attrape. Hélas, au lieu du contact chaud et doux que me promet la main de Lucas, je tire un sac jusqu'à moi. Décontenancée, j'observe la chose, c'est rose, le rose c'est ma couleur préféré. Non pas le rose fushia, mais bien le rose bonbon, c'est pâle et apaisant comme un bébé. Il y a des filles imprimées dessus, je me demande qui cela peut bien être. Je fronce un sourcil. Je cherche mon souffle. Pourquoi suis-je si déstabilisée tout d'un coup? Mes doigts glissent sur le tissu de mon bien et tranquillement je relève la tête, j'observe les alentours.

Le bruit est assourdissant. Il n'y a pas que de la musique, il y a des cris. Autour de moi, des gens se battent entre eux. Je peine à respirer. Qu'est-ce que j'ai courue vite! Doucement, mes yeux balaient l'horizon. Je n'étais pas prête à tout cela. On m'avait déconseillée d'aller à la corne d'abondance, mais que diable fais-je ici? J'angoisse. Oui bien sur, j'ai un sac, mais à quoi servira-t-il une fois qu'on m'aura décapité? Je dois partir! Par où? Je dois partir avec Bird. Le garçon, je l'avais complètement oubliée! Il est petit, il est fragile. J'espère qu'il a évité la corne. Bon sang, je ne sais même pas où le chercher! Et tourne, tourne le manège... Cela me donne le tournis. Des visages défilent devant mes yeux, qui sont-ils? Des tributs certainement. Mon cerveau bouillonne, je regarde vers la gauche. Je repère Errol, dans d'autres circonstances, j'aurais lâchée un crie de joie. Mais ce n'est pas le cas, car j'ai perdue l'usage de la parole. C'est un ami à moi. On s'était bien entendu. On se connait d'avant, je voulais acheter du poisson, c'est comme ça que nos routes se sont croisés. Je l'ai rapidement apprécié, il avait donné une de ses prises au chat. La bête était ravie et je fais confiance au jugement de mon compagnon. J'aime bien Errol, de mon souvenir, c'est un type sans malice. Je dois le rejoindre, il pourra m'aider à sortir d'ici. On pourra peut-être rester ensemble le temps de l'arène. Je crois qu'il m'aime bien lui aussi, alors, cheminer ensemble serait une bonne chose. Je lutte contre mon corps qui ne veut plus coopérer et je fais un pas dans sa direction. Rejoins le garçon des fruits de mers Litchi, il saura t'aider et toi aussi tu lui seras utile. Pourtant, mon cerveau me lance un signal d'alarme. Il tire sur quelque chose. Je plisse les paupières. Il ramène un harpon à lui, une giclé de sang le suit. À l'autre bout du jet de rouge, il y a un tribut. Le pêcheur est en train de tuer un être humain... Jamais j'aurais pue imaginer quelque chose de semblable. Il le fait délibérément, il est là pour épater la galerie. Je recule d'un pas. Je suis dégoutée. Je veux rentrer chez moi. Je veux que maman me prenne dans ses bras. J'ai envie de pleurer. Pourquoi fais-tu cela l'ami? Tu étais quelqu'un de bien... Je recule et je détourne le regard. Je ne peux pas rester ici, mais je ne peux pas m'enfuir non plus. Je regarde de l'autre côté. Je repère Bird. Enfin! Je sens le soulagement m'envahir. Je fais un pas dans sa direction, je vais récupérer l'oiseau, je vais le suivre dans son envol. Nous allons partir ensemble et nous trouver un endroit sympa où décompresser. J'oublierai ensuite le sang qui se mêle à l'eau de mer. À peine ai-je mis un pied vers le petit, qu'un grand type se jette sur lui. Je frémis. Je dois le sauver. Hélas, je suis pétrifiée. Les lumières colorées... La musique... La trainée de sang derrière le harpon... Les cris... Et le manège continu de tourner.
Je sens le battement de mon cœur contre mes tempes. De la sueur s'accumule sur mes joues. Je respire bruyamment. Mon partenaire de district est pris d'assaut par un des carrières. Je ne me souviens plus si il vient du un ou du deux. Peu importe. Il le secoue dans tout les sens, puis, lui fracasse le crane contre un poney. Je hoquette. Cela s'est produit tellement rapidement. Aussi rapidement que l'arrestation de Lucas. Oh... Oh mon dieu, mon amour, où es-tu? J'entends un craque. Ce n'est pas bon signe. Mon regard se fixe en direction de l'enfant, juste au moment où une giclée de son propre sang... éclabousse le visage de son assaillant. Je suis prise de vertige. Impossible! Non, c'est impossible que j'ai réellement assistée à ça. Je me sens défaillir. Je crois que je vais tomber. Ce n'est pas si mal, peut-être que couchée, je pourrais passer inaperçue et on me laissera tranquille...

On m'attrape le bras et on me tire loin du centre de la corne. Mon heure est venue. S'en est finit de moi aussi. Je risque un coup d'œil vers le visage de la mort et je reconnais le garçon du douze. Je suis surprise, en général ce sont les carrières qui tuent pour le plaisir. Pourtant, au lieu de me tirer à lui pour m'étrangler, il me force à courir. Il m'agrippe le poignet et m'oblige à bouger hors de la corne. Décontenancée, je n'ai d'autre choix que de le suivre. On contourne les chevaux qui continuent sans relâche leurs cavalcade et on saute hors du carrousel. Je réalise soudainement que ce type est en train de nous sauver mon sac et moi. Je le suis sans résister. Je cours à ses côtés, il ne lâche pas mon poignet. Tant mieux, car sans lui, je finirais probablement par m'effondrer. Lorsqu'on dépasse la zone de lancement, je risque un regard vers l'arrière. Je vois Errol et le costaud côte à côte, ils se serrent la main, mélangeant ainsi le sang de leurs victimes. Je frémis en songeant au fait qu'ils venaient sans doute de faire un pacte mortelle. J'arrête de les regarder et je fixe l'horizon. Je ne sais pas où mon sauveur veut m'entrainer, mais je m'en fout. Je n'ai pas de raison de m'inquiéter. Il m'a épargnée après tout!


En bref:
 

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Litchi O'donnell
« On ne choisit jamais un chat, c’est lui qui vous choisit »
Une rose de Elias mon lover & Une autre de Errol le pêcheur coeur


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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Jeu 11 Déc - 17:22

Tout le monde saute en même temps pour courir. Certains vont tenter de chercher une arme, un sac et d'autre vont s'enfuir. Je ne m'enfuirai pas tant que je n'ai rien. Je ne peux pas partir les mains vides. Je ne pas laisser quelqu'un prendre quelque chose en plus. Il ne faut pas. Certains sont déjà assez forts sans arme.
Dès que mon pied atteint le sol, je tombe suit à une grande secousse. J'évite de me cogner la tête la première en mettant mes coudes pour amortir ma chute. Ces derniers sont éraflés. Quelques morceaux du carrousel tombent. Des clous, pattes de chevaux, morceaux du plafond. Heureusement, rien n'est tombé sur moi. Enfin à part un peu de poussière.
En me relevant, le carrousel se met à tourner. Comment nous compliquer plus la tâche ? Je continue ma course afin de prendre mon sac qui n'est plus qu'à quelques mètres. Certains tributs son en avance sur moi. Ils se sont sûrement relevés plus vite, où alors ils ne sont pas tombés du tout.
Je passe à travers les chevaux en slalomant. Je manque de tomber plusieurs fois. Encore trois chevaux et je peux récupérer mon sac !
Il est là ! Mon fameux sac ! Je me mets, accroupis et le prends en dessous du cheval. Je l'ai et je suis encore entier. Je passe la bandoulière sur mon épaule. Il n'est pas très lourd. J'aimerais bien regarder ce qu'il y a à l'intérieur, mais ce ne serait que perdre du temps. Je regarde la corne d'abondance. Elle n'est plus très loin. Certains tributs sont en train de se battre. Ils n'auront peut-être pas le temps pour moi. Je ne peux pas partir sans arme. Je n'aurais presque aucune chance. Je n'ai pas le temps de réfléchir ! Mes jambes partent du côté de la corne. Pourquoi j'ai fait ça ? Je continue sur ma lancé.
J'y suis arrivé. Ces cadavres... Quand je me dis qu'il y a quelques secondes, ils étaient encore vivants. C'est complètement affreux ! J'espère faire bien en étant là.
Je tourne en rond pour essayer de trouver une arme. Je vois des flèches parterre. Il y a sûrement un arc ! Je m'avance et prends le carquois d'uniquement cinq flèches ! Je le mets sur mon épaule. Je ne vois pas d'arc. Je me retourne et fais tomber une caisse. J'espère ne pas avoir attiré du monde. Je regarde bien à gauche, bien à droite. Et je vois ! Mais hélas ce n'est pas un arc. Une arbalète... C'est déjà mieux que rien. J'espère savoir m'en servir. Je le prends. Je suis toujours discret. Personne ne m'a repéré. Je mets un carreau et arme l'arbalète. Je ne m'en rends pas compte. Je tiens une arme et je suis prêt à tuer ! Ce n'est pas moi ! Si c'est moi ! Je n'ai juste pas d'autre issue !
Je regarde partout. Toujours "seul". Je vois une sortie. Enfin pour l'instant. Qu'est-ce que je fais là encore d'ailleurs ? J'ai un mauvais pressentiment. J'ai l'impression que tout va mal se passer sur moi. Que le cours de ma vie va s'arrêter.

conclusion:
 


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Sara L. Collins
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Ven 12 Déc - 16:30




Chapitre VI
I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry

Je guette les alentous et je m'arme de mon sabre d'abbordage. Je vais devoir vite filer avant que... Trop tard. Je dois vraiment partir. Je me mets à courir. Un des Carrières est à mes trousses, ça se voit à son allure de gros dur. J'ai dois que je ne mourais pas aujourd'hui. Donc je ne mourais pas.
Je cours.
Je cours et je ne m'arrête pas.
Je suis assez rapide. Grimpage à l'arbre et aux courses, je suis assez bien agile. J'ai mes chances de survivre. Je prends une direction, au hasard, je ne me soucis plus du décor. Je ne pense qu'à courir. Ce carrière me hante. En courant, je calle bien mon sac sur mon épaule gauche, afin qu'il ne me gène pas dans ma course, et mon sabre bien dans la main droite afin de m'apprêter à me défendre. Alexander n'est pas sorti des mains d'un tribut de Carrière. Je dois courir. Je ne dois pas faire comme lui. Je dois courir. Qu'importe le reste, je dois courir. Tempis des objets par terre. Des cadavres. Du reste. Je saute au dessus de leurs corps, je zigzague.
C'est une course contre la montre. Si je tombe et s'en ai fini pour moi.
Le Carrière est toujours à ma poursuite. Je le sens de plus en plus proche de moi. Je le vois dans un coin. Il est là. Il veut ma mort. Tout le monde souhaite la mort de l'autre. Je ferais pareil. Quitte à le tuer. Je me battrais. Je courrais jusqu'à ce que la cloche sonne. Je survivrai espèce de crétin. Je commence à transpirer. Mais je tiens bon. J'entends la voix de mon frère, il me crie un simple courage. Je prends mon courage à deux mains.
Le Carrière est de plus en plus proche. Je serre mon sabre, le regard dur. Je jette un coup d'oeil vers un autre endroit. Il tente de me faire un croche pate, comme à la maternelle. Mon pauvre, si tu savais combien de fois des personnes en faisait à moi et mon frère. Je suis trop agile pour toi. Tu es trop fort pour moi. Je saute par côté, déviant son croche pied. Tout en allant à l'endroit repéré par mon coup d'oeil. Changement de direction. Droit vers d'autres cadavres. On t'apprends à sauter dans ton district?
Je manque de tomber.

Soudainement, je me retrouve encerclé. Un Carrière devant. Une Carrière venant d'arriver, derrière moi. Putain de merde. J'entends parler, je dis rien. Ils sont trois. J'ai une chance. J'ai une chance.... Putain les Juges, ne dormez pas, mettez de l'action, un jolie piège serait parfait... dans ce parfait triangle... Alexander a survécu lui. Je peux le faire. JE PEUX LE FAIRE. Mon sac en main gauche. Mon sabre en main droite.
Je réffléchis. Je réffléchis. J'aurais pas du traîner. Mon grand potentiel, c'est mon agilité et ma rapidité. Je peux compter sur ça. La hâche doit être pareil qu'avec un sabre, je pense sûrement me débrouiller. Je recule vers un côté du triangle (entre Saemus et Maëlys). Le Carrière qui m'a poursuivi doit être affaibli par notre course. Je dois compter sur ça.
Je commence à reculer. Je n'ai vu aucun cadavre derrière moi. Mais un chemin vers je ne sais où. Je vais pouvoir profiter. Ils sont face à moi, armes pointées vers moi.
Leurs attentions est braquées sur moi. Je dois les détourner. Je ne regarde pas les Carrières. Je fais comme si autre chose captiver mon attention. J'ouvre grands les yeux. Soyez cons les Carrières. Regardez à côté de l'autre garçon.... En espérant qu'ils tournent la tête, rapidement, je donne un coup de sac au garçon qui m'avait poursuivi - vers le haut de son corps, voir au visage. Et je porte un coup de sabre par côté, vers l'autre Carrière, en espérant que celle ci l'a touché ou que la demoiselle l'ai évité.

Si je meurs, je veux qu'ils meurent avec moi.

Essayons de fuir. Essayons de vivre..



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Josh B. Drugs
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Ven 12 Déc - 23:55


BAIN DE SANG
And know, I'm a killer.


Le gros bruit du gong retentit, mes poings se resserent, c'est parti, c'est officiellement l'ouverture de l'Arène. Je sprinte comme un fou vers le carrousel, c'est la première fois que je cours aussi vite, je crois que c'est l'Adrénaline, je vois déjà deux personnes arriver à la corne alors j'accélère le pas, je ne comprends pas comment mes jambes font mais je m'en fout je cours. Enfin arrivé je saute sur le carrousel et je sens qu'il est en marche, ce con de carrousel est en marche ! Cen'est pas possible c'est mon imagination qui me joue un tour, il était tellement pourri, tellement rouillé que j'avais l'impression que le moindre Tribut allant dessus ça alait s'écrouler et là... Il fonctionne ! Je suis outré mais je ne m'attarde pas trop sur çaet cours vers le centre de la Corne. Les chevaux qui sont dessus font que monter et descendre ils sont en permanance en mouvement, ce qui ajoute de la complication dans l'histoire, en plus ils ont une allure de film d'horreur avec leurs grands sourires et leur yeux rouges qu'on dirait qu'ils sont remplis de sang... C'est vraiment perturbant mais je me reconcentre rapidement sur la corne. Tout autour de moi je vois des gens attraper des sacset s'enfuirrejoindre leurs alliés, mais aussi attaquer des faibles, vulnérables ou des cibles. Il faut que je me dépèche, puis je rejoindrais Ella et c'est bon, on se mettra en 'sécurité' et on explorera ce qu'on possède, j'espère qu'elle aura un sac ou un quelque chose pour se defendre et contenir de l'eau. C'est le stricte minimum. Là, j'aperçois un sac non loin de moi, un gros sac rouge. Alors je m'empresse d'aller le chercher... Mais une autre fille à été plus rapide et elle repart en furie.

"MERDE !."

Plan B, je prends pas de sac et me jette dans les armes et les chose de survie. Je regarde rapidement autour de moi, pas de carrière en vue. J'avance encore et là dans le coin de mon oeil j'aperçois des gourdes, faisons le fou, j'attrape une gourde, malheureusement je n'ai pas pu prendre une grande gourde, j'en ai qu'une moyenne mais c'est déjà ça etbpuis, vu son poids... elle est remplie ! J'aperçois un sac de pomme et pendant un moment je songe à le prendre mais je n'ai pas de sac alors je risque d'être handicapé par cela, je stresse, il faut que je fasse vite, je commence à sentir que il y à de plus en plus de gens qui viennent sur le carrousel et la pression monte... Maintenant je dois partir.

Je me retourne donc d'un coup et avance de quelques mètres en vacillant mais j'arrive à me maîtriser quand, manque de bol un gars débarque en face de moi il allait traverser mais je lui coupe le passage. J'échappe un cri d'horreur, faite que ce soit ma première victime, j'ai une seconde d'avance sur lui, ce n'est qu'une seconde mais c'est déjà ça, et ça change tout. Je lui fout un coup de poing d'un coup comme ça dans la machoire, c'était un peu une pulsion en fait. Il est sonné alors j'en profite pour l'attrapper par les épaules et fracasser sa tête contre le corp d'un cheval. Il crie et moi je souris. Je souris parce que je suis en train de tuer... Je sens l'adrénaline qui fait trmbler mes bras mais le gars proteste, il me pousse hors du carrousel et je reste accroché à lui sauf qu'il me fait tomber à terre. Je reprends vite ma respiration et mes esprits... Il a mal je le vois, il saigne du nez, je crois que j'ai jamais été aussi violent, alors je me relève et lui saute dessus, il tombe à son tour par terre gémissant et moi j'ai encore le sourire. Je m'assoie à cheval sur son torse et lui met plusieurs coups de poing dans la tête. Il crie, il souffre, je souris. Un côté de moi ce demande ce que je fais, mais l'autre me dit de profiter à le tuer, parce que je me venge.

Je vois le visage de Casey et de Emrys, leur visage mort. Du sang à giclé sur mon visage, mais je continue a le frapper. D'ailleurs j'aperçois que le garçon que je massacre est un carrière. C'est le garçon du District 1 ! Je vais tuer un mec qui est censé être un danger, bon bah tant mieux. Mais biensûr il abandonne pas, il serre les dents et il m'attrappe près de mon cou pour me retourner, j'essaie de résister, ce qui n'est pas compliqué vu qu'il est affaibli et que mon corps musclé repose sur lui alors j'éjecte son bras et le maîtrise avec ma jambes, elle est désormais appuyée sur son bras, il faut que j'en finisse, je met mes mains autour de son cou et force de plus en plus, il a du mal à respirer, il s'étouffe mais n'abandonne pas, il bouge et bouge encore et c'est limite si mes doigts vont pas rentrer sans son cou. BOUM. Le coup de canon retentit enfin, le corps du Garçon du 1 est inanimé. Toute la pression ce relâché, il ne respire plus, son corps de bat plus. Ce n'est pas le premier, enfin je crois, mais c'est mon* premier et j'espère pas le dernier. Je me relève rapidement, je ne dois pas perdre une seconde, j'ai ma gourde acrochée à mon pantalon et je regarde au tour de moi. Ca ne s'appelle pas un Bain de Sang pour rien, il y à beaucoup de sang, et moi j'en ai fait couler. Je reprends mes esprits, Ella, ou est Ella ? Vite, il faut que je la trouve. Je reprends ma course un peu moins rapide tout en faisant attention je cours à la recherche de mon alliée. Et là, l'aperçois, ma petite blonde, enfin, je cours vers elle, il faut que nous partions en sécurité, où que nous restions, qui sait, je sais pas, on verra sur le moment, personne peut vraiment prévoir quoi que ce soit.J'arrive enfin vers Ella j'attrappe sa main puis, nous partons, en courant encore une fois.


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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 15:51


Jour 7.1
We are the Devil in disguise.




C'est un manège, un manège enchanté qui fait rire et chanter : y a rien de mieux pour s'amuser ♪ Tombe la neige, brille le soleil d'été, venez dans le manège enchanté ♪ C'est un manège, un manège enchanté qui met le cœur en fête et qui nous fait tourner la tête ♪ Un privilège qui vous est réservé si vous voulez tous vous amuser ♪

Le manège. Le manège n'en finit plus de tourner. Il y a le carrousel et sa sempiternelle musique. Et il y aussi l'autre manège. Pas de chevaux de bois. Pas de carrosse. Non. Celui-là est plus macabre. Un peu plus rouge aussi. Et sa mélodie n'est pas la même. Il tourne au ralenti. Ressemblerait-il plus à une danse funèbre ?

Petit écureuil n'est qu'une brebis égarée au milieu d'un triangle de loups se doute-t-elle de la galère dans laquelle elle est tombée ? Elle est comme enfermée dans une cage. Elle me tourne à moitié le dos. Est-elle seulement consciente du danger ? Ne jamais tourner le dos à un prédateur. Pour le moment, petit écureuil blond semble perdu, décontenancé. Effet escompté réussi. Je ne pense plus à rien sinon à la regarder. Pour le reste, je fais confiance à mes alliés. Enfin à Maëlys surtout. Je ne la quitte plus des yeux. J'oublie le reste. Tout ce qui compte c'est qu'elle tombe dans nos filets.Elle n'est pas si différente d'un poisson. En fait, la chasser revient à chasser un poisson. Car elle est rapide. Elle ne glissera pas entre nos doigts. Elle ne partira pas avec le sabre. Elle n'est pas faite pour être pirate. Il suffit d'observer pour deviner. Et puis, ils ont quoi comme arme au Sept ? Des haches ? Des scies ? Pas de sabre. Même le Quatre ne devrait pas en avoir. Pourtant, il y en a au centre d’entraînement. Le mystère demeure encore quant au comment ils sont arrivés là. C'est essentiel pour nous, les adolescents, cependant. Et dire que seuls trois Districts bénéficiaient de tels centres.

Que vaut cette pauvre fille face à de grands méchants loups comme nous ? Rien. Mais elle cherche à fuir. Brave écureuil. Sais-tu quelles sont tes chances de t'en sortir, même blessée ? Nous ne sommes pas prêt à te lâcher. Tu es notre proie. Nul ne prononce mot. Nos armes sont toutes braquées sur la fille, au moindre mouvement, elles voleront vers elles comme si c'était un spectacle de danse. Seul le carrousel s'approprie le silence, c'est comme s'il en faisait partie désormais. Je me suis habitué à son agaçante musique. Elle fait partie du décor après tout, autant s'y habituer tout de suite.

C'est alors que tout se bouscule. Son sac contre Enryel. Moi, je presse le bouton du propulseur du harpon. Je suis réglé comme ça. Le fil part, le harpon siffle et vole en direction de la cuisse de l'écureuil. Son sabre s'abat contre Maëlys. Nous sommes trois, petit rongeur. Tu t'occupes de deux d'entre nous mais le troisième ne manque pas de ressources. Ses yeux sont habitués à la rapidité du poisson. Il sait anticiper le troisième carrière. Je ne te laisserai pas filer petit écureuil à la chevelure blonde. Et mes compagnons de route, ne se laissent pas faire, regarde. As-tu simplement une chance, petit écureuil, ou vas-tu te faire dévorer ?
Tournicoti Tournicotons ♪

Shtoum (c)



Mes Minions:
 

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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 17:39

Ma mission pour l'instant : m'enfuir. Il faut que je me dépêche. Malgré que je me sens plus fort et plus rassuré d'avoir une arme, j'ai encore peur de la mort. Mais elle n'est pas encore là pour moi.
J'ai la tête qui commence à tourner, je ne sais pas pourquoi. Si je positive, je vais me réveiller d'un mauvais cauchemar, ce qui est presque impossible. Ou alors si je suis négatif, je vais tomber dans les pommes, me faire prendre mes armes et me réveiller au ciel. Je n'envisage aucune des deux solutions. J'ai juste la tête qui tourne point.
Je marche lentement en restant sur mes gardes. Je ne dois pas me faire remarquer. Je ne dois pas mourir. Je ne dois pas rester ici. Le vent me donne un frisson malgré la chaleur. Je dois avoir un peu plus chaud avec le stresse et la peur d'ailleurs. Je me sens beaucoup plus lourd en marchant à cause de mon arbalète. Le carquois me gêne aussi dans ma démarche. Mais par contre, je sens à peine le sac. Qu'y a-t-il dedans ? Ça commence à me faire peur.
À quelques mètres à côté de moi, je vois des tributs. Ils attaquent une fille. Si je ne me trompe pas, c'est la fille du sept, Sara. Ils n'ont pas l'air de comploter. La pauvre. Une partie de moi veut que je cours le plus vite possible et le plus loin possible mais une dit que je dois l'aider.
C'est vrai ce n'est pas moi. Si je partais sans l'aider. Je me sentirai tellement mal de voir son visage dans le ciel. Chaque coup de canon me rappellerait ce moment. Je me culpabiliserai de trop.
Je ne sais pas quoi faire, je n'ai pas le temps. Je réfléchis. J'ai une arme et je sais me battre. Si je rentre dans le tas pour essayer de tous les mettre au sol, même avec Sara, on mourrait. J'hésite à utiliser un carreau. Je ne veux pas tuer quelqu'un. Et même, ce carreau pourrait m'être très précieux. J'en ai que cinq.
Je ne vais rien faire. Je me retourne pour partir de l'autre côté. En faisant le premier pas pour partir, des tas de questions jonglent dans ma tête. Que penserait Nèphe de ça ? Que penserait mes parents de ça. Que penserait mon mentor, mon district, le district sept. Non ce n'est pas bien ce que je fais.
Je prends mon arbalète à deux mains et vise le tas de tributs autour de Sara. Je ferme mon œil droit pour viser avec le gauche. Je vais les distraire pour qu'elle puisse partir. Il faut que sa passe le plus près possible d'un tribut. Je prends une grande inspiration et expire tout mon air pour être le plus précis possible. Je mets mon index gauche sur la gâchette de l'arme. J'espère que je ne vais toucher personne. Je tire ! Le carreau passe à une trentaine de centimètres au-dessus des tributs. C'est dur de visé avec ça ! Personne n'est touché. Ils ont dû être distraits.
Je ne perds pas de temps, je me retourne et cours assez lentement pour pouvoir mettre le carreau dans l'arbalète et commence à sprinter. Il faut que je m'enfuis le plus vite possible. Il faut que je me casse de cette corne d'abondance. J'espère avoir pu aider Sara. Si mon plan n'a pas marché, je suis sincèrement désolé ! Je secoue ma tête me vider de mes pensées à part une seule : sortir de là !

et donc:
 


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Seamus Enryel
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 18:17

Soixantes secondes qui ont tout bouleversé. Un manège. Une musique. Je suis en mode automatique depuis plusieurs minutes. J’ai foncé sur la corne, foncé sur ma victime. Je lui ai massacré le crâne, trois fois. Trois coups répétitifs avant que son crâne explose. C’était drôle non ? Tuer une personne de mes mains nues, voir son visage horrifié et ses gémissements de douleurs. Puis le cadavre. Couvert de sang. L’angoisse de la corne, de ce truc qui tourne. June Hammer que j’ai échappé. Et puis Sara Collins. Sara Collins que je ne louperai pas.

Je me sens encore plus vidé de toute réflexion que lors du passage devant les juges. Je suis la. C’est terriblement enivrant mais angoissant. Surtout avec cette fichue musique grinçante qui torture mes oreilles. Je pourrais tuer une deuxième tribut. Elle est la, attendant son tour. Mon croche-pied a échoué, annulant mon attaque. A ma plus grande rage. Sara Leslie Collins est souple et agile, elle a sûrement autant de réflexes que moi ce qui me tue à l’avouer. Mais apparemment pas tant que ça, puisque je vois alors Errol et Maelys débarquer en renfort. Rapidement, Collins se retrouve encerclée. Maelys du coté extérieur de la corne, nous du coté intérieur. La panique doit s’emparer d’elle puisque proche d’elle, nous braquons nos trois armes sur sa personne. Elle est coincée. Telle la bête dans la toile d’araignée. Et on va la bouffer. Je vais la bouffer. Je fais un signe aux autres, pour moi, on peut l’achever maintenant. La jeune fille se tient de profil et je crains qu’elle ne profite de sa position pour nous avoir. Les pensées se mélangent dans ma tête. Ou est Ella ? Elle a probablement fui avec le bellâtre du Six. Je le savais. Cette traitresse. Je lui réserve un coup de hache à la première occasion, on ne brise pas l’alliance carrière impunément sans conséquence.

Mes yeux restent fixés sur la petite bécasse. Je la vois écarquiller ses pupilles. Mon cerveau ne fait qu’un tour, le réflexe voudrait que je tourne la tête mais je suis soudainement bloqué. Je regarde Maelys. Puis subitement, je reçois un violent coup de sac sur la tête. MERDE ! Mes yeux piquent, font mal. CETTE PETITE CONNE S EST ENFUI. Elle a brisé le triangle. Je suis aveuglé un instant. Puis il me semble entendre un cri. Je me reprends en main. J’avais raison quand je disais qu’elle avait probablement autant de réflexes que moi. Elle est maligne. Il me semble que Errol l'a attaqué. Est-elle blessée ? Je ne me laisse pas le temps de récupérer. J’ai soufflé un peu en m’arrêtant pour la neutraliser mais à présent, je sens que l’urgence de la situation ne me laisse pas le temps de répondre au poids de mon corps. J’ai de l’endurance et immédiatement après, je m’élance vers elle. Une fois à sa portée, je tente d'asséner mon poignard précisément droit vers sa carotide, espérant profiter de son état émotionnellement instable pour la toucher.

Et puis il y a cette flèche qui vole autour de nos têtes. Comme un assaut contre les carrières. Comme un signe que l’on veut notre peau.


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Maëlys V. Wilhemina
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 18:30

Je regardais le triangle qu’on formait, cette Sara n’avait pas vraiment d’issue quand on regardait. Elle était même coincée, on n’allait pas rester à ne rien faire , il ne fallait pas qu’on perde de temps ici, on devait se mettre en route, découvrir l’arêne et surtout ne pas perdre l’un ou l’autre. Nous devions rester ensemble, voir aussi avec nos sacs et nos armes ce que nous pouvions faire. J’avais toujours mes shurikens bien planqués, comme j’en avais l’habitude, personne ne pouvait les voir, c’était une ruse que j’appréciais, pouvoir piéger les autres rien qu’avec ces petites armes. Mes préférées.
Il était clair que la jeune tribut n’allait pas rester à ne rien faire, face à nous trois elle n’avait plus rien à perdre, et je ne doutais que dans sa tête elle savait déjà qu’elle était perdue, elle n’allait sans doute pas réussir à nous tuer tous les trois, nous n’étions pas des guignols non plus.
Mais il était certain qu’elle allait tout tenter, son but fuir, comme le but de tout autre tribut présent, fuir et se cacher mais ce n’était pas comme ça que cela fonctionnait, c’était plutôt attraper et tuer.
J’avais déjà du sang sur les mains et ma tenue, en même temps je n’étais pas ici pour un défilé de mode.

Mon regard se lançait furtivement vers Errol qui ne bougeait pas mais je savais qu’il avait déjà un plan dans sa tête, on s’entrainait assez souvent ensemble pour que je puisse dire qu’il avait déjà tout penser. Seamus était à coté de moi enfin il y avait assez de place entre nous deux pour fuir, et vu que Sara était face à nous , c’était à ça qu’elle pensait. Je reportais mon regard vers elle, juste le temps de voir qu’elle balançait son sac dans la tronche de Seamus, aie, bon sang elle y allait fort, mais encore plus fort vers moi, vu que je la vis jeter son sabre vers moi, je l’esquivais de justesse pour sentir la lame me frôler le haut du bras, me déchirant mon t-shirt et me blessant légèrement. Au même moment Errol tira de son harpon dans la cuisse de la jeune femme, ça allait la bloquer un instant, la cuisse est un muscle très douloureux, entre temps je réussis à lancer un de mes shurikens que je gardais pour une attaque plus sérieux, je visais le haut de sa cuisse, pendant que Seamus reprit part à l’attaque pour sauter directement sur la jeune femme. Elle n’allait pas s’en sortir, pas avec nous trois, mais il fallait qu’on soit prudent, sans le voir j’avais entendu le bruit d’un carreau nous passer au dessus de la tête. On devait faire vite avant de s’attirer les autres tributs sur la tronche qui ne cherchait qu’à éliminer les carrières.

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La confiance est un combat de chaque instant que ce soit pour trouver des personnes en qui on peut avoir confiance ou faire confiance à des personnes qui feront de mauvaises choses. Mais faire confiance à son cœur est la chose la plus risquée. À la fin, la seule personne en qui on peut avoir confiance, c’est soi-même.
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Sara L. Collins
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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 20:12




Chapitre VI
I'm gonna fly like a bird through the night, feel my tears as they dry

Tout se passe si vite.

Tout ceci ressemble à une course contre la montre, ou plutôt un combat contre la montre. Quant à moi, ma vie est compté. Je dois me dépêcher, mais eux, semblent avoir tout leur temps. Mais malheureusement, je ne suis rien dans ce monde. Ils ont autre chose à faire, moi aussi. Moi, c'est vivre et eux c'est tuer. Aujourd'hui, j'aimerais vivre. Je ne veux pas mourir sous leur main. J'aimerais mourir dignement, sois, mourir sous les mains d'un enfant innocent. Ce serais une belle mort. Mais pas eux. Si mes forces me quittent. Que je sais que je vais mourir, je me tuerais. Ils n'auront pas la dignité de m'avoir tué. Mais si je dois mourir sous leur main, j'espère avoir un piège dans notre figure afin qu'on meurt tout les quatre. Ils ne méritent pas de gagner. Ils ne vivent pas. Ils sont sans âme. Ce sont des monstres du Capitole. J'aimerais voir les voir mourir. Moi aussi. Tout le monde doit mourir.

Tout se passe si vite.

J'avais donné un coup de sac dans un tribut. Un coup de sabre dans l'autre tribut. Tout se passais mieux jusque là. Mais il suffit de cette instant pour que le troisième tribut m'envoit un coup. Un assez grand coup pour que je tombe au sol. J'aurais essayé. J'aurais dû y penser. Mais c'est trop tard. Je suppose que je vais bientôt dire adieu, à moins qu'ils meurent comme par magie. Sac sous l'épaule, sabre dans la main droite. Un harpon m'avait atteint la jambe dangereusement. Une douleur en plus. Atroce. Je suis tiré en avant. Je tente de m'ajuster pour le retirer. Mais c'est impossible. Je prend mon sabre, je tente de le couper. Je suis coriace, je tente de couper le fil. Je fixe le harpon. Il est empesté de sang. Probablement celui d'un autre tribut et de mon sang. Il a déjà servi. Ce tribut est probablement mort. Moi, c'est sûrement bientôt mon tour. Un shuriken m'atteint. Par chance, pas en direction de l'os. Je ne l'enlève pas. Merci pour l'arme, pauvre idiote.
Je tiens à ma vie. J'espère encore courir. Je vais devoir prendre sur moi. Tout se passe vraiment vite.
Soudain, une flèche passe au dessus de nous. Un autre Carrière? Pas le temps de savoir. Je profite au maximum de la situation. Merci au tribut. Je parvins à couper. Je prend le dessous du harpon. Je le lance en direction du garçon Carrière qui m'avait poursuivi avant. Il me rue vers moi. Prends mon cadeau. La fille me suit. Un autre cadeau pour elle : temps pi pour mon sac. Je lui lance mon sac vers le haut de son corps.
Je profite de me lever, m'appuyant sur mon sabre. Je recule à nouveau en boîtant. La douleur est horrible. L'arène et ses tributs sont cruels. Je veux vivre assez longtemps pour lui dire Adieu.
Tout se passe si vite.



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MessageSujet: Re: Bain de Sang Dim 14 Déc - 20:50

« En direct du Colisée »


LJe cours, c'est tout ce que je sais, tout ce que je peux faire, tout ce dont j'ai besoin pour l'instant. J'aime ça, courir, pas faire du jogging non loin de là, mais seulement m'élancer à toute vitesse. Courir, comme si ma vie en dépendait puisque de toutes façons, c'était le cas. Je faisais partie de cette génération élevait au Hunger Games. Cette génération que les parents collés devant des bains de sang à leurs plus jeunes âges. J'ai toujours trouvé ça bizarre en y repensant, mettre des enfants innocents devant l'atrocité des humains, forcé à se comporter comme des bêtes, des lions dans un Colisée. S'entretuant. Ces enfants transformés en gladiateur, deviennent peu à peu les héros de ses jeunes, qui ne rêvent que de massacre et de gloire. C'est tout simplement malsain. De tout façons qu'est ce qui est sain au Capitol , tout y est faux,les gens y mentent, se trompent et cachent tou ça par un maquillage qu'eux seul trouvent de bon goûts. Je ne devrais pas réfléchir à ça, et plutôt me concentrait sur ma course. Mais je n'y arrive pas des milliers d'images, de souvenirs et de penser viennent à moi pendant que mes jambes font leur travail. Me porter jusqu'à la corne qui n'est d'ailleurs plus qu'à quelques foulées de moi maintenant. Mon regard s'illumine quand je vois sa forme. Un carrousel. J'adorais ça, avant, quand j'étais encore là-bas, mon frère m'y emmenait souvent le Week-end. Je grimpais toujours sur un cheval ou dans l'avion qui montent et descend, juché sur un de ses jouées je faisait semblant d'être une sorte d'aventurière, comme tous les jeunes de mon age à vraie dire . Tout d'un coup, je saute sur une surface mouvante, je suis arrivé à destination et on peut dire que je ne suis pas la seule. C'est l'enfer en direct dans ce manège. Tous les carrières commencent à arriver et les combats commencent. Mes jambes me font mal et ne demandent cas se reposer, mais je ne peux pas laisser ça arriver. De toutes façons dans deux minutes, elles seront capables de me sortir d'ici. Juste le temps dont j'ai besoin pour prendre un sac, une arme et trouver Josh. Je me jette sur le premier sac que je peux attraper, c'est, déjà ça. Maintenant, il me faut une arme. Je me déplace rapidement et furtivement entre les cheveux et autre attraction, de toutes façons personne ne faisait vraiment attention à moi. Mais je dois faire vite avant qu'il me remarque, même si je sais me défendre avec mes seuls poings. Je doute de pouvoir venir à bout des trois carrières qui semble s'être allié. Je regarde rapidement autour de moi cherchant désesperement une arme, quands une attira mon attention. Une grande épée. Je m'en saisis et la fais tourner une fois dans mes mains, donnant un coup assurer avec. J'avais peut-être l'air ridicule comme ça à essayer tranquillement une arme alors que des gens se massacrent juste à côté. Mais bon de toutes façons, le ridicule n'aurait pas vraiment le temps de me tuer. Il ne me reste plus qu'une chose à faire trouver Josh et nous enfuir d'ici le plus vite possible. D'une façon, cette place sera bientôt récupérée par une autre groupe. Je me déplace vivement essayant de me concentrer malgré la musique qui me fracasse le crâne et me tape sur le système. Je ne le vois nul part, je commence à stresser, ce n'ait qu'une question de temps avant que les carrières ne s'aperçoivent de ma présence et je ne pense vraiment pouvoir tuer quelqu'un, même ici. Le problème et que je n'aurais surement pas le choix si je ne veux pas y passer. Tout d'un coup, j'entends quelqu'un arriver dans ma direction. Je me retourne d'un mouvement pour placer mon épée au niveau de sa pomme d'Adam. Avant de la baisser aussi tôt à la vue de l'homme ensanglanté devant moi. Josh .Un énorme poids s'enlève de mes épaules. Il est là devant moi, en un seul morceau et assez en forme de ce que je peux en voir, malgré le sang qui recouvrait ses mains et taché ses habits. Mais ce liquide rouge ne semblait pas être le siens, ce qui me rassura bizarrement. Je veux dire s'il n'était pas blessé, c'était que ce liquide vital appartenait bien à quelqu'un, un enfant, un tribut qu'il avit tué. En dépit de ce qui aurait dû m'épouvanter, je n'ai qu'une envie, c'est de lui sautait dans les bras. Malgré ça, je me retiens et le laisse prendre ma main et m'emmène à sa suite. Pour quitter cet endroit au plus vite. Je pique un sprint voulant quitter cet endroit le plus vite possible comme me l'ordonne mes instincts.


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MessageSujet: Re: Bain de Sang Ven 19 Déc - 17:20

Mes yeux me piquent toujours et je sens une larme coulé. J’ai comme l’impression de me faire prendre comme un débutant. Un débutant. Par cette gamine du Sept. Mes yeux ont été étouffés par le sac. Je tente de reprendre en main mais la douleur est toujours présente. Malgré tout, je ne réfléchis pas et je fonce. Je vois qu’elle s’est emparée du harpon et que du sang coule. Elle fuit et sans réfléchir, je fonce dans sa direction. Elle boitille, elle ne va pas tenir longtemps, Errol lui a bien arraché la cuisse et je la sens sur le point de défaillir.

Puis il y a eu ce carreau. Au dessus de nos têtes. Une seconde inattention. Le regard de la fille et le harpon qui vole. Par instinct de survie, je bouge rapidement vers le coté mais je sens quelque chose. Quelque chose qui me dérange. Puis du sang. Le harpon s’est enfoncé sur le coté, vers la pointe de mon bassin. Légèrement mais suffisamment que pour ressentir une douleur quand celui-ci se retire. Immédiatement, je coince mes dents et retire le harpon.Je mets ma main sous ma blessure, je saigne. Je lâche le harpon par terre, Errol pourra le récupérer. C'est son arme.

J’ai déjà vu du sang donc ça ne me fait pas peur mais la prise en surprise de notre adversaire me met dans une rage folle. D’abord le sac, puis ensuite ça. Je la vois tenter de fuir mais être ralentie par sa blessure. Je m’avance vers elle, appuyant fermement ma main gauche sur ma blessure pour empêcher l’hémorragie. Ce n’est pas profond n’est-ce pas ? Je sens la douleur mais je suis tellement focalisé sur mon objectif que j’en oublie de penser, je ne peux pas me poser. Je dois la tuer. Une goutte tombe par terre, je me dépense. J’avance vers elle, j’essaie d’accélérer. Elle n’est pas loin. Je m'avance vers elle et tente de diriger mon poignard vers sa nuque, je suis plus grand qu'elle. Je peux l'atteindre.

Je me rappelle des ses paroles : « Tu va trop vite, tu veux toujours foncer. Tu ne prends pas le temps de respirer. Ca va te jouer des tours. Tu ne peux pas toujours te défoncer » Mais mon cerveau déraille. Je VEUX la tuer. On va l'avoir de toute façon mais je veux être celui qui enlève sa vie. Je ne veux pas m’arrêter, passer pour celui qui est faible. Ils vont m’éliminer, profiter de ma faiblesse.


En bref:
 
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MessageSujet: Re: Bain de Sang

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Bain de Sang

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