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Le Grand Arbre

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Eve Goodwin
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Sam 21 Mar - 21:54

Non ce n'est pas toi, il a bel et bien disparu ...

Courir comme si ma vie en dépendait va bientôt devenir une de mes principales occupations. Sauf que dans des chaussures en toile imbibée d’eau … on a déjà fait plus confortable. J’entends des ‘sploutch’ à chaque pas et la sensation de la semelle mouillée est une des pires choses qu’il soit arrivé à mes pieds dans ma vie. L’avantage au moins, c’est qu’avec ces soucis futiles, je n’ai pas à penser à Jonathan qui est vraisemblablement resté boire le thé avec la blonde, puisqu’aucun pas ne me suit. De toute façon, ils vont parler ; peut-être même qu’elle a trouvé du whisky dans les cales du bateau et Jon sera si content ! Ils vont parler et boire. Avoir un moment d’intimité tous les deux, pourquoi pas utiliser le préservatif qu’il a dans son sac. Et une fois tout ça terminé, on se retrouvera en haut de l’arbre et on pourra continuer notre balade. Hein, n’est-ce pas ?

A trop penser à l’arbre, mes pas m’ont mené en bas des marches. Je ne perds pas de temps à me poser des questions et je gravis les marches quatre à quatre jusqu’au sommet. De là, j’évite les trous et me penche par dessus la rambarde. Pour voir. Grosse erreur. Très grosse erreur.
Je suis en hauteur mais je vois tout : la hache plantée dans le corps de Jon, mortelle, fatale, qui ressort de l’autre côté. Son corps qui chancèle et qui tombe. Les tourbillons de sang qui s’échappent de la plaie béante sur son torse. Du sang encore chaud, rouge foncé. J’imagine l’odeur prenante, écœurante, à la fois sucrée et métallique. Et j’entends le coup de canon qui suit. Qui annonce la fin. Les jeux de la Fin. C’est comme ça qu’ils auraient du les appeler.

Mes oreilles bourdonnent et ma tête me lance. Je sais comment ça va se finir. Mal. La blonde va me poursuivre ; elle veut gagner. Elle a une hache et moi je n’ai qu’un lance pierre et mon corps pour me défendre. Je pourrais casser les marches pour me réfugier ici et m’y terrer comme un lapin. Sauf que je vais avoir besoin de plus d’eau à un moment ou à un autre, et peut-être même de la nourriture. Et blondie est trop proche pour que j’ai le temps d’en casser assez pour l’empêcher de monter. Il ne me reste qu’une seule autre option.

J’ouvre mon sac et sors les cachets contre les maux divers. J’en avale cinq à grand renfort de gorgées d’eau. Mourir fait surement moins mal si on s’est immunisé contre la douleur.


En haut des escaliers, je guette, prête à l’action. J’ai trouvé tout ce qu’il me fallait dans l’arbre. Dans la main gauche, j’ai un compas, pointe en avant, et dans la droite un sextant en métal, bien lourd. J’ai glissé un couteau dans chaque poche, au cas où. A la place des cailloux qui ont finit sur la blonde. Peut-être qu’eux aussi, finiront sur elle.


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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Lun 23 Mar - 17:30

Ton post avait bien disparu, mais je le vois, là, personnellement (je l'ai sauvegardé au cas où, je te le renverrais si tu veux, et si tu ne le retrouves pas)

Death
June vs Eve
Un cadavre. Un de plus. Je ne jette pas un seul regard au corps, le bruit de la chute contre le sol, la poussière qui se soulève, tout cela me suffit. Il est mort, et bien mort. Et maintenant, j’ai le choix. Je devrais m’en aller, je devrais fuir. Me reposer, ou, au moins, me calmer. Mais je n’ai pas le temps. Je n’ai le temps de rien. Rien d’autre que courir, et tuer. Tuer, pour ne pas être tuée. Tuer, pour sortir en vie d’ici, pour en sortir, tout court.
Je finis ma bouteille en quatre gorgées, la jette à terre. La pollution, ici, on ne connaît pas. Et puis, un peu plus ou un peu moins… Je recule de quelques pas, avise la situation. J’ai vu la blonde s’enfuir vers l’arbre. Elle doit être en haut, maintenant. Ou sur le chemin.
Je raffermis ma prise sur mon arme, et m’assure que mon couteau est toujours là, à ma hanche. Oui, il l’est. Alors, on peut y aller. Je monte doucement, comme une condamnée à mort. Ce combat sur les hauteurs présente de gros inconvénients pour moi. Heureusement qu’il s’agit de marche.
Oui, elle est bien plus douée qu’il n’y paraît, cette gamine agile et qui semble vous haïr dès le premier regard. En même temps, j’ai tué son pote. Normal qu’elle me haïsse, maintenant.
J’avance, encore, et toujours, monte les marches. C’est haut, très haut. Presque trop haut. Je n’ai pas vraiment le vertige, mais je pense que se battre à une vingtaine de mètres de hauteur n’enchante personne. Ou, en tous cas, pas moi.
Plus que quelques mètres. Elle a eu le temps de se préparer, maintenant. Je lui ai laissé du temps. Trop de temps. Mais ce qui est fait est fait.
J’essaie de me coller au plus proche du tronc, de ne pas me prendre les pieds dans les marches. Ainsi, elle aura peut-être plus de mal à me viser, ou, en tous cas, je verrais l’arme arriver, et je pourrais tenter d’esquiver. Tenter.

Et puis, au bout de quelques minutes, elle est là. Elle a pu reprendre son souffle, se remettre en forme. Elle m’attend, elle est prête, du moins je le crois. Et elle n’a pas l’intention d’abandonner. Pas elle. Elle est bien plus déterminée à survivre que son ancien camarade de District. Et ça me plaît. Comme ça, je pourrais, encore une fois, me cacher derrière de vagues idées de légitime défense. Derrière une vague conviction que j’agis de mon propre chef. Que je ne suis pas un nouveau pantin du Capitole, prête à tuer des innocents pour ne pas mourir.
Dire que j’ai toujours méprisé les tributs comme ça. Les tributs comme moi.

Et dire que maintenant, je suis prête à la tuer.
Je lève ma hache, encore une fois. Elle est à peine deux marches au dessus de moi, et je ne prends aucune précaution. Je ne sais pas si je veux mourir. Je ne sais plus.
Ma hache fend l’air. Un coup stupide, facile à esquiver, mais puissant.
Viser le cœur.
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Eve Goodwin
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Mer 25 Mar - 10:39

Sa tête blonde apparaît en haut des marches, comme je m’y attendais. Prévisible. Avant même de la voir, je devine aussi la hache dans sa main et le coup qui ne va pas manquer de partir. Mortel, fatal, dans ma direction. Esquiver, contre attaquer. C’est mon plan d’attaque. Je doute avoir beaucoup de chance de faire quoi que ce soit face à une fille bien plus vieille – et armée – mais au moins, je peux essayer de l’entrainer avec moi dans la mort. Ça ne m’apportera rien si ce n’est la satisfaction de savoir que la garce qui a achevé Jon ne sortira pas vainqueur de ces Jeux. Les autres survivants ont sûrement accompli des choses bien pires. Mais les autres ne m’intéressent pas. Tout ce qui compte pour moi, c’est mon petit monde où je règne au centre. C’est donc esquiver et contre-attaquer.

Je recule vivement en voyant la hache se lever et le coup heurte le vide. Dans le même mouvement, je jette mon sextant en métal sur elle. Le coup n’est pas précis ; après tout, je l’ai jeté sur elle tout en esquivant sa hache, sans rien viser en particulier si ce n’est son corps. Mais l’objet est lourd et fera mal si elle se le prend. Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir et enchaîne avec ce que j’avais prévu : la contre attaque. Je récupère un des couteaux dans ma poche et l’attrape dans la main droite. Je suis doublement armée mais ce n’est rien comparé à sa hache qui la protège. Qui protège son torse. Alors je vise les jambes.

Je me jette en avant, couteau et compas tendus devant moi, la pointe vers ses jambes, avant d’essayer d’entourer ses mollets de mes bras. Je cherche à la blesser, à lui attraper les jambes, à la déséquilibrer, à l’empêcher d’avancer, à l’entrainer avec moi dans les escaliers, à nous tuer toutes les deux. J’offre mon dos en proie à sa hache mais j’espère avoir été plus rapide, plus efficace.

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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Sam 28 Mar - 13:56

Death
June vs Eve
Mon coup ne touche rien, rien d’autre que le vide. Mon bras se décroche, m’entraînant presque en avant, mais je réussis à contrebalancer, et à rester debout, solide. Cependant, je sais que cet instant d’inattention, cet instant précis où je dois me rééquilibrer pourra m’êt…

L’arme étrange qu’elle m’a lancé dessus ne fait pas mouche, ou du moins, pas comme elle l’aurait voulu, je suppose, mais je sens le métal cogner, brutalement, douloureusement, mon mollet, avant de tomber dans le vide. Je peste contre cette gamine, qui pourrait bien m’avoir. J’ai survécu aux poules, aux fantômes, à Camil. Ce n’est pas pour me faire achever par une fille qui a facilement 3 ans de moins que moi, et 10 centimètres !

Le temps que je relève la tête, et que mes idées redeviennent claires, je ne peux que la voir se jeter sur moi, armée d’un couteau, et d’un compas. Pas le temps d’esquiver, elle se jette sur mes jambes. Elle s’y acharne, dites-moi. Elle m’entoure les mollets de ses mains, me déséquilibre, et je n’ai que le temps de rentrer ma tête, et de la protéger de mes bras avant de sentir les marches rentrer dans la peau de mon dos, de mes bras. Ma plaie se rouvre, peut-être. Ou peut-être que mes bandages précaires ont suffis, et qu’une nouvelle se met à saigner. Quoiqu’il en soit, la douleur revient, vive, les larmes me montent aux yeux, et un cri m’échappe. Elle va payer. Cette salope.

Je donne une nouvelle impulsion, tente de nous faire pivoter, qu’elle se retrouve en dessous, cette fois-là. Nous descendons encore quelques marches, ou du mois j’en ai, les yeux fermés, protégeant mon crâne du mieux que je peux, l’impression. Et ses mains autour de mes mollets, elle ne pourra pas se protéger.
Partout, de la terre, qui vole, qui m’étouffe. Les marches sont en pierre, plus dure, mais toute aussi maronnasses… Alors j’ai du mal à repérer ce qui me sauve. Une liane, sans doute d’une mauvaise plante, grimpante, qui a poussée sur le tronc de l’arbre. Je m’y accroche de toutes mes forces, assez, je crois, pour arrêter notre chute, et l’empêcher de nous refaire tomber
Profitant d’une seconde d’inattention de sa part, je tente de lui donner un grand coup de pied dans la cage thoracique, pour lui faire lâcher prise. En même temps, je tâtonne, entre nos mains, nos bras, nos corps engourdis, et semi inertes, pour arracher ma hache, et pouvoir la tenir droite. Je tente quelques coups, là où elle s’accroche (s’accrochait), mais rien de très sûr de moi. Forts, certes, mais pas trop. J’ai trop peur de n’atteindre que mes jambes pour cela. Cependant, je me concentre, essaie de lui porter un coup. Si seulement je pouvais atteindre son dos…

Si elle me tue, elle mourra avec moi.
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Josh B. Drugs
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Dim 29 Mar - 18:18






Je marche d'un pas plutôt rapide, parce que, premièrement, cette rue est beaucoup trop bizarre, et de deux je n'ai pas trop envie que quelqu'un me saute dessus donc je me bouge, je regarde autour de moi, personne. Je longe la rue en observant les différents magasins et restaurants tout en gardant un rythme rapide et en continuant de manger ma banane. Je me demande qui il reste ? Il y à plus beaucoup de monde maintenant, moi Litchi, June Eve, Jon, et James et c'est tout je crois, étant donné que il y à un coup de canon qui à retenti il y à pas très longtemps une de ses personnes est morte. Plus que cinq donc. La finale s'approche très vite, et je compte bien la faire. Enfin hors de la rue je suis déjà sur la place de la corne d'abondance, je fais donc en sorte de tracer discrètement, pour emprunter le prochain chemin. Dès qu'une plante me coupe dans mon chemin j'en profite pour la couper avec mon sabre, ça m'entraîne beaucoup pour les coup de sabre.

Je suis pas un as de l'orientation du coup je marche un peu au hasard, bien que j'arrive à me repérer avec le soleil, heureusement d'ailleurs car sinon je pense que je ne pourrais pas m'en sortir. Bref, tut ça pour dire que j'ai la fâcheuse tendance à esquiver le côté de l'Arène avec la Maison Hantée, la preuve je suis de nouveau en direction du grand arbre, oui parce que vu qu'il est très très grand j'arrive à le reconnaître de loin. En même temps le souvenir de sang d'Ella qui souille mes mains ça me fait systématiquement froid au dos, alors normal que j'ai de l’appréhension à y retourner, juste la Maison en elle même ça me donne pas envie. Je sais pas pourquoi mais j'ai quelque chose qui me trotte dans la tête... J'aimerais savoir comment les autres sont mort. Pas pour me foutre de leur gueule mais juste pour savoir, je sais vraiment pas pourquoi ça me ronge mais j'aimerais tant savoir qui à tué qui, quel tribut sera détesté par quels districts ? Je sais que moi le District Un, Deux et Quatre me détestent, enfin, j'ai tué leur champions quoi. Et je repense à ma sœur, est-ce qu'elle est fière ? Dégoûtée ? Pleine d'espoir ? J’espère pas qu'elle ait une vision négative de moi, parce que je suis son frère et que elle est toute ma vie cette fille, alors si par malheur elle venait à ne plus m'aimer, je pense que ça serait vraiment ml pour moi, déjà que j'ai perdu les seuls être qui m'entouraient. Maintenant j'ai plus qu'une personne, Athéna, ma petite pierre précieuse. Si je gagne, je vivrais pour la protéger. Mais faut-il que je gagne.

Mon rythme ne me fatigue pas, vu les kilomètres que j'ai parcouru ces derniers jours je me fatigue de moins en moins, de plus j'ai fini ma banane alors j'ai comme l'impression que elle m'a reboosté. C'est bête, c'est totalement psychologique mais bon, c'est efficace. Je m'approche de plus en plus vers le grand arbre mais je n'y vais pas totalement. Je décide de m'arrêter plus loin que l'Arbre et je me cache un peu derrière des buissons pour observer le Grand Arbre au cas où il y aurait des gens. Je plisse les yeux, et mon intuition n'a pas était fausse, j'arrive à voir au Grand arbre des silhouettes de filles qui bougent, elles sont en pleins combat je crois. Il faut que j'agisse... De toute façon il n'y à pas le choix, nous sommes dans les Hunger Games, pas dans un camping. J'avance donc le plus proche possible tout en restant discret dans ma marche pour ne pas me faire remarquer, elles sont en train de ce battre de plus belle et en fait ça me fait bizarre... Je me dis que moi aussi j'ai fait ça et franchement cette vue brutale aspire que de la méchanceté... Je ne comprends pas comment des personnes peuvent prendre du plaisirs en voyant ça, tout ce jeu, en quoi est-ce excitant ? Voir du sang gicler, des gens se battre à mort, des gens mourir parce que ils ont faim ou froid... C'est tellement pas humain. J'avance jusqu'aux marche et là une idée me vient, je vérifie les deux personnes en haut de l'arbre trop concentrées pour me remarquer, et de la façon la plus discrète possible je prends mon sabre et je monte quelques marche pour commencer à en détruire une. Je frappe fort avec mon sabre sur le bois fragile et au bout de quelques coups de sabre mais aussi de pied, la marche est réduite en morceaux tombant dans l'eau. Mon mouvement est rapide j'ai commencer par la dixième marche et je descends rapidement en détruisant petit à petit les autres marches du mieux que je peux en forçant bien pour qu'aucun espoir de descendre sans risque ne reste. Je fais le plus vite possible tout en faisant attention à ce qu'aucune des deux filles me surgissent dessus. Au bout de quelques minutes je saute sur le sol et détruit les deux dernières marches au cas ou j'ai failli tomber plusieurs fois tellement ces marches sont fragiles ! Mais au moins, maintenant, elles sont coincées en haut, ou alors, elle doivent sauter, et je pense qu'une chute d'aussi haut risque de faire bien mal. Sauf si elles savent étonnamment bien escalader, ce qui peut bien entendu arriver.

Je perds pas une minute et je pique un sprint vers la broussaille pour me planquer derrière des gros buissons tout en ayant une vue sur les escaliers, sont elles encore concentrées dans leur combat ou une des deux à-t-elle décidée de faire une descente périlleuse des escaliers fragilisés ? De toute manière, je suis déterminé à me battre. Le jeu, c'est le jeu.

Pour mes juges adorés:
 

Pour Juju et Veve:
 

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Eve Goodwin
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Lun 30 Mar - 11:26

Je me suis jetée sur ses jambes et nous entraîne toutes les deux dans l’escalier. On dégringole des marches, on roule, on dévale, je me cogne les genoux contre le bois et m’écorche les coudes en essayant de ne pas la lâcher. C’est à deux ou rien. On glisse encore, et quand je crois finalement que c’est fini, qu’on ira pas plus bas, la blonde renverse la position de sorte que je me retrouve dessous, coincée sous elle. Ma tête heurte une marche, puis une autre et une douleur sourde irradie sous mon crâne. Et dans mon dos, à mesure que celui-ci rappe contre l’arrête de l’escalier. J’ai mal, alors je plante mes ongles plus profondément dans ses mollets, autant pour m’y accrocher comme à une bouée que pour lui faire mal. Le haut de ma nuque me lance. Ma tête me donne l’impression qu’elle va exploser. Le monde me paraît trouble et j’ai la nausée. J’ai mal et je m’accroche.

Quand c’est terminé, pour de vrai, quand on a plus d’élan pour nous tirer encore plus bas, j’ai l’espoir d’un peu de repos. Boire une gorgée d’eau pour remettre mes idées en place, me masser le crâne, marcher un peu pour faire passer le vertige et la nausée ou même vomir, pour calmer toutes les informations confuses qui irradient dans mon cerveau mais qui m’indiquent que quelque chose ne va pas. Mais j’ai juste le temps de me souvenir qu’on est suspendues sur des escaliers, loin au dessus du sol, emmêlées ensemble avant de recevoir un puissant coup dans les côtes. Je lâche ma prise sous le coup de l’étonnement et de la douleur et dégringole encore quelques marches sur le dos. Tout l’air a quitté mes poumons. Je me demande comment mon cerveau fait pour fonctionner sans oxygène. A moins qu’il ne fonctionne tout simplement plus. Sauf pour la douleur. Il y a de la douleur, partout, vive. Les genoux, les coudes, surtout la tête et beaucoup le torse. Une côte doit être cassée. Mon corps doit être en train de se disloquer. Comme une poupée de porcelaine cassée quand une petite fille capricieuse la jette du haut des escaliers. Une blonde capricieuse qui m’a prise pour son jouet. Alors je gis, brisée, suffocante, meurtrie, quelque marches plus bas et j’attends qu’elle vienne me jeter à la poubelle.


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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Mar 31 Mar - 16:45

Rien qu'un petit sourire... Un dernier sourire.
June vs Eve
Ma hache n’effleure que du vide, casse une marche, le manche glisse, m’échappe, et elle se fiche à côté de ma jambe, où je la laisse, tant qu’elle ne tombe pas. Puis, je me rends compte, confusément, que la gamine ne me tiens plus désespérément les jambes. Mon coup a du la déloger. Je me redresse péniblement, sur les genoux. La tête me tourne, mais le pire, ce n’est pas ça, et ce n’est pas non plus mon envie de vomir, ni mon souffle rauque, loin de là. Le pire, c’est la douleur.

La douleur. Qui me vrille les tempes. La douleur, il n’y a rien d’autre que cette douleur, insupportable, que ce sang qui coule de mes bras. Tout ce sang versé pour rien, puisque, désormais, elle va mourir. Tout ce sang qu’elle a fait verser pour absolument rien. Rien du tout, puisque maintenant, malgré tous ces petits efforts pitoyable, elle va mourir. Comme elle aurait du mourir depuis si longtemps.

J’avance, à quatre pattes, vers son corps, avachi, quelques marches plus bas. Je me positionne comme je le peux, sur elle, genoux sur ses coudes, comme j’ai si souvent vu les Carrières, les bourreaux le faire, durant les Hunger Games. Je souffre. Tellement.
Je tousse soudain, une toux rauque, violente, et un filet de sang, mêlé à de la bile s’échappe malgré moi de mes lèvres, atterrissant en direction de ma victime. Le rouge, l’odeur métallique, la souffrance… Tout est sa faute. Son entière et unique faute. Pourquoi ne s’est-elle pas laissé tuer, comme une bonne petite fille ? Le résultat aurait été, pour elle le même. En moins douloureux, je pense.
Je tousse une seconde fois, puis articule, si bas que je ne pense pas que l’on puisse nous entendre :

« Hé bien, miss… On dirait une princesse, comme ça, allongée sur les marches… Et tes cheveux… Tes jolis cheveux… »

Je tire légèrement sur une de ses mèches claire. Elle se débat, je crois, mais je la maintiens tant que je peux, j’écrase ses mains, et sort mon couteau de ma ceinture, et tente de maintenir, de la main gauche, son menton, pour qu’elle me voit. Pour qu’elle voit sa souffrance en face.

« Alors princesse ? On ne sourit pas ? Regarde dans quel état tu m’as mise, tu devrais pourtant être heureuse de toi… »

Ce qui n’était qu’un murmure s’amplifie, devient presque un cri de fureur :

« Souris ! Souris, je te dis, sois fière ! »

J’ai un peu de mal, étant donné le niveau d’émoussement de la lame, mais je tente de l’enfoncer dans sa chair, dans les commissures de ses lèvres, dans sa joue. Je lui taille, à vif, un sourire de l’ange.
Je veux l’entendre hurler à la lune. Je veux l’entendre souffrir. Alors, seulement, je l’achèverais. Alors, seulement, elle pourra partir.
L’odeur froide du sang me monte au nez, et, pour la première fois, je m’en délecte. Je savoure.
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Sam 4 Avr - 12:16

J'ai mal. Mon corps n'est que douleur, partout. Je tousse, pour faire passer l'air dans mon corps, dans mes poumons écrasés, mais c'est pire. Chaque secousse me rappelle un peu plus à la douleur. Douleur.

Je me dis que je pourrais m'enfuir, que je pourrais rouler jusqu'au bas des marches, partir en courant mais j'ai mal. Et je ne suis pas sûre que mon corps me laisse me redresser. Rien qu'en étant allongée, j'ai l'impression que tout tangue. J'imagine que c'est comme le mal de mer, même si je n'ai jamais mis les pieds sur autre chose que sur une barque. Autour de moi tout est flou et j'ai mal.

J'ouvre les yeux — à quel moment les ai-je fermés ? — quand quelque chose de lourd s'abat sur mon torse. C'est pire. Ça appuie sur mes côtés douloureuses, ça broie mes poumons déjà incapables et j'étouffe de plus belle. Ça. La blonde, toujours elle. La même qui est en train de scier mes poignets de ses genoux, mais ça je ne le sens plus, je ne perçois que le manque d'air et son poids sur moi qui me cloue au sol et qui m'empêche de bouger alors même que je n'ai pas la force ni la volonté de faire le moindre geste. Elle est venue achever sa poupée.

Douleur. Son visage n'est pas loin mais je n'en vois pas les contours pas plus que je ne saisis le sens des paroles que je crois entendre. Le monde tourne autour de moi, très vite, dans tous les sens. Et j'ai mal.

Je crois qu'elle tire sur mes cheveux; en tout cas ma tête est entraînée sur le côté et elle glisse, ballotée comme mon bourreau le décide. Le mouvement rappelle à ma tête que quelque chose cloche à l'intérieur et j'ai mal.

Elle me relève ensuite la tête, son doigt sous mon menton et j'ai envie de la mordre, de planter mes dents dans sa chair jusqu'au sang, mais j'ai aussi envie de vomir à cause de tout ces mouvements imposés à mon crâne qui va exploser. Elle dit encore des choses, je crois que ça s'adresse à moi mais c'est du vent. Je ferme les yeux à la place pour me concentrer sur ma respiration sifflante et saccadée. De toute façon, ça ne sert à rien de les garder ouverts, tout est brouillé comme si mon cerveau recevait mal les ondes. Ou alors c'est à cause de la douleur. Ce doit être ça. J'ai mal.

Mais ce n'est pas fini. Rien n'est jamais fini. Elle crie maintenant, elle fait du bruit, elle fait bourdonner mes oreilles et exploser mon cerveau. Elle peut pas se la fermer ? Arrêter de geindre, de ... Quelque chose se plante dans ma chair et tout mon corps se cabre sous le sien. Ce coup ci c'est moi qui crie, à m'en déchirer les cordes vocales alors qu'un flot de sang et en train de ruisseler sur mon visage. J'ai mal et je sens mon sang chaud sur mes joues, dans ma bouche. J'ai mal et je crie, mais c'est un gargouillis inaudible mêlé de sang qui ne franchit pas la barrière de mes lèvres. J'ai mal. Je crois que je pleure, que les larmes se mêlent à la danse, mais tout mon cerveau est centré sur la douleur de mes joues, encore plus puissante que tout le reste.
J'ai mal, je crie, je pleure, je suffoque, je m'étouffe avec mon propre sang et j'ai hâte qu'elle m'achève.

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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Lun 6 Avr - 19:16

Quand on se rend compte qu'il est trop tard
June contre elle même
Elle hurle, elle pleure, elle suffoque. Elle s’arrache les cordes vocales, les larmes coulent d’elles-mêmes sur ses joues. Elle va mourir, mais, d’abord, elle va souffrir. J’entends des supplications, entremêlées aux cris, et je sais que, maintenant, je peux la tuer. Je sais qu’elle a compris la leçon.
Je tire violemment sur ses cheveux, je cherche la meilleure manière de la tuer, observant son cou, ses joues, maintenant tâchées de sang, ses poignets, que j’écrase au sol. J’ai envie qu’elle souffre, encore, que sa famille hurle devant son écran, que tout Panem hurle devant son écran, en fait. J’ai envie que l’on ne la reconnaisse même plus, et je me refuse à la tuer d’un coup sec, et simple.
Alors, je me penche sur elle, amène ma bouche à quelques centimètres de la sienne, mes cheveux trempent dans son sang, et mes yeux la vrille, plus près que jamais. Elle ferme les yeux, mais je sais qu’elle sent mon souffle sur sa peau. Je sais qu’elle ne peut pas ignorer que je suis là, et je sens son cœur, qui bat, de plus en plus vite, de plus en plus fort. La peur a vaincu. La peur vainc toujours.
J’empoigne le couteau qui s’émousse de plus en plus, et lui susurre, tout prêt de l’oreille, d’une voix sifflante, lente, et douce :

« Alors, princesse ? On ne fait plus la fière, hein ? On s’apprête à mourir, comme la pauvre gamine qui a trop tenté de survivre qu’on est ? »

Je lâche ses cheveux. Je sais comment je vais la tuer, maintenant. Je sais ce qui va provoquer sa fin. Je lui caresse doucement la joue, suis la plaie de la main, titillant presque la chair à vif.

« Tu n’avais aucune chance, et si tu as cru en avoir une, tu te trompais. Ton copain et toi, vous étiez destinés à mourir. »

Mon sourire s’élargit, et je dois avoir l’air d’une folle. C’est ce que je suis, sans doute. L’odeur du sang m’enivre, j’en veux plus, toujours plus. Plus rien ne me suffit. Ma douleur est occultée par la sienne, j’oublie mes souffrances en amplifiant celles de la gamine. Je joue du genoux, lui écrase les veines des poignets, une à une, lui tendant le bras bien droit.

« Lui, il ne m’a pas saoulée. Lui, il l’avait compris. Un peu lâche, un peu mou, mais toujours mieux, non ? »

J’enfonce mon doigt à la commissure de ses nouvelles lèvres, et je fais mine de tirer, l’ongle en avant. Je n’entends même plus ses cris, mais j’augmente le son de ma voix, pour qu’elle ne puisse faire autrement que m’entendre.

« Tu as cru que sa mort était cruelle ? Mais sa mort était douce, si douce. Elle n’était rien comparée à ce que tu vas vivre, princesse. »

Je sens son cœur battre, sa respiration s’accélérer, quand je tire, un grand coup, dans sa joue. Dans le même temps, ma main droite, celle qui tient le couteau, sectionne l’intérieur du coude, tentant de trouver la veine. Lorsque je suis presque sûre de l’avoir atteinte, je le fais sur le second bras, je continue de taillader, et je vois le sang couler. Le sang…

Je me penche sur elle, ses yeux sont toujours fermés. Alors, je la force à les ouvrir. Je tente de lui arracher les paupières, je m’acharne sur ses yeux. Je taille les peaux, à la main, pour qu’elle ouvre ses yeux, pour qu’elle me regarde.
Mais, quand je parviens à croiser son regard, je ne croise plus que le regard opaque d’yeux sans âmes. Plus d’étincelle, plus rien que la mort. Que sa mort.

Alors, je recule d’un pas. Je chancelle, je rends mes maigres repas. Je me perds, comme je me suis si souvent perdue. Qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi je tue, pourquoi je m’en délecte ?
La tête me tourne, et je sais que ce n’est pas que le soleil, pas que la douleur.
Non, parce qu’aujourd’hui, il y a ce petit cadavre, ce cadavre déchiqueté d’une gamine. On dirait le travail d’un animal.
Oui, je ne suis qu’un animal. Rien de plus qu’un animal.

Boum, boum.
Un cœur qui bat, un cœur d’enfant. Un cœur de gamine, devenue grande bien trop vite.
Boum, boum.
Un cœur qui bat, le cœur d’une tueuse, le cœur de celle qui a achevé des gens.
Boum, boum.
Un cœur qui bat, vite, bien trop vite.
L’adrénaline, le sang, qui bat dans les tempes.
Boum, boum.
Le canon qui tonne, encore et encore, en boucle, même s’il ne reste plus d’autres survivants que ces gamins là. Ces gamins qui se battent, encore, pour leur vie.
Boum, boum.
Les alliées, et les victimes.
Boum, boum.
Un cœur qui bat. Pour combien de temps, encore ?
Un couteau qui taille la chaire, un couteau à la lame trempée de sang. Une hache trop lourde, et des souvenirs. Des cadavres, des douleurs. Le dos en feu, le corps entier en feu.
Un cœur qui bat, une personne qui survit.
Les coups. Le décor. Ce décor féérique, allégorie de l’enfance brisée. Ce décor où le sang a coulé. Ce décor où les cadavres se sont enchaînés.
Ils sont morts, maintenant.
Boum, boum.
Un cœur qui bat.
Une lame, qui arrache la peau, qui taille les veines. Les brûlures, les blessures.
Un regard vers le ciel. Un regret.
Le temps d’une seconde, plus rien.
Ni battements de cœur, ni respiration. Plus rien d’autre que ces regards, qui se croisent, qui se disent au revoir, sans regrets. Il va survivre. Il sera le seul, le dernier.
Boum. Boum.
Le cœur qui s’emballe, avant de ralentir sa course. Un cœur est fait pour avoir un certain nombre de battements, le saviez vous ? Lors de la naissance, notre temps est déjà calculé.
Et pourtant, ce cœur-là, il n’avait pas fini de battre. Aucun des cœurs qui s’est arrêté ici n’avait fini de battre.
Et maintenant, c’est fini.
Et maintenant, ils sont morts.
Tu te sens tomber, en chute libre. Tu voles, presque, et pourtant tu sais que l’atterrissage va être rude. Tu sais que c’est fini. Que tu es morte, maintenant.
Qu’est-ce que c’est, une vie ?
C’est ce qui arrive, sans prévenir, qui vous embarque dans ses délires, sans que vous compreniez ce qu’il vous arrive ?
C’est ce que vous sauvez, sans le vouloir, debout, parmi la foule ?
C’est ce qui vous prend aux tripes, ce qui vous donne la sensation vertigineuse et si effrayante de tomber, en chute libre, lorsqu’elle se termine ?
Ce sont des regrets, des sentiments, des larmes, des cris, des rires ? Ce sont des espoirs, si vite éteints ?
Non, la vie, c’est ce qu’il y a avant la mort, rien d’autre.
La vie, c’est ce qui se termine maintenant.

Tu as voulu jouer.
Et tu as perdu.

BOUM.
Le canon, qui tonne. Une fois, encore une.
Et puis un cadavre, qui s’écoule. Un autre, encore un.
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Mer 8 Avr - 19:23


❝ New Death ❞
For Tributs



L'explosion de la Corne d'Abondance souffle le corps du tribut masculin du District 4 et le réduit à néant.
Le Canon hurle une première fois.
Quelques minutes après, le tueur de carrières qu'est Josh, abat sans peine la tribute du District Quatre.
Le Canon hurle une seconde fois.
En haut de l'arbre, mister Templebar finit par rendre l'âme.
Le Canon hurle une troisième fois.
Près du chateau en ruine, Litchi assassine James
Le Canon hurle une quatrième fois
Sans pitié de la part de son adversaire, la pauvre Eve est massacrée.
Le Canon hurle une cinquième fois.
Et embrassant la mort, June met un terme à sa vie.
Le Canon hurle une sixième fois.

C'est à cet instant que la voix du présentateur retentit dans toute l'arène et s'adresse aux survivants.

Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir immense de vous présenter les deux finalistes de cette dix-huitièmes. Venant du District Six, Josh le tueur de Carrières et face à lui, la Tribute du District Huit, Litchi. Qui des deux saura tirer son épingle du jeu ? Nous le saurons bientôt. Joyeux Hunger Games et puisse le sort vous être favorable.


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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Ven 10 Avr - 22:17



Chat luttant pour sa survie

Finale de la 18e édition des Jeux




Le garçon poursuit sa route sans jamais se retourner. Plus Litchi le voyait s'éloigner, plus elle se permettait de souffler. Elle devait retrouver son ami, elle ne pouvait se permettre d'être démembré. Errol allait savoir lui, le pêcheur trouverait certainement un plan pour la suite des choses, une idée qui leurs permettraient de rentrer à la maison. Car après tout, il avait toujours veillé sur elle. Hélas, la blondasse ne savait par où commencer sa recherche. Quelque chose en elle la maudissait de ne pas avoir établit un plan au préalable. Ils auraient dû choisir un point de rencontre dès le départ et ils auraient pu faire l'arène côte à côte. Comme ça, la fille n'aurait pas connu James et Barbara. Leur trio ne se serait pas lancé dans une chasse loufoque. Elle n'aurait pas le sang de la bohème sur les mains, (ou dans la bouche pour être précise). Cette vie laissé libre de suivre son cour, elle n'aurait pas eu à achever son propre partenaire. Tant de sombre rouge salissait les dalles du parc. Tant de liquide qui ne retrouvera jamais le chemin d'un cœur... La huit garde un œil sur le tribut qui chemine au loin. À part trouver son ami, elle n'avait pas de but et elle avait encore moins de plan. Presque sans réfléchir, les pas de la blonde prirent la même direction que le tribut qu'elle avait vue. Subtilement, elle le suit. L'idée de le savoir bon pisteur la confortait et puis peut-être, peut-être savait-il où trouver le quatre. Doucement et sans bruit, elle empruntait la même route, longeant les murs pour être invisible. Plusieurs mètres les séparaient, la fille n'était qu'une ombre, un halo de sang, comme une sangsue suçant sa victime. Elle ne savait pas où ils allaient, mais ils allaient quelque part et c'était déjà un début. La musique du manège toujours bien présente dans le paysage, faisait dodeliner la tête de la tribute. Difficilement, elle s'empêchait de fredonner cet aire macabre qui faisait maintenant parti de son quotidien. C'était machinale pour elle de chanter en général. Hélas, il faut sacrifier ses plaisirs quand on lutte pour sa survie. Un coup de canon se fait entendre, elle ne sursaute même pas. Ce crie qui perse le silence et qui vrille les tympans ne lui est pas inconnu. Elle sait ce que c'est, mais son cœur ne se sert plus. L'altruisme dont elle a toujours fait preuve l'a quitté avec le souffle de Shaé.

Finalement, ils approchent du grand arbre qui marque drastiquement l'arène par sa présence. Celui-ci était tellement haut qu'il était impossible de le rater. La blondinette l'avait déjà remarqué dans les jours précédents, mais elle ne l'avait jamais approché. Réalisant qu'elle serait bientôt à découvert, elle se faufile et s'accroupie dans les broussailles pour se faire discrète. Elle pose son sac sur le sol et guette les alentours. Cela semblait tellement paisible au premier abord. Le grand arbre surplombant le lac, le soleil filtrant à travers les branche, déposant quelques ombres lumineuse sur le sol. Les pépiements d'oiseaux étranges masquant partiellement la musique qu'elle connait tant. Le clapotement des vagues, l'odeur de la terre mouillé. Ce serait un endroit paradisiaque, si elle était autre part qu'au Capitole, envoyée ici pour lutter pour sa survie. Ses yeux se concentrent finalement sur l'individu qui s'approche des escaliers et d'un coup, quelques faits qu'elle avait négligée jusqu'ici, la frappent . Près de l'arbre, deux filles étaient en train de s’entre-tuer. Les cries qu'elle n'avaient pas capté jusqu'à maintenant lui montèrent à la tête et la lutte des deux furies blondes ne pu que la captiver. Elle les voyait, la petite et l'autre défendant vaillamment leurs corps. Une valse bien morbide pour des enfants, couronnée par la musique éternelle du manège grinçant. Puis quelques craquements lui fait tourner le regard et elle remarque l'homme qui se venge sur les escaliers. Haussement de sourcil, coup d'œil vers l'arrière pour s'assurer de ne pas être surpris. Derrière tout était tellement calme. La déception marque aussitôt son visage. Elle s'attendait presque à voir son fidele ami de la mer surgir de l'eau, le sourire aux lèvres. Un soupire lui griffe les poumons et son regard embrasse de nouveau les activités du costaud. Une fois eut-il achevé sa destruction, il se tourne vers elle et marche dans sa direction. Ses épaules se crispent aussitôt, convaincue d'avoir été repérée. Elle se croyait pourtant invisible. «Si je ne bouge pas, il ne me voit pas.» pense-t-elle naïvement. Comme si c'était véritablement une règle qui régente le monde. L'individu n'aperçoit pas l'intruse au final et imite sa posture à environs huit mètres d'elle. Il se concentre sur le combat des filles, il ne la voit pas. Litchi est invisible, elle est un félin aux aguets. Le chat noir serait fier de sa maîtresse!

«Tu as cru que sa mort était cruelle? Mais sa mort était douce, si douce. Elle n’était rien comparée à ce que tu vas vivre, princesse.» dit l'une des guerrières, la plus vieille, à l'autre qui ne bouge plus. L'adolescente avale difficilement sa salive et ne quitte pas la scène des yeux. Elle observe celle qui a le dessus s'acharner sur le corps de la victime. Trop loin pour voir, elle ne peut qu'imaginer ce qu'elle lui fait subir et ça ne doit pas être joli. La spectatrice remue doucement les jambes pour ne pas avoir de fourmis à cause de sa position et replace sa crinière de blé. Un coup de canon perse le silence. Litchi se mord la lèvre en réalisant que s'en est finit de la petite. Elle observe aussitôt le colosse, pour s'assurer qu'il n'a pas bougé. Elle en a assez d'attendre ici, elle désire que l'autre se décide à se déplacer et qu'il lui montre la voie en attendant de trouver celui qu'elle cherche. Deuxième coup de canon, la blonde n'a le temps que de voir la tueuse tomber à son tour. Un léger malaise lui tire les tripes. L'arène ne bronche pas face à la mort, même les oiseaux continuent de chanter. Seule la respiration de l'enfant du Huit devient un peu saccadée.

Un grésillement se fait entendre, comme un micro qu'on ajuste. Une voix, une voix connue de tous retentis à travers l'arène, brouillant les pensées de la survivante. Un message, c'est un message pour les tributs: «Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir immense de vous présenter les deux finalistes de cette dix-huitièmes. Venant du District Six, Josh le tueur de Carrières et face à lui, la Tribute du District Huit, Litchi. Qui des deux saura tirer son épingle du jeu ? Nous le saurons bientôt. Joyeux Hunger Games et puisse le sort vous être favorable.» La fille hésite un instant et réfléchit un long moment. Les deux finalistes des jeux. Ces mots résonnent étrangement dans la cervelle de la progéniture du maire. Ils sont deux. Le deuxième n'est pas Errol. Errol, son ami, sa porte de sortie, celui qui a veillé sur elle pendant sa convalescence, a quitté ce monde. C'est impossible, non pas lui, le Quatre ne peut pas diviser la Huit ainsi... Si? Incertaine de la conduite à tenir, elle se redresse tranquillement sur ses jambes. Ses jambes tellement longue, elle se sent terriblement grande d'un coup, la sauterelle. Les paroles du présentateur s'infiltrent doucement et forment des phrases de plus en plus intelligible à l'oreille de la finaliste. Ses cheveux hirsutes et sales luisent aux soleil, sa bouche est pâteuse dût à l'absence d'hygiène dentaire des derniers jours, de plus, le sang séché sur son visage et ses vêtements semblent d'un coup terriblement foncé. C'est une belle journée aujourd'hui, la température est parfaite. Si elle avait été chez elle, elle aurait tiré Lucas du lit et l'aurait entrainé de force dans des idées frivoles de piquenique. Quelles étranges pensées traversent l'esprit de la gamine, alors que l'annonce de la fin vient d'être faite. Quelles idées humaines la tirailles enfin, après plusieurs jours à divaguer loin d'elle même. Elle fait face au garçon, toujours à huit mètre de sa personne. «Josh le tueur de carrières...» articule-t-elle d'une voix râpeuse. Depuis combien de temps n'avait-elle pas parlé? Ses propres paroles la firent sursauté. «Tu... tu as tué Errol?» demande-t-elle d'une petite voix. Une voix d'enfant qui ne comprend pas pourquoi les animaux meurent, un enfant qui vient de briser son bateau en jouant dans le ruisseau. Elle penche la tête sur le côté en le questionnant doucement avec ses yeux. Elle veut simplement savoir, son ton n'est empreint d'aucune animosité. Ils ne sont plus que deux.

Un nom lui revint en tête, quelques lettres éparses pour commencer, puis de plus en plus claire: Lucas. Lucas Dnierp le mentor du district Huit. Lucas Dnierp qui a dénicher des sponsors à la personne qu'elle est. Lucas... L'amoureux de Litchi. Son amant sauvagement arraché de ses bras alors qu'elle s'apprêtait à investir la plateforme de lancement. Celui qu'on a arrêté, elle ne sait pas trop pourquoi, sous ses yeux, alors qu'elle se jetait vers la mort. Son odeur, le souvenir des effluves tellement douce à l'odorat de l'amoureuse lui revint en mémoire. Le garçon, il n'était plus très loin maintenant, elle pouvait presque tendre les bras pour le serrer contre elle, ses lèvres pouvaient presque gouter les siennes. Ces chimères qui ne semblaient pas lui appartenir grouillaient en elle. La véritable blondinette luttait contre la créature vide qui avait prit sa place. Elle serrait les dents, elle ne devait pas y songer. Elle devait rester comme elle était, si non, elle ne pourrait pas continuer. Allez, un dernier coup Litchi, un dernier tour et tu pourras rentrer chez toi. Accroches toi. Tu dois sauver celui que tu aimes. «Lucas a besoin de moi.» dit-elle simplement.

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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Dim 12 Avr - 20:45


Finale des 18ème Hunger Games.



Assis derrière la broussaille, j'en profite pour reprendre ma respiration et pour boire un coup dans la gourde d'eau. Je me désaltère vraiment, je bois à ma guise, au moins 6 gorgées, de toute façon, il me reste encore beaucoup de provision, et c'est bientôt la fin, ça ne durera pas plus de deux jours j'en suis certains. En remettant ma gourde dans mon sac, j'aperçois le saucisson au fond du sac, je souris, et pourquoi pas se faire une petite folie ? Je souris et attrape le saucisson pour le sortir du sac. Avec mon poignard je le coupe à la moitié, et comme un ogre, je commence à prend une bouchée. Je savoure ce goût, j'ai tellement envie d'un bon gros repas, mais ici il n'y à aucun moyen pour en avoir un, il faut se débrouiller avec ce qu'on à. Et encore, j'ai eu de la chance ! Je n'ai jamais cru pouvoir avoir autant de provisions pour la fin. Non mais c'est vrai, si je me rappelle bien des coups de canon, il ne reste plus que June, Eve, Litchi et moi. Étant donné que June et Eve sont en train de se battre, une d'elle va mourir, l'autre va peut-être descendre, enfin forcément, et elle va être mourante, alors je l'achèverais. Et ça sera la finale. Il ne restera plus qu'une Tribut à tuer. Mais ça c'est autre chose. Je ne sais pas dans quel état elle est, je ne sais pas où elle est, je ne sais pas grand chose d'elle, je sais juste que elle est futée pour avoir réussie à survivre jusqu'à la finale.

Alors que j'ai déjà mangé plusieurs bouts de saucisson, je vois que la bataille des jeunes femmes commence à se calmer, je vois limite le sang gicler, June, je crois, est entrain de la massacrer, elle est en train de péter un câble sur son corps. Et là je me revois, sur le corps de Seamus, les yeux remplis de haine et de rage, entrain de lui tailler les bras et de lui trouer les mains, je l'ai détruit, et c'est bien comme ça... Pourtant quand je la vois comme ça je me dis quand même que c'est moche. On dirait des fous quand on fait ça. Franchement ça crains mais quand on vient de se battre pour sauver notre peau, on est tellement soulagé d'avoir tué l'autre que... On se défoule, on se relâche sur notre victime, alors forcément, elle finit en lambeaux.

BOUM

Un coup de canon retentit. Le corps de Eve est désormais sans vie, je ne peux m'empêcher de ressentir de l'espoir, surtout quand je vois le corps de June réagir très mal face à son meurtre... Elle vacille, elle ne se maîtrise plus ? Je ne sais pas, elle à un comportement étrange... Je la fixe, j'ai même arrêté de manger, et là, tout à coup, je la vois, elle lève la main, et d'un coup, elle met fin à ses jours.

BOUM

Un coup, un seul, pour arrêter les battements de notre cœur.

Un coup, un seul, pour que nos poumons cessent de fonctionner.

Un coup, un seul, pour que tous nos membres se relâchent.

Un coup, un seul, pour détacher le corps de son esprit.

...

Un coup, un seul, pour ôter la vie.


June s'est suicidée, moi qui pensait que j'allais devoir la tuer... Son corps tombe, les deux cadavres sont étendus, J'aurais eu besoin de rien faire, elles sont mortes ensemble par elles même, c'est fini pour elles.

« Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir immense de vous présenter les deux finalistes de cette dix-huitièmes. Venant du District Six, Josh le tueur de Carrières et face à lui, la Tribute du District Huit, Litchi. Qui des deux saura tirer son épingle du jeu ? Nous le saurons bientôt. Joyeux Hunger Games et puisse le sort vous être favorable. »

Mon sang se glace, je comprends donc ce qu'il se passe, c'est bientôt la fin, le Présentateur vient d’annoncer que c'est la finale, il vient de le dire clairement, je vais me battre avec Litchi O'Donnel. L'adrénaline monte d'un coup, il faut que j'agisse, je vais me battre là, je laisse le sac pleins de nourriture parterre et je me contente de mes armes, on s'en fout de la nourriture maintenant, il ne faut plus penser à ça.

Un force étrange me relève, je ne sais pas ce que c'est, un mélange de stress, d'adrénaline, d'espoir, de rage, tout ça mélanger me donne une énergie incroyable, je ne tiens plus en place, il faut que je trouve Litchi, il faut que ça finisse, vraiment. Je me tourne et sursaute d'un coup. Une figure svelte se présente devant moi, du sang sec sur le visage, et les cheveux sales, elle se tient à 8 mètres de moi debout, dans la même position que moi. Alors comme ça j'aurais pas à la chercher, on me l'a emmenée ici. Je la regarde droit dans les yeux étonné de la voir ici, mais au fond je suis assez content, de ne pas avoir à m'aventurer pendant des heures dans l'arène pour la trouver. Sa petite bouche s'ouvre et me laisse entendre sa voix rauque.

«Josh le tueur de carrières...» 

Je fronce les sourcils, oui, ce titre m'a été attribué, je suis le tueur des carrières, j'ai mis à mort le garçon du un, les deux tributs du deux, et la fille du 4, je ne m'en étais jamais vraiment rendu compte jusqu'à ce qu'elle dise ça. Maintenant cette étiquette est collée à moi, je suis le tueur des carrières... La fille à un regard vide, elle est perdue dans ses pensées, comme si elle réfléchissait à ce qu'elle allait me dire, je sais pas pourquoi mais moi je reste planté là à la fixer pour savoir la suite de ses paroles...

« «Tu... tu as tué Errol?»

Errol, ce nom trotte dans ma tête, mais qu'est-ce qu'elle me dit là, je nai pas du tout tuer Errol, je ne l'ai même pas vu une seule fois dans l'Arène, je me demande bien quoi ou qui est-ce qui à pu le tuer ? Ce n'est pas moi, mais de toute façon peu importe, il est mort, il ne fait plus partie de cette Arène, il est mort comme 22 autres gosses ici. Il ne reste plus qu'une personne et c'est la fin. Je repense à Ella, son visage doux, et ses petits yeux étincelants. Ils auraient du être là, à la place de Litchi, c'était Ella qui devait gagner... Mais le sort en à décidé autrement, il à choisit un autre gagnant, reste à savoir s'il s'agit de moi ou d'elle ?

Ce sera moi, il le faut, pour tout ces gens que j'ai perdu, et pour ces maigres personnes qui m'attendent. Athénaïs, j'entends sa voix m’appeler, je suis à deux doigts de pouvoir la reprendre dans mes bras, de pouvoir lui dire à quel point je t'aime. 22 personnes sont mortes, allez Josh, tu à déjà tué plusieurs personnes, encore une et c'est finit, et je reverrai ma sœur.

 «Lucas a besoin de moi.»

Ses mots sont sortis comme un souffle de sa bouche, et ils m'indiquent que le combat va être dur, parce que appartement elle aussi elle à quelqu'un. Mais ça m'est égal, j'ai fait une promesse à ma petite sœur que je ferais tout pour revenir, et c'est ce que je vais faire, je vais me battre comme jamais, Athénaïs aussi elle à besoin de moi, sans moi elle ne pourra plus continuer, celle pour qui j'ai chanté le soir, celle pour qui j'ai tout sacrifié, celle que j'aime plus que personne d'autre, celle pour qui j'ai tué tant de personnes.

« Si tu tiens tant à le savoir, non je n'ai pas tué Errol, à vrai dire je crois que c'est l'explosion qui à tué Errol, enfin c'est juste une supposition. De toute manière ils sont tous morts. »

J'avance d'un pas, je me sens légèrement crispé mais dans mon visage je ne montre pas d'émotions, mon visage est totalement vide, vidé de vivacité, vidé d'émotions. Y'a un moment faut arrêter de réfléchir, et faut agir, j'ai pas le temps pour faire passer des émotions, j'ai un but, gagner, et pour gagner, il faut tuer alors c'est ce que je vais faire. Mon sabre en main droite, je poste ma main gauche sur ma hanche juste à côté des couteaux de lancé. J'avance encore d'un petit pas, je fais tout pour paraître imposant, et franchement je me sens imposant. Nos regards ne se lâchent plus, j'arrive pas à croire qu'il ne reste plus qu'elle, je la fixe et je me dis que c'est pas possible, c'est passé plus vite que je ne le pensait, je me rappelle encore du premier jour, où j'étais prêt à tout pour sauver Ella, mais non, ce n'est pas elle que j'allais sauver, c'était moi.

Alors sans vraiment réfléchir, sans laisser rien paraître, je saisi le premier couteau de lancé qui me vient et en même pas une seconde je l'ai lancé en direction de sa poitrine, c'était comme une pulsion, une pulsion puissante de survie.

C'est le début de la fin.
Que le sort me soit favorable.

Pour mes juges adorés:
 

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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Dim 19 Avr - 2:04

Chat luttant pour sa survie

Finale de la 18e édition des Jeux


« Si tu tiens tant à le savoir, non je n'ai pas tué Errol, à vrai dire je crois que c'est l'explosion qui à tué Errol, enfin c'est juste une supposition. De toute manière ils sont tous morts. » lui répond-t-il simplement. La tête toujours penchée sur le côté, Litchi prend son temps pour assimiler les paroles du colosse. Une explosion? Mais quelle explosion? Quoiqu'il en soit, le fait est qu'il n'a pas tué son ami, elle n'a pas de raison de le haïr. Et puis, personne n'est blanc comme neige dans l'arène, pourquoi le détesterait-elle? Il a tué, Errol a tué et elle aussi. L'image du harpon de son compagnon qui s'enfonce dans le corps d'une victime à la corne d'abondance, le métal suintant de sang de l'arme lui revint en tête. Elle se souvient du choc qu'elle avait éprouvé en le voyant faire de «pareilles atrocités». Cela la fait rire: qui était-elle pour juger après tout? Ils étaient tous morts sauf eux. Bird l'enfant de son district s'était fait amoché par un carrière, son crane fracassé sur un poney de l'enfer. Et puis, il y avait eu Barbara, la fille qui ressemblait à Hope (sa meilleure amie), elle avait trépassée à cause du plan de James, l'une des tributs qu'ils avaient attaqué l'avait achevé. Puis l'assassin avait été puni par son sauveur, le grand gaillard du douze. La huit avait prit la vie de la bohème et avait finalement expulsé le dernier souffle de son allier elle même. Ils étaient tous morts. C'est un jeu bien étrange, ce jeu qu'on leur avait imposé. «Oh wow...» murmure-t-elle pour elle même. Comme si d'un coup, les règles lui étaient apparues et de la façon la plus limpide que possible.

Une fois ces idées bouclées, l'adolescente reprend contacte avec la réalité. À peine assez lucide pour remarquer l'aire de son adversaire et son regard de tueur qualifié. Aussitôt, un immense choc est ressentie dans sa poitrine. Elle titube de quelques pas vers l'avant et tombe sur le sol. Un couteau, c'est un couteau qui essaie de faire l'amour à son cœur. Couchée dans l'herbe, la demoiselle a de la difficulté à respirer, elle lève les yeux vers le ciel artificielle et peine à oublier la douleur qui la martèle. Ce geste avait été tellement rapide, jamais elle n'aurait pu se figurer faire face à un adversaire aussi vicieux. Son thorax l'élance et la peur lui sert la gorge. Elle respire fort et ne comprend pas qu'il est pu l'attaquer ainsi, alors qu'elle était sur une autre planète. Il avait visé son cœur, son organe neuf, celui que Lucas lui avait offert. L'engin pompeux de sang, celui qu'elle doit à son amoureux. Qui était ce tribut pour essayer de se l'approprier, qui était-il pour l'arracher à l'être aimé? Allait-elle mourir ainsi, à cause de cette masse qui avait, à mainte reprise, tenté de la tuer? Étrangement, au lieu de la douleur poignante qu'elle s'était toujours imaginé ressentir si on tentait de la poignarder, c'était une douleur plus diffuse qui lui broyait la poitrine, comme si elle avait reçu un simple coup de poing. Toujours allongée sur le sol, la blonde réfléchit. Elle repense à James et à son armure. La cuirasse du costaud... Litchi porte cette protection! Aussitôt, elle comprend que le couteau avait été arrêté par la peau tannée, celle-ci devait être bien amochée, mais elle l'avait préservé. La douce meurtrière respirait toujours très fort... mais elle était en vie!

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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Ven 24 Avr - 16:43


Finale des 18ème Hunger Games.



Le couteau se plante dans la poitrine de la jeune meurtrière, j'imagine la lame tranchante arracher les fibres musculaire de la blonde, le couteau à fendu l'air si vite que je n'ai pas eu le temps de visualiser la trajectoire. La fille vacille et tombe à terre, elle est crispée, les yeux dans le vide tel un gibier. Sa respiration est forte et saccadée, une angoisse se fait sentir, je garde mon sang froid comme je l'ai fait avec tant de personnes, ce n'est pas maintenant que je dois changer d'attitude. J'ai l'impression que ce fut facile, beaucoup trop facile, ce n'est pas possible que ce soit déjà la fin, toute ses personnes que j'ai tué, et elle, à terre, va-t-elle mourrir ? Peut-être qu'elle ne fait que simuler, qui sait, peut-être que je viens de gagner une valse avec lucifer.

C'est étrange parce que elle ne souffre pas tant que ça, normalement le couteau ne doit pas être loin du coeur, mais je n'ai pas l'impression que c'est le cas, son visage devrait être déformé de douleur, elle devrait avoir une autre grimace, pas la même que celle ci, je le sais, j'en ai vu des visages déchiré par la douleur, celui de Seamus en particulier, ses traits étaient tellement horrifiant, jamais je n'avais vu autant de douleur dans un visage que le dans le sien, il à même réussi à me donner peur de la douleur pendant un moment, jusqu'à ce que je me ressaisisse. Etrangement, danns le visage de Ella je n'ai pas vu la douleur la déformer, non, j'ai vu la paix, elle était sereine, tellement belle que la douleur n'a pas réussi à la déchirer, cette paix qu'elle avait trouvée grâce à son bien aimé.

Je réalise donc que la pointe de mon couteau n'est certainement pas entrain de titiller son coeur. Je ne sais pas comment, mais ayant vu beaucoup de visages frôler la mort, j'en suis persuadé, le combat doit continuer. Je ne comprends pas vraiment mais je ne m'attarde point sur ça, je m'engage à nouveau, sabre en main j'avance tel un lion chassant sa proie et arrivé à la hauteur de sa tête je porte un gros coup de pied à son visage en même temps que je plante mon sabre vers sa clavicule.

C'est donc là mon dernier combat, dernière fois que j'vais la jouer gros bras. Mais quel qu'en soit l'issue, les capitoliens si incongru, n'en resterons pas sur leur faim.


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Litchi O'donnell
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Dim 26 Avr - 2:52

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Finale de la 18e édition des Jeux
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Inspiration, expiration, la fille reprend doucement conscience de la réalité. Elle n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il pouvait être. L'impression de s'enraciner dans le sol commence à lui titiller l'esprit. Elle n'avait qu'une idée en tête: se blottir dans les bras de Lucas et oublier tout ce qui c'était passé. L'idée de voir son homme sortir de l'ombre, un sourire doux aux lèvres, lui réchauffe le cœur. L'une de ses mains s'appuie sur sa hanche, Litchi perd le fil des évènement. Son thorax est douloureux, le choc avait réveillé sa cicatrice et elle la tiraille pour se venger. Au moins, le beau côté c'est que ce n'est sans doute rien de pire qu'un bleu. Ses yeux observe le garçon qui s'approche, aucune réaction ne la secoue. Elle hésite, parce qu'elle a de la difficulté à faire le point. Pluton était-il rentré chez elle après la moisson? C'est la question qui lui traverse l'esprit. Son chat noir avait déjà tellement souffert, l'idée de le voir à nouveau livré à lui même l'attriste. Contrairement à la croyance populaire, les félins ont besoin des hommes pour être heureux. Car après tout, c'est la seul bête qui a approché l'humain de son propre chef, qui n'a donc pas eu à être domestiqué en tant que tel. Ils ont vue l'opportunité qu'on leur offrait: être traité comme des rois. Les yeux vides de la huit fixe le tribut qui prend des airs de prédateur, elle voit le coup de pied arriver avant même qu'il atteigne son visage. Ce fut l'erreur de son adversaire.

Le choc est fort, son visage l'élance, quelques points noirs brouillent sa vision, elle gémit sous l'effet de l'impacte. Chose que l'on sait, la douleur sort les vivants de leurs léthargie. Ce n'est pas pour rien que l'on se pince pour s'assurer que l'on ne rêve pas. Certes, le coup fut puissant, mais pas assez. Avait-on précisé que la blonde n'avait qu'un seul désire depuis le début des jeux? Elle voulait retrouver son amoureux. Elle s'était mis en tête de le sauver depuis des années et cela n'a jamais changé. Une femme qui aime devient dangereuse, lorsqu'on menace ses chers. Le bien être de Lucas dépend de Litchi. Il est fragile émotionnellement et elle le sait. La fille du maire était la seule à qui il s'était ouvert et elle ne pouvait pas l'abandonner. Elle le lui avait promis, elle lui avait promis de le sauver. Les costauds sont forts, mais lorsque l'on entraine ses muscles, on néglige l'esprit. Josh a mal évalué celle qui lui fait face. Il ne sait pas que quelque part en elle, elle a une force animale, un instinct protecteurs envers ses proches et que ce genre de pulsion n'était pas réfrénable. Car l'amour, l'amour sous toutes ses formes est plus fort que tout. L'amour traverse le temps et les âges et il reste lorsque tous semblent perdu: c'est la source de la vie. Une boule de feu se forme en quelques secondes dans le corps de l'adolescente. Non pas littéralement, mais ce sont les meilleurs mots pour expliquer ce qui se produit chez elle. Elle sert les dents et roule sur le côté (entre autre à cause de l'impact et l'envie de fuir). Le sabre fuse, mais la rate de peu, une mèche blonde est sectionné. S'en était trop pour elle, ce garçon manquait cruellement de tact et de respect. La main toujours sur la hanche, le teaser est donc facile d'atteinte. Une femme amoureuse, c'est capable de tous les exploits, la lutte devient inévitable et l'instinct prend le contrôle. Du sang coule du nez de la jeune fille, il est peut-être cassé. Or, la douleur semble lointaine, comme le brouillard diffus qui accompagne la rosée du matin. Lucas attend sa douce, celle-ci en a marre de le faire languir. Le sabre n'a pas le temps de s'arracher au sol (car tout cela ne dur que quelques secondes), que la tribut se décide enfin à réagir. Teaser en main, elle lance une décharge visant la poitrine de l'adversaire. Elle appuie sur le bouton de toute ses forces, son corps toujours au sol, son torse à peine redressé pour viser. «Go fuck yourself!» hurle-t-elle d'une drôle de voix, le sang lui coulant partout sur le haut de corps.
Il ne faut jamais négliger le pouvoir d'une femme qui a des sentiments pour un homme.

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Josh B. Drugs
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Jeu 14 Mai - 18:12


Finale des 18ème Hunger Games.



Mon coup fut fort, mais bien entendu il n'a pas assommé la guerrière, de toute façon je crois qu'il en faudrait beaucoup pour être assommé là parce que l'envie de gagner, de rentrer chez soi nous donnes tellement d 'énergie. Je me vois déjà rentrer, dans le train de la victoire, Athénaïs me sauter dans les bras... Je ne lâcherais plus, si je gagne je ne la laisserais plus jamais seule, non, je ne peux plus lui faire ça, je m'en veut tellement d'être venue dans cette arène, il faut que je la retrouve, sans moi elle est perdue, elle à perdue sa mère, son père, elle ne peut pas me perdre à moi, je sens l'adrénaline bouille dans mon sang, mes veines sont remplies de ce sentiment, ce sentiment qui vous raccroche à une seule et unique personne, le sentiment de l'amour. L'amour inconditionnel qu'on peut ressentir pour quelqu'un, c'est cet amour que je ressens pour ma petite sœur, ma pierre précieuse.

La jeune fille tourne et mon sabre se plante dans le sol, tout ce passe très vite et de toute mes forces j'enlève le sabre de sol ce qui m'éjecte en arrière "Go fuck yourself !" crie-t-elle. Je titube de quelques pas en arrière, tout à coup je ressens un coup dans ma cuisse, quelque chose vient de heurter ma cuisse, je me remets à peine de mes émotions que j'arrive à voir ce qu'il vient de se passer, madame m'a attaquée avec son appareil, c'est un teaser il me semble, je fronce les sourcils, pour je ne suis pas tombé dans les pommes ? Je pose mon regard là où est atterri le teaser, il est arrivé en haut de ma protection, je comprends tout maintenant. Le teaser à touché le ma protection de bois qui à morflé, d'un coup sec avec mon poignard je coupe la liane qui tient les deux bouts d'arbre avec le teaser planté dessus. De la même main dans laquelle j'ai mon poignard je lance le tout loin, heureusement que le bois ce n'est pas conducteur. Franchement, elle croyait vraiment qu'elle allait s'en sortir comme ça ? C'est pas fair-play ce qu'elle fait, non, c'est pas juste, à la finale le gagnant s'est toujours retrouvé amoché, je vois pas pourquoi elle réussirait à s'en sortir comme ça, franchement c'est le dernier combat il faut envoyer du lourd, pas électrocuter son adversaire.

"Allez Josh venge moi !"

Je me retourne brusquement, c'est Ella, elle est là, elle m'encourage, elle veut que je me batte, elle est avec moi, elle ne m'a pas oubliée, il faut que j'agisse, mais que m'arrive-t-il, je deviens fou ? Peut-être... A vrai dire pourquoi pas ? Ces jeux m'auraient-ils rendus fou ? Mon poing se resserre, je tiens le poignard de toutes mes forces, je lâche le sabre et le laisse tomber à terre. Nous avons tout deux des armes, nous sommes enfin à égalité, c'est ça que je voulais, être à égalité, maintenant le jeu commence vraiment. Mon regard s'intensifie, je le plonge dans celui de la jeune femme, mon expression n'est pas comme d'habitude, je suis une machine, une machine à tuer créer par le Capitole, en fin de compte, personne ne sort gagnant des jeux.

Je fonce en sprint vers la blonde, je nous laisse pas le temps de réagir je lui saute dessus et m'apprête à lui planter le poignard de toute ma rage, un grognement ce fait même entendre.

De toute façon, l'important n'est pas de gagner, c'est de jouer.


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Jake Felden
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Dim 5 Juil - 13:27

[En absence de réaction de ta part Josh, il est consideré que tu attaques Litchi mais que le teaser a bien provoqué une demi-décharge, Litchi a donc eu peut-être plus de temps pour se dégager/esquiver car tu as reçu une demi-décharge provoquant une douleur intense et un affaiblissement (un choc électrique puissant quoi). Sois crédible si possible. De même pour Litchi, Josh est très doué].


"Et si on mettait un peu d'action ? " Propose l'un des juges présent dans la salle de réunion. "On pourrait leur donner un challenge supplémentaire..."

Le challenge se trouve sous terre. Sous terre, des mines indécelable ont été placées par des professionnels. Celles-ci ne sont destinées à exploser que sous commande. Les deux tributs survivants, s'arrachant à leur victoire, ne le savent pas mais ils sont entourés d'une dizaine de mines anti-personnelles qui peuvent leur arracher un membre... ou la vie. Alors que chacun d'eux s'évertuent à sauver sa peau, un bruit attire leur attention. Quelque chose explose.

Une mine, puis une deuxième. A environ 10 mètres de chacun des tributs. Une première détonne près de l'arbre puis une autre dans les champs. Et elles s'ensuivent, de plus en plus près... Les détonations retentissent de partout, si bien qu'il est presque impossible pour les tributs d'échapper à celles-ci. Il va falloir agir vite, si ceux-ci veulent s'assurer la victoire.

Alors entretuez-vous et maintenant ou c'est 24 tributs qui laisseront leur peau pour cette édition.


[Précision : Ce piège a été installé par commodité : Il est temps que l'arène se termine !! Je suis désolé pour un éventuel manque de crédibilité, précipitation ou quoi que ce soit mais la c'est presque une mesure d'urgence.

Vous avez jusque Vendredi 10/07 (semaine prochaine) avant minuit pour répondre à ce post. En fonction de l'issue que vos postes peuvent engendrer, l'un de vous deux remportera l'édition.

En cas d'absence de post, de l'un ou de l'autre, la mort de votre personnage est automatique. Les mines peuvent vous tuer, ou votre adversaire. Si vous êtes deux à ne pas poster, alors il est possible que l’entièreté des tributs de cette édition finisse au cimetière.

Que le sort vous soit favorable !

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Litchi O'donnell
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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Mer 8 Juil - 6:34



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Finale de la 18e édition des Jeux




Le coup porte, mais pas de façon escompté. Une partie du cordage frappe du bois, Litchi le sait, parce qu'elle l'entend. Quelque chose tombe sur le sol, sans doute le dit matériel, mais celui-ci venait d'où? Ça, elle l'ignorait. L'important, c'est que la décharge n'a pas simplement frappé un mur, le corps du garçon tressaille. Elle a l'impression de voir ses poils se dressés sur son corps. Peut-être était-ce une hallucination, peut-être était-ce un simple coup de vent. Quoiqu'il en soit, elle avait frappé. La blonde roule sur elle même dans un élan désespéré. Ce fut sa faute: ainsi elle avait exposé le côté face de son corps. On pouvait atteindre son ventre et ses organes étaient exposées. Avais-je déjà précisée que la Huit n'était pas fine stratège? Si cela n'était pas le cas, je le fais maintenant, pour clarifier la situation. Josh en profite donc pour se jeter sur elle et la chevaucher en quelques sortes. Un éclat lumineux aveugle un instant la jeune fille, juste assez longtemps pour occuper son cerveau: (dans le sens qu'elle était plus concentrée à essayer d'identifier la provenance de cette éclat: qui était en fait le métal d'un poignard qui relui au soleil) et au coup de l'autre de porter. Si celui-ci n'avait pas été abasourdit par le choc, son coup aurait sans doute été plus directe, plus fructueux. On ne peut nier qu'il avait bien visé pour autant: en effet, celui-ci avait porté à sa poitrine, du côté gauche, au dessus de la clavicule. Tirant par le fait même un râle de souffrance à la pauvre victime effarouchée. Au moins il n'avait pas frappé quelque chose de vital. Et ça, c'était la bonne nouvelle. Une douleur cuisante cloue la blondasse au sol. Son visage s'empourpre, peut-être à cause du stress, peut-être à cause de la douleur, peut-être à cause de la honte, on ne saurait dire. Les joues de la demoiselle lui chauffait, c'était cela l'important. Cette sensation cuisante l'empêchait de savoir si le sang coulait à flot ou si c'était plutôt limpide. Elle n'arrivait pas à sentir le liquide couler sur sa peau, car la détresse de son corps occupait toute la place.
Litchi allait se résoudre à accueillir la fin, à admettre que son temps était compté, jusqu'à ce qu'un bruit sourd attire son attention. De concert, les tributs tournent la tête en direction de l'arbre, pour voir l'explosion. De la terre et des cailloux sont propulsés dans les aires. Quelques questions filèrent en boucles dans la tête de la petite: était-ce un coup de canon? Un tribut venait de mourir? Non, bien sur que non, Josh était bien vivant: son poignard en était la preuve. Était-elle décédée elle-même? Non plus, elle ressentait toujours la lame dans sa chair et la trainé plus que douloureuse qui secouait son corps. Puis, elle avait tout de même la conviction que la douleur n'existait plus, une fois de l'autre côté des frontières du réel. Alors?...BOUM! Une autre explosion, de l'autre côté, au beau milieux du champs, vint assombrir le ciel à son tour. Les yeux de la tribut se plissent pour empêcher la poussière de l'aveugler. Puis, une autre et encore une autre, faisant voler herbes folles et sable sans véritable logique. La seule chose que l'adolescente comprenait, c'est que le bruit se rapprochaient, que les cailloux semblaient de plus en plus lourd et que ça n'allait certainement pas s'arrêter. Alors, rassemblant ses dernières forces, profitant de l'état d'hébétude de l'ennemie et, se cambrant sous lui comme une amoureuse quémandant un baisé, l'enfant blessé ouvrit grand la bouche et visa la gorge découverte du tueur de carrière avec ses dents. Dans le but de faire la seule chose qu'elle avait appris en ces lieux: lui arracher la jugulaire et le tuer!

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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Sam 11 Juil - 12:29

Les mines explosent, une à une. Se rapprochant des tributs, elles forment comme un cercle.

Litchi O'donnel n'attend pas et se jette sur son adversaire, le mordant violemment. L'innocente tribut du Huit se transforme en une furie, agrippée à Josh Drugs, elle enfonce ses dents violemment en direction de sa jugulaire. Le tribut tente de se débattre mais rien ne peut contre la folie furieuse de la tribut du Huit. Subitement, sa bouche est recouverte de sang alors que Josh B. Drugs s'effondre par terre... la jugulaire arrachée, les yeux entrouverts.

Une dernière explosion retentit puis plus rien. L'explosion se stoppe et un coup de canon retentit. Puis l'hymne de Panem se laisse entendre à travers l'arène.

- Mesdames et Messieurs, je vous prie d'accueillir la gagnante de la 18ème édition : LITCHI O DONNEL DU DISTRICT HUIT.

Un hovercraft apparaît devant les yeux écarquillés de la frêle gagnante.

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MessageSujet: Re: Le Grand Arbre Mer 19 Aoû - 20:02

Couronnement du vainqueur

Litchi O'donnell, 18ans, District Huit

Alors que ses dents pénètrent la chair de l'autre et que le sang de sa blessure continue à couler, Litchi divague un peu. Depuis son premier meurtre, elle avait perdu quelque chose, mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Elle avait l'impression que quelconques éléments essayaient de se frayer un chemin dans son esprit. Comme le vomis que l'on sent remonter, mais qu'on tente de repousser vers l'estomac. Cela lui laissait un goût amer en bouche et cela n'avait rien à voir avec le liquide visqueux qui commençait à lui titiller la langue. Le colosse ne se laisse pas faire facilement, il se débat, il la frappe, mais les dents de la Huit ne cèdent pas. Elle s'agrippe à sa gorge, comme un nourrisson au sein de sa mère. Les ongles de la jeune fille tracent des sillons dans la peau de l'autre. Elle mord plus fort et tente d'aller récupérer plus de chair. Imperceptiblement, l'image d'un garçon aux yeux gris et aux cheveux châtains s'impose à elle, dans sa tête. Son sourire timide l'éblouis un instant. La mer devant eux vient embrasser le sable de temps à autre et le mouvement des vagues calme sa personne. Il lui parle, qu'est-ce qu'il lui disait déjà? Il lui disait... Il lui disait... Une douleur fulgurante aux côtes tire l'adolescente de sa rêverie. Le tueur de carrière l'avait frappé, espérant désespérément la repousser. Les explosions secouent le sol, elle voit l'éclat du coin de l'œil: les mines, elles sont tellement près. Ils roulent l'un contre l'autre et d'un coup sec, elle tire la tête, emmenant avec elle nerfs et muscles. Une giclé de sang s'ensuit, elle se serait presque attendue à voir l'éclat d'un harpon derrière elle.
Elle se rappelle du bruit des mouettes et du sable chaud sous ses pieds. Les mains abimées du pécheur tenant les siennes. Il la regarde et hésite avant de parler. Elle était extrêmement fâchée, elle tremblait de rage... Pourquoi? Une autre bombe retentie, plus près, toujours plus près. Le colosse tombe sur elle, les yeux écarquillés, souillant sa carcasse au passage. Son sang bouillonne dans son artère sectionnée. Il s'étouffe et le sang lui sort de partout, du trou béant, du nez et de la bouche. Il la regarde avec la plus grande incompréhension. Elle tente de se tirer hors de sa porté, elle rampe vers l'arrière, parce que le garçon essaie de beugler et ça lui fait peur. Sans succès pour sa part à lui, il n'y a que ce bruit de bouillon, qui, étrangement, semble plus puissant que les explosions. Litchi le pousse et il roule sur lui même, le visage face au ciel. Elle est assise, elle ne sent même plus le poignard qui lui griffe les os. Il n'y a que lui, le bruit incessant et le corps qui se contorsionne. Il y a cette image qui lui revint en tête encore une fois, celui du garçon des poissons. Sa bouche se crispe. «Tu sais, parfois on fait des choses, des choses difficiles à expliquer pour ceux qui ne le vivent pas. Et ce, dans le simple but de faire du bien - à nos yeux - à celui qu'on aime... Pour lui, c'était de te sauver, de t'offrir un nouveau cœur. Parce qu'il voulait que tu vives.» Ses yeux à elle, s'étaient plantés sur lui, comme pour le tuer d'un regard. Puis, elle s'était radoucie. Au fond, bien au fond d'elle même, elle l'aimait. Elle aimait qui? La blondasse n'avait pourtant pas de sentiment pour celui qui lui faisait face. C'était pour quelqu'un d'autre qu'elle cultivait ces sentiments. Hélas, sa mémoire lui jouait des tours. Il lui manquait quelques éléments pour compléter le tableau. Elle savait simplement que subir cette opération, était contre ses principes. La sauterelle savait qu'en ce cas, elle devrait quelque chose au Capitole.
La blonde replie ses jambes vers son torse. Elle penche la tête sur le côté, fixant le vide pendant de longues secondes, essayant de comprendre ce qu'essayait de lui communiquer son esprit. Cela dur un instant et aucun mouvement ne vint la secouer, avant qu'elle réalise ce qui s'était produit: les bombes avaient arrêtées de sauter. De billet, elle visualise le corps inerte de son adversaire, lui, il était mal en point. Quant à elle, du sang lui coule sur les joues et son chandail en est maculé de même; elle se demande combien de litre elle en avait avalé pendant les derniers jours. Un coup de canon la fait tressaillir. Elle ne sait pas quoi faire. Un grésillement vint percer le silence, puis une voix.
- «Mesdames et Messieurs, je vous prie d'accueillir la gagnante de la 18ème édition : LITCHI O'DONNELL DU DISTRICT HUIT.» Beugle la voix du présentateur. Il lui faut un certain délais. Elle ne comprend pas, son esprit refuse d'accepter l'annonce de l'interphone. La blondinette prit un certain temps avant de réagir. Un regard vers la gauche, puis vers la droite, elle décide finalement de se relever. Doucement, comme une biche qui guette le départ du loup. Tranquillement, elle se redresse de toute sa hauteur. Puis, la vérité la frappe. Il s'appelait Errol, c'était ça le nom du type de la plage. Errol lui parlait de Lucas. Lucas... Lucas l'homme de sa vie!



musique:
 


Cette odeur, elle est partout. J'ai de la difficulté à respirer. C'est le souffre qui agresse mes poumons. Ça vient des explosions. Jamais je n'avais vue de bombes en vrai. Mon expérience et ma connaissance de celles-ci se limitait, jusqu'à aujourd'hui, aux flashs du Capitole au sujet du District Treize. Je me gratte derrière la tête et fronce le nez. Mes cheveux sont sales, ça fait longtemps que je ne me suis pas lavé. J'ai l'impression que le gras me colle aux doigts, on pourrait faire frire des pommes de terres dans ma tignasse. Ma bouche est pâteuse: j'ai envie de me laver les dents. Je lance un regard circulaire sur l'arène, incertaine de la marche à suivre. Un haut le cœur secoue mon torse. Je déglutie quelques peu, plissant le nez à cause de la saveur fétide qui se prélasse dans ma bouche. Je me souviens de cette élan étrange qui m'avait pris. Mes jambes m'avaient portées jusqu'à la corne d'abondance. J'avais repéré Bird, oh ce brave petit garçon qui devait m'accompagner: mon partenaire de district. J'avais courue tellement vite, j'étais tellement décidée, prête à prendre tous les risques pour le ramener. Un carrière en avait décidé autrement, il lui avait fracassé le crane sur un poney et il s'y était pris à plusieurs fois. Je frissonne en me rappelant le bruit que font les os qui craquent. Il y avait eu ensuite le harpon d'Errol, arrachant au passage la vie d'un adolescent et du sang, oh des litres de sang se précipitant hors d'un corps tel un geyser. J'avais perdu mes moyens, j'allais mourir... Mourir, mourir au son de la musique du carrousel. Cela aurait pu être une sympathique symphonie pour accueillir la mort. De grâce Hadès, embrasse moi langoureusement, je ne peux plus supporter ce bruit et cette vision! À ce souvenir, je me berce compulsivement dans le vide, me déhanchant au rythme de cette valse psychédélique.
Un grand type, ténébreux et brave me tire par le bras. Ce salut tant attendu, il allait m'achever! Non, il m'entraine au loin. C'est un chevalier, je suis sa dame et il me sauve. Tant d'incompréhension, tant de reconnaissance! James, il m'a dit qu'il s'appelait James. Il venait du Douze. Si doux et si avenant... Je m'enlace moi même, pour me réconforter. Un de mes bras ne suit pourtant pas le mouvement, je suis blessé. Je lance un regard oblique sur mon bras et mon épaule. Le manche d'un poignard y trône fièrement. Je regarde vers la gauche pour questionner mon allier. Je n'y comprend rien. Ce brave m'entraine dans un château, c'est un conte de fée qui se réalise. On s'assied près d'une fenêtre, mais il ne me demande pas ma main. Savait-il que j'en aimais un autre? Une fille, une blonde, fait son apparition. Ils se connaissent, elle s'appelle Barbara. Son écuyer? Non, elle venait de chez lui, ils venaient des mines de charbon. Sans que je ne le perçoive réellement, mes membres tremblent. J'ai froid, mais pas au corps; je gèle en dedans. Un coup d'oeil vers le soleil m'éblouit. Il est haut dans le ciel, je suis probablement en sueur. Je n'en sais plus rien. Le reflet doré des herbes dans le prés me rappelle la Douze. La fidèle compagne de mon hardi. On avait suivit la route jusqu'au labyrinthe. Je n'étais pas chaude à l'idée, mais qui étais-je pour m'opposer, à part une demoiselle en détresse? On avait un plan, ça devait marché. Ça semblait tellement parfait... Le feu grugeait les hais, la fumée montait vers le ciel, on avait attendue. Elles avaient fini par débouler, les deux filles, peut-être les ennemies d'un seigneur... Non, de simples enfants effrayées. Elles étaient amies, elles s'aimaient. On leur avait arraché ça, d'une flèche dans le corps de la plus fragile. Puis d'un coup, ce fut une tornade, des cries, des ongles, des armes. Coup de canon par-ci, tonnerre de mort par là. Je me souviens de ses yeux, de ses allures bohèmes. Je m'étais jeté sur elle, je devais... Je devais... J'étais sur elle, elle ne pouvait rien faire. Je ferme les yeux, très très fort. Je peine à respirer. Je sens la bile remonté à ma bouche. Je la ravale à grand peine. Des larmes humidifient mes yeux. Je me tire les cheveux avec ma main qui fonctionne toujours. Le sang, le gout du sang dans ma bouche. La fille et ses grands yeux. Je goute encore le sang.
Je vomis. Je rend tout ce que contient mon corps. Il y a ce bourdonnement lointain. Elles sont mortes. Pourquoi j'avais été là bas? Je devais retrouver Errol, il m'aurait aidé lui. Mon estomac se tord à nouveau, je tombe sur mes genoux et je dégobille à nouveau; gémissant à force d'effort. Au diable ce dont j'ai l'aire. Je n'en peux plus.
- «James...» dis-je d'une petite voix. Je relève des yeux vides et je me perd dans la contemplation de l'horizon. Espérant le voir répondre à mon appelle. Je lui avais cuisiné un ragout. Légumes, viandes et épices. Je sais cuisiner, je fais bien ça. Il s'est endormis après son repas. Il avait bien mangé. Je l'avais contemplé, tellement beau dans son sommeil mon chevalier. Un chevalier pouvait-il être un prince? À cette vision, j'en fis ma conviction. Un poignard en main, je m'étais approché de lui et je... Je ... Je... Mes boyaux se tordent à nouveau, et je hoquète, prête à laisser la gerbe tacher le sol. Hélas rien ne sort. «Non... James... » soufflais-je dans un murmure. Et ce fut les larmes, les cris. Je pleure de façon sonore, ma personne est secouée de soubresauts. Ma main s'accroche aux mauvaises herbes, l'autre bras crispé sur ma poitrine. J'ai erré un temps. Je ne sais pas combien de temps. Je ne suis, je n'étais, qu'une âme dans les limbes. Sur la rue central, je l'ai repéré, lui, le colosse. Je ne savais pas quoi faire, je ne sais toujours que faire. Je l'ai suivi. Je l'ai suivi comme le bourdonnement qui approche. Péniblement, je plisse les yeux et observe le ciel, au loin, l'ombre d'un overcraft. De nouveau, mes paupières se closent, je respire fort. Je me rappelle seulement l'avoir suivi. Peut-être n'étais-je qu'un pauvre spadassin en quête d'aventure. Plus de chevalier, plus de compagnon de route, une simple traitresse armée de ragout. Il nous a mené au grand arbre. Il s'est caché pour voir, je l'ai imité pour le surveiller. Au loin, deux filles se battent. Pour une fois, je ne suis pas l'une de ses filles. Elles crient, elles frappent, elles se tordent au même rythme que mon estomac. Puis tout s'arrête: coup de canon double. Le silence. Une voix métallique, c'est la final. Final de quoi? La final des jeux. Soulagement, c'est un jeu de capes et d'épées! Non. On focus, ce sont les jeux de la faim. Plus de chevalier, plus de blonde écuyère, plus de Errol, il n'y a qu'un colosse et une Litchi. Et moi, je peux jouer, car je sais cuisiner.
Le soleil disparait soudainement, le bourdonnement est tonitruant. L'avion est au dessus de moi. Un coup d'œil vers la gauche me confirme mon bon art culinaire. Le tueur de carrières git sur le sol, dans une marre de sang. Je me lèche les babines: il goute le métal. J'ai fais ça, j'ai tué. Je n'en peux plus de tout ce bruit. Je n'en peux plus de cette arène. Je veux me bercer au son des vagues de la mer. Je veux rentrer à la maison me doucher, puis retourner au Quatre pour demander à Errol de me rassurer. Hélas, il est mort. Point de non-retour et cela s'avère fâcheux. Alors mes mains se plaquent sur mes oreilles, le coude utile plaquant le coude mort, je m'agenouille en ignorant le poignard qui me vrille les cotes. Je me berce sur moi même. Et en me concentrant bien, je sens presque l'odeur du sel et j'entend presque le bruit des vagues.
Une pince mécanique m'attrape, une onde parcours mon corps. Les overcrafts sont dotés d'une technologie qui paralyse les membres, c'est connu. Je n'essaie pas de lutter, j'essaie de me rappeler de la chaleur du sable entre mes orteils. Mon ascension semble durer des années, je ne bronche pas. Finalement, le climat se rétabli et la lumière aveuglante d'une chaude journée d'été s'estompe comme si elle n'avait jamais existé. Les serres froides me libère sur le pont principal. Il y a des tonnes de gens habillés en blanc autour de moi. On me sort de l'arène. Où peut-être que ça n'a jamais eu lieu. J'ouvre les yeux et me redresse que très peu assurée, sur le sol. Une onde intense de douleur me déchire le torse. Je lâche un crie. On s'approche de moi. Je lance quelques regards aux gens qui m'entours, ce sont des Capitoliens, aucun ne m'est familier! La seule chose que je reconnais, c'est l'uniforme blanc des pacificateurs, comme ceux qui m'ont pris Lucas. «LUCAAAS!» criais-je aussitôt. Une dame me fait face, je ne sais pas quand est-ce qu'elle est apparue ou même si elle était déjà là, je m'en fiche.
- «Mademoiselle O'donnell, vous êtes blessée, nous devons vous opérer d'urgence.» me dit-elle du ton le plus plat du monde. Je louche vers elle, m'arrachant au passage une grimace de douleur, je passe près de tomber. Je recule d'un pas, pour me protéger.
- «Non, je ... Lucas, je dois le voir. Il a été arrêté, c'est une bévue.» répliquais-je, sans ton précis. Elle me sourit et tend le bras vers moi. De quel droit? On ne doit pas m'approcher. Par réflexe, avant même que je réussisse à me figurer le nombre d'assaillants, je me penche vers elle et mord son avant bras. Bloquant ma mâchoire comme un pitbull, je dois me défendre. Autour de moi, ce n'est qu'un brouhaha sans véritable sens. Je ne goûte plus rien, j'ai l'habitude de la saveur de la sueur et du rouge. J'arrache un pan de chair et je rejette la tête vers l'arrière, ce qui a pour effet de m'entrainer vers le sol. Or, des bras surgissent de partout et avant même que ne commence ma chute, on m'agrippe et on me maintient en place. Je suffoque, on m'assaille. Je crie quelques paroles incohérentes et je sens la tête d'une aiguille faire son chemin dans le bas de mon dos. Je m'affaiblie, le sommeille me vient naturellement. J'ai le flash d'une main empoignant une seringue, mais mes paupières se font déjà lourde. La seule chose que je trouve â faire, c'est de murmurer une dernière fois le nom de l'être aimé, avant de sombrer dans les bras de Morphée.

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Litchi O'donnell
« On ne choisit jamais un chat, c’est lui qui vous choisit »
Une rose de Elias mon lover & Une autre de Errol le pêcheur coeur
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Le Grand Arbre

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