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Le Bâteau Pirate

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Logan N. Stark
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♣ Nombre de message : 806
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MessageSujet: Le Bâteau Pirate Sam 29 Nov - 13:18

Le Bâteau Pirate


«Barbe Rouge, Barbe Noire, Kilian Jones alias le Capitaine Crochet, Jack Sparrow... Tous ces noms entourent forcément la vie des petits garçons, et même parfois des petites filles. Qui n'a jamais rêvé d'embarquer dans un vrai bateau-pirate ? Qui n'a jamais voulu découvrir des trésors cachés dans les profondeurs de l'océan ou enfouis dans le sable blanc d'îles désertes paradisiaques et encore inconnues ? »


Il n'y a rien de plus magique et impressionnant que ce bateau-pirate. Gigantesque, pouvant accueillir en son sein un peu plus de deux cent personnes, son ombre vous dominera où que vous soyez. Il faudra marcher avec précaution sur le ponton délabré pour y accéder sans tomber dans le lac verdâtre et peu ragoûtant sur lequel il flotte. Vous débarquerez alors sur le pont principal sur lequel traînent encore quelques accessoires délabrés utiles à une vie de brigand : des cordes et bouts de bois rongés par les mites, des longues-vues dont le verre est fracassé et qui ne servent plus à rien... Si vous vous aventurez dans la cale sombre, vous pourrez peut-être trouver des canons cassés et quelques bouteilles de rhum. Que demandez de plus pour vivre une arène dans la joie et la bonne humeur ?
Enfin, l'ambiance paradisiaque dehors, le sable fin, les palmiers n'attendent que vous pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit ! Venez chers tributs, peut-être trouverez-vous un trésor ?



Guide de la faune et de la flore de l'arène



♦ Dans le bâteau pirate ...


Animaux :
Crocodiles
Souris
Rats
Chats errants
Chiens errants
Canards
Tortues de terre et de mer
Crabes
Grenouilles
Poissons-clown
Requins

Flore :
Palmiers
Sable fin
Lac verdâtre
Roseaux



code by Mandy
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Lun 15 Déc - 17:50

Je suis essoufflé ! Je ne me suis arrêté de sprinter que deux fois pour reprendre un peu d'air. Je pense qu'ici, je serai en sécurité. J'espère. Il n'y que ça, l'espoir, qui me donne envie de continuer les jeux. Je pourrais très bien me pendre avec une corde du bateau ou alors me tirer un carreau dans la tête pour que ça aille plus vite. Non l'espoir me dit que j'ai des chances de survivre. Ou alors j'ai tout simplement de la douleur de la mort et je ne suis assez courageux pour me suicider. Si c'est les deux, la deuxième réponse prend le dessus. J'ai peur de la mort. C'est pour ça que je tiens à la vie.
Je suis devant le bateau. Mes pieds s'enfoncent dans le sable. J'ai l'impression d'être fixé, que je ne pourrai plus bouger, que je suis emprisonné. Je bouge mes pieds pour ne plus avoir cette sensation. Il faut que je monte sur ce bateau. Je cherche un moyen de monter. Je vois des escaliers qui font le tour d'une roche. À mon avis, ils doivent mener sur la roche d'à côté, qui mène sur le ponton qui est au-dessus de l'eau. L'eau est verte. Rien ne me donne envie de nager dedans. De plus, en étant dans les Hunger Games, je ne fais trop confiance au Capitole.
Je monte les escaliers. Je reste discret. J'ai toujours l'impression d'être dans la corne d'abondance. Que les carrières sont à côté et que s'ils m'entendent, ils viendront me tuer. D'un côté, il faut que je garde cette impression dans ma tête. Elle me servira.
La roche est dure. Elle glisse beaucoup. Il faut faire attention où on met les pieds. Je me mets genoux devant le ponton. Il ne m'a pas l'air très fiable. De plus, je suis assez lourd. J'enlève de mon épaule mon sac. Il est léger, si le pont du bateau n'est pas fiable, il ne risque rien de casser. Je le balance sur le pont.
Je me remets debout et met mon pied gauche sur le ponton. Je commence à avancer très doucement. Heureusement que je n'ai pas le vertige. Je suis à la moitié. Je peux y arriver. Camil, tu peux y arriver ! Plus qu'un quart. Rien ne va se passer !
Je suis sur le pont ! Sans être tomber dans le l'eau ! Mon sac est un peu plus loin. Je le prends et vais m'asseoir dans un coin du bateau. Il fait ni chaud ni trop froid. Le soleil ne me tape dans les yeux. C'est parfait.
Je pose mon arbalète au sol mon carquois avec et ouvre mon sac. Je ferme les yeux et mets ma main dedans. Je sens quelque chose froid, de rempli. De l'eau ?! Je souris à cette idée-là. Finalement non. Juste du sirop d'orange. C'est déjà mieux qu'une bouteille vide. Je la pose dehors. Je ferme de nouveau mes yeux. Je sens quelque chose. Une bouteille ? Elle est vide et en plastique. Je sors cette chose. Du ketchup vide. Les blagues du Capitole et moi faisons deux. J'ai dû prendre le mauvais sac. Je sors les deux seules choses qui restent. Un sachet avec de la poudre. Et une barquette de frite froide. Les frites, s'est bien vu mais qu'est-ce que c'est cette poudre. Je n'ai pas envie de savoir. Je remets tout dans le sac sauf le ketchup.
Maintenant que va-t-il se passer ? J'espère survivre au moins un jour. J'ai survécu quelque minute. Je suis assez fier de moi pour ça. J'espère tout va continuer à bien se passer.

Résumé :
 
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mar 30 Déc - 9:59

Ma main gauche est pleine de sang. Je l'ai mise contre mon épaule qui pisse le sang. J'ai retiré le couteau en chemin. Je suis en train de souffrir. Je n'ai rien qui puisse me servir de bandage. Le Capitole m'a sauvé. Je l'aime à ces moments. Les habitants ont dû adorer cette partie des Hunger Games. Ma famille, elle, à dû avoir peur.
Je suis seul. Je suis une proie vulnérable. Je me culpabilise. J'aurais dû aider June et Yeni et Shaé. Je pense qu'elles doivent regretter leurs actes. Mais je ne peux pas prendre de risque. Si je meurs, je n'ai pas de deuxièmes chances...
Je suis de nouveau retourner au bateau. Certains penseront que c'est bête mais pas. C'est le seul endroit où je pourrais faire mes propres pièges sans avoir appris. C'est un bateau fragile après tout ? Tout est arrivé tellement tôt. Je ne sortirais pas du bateau jusqu'à demain.
Maintenant, je réalise que j'ai besoin d'une alliance, mais c'est trop tard. Je ne peux même plus coopérer avec la fille de mon district. District onze ? Tu parles ! Elle n'a même pas tenté de me défendre. Nous ne nous sommes pas parlés durant le voyage, ni durant notre séjour au Capitole, mais j'avais peur. Moi qui pensais qu'elle était courageuse, suit à s'être porté volontaire... Elle n'a même pas eu le courage de me protéger.
Je monte les escaliers de pierre pour passer sur le ponton. Comme d'habitude, doucement. Il ne va pas tenir longtemps. Il faut que je trouve une autre issue ou un moyen d'en fabriquer un nouveau.
Je suis sur le pont. Je retire le ponton, personne ne doit passer. Je le mets plus loin sur le pont. Certaines personnes pourront sauter. Le pont est fragile, rien que le fait de courir pourrait le détruire.
Je prends mon couteau, celui qui m'a transpercé l'épaule et frappe dans le pont, juste devant là où était le ponton. S'il saute maintenant, ils se retrouveront à un étage en dessous, où même dans l'eau. Je l'abime sur une assez longue largeur.
Il y un a moyen d'entrer dans le bateau. La porte est un peu lourde, mais j'arrive à la pousser avec une épaule. En ouvrant la porte, quelques souris sortent et une odeur épouvantable se fait sentir. J'ouvre la porte un peu plus et j'entends quelque chose qui court. Cette chose saute sur moi. J'ai juste le temps d'esquiver. Je me retourne. Un chien sauvage. Je le vise avec mon arbalète.

Toi, tu serviras de dîner ce soir !

Je tire. Le carreau le transperce la cote. Je reprends mon carreau qui n'est pas cassé. Il me reste plus que trois carreaux. Je devrais faire attention. Je traine le chien jusqu'à l'intérieur du pont. Il fait très sombre le dedans.
Je sors, je me mets assis juste en face de la porte. En tentant de trouver un moyen de bander ma plaie. C'est bon ! Pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt. J'ouvre la bourse que le pirate m'a donnée. A l'intérieur, une plante mâcher. Si je me souviens bien elle est médicinal. Je la mâche, et l’applique sur mon épaule. Ça fait trop mal ! Il y a aussi du rhum.  Je retire le poncho accrocher sur ma jambe et m'en sers de bandage en mettant un peu de rhum en guise d'alcool. La douleur est affreuse. Il faut que je sois fort ! Je tente tant bien que mal à bien le serrer malgré la douleur. Tout va bien, tout ira bien maintenant. Normalement.

et donc:
 
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 4 Jan - 17:01

Je m'assieds. Je me repose. Rien de mieux après tout ce qui vient de m'arriver. Rien de mieux pour ne plus penser à la douleur de mon épaule. Rien de mieux pour penser. Je suis dehors, juste devant la porte que j'ai ouverte il y a peu de temps. Celle où le chien m'a sauté dessus. C'est ce que je devrais manger ce soir. Du chien. Le Capitole va me détester. Mais ils doivent sûrement s'y attendre.
Je me sens en sécurité. Je suis un coin où le soleil ne me tape pas dans l'œil. Un coin où je ne peux pas me prendre de couteaux, de flèches, de harpons ou quoi que ce soit. J'ai une vue de l'ensemble. Si quelqu'un monte, je pourrai le voir. De toute façon si quelqu'un monte, il ne pourra pas passer. Enfin si, mais il a des chances de tomber. Et je serais cacher avec mon arbalète.
Je commence à avoir soif. J'hésite à boire un peu de rhum. C'est dangereux. Surtout ici. Les seules boissons que j'ai sont de sirop et de rhum. Le sirop me donnerait beaucoup trop soif en retour. Et même, je m'en sers d'arme. Une petite bouteille de sirop dans la tête ne fait pas de mal.

Je suis complètement désavantager. Presque tous les autres tributs ont une alliance, sauf moi. Je n'ai même pas le tribut de mon district. Je me demande ce que le district onze pense de moi. Malgré que les Jeux viennent de commencer, j'aimerais savoir.
J'ai hâte qu'il fasse nuit. Je serais plus rassuré. Il fera sûrement plus froid, mais ce n'est pas grave. J'ai envie de compter combien nous sommes encore. J'espère que Sara est encore en vie. J'espère que Shaé l'est aussi. Il faut que le onze gagne cette année. En pensant au onze, je pense à mes parents et à Nèphe. M'ont-ils regardé, où avaient-ils peur de me voir mourir. Je pense que mes parents n'ont pas regardé. J'en suis presque sûr. Je ne sais pas pourquoi. Cette pensée me trouble l'esprit. Qu'aurais-je fais à leur place. Voir mon fils mourir et savoir qu'il est mort ou plutôt avoir des doutes en attendant son cercueil.
Je suis sûr que Nèphe me regarde en ce moment. J'espère. J'aimerais tellement retourner dans le district onze. Je suis complètement terrifié à l'idée que je peux mourir à n'importe quel moment. Est-ce que sa fait mal de mourir. Quelle est la sensation. Je ne veux pas souffrir. Je ne veux pas mourir dans d'atroce souffrance. J'aurais dû me laisser avant. J'aurais dû demander qu'elles me tuent d'un coup de hache dans la tête. Elles l'auraient fait. Elles me connaissent. Non ! Non ! C'est n'importe quoi ce que je pense. Complètement n'importe quoi. Je survivrai. Je souffrirai s'il le faut pour rester en vie dans cette arène. Je ne dois pas me décevoir. Je ne dois pas décevoir mon district. Je ne dois pas montrer au Capitole que je suis faible, car je ne suis pas faible.
Ces pensé m'ont fait donner un coup-de-poing dans le pont. Il faut que je me calme. J'espère que ce soir, il pleut. J'ai soif. Et pour bouteille d'eau vide, j'ai du ketchup.
Je me remémore tout ce que j'ai appris durant les entraînements. Les baies comestibles. Je m'en rappelle très bien. Il n'y en à pas ici. Aller en chercher aujourd'hui serait trop dangereux. J'ai déjà pris d'autre risque en allant chercher de l'eau, en allant chercher mon sac (qui ne contient rien en plus), en allant chercher mon arbalète et en tentant de sauver la fille du sept.
En combat de corps à corps. Certes, je m'y connaissais déjà, mais j'ai appris où se situent les points vitaux et comment mettre au sol avec de meilleure technique. Je ne regrette pas le fait d'avoir appris plus de choses dans les combats. Par contre le tir l'arc ne m'est d'aucune utilité pour cette arène.

Ça fait du bien de se reposer et de penser. Je me mets quelques stratégies de combat en corps à corps en place. Je pense à comment je devrais m'y prendre si quelqu'un tente de monter dans le bateau. J'ai fait quelque piège, mais ils ne serviront peut-être à rien. Si un tribut du douze saute, il trébuchera, pas plus. Mais si un carrière saute, il tombera, ça j'en suis sûr. Je suis malin. Faut quand même que je le montre un peu.

Le temps passe de plus en plus. J'attrape mon sac un peu plus loin de moi en faisant attention de ne pas me faire mal à l'épaule. Je l'ouvre. Je prends ma barquette de frites froide. Elles ne sont pas tombées du sac. C'est super ! J'en prends une et la mets en bouche. Je n'en ai pas mangé beaucoup en seize ans. Une ou deux fois, c'est tout. Le n'est pas super. J'aurais bien aimé que le Capitole me les chauffe. Bon, je devrais être content que j'aie des frites.
Je mange seulement un quart de la barquette. Je garde le reste en cas d'urgence.
Je pense à mon problème de feu. Je n'ai pas de feu. C'est super important. Je ne sais pas comment en faire. Il me faudrait une notice ou des allumettes. Ce soir, j'ai dû chien à manger et il est hors de question que je le mange cru. Déjà que manger du chien me dégoûte. De toute façon, je n'ai pas vraiment le choix.
Un coup de vent balaye mes cheveux. Je me demande à quoi je ressemble. D'habitude, je n'aime pas me regarder dans un miroir, mais là ça ne me dérangerait pas. Je remets mes cheveux comme je pense qu'ils doivent être avec mon bras droit. Le mauvais bras. Je regarde mon « bandage ». Il faut que j'en trouve un vrai. Je ne peux pas continuer comme ça. Je suis vraiment en danger.

et donc:
 
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Elias Leorios
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 4 Jan - 23:31


❝ Next Day ❞
For Tributs



Dans l'Arène, le temps passe lentement pour les tributs qui doivent lutter pour la survie, mais dehors, quand on observe les Jeux, le temps semble plus rapide, comme pour nous faire découvrir la suite de ce petit plaisir. Lorsque la journée touche à sa fin et que la nuit tombe, l'hymne du Capitole se fait entendre et dans le ciel, le visage des tributs morts s'affiche dans l'ordre suivant :

Hayden Greyhack - District Cinq
Lee Damned - District Dix
Diana Athamy - District Dix
Jonathan Bird - District Huit
Nathan Elderleaf - District Sept
Cook Oven - District Neuf
Alec Asmodeus - District Un

L'hymne se termine, le dernier visage se dissipe et le calme regagne l'arène. Cette nuit, le temps se rafraichit beaucoup et il ne fait alors pas plus de dix degrés.

/i\ Nous passons donc au jour deux, veuillez dans vos rp faire en sorte d'arriver à l'aube de ce jour dans la mesure du possible, merci /i\


@Eques sur Never-Utopia
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 11 Jan - 13:05

Le soleil se couche. Lentement, mais il va faire nuit. Je n'ai toujours rien bu, j'ai la gorge sèche. Je n'ai rien mangé, juste quelques frites. Froides. Je ne me plains pas de mon sort. Je suis vivant et je trouverai de l'eau et un moyen de faire du feu. En tout cas, c'est trop tard pour faire du feu maintenant. Je risquerai d'attirer les autres tributs. Même si je le fais à l'intérieur. Mieux vaut attendre demain matin. Je ne sais même pas comment je vais me réveiller. J'espère me lever tôt. Il faut que je me lève tôt.
Je regarde le ciel. Orange avec des touches de bleu nuit. Le soleil est entrain de mourir sous mes yeux. Sauf que lui, il ressuscite. Moi si je meurs, c'est la fin de la partie. Un pion en moins dans ce foutu jeu. Un avantage pour les autres tributs. Un désavantage pour le onze.
Il fait de plus en plus froid. Je commence à avoir des frissons. La température à chuter très rapidement. J'avais chaud il y a environ une heure et demie et maintenant, le vent glacé recouvre ma peau. Je n'ai même pas de sac de couchage. À vrai dire, je n'ai rien d'utile. Juste une arbalète. Heureusement !
Je regarde le ciel. Les étoiles sont belles, même si elles ne sont que virtuel. Cela paraît tellement vrai. J'ai l'impression d'être au onze. On est encore deux du onze dans l'arène. L'une avec une alliance et moi seul. On peut s'en sortir.
Je ne peux pas rester ici trop longtemps, il faut que je me bouge. Si je ne le fais pas, les juges le feront pour moi. Ils veulent du spectacle. Ils veulent que je m'affronte avec d'autres tributs. Ils veulent ce que je ne veux pas. J'ai vraiment besoin d'une alliance. Mais c'est trop tard ! J'aurais dû réfléchir à ça plus tôt. J'ai été bête de rester dans mon coin. C'est d'ailleurs peut-être pour ça que je n'ai pas reçu plus de neuf quand les juges m'ont noté.
Je suis à l'intérieur du bateau. Je m'endors malgré que le danger est omniprésent. Une musique m'effraie et m'empêche de m'endormir. Je vais sur le pont. C'est l'hymne. Ils vont faire passer tous les morts. Je vais enfin savoir combien nous sommes ! Un du cinq. Je ne vois pas du tout qui s'est. Je me sens mal quand je me dis ce tribut étais avec moi pendant les entraînements et que maintenant, il est mort. Deux du dix sont morts. Le district dix ne sera pas vainqueur cette année. Déjà trois tributs morts. Un gars du huit. Je me rappelle des cris que j'entendais dans la corne. Quand tout à débuter. Quand le sang giclait de partout. Quand tout le monde courait pour avoir un sac ou pour s'enfuir. Le gars du sept. Je regard attentivement. Et la fille du sept n'est pas affichée. Est-elle en vie ? Deux derniers s'affichent dans le ciel. Un du neuf et du un. Un tribut de carrière en moins. C'est super. Maintenant ceux qui sont encroe deux. Il y a le douze, nous le onze, le six, le quatre, le trois et le deux. Ça fait beaucoup. Nous sommes encore dix-sept. Comment faire ? Seul contre dix-sept autres. Enfin deux.

Je reste dehors même après l'hymne. Je cherche des caméras, mais n'en vois aucune. J'ai besoin de feu ou d'eau. Mes sponsors ne peuvent pas m'aider ? Ça ne se voit pas que je suis dans la merde ? Ça ne se voit pas que je n'ai pas bu depuis le début des Jeux ? J'ai déjà été aidé une fois. C'est vrai. J'ai oublié. C'est beaucoup plus important. Des soins. Je devrais être heureux d'être encore en vie et être soigné.
En fait je sais pourquoi je n'ai pas cherché à faire des alliances. Parce que j'aime être seul. J'aime réfléchir seul dans mon coin. Et je savais très que si j'en avais une, j'aurai dû tué des amis et que je ne l'aurais pas fait. Je n'aurais pas eu le courage et je serai mort à cause de ça. Là, maintenant, je suis seul et tuer des personnes m'est égale sauf Shaé, Yeni et June. Ce sont les seules que je ne pourrai pas tuer. Je suis trop gentil et c'est pour ça que je ne suis pas fait pour être dans les Jeux. Nèphe aurait eu plus de chance que moi dans cette arène. Il aurait fait une alliance et aurait su la trahir pour survivre. Mais il ne s'est pas porté volontaire. Il avait peut-être peur. Ou il se sentait faible. Ou bien alors il avait confiance en moi. J'ai survécu le premier jour, pourquoi ne devrais-je pas survivre aux autres ? J'ai survécu à une attaque et j'ai montré que j'ai de bons réflexes, pourquoi ne pourrai-je pas survivre à une autre ? D'autre personne se serait pris le couteau en pleine tête ou la hache en plein dans le ventre. J'ai confiance en moi dans les pires moments. Mais je ne peux pas prendre des risques. Car on ne vit qu'une fois...
Je réfléchis. Si j'attends en me baladant un peu partout sans me faire repérer, ce serait très bien. En attendant que tout le monde meure sauf moi. Mais ce n'est pas possible. Les juges trouveront un moyen de me faire combattre. Ils m'ont sauvé, mais ils peuvent me tuer. En passant s'ils m'ont sauvé cela veut peut-être dire que je suis aimé au Capitole ? Mais non, je ne crois pas. Je n'ai rien fait de spécial pour que le Capitole m'aime. Je n'ai tué personne, j'ai juste survécu à une attaque, on a eu une tenue juste fantastique et j'ai eu une bonne note. Pourquoi on ne pas appeler des gens et poser des questions ? J'espère que tout ça se finit vite et que je rentre à la maison. Je ne veux pas rester ici longtemps. Et je ne veux pas mourir.
Je rentre dans le bateau. Je ferme la porte avec du mal. Elle est comme rouillée. Je pousse le chien contre la porte comme ça, si quelqu'un veut entrer, je me réveillerai. J'ai mon arbalète à côté de moi, ma bouteille de sirop et mon couteau dans les mains. Je m'allonge parterre. Même mon lit à la maison est plus confortable. Je regrette le Capitole. La douche, là-bas, me manque les lits super confortables, la télé, la bouffe. Ils ont la belle. Ils mangent devant la télé entrain de nous regarder nous entre-tuer. Ils rigolent alors que nous, nous mourrons de peur. Ils crient pour nous voir gagner alors que nous, nous crions, hurlons de douleur. Est-ce que certains ont de la peine à nous voir ici et se dire « Les pauvres. Je n'aimerais pas être à leur place ».
Je ferme mes yeux. J'ai hâte d'être demain. Je n'ai pas envie que cette nuit passe lentement. J'espère juste réussir à m'endormir. L'hymne m'a bien réveillé et m'a bien fait songer. Il faut que je me repose. J'ai besoin de repos.
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 18 Jan - 13:43

-Tu sais, moi, je n'aurais pu tuer personne. Tu es fort.

Je tourne la tête. C'est Nèphe qui me parle. Il fait beau. Un ciel bleu avec un température idéale et un léger vent qui pour rafraîchir. La terre est ni trop boueuse ni trop sèche. Nous sommes assis. Je le regarde. Je ne comprends pas ce qu'il veut me dire. Je souris, il sourit à son tour. Je comprends encore moins. Pourquoi je suis fort ? Qui ai-je tué ? Il a changé de sujet d'un seul. D'ailleurs, je ne rappelle plus de ce qu'il m'a dit avant. Il fronce ses sourcils tout en garde le sourire. Lui aussi ne comprend-il pas, il c'est juste le soleil qui le tape dans les yeux ? Il s'apprête à dire quelque chose. Ses lèvres ont bougé, mais je suis plus rapide.

-Excuse-moi ? dis-je en rigolant.

Il secoue sa tête comme pour dire "Mais mon Dieu ! Tu es tellement débile que ça ?". Oui là j'avoue que je suis un peu bête. J'ai comme perdu la mémoire. Je ne sais même pas pourquoi on est venu ici. C'est sûrement à cause de... Non ! Ça ne revient pas. Je perds mes mots. J'ai l'impression que quelqu'un parle à ma place. Mais c'est bien moi. Et c'est bien Nèphe.

-J'ai tué personne ! Mais merci, je sais que je suis fort.

Je souris dans tous les mots que je prononce. Mais Nèphe perd son sourire. Il me regarde bizarrement. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je vois que quelque chose ne va pas, mais quoi ?
Le vent balaye mes cheveux. Je les remets comme je pense en place. Il rigole et s'arrête d'un coup. Comme s'il s'était forcé.

-Bien sûr ! T'es sorti vainqueur des Hunger Games et tu penses n'avoir tué personne ?!

Cette phrase était purement ironique. Il voulait que je le sache. Mais je ne comprends ce qu'il veut que je comprenne. J'ai jamais participé aux Hunger Games de ma vie ? Je ne serai pas là. Je reste sérieux dans mon regard. Je pense qu'il sait que je ne pige rien. Je regard autour de moi. Rien de l'herbe, des arbres, de la terre.

-C'est bon Camil ! N'essaie pas de renier. Tu as du tuer pour survivre. Pour revoir tes parents, tes amis... Moi ! Tu n'as pas à avoir honte.
Mais je n'ai pas honte de quoi que ce soit ! Je ne comprends rien Nèphe ! J'ai jamais participé aux Hunger Games et même ! Jamais je n'aurais pu tuer quelqu'un ! Jamais !
-Moi non ! Toi si ! On te pardonne. C'était la finale tu sais. Et les autres c'était aussi pour atteindre la finale. L'essentiel, c'est que tu sois de nouveau là, avec nous.

Il s'approche de moi et m'enlace. Je ne comprends pas. J'ai envie de le repousser pour qu'il m'explique mais je n'y arrive pas. Je ne me contrôle pas. Pourtant j'ai envie de parler et de bouger mais quelqu'un le fait à ma place. Ses lèvres se placent à côté de mon oreille.

Ne fais confiance à personne... dit-il en chuchotant.

Son bras va en direction de la poche de son pantalon. Il sort un couteau. Ce qu'il m'a dit, son action. Je regarde son visage. Son expression ! Pourquoi voudrait-il me tuer ?! Je frappe main ouverte en plein dans sa pomme d'Adam en le poussant le fort possible. Il est plus fort que moi et plus grand. Il recule un peu et le couteau ne pas atteint. J'ai réussi à parer son coup. Il faut que j'enchaine. Je frappe toujours main ouverte dans l'oreille pour le déstabiliser. Il se courbe et se prépare à m'attaquer une deuxième mais il disparaît. Le paysage a changé. Il va faire nuit. C'est le couché du soleil. Je cligne des yeux et le paysage change à nouveau. Sauf que cette fois-ci, c'est la réalité. Je suis dans le bateau. Sans Nèphe. Mais j'ai retenu son message. Je ne dois faire confiance à personne.
Je fais les Hunger Games et c'est le deuxième jour. Il y aura d'autre mort. Il restera des survivants. En ferais-je parti ? Ou vais-je mourir ? Je verrai ça par moi-même.
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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Lun 26 Jan - 18:21

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. » (part two)
Juni

Rp précédent ♥Marcher, encore, un peu. Mais dans une atmosphère plus douce, plus fraîche. Marcher, mais pas sous le vent, où dans le sable qui, rien qu’à le regarder vous assèche la bouche. Marcher entourées d’eau, et de tranquillité. Je ne vois personne ; Il ne doit y avoir personne. Et puis, le feu ne prend pas ici. Ce n’est pas là que nos Carrières pyromanes assouviront leurs envies.

Cependant, il y reste quelqu’un. Quelqu’un qui nous a échappé, quelqu’un qui était là avant nous, et que les Juges ont aidé, justement ou non. Quelqu’un qui doit mourir. Pas parce que je ne l’aime pas, ni quoi que ce soit. Juste parce que… Parce que je suis lasse. Parce que c’est le jeu, et qu’il va bien falloir y jouer. Parce que Yeni et moi avons envie de rentrer. Parce que c’est fait pour ça, les Hunger Games. Même si je suis désolée, un de nous trois doit mourir (deux, en fait, mais je ne dois pas y penser). Et ce ne sera pas nous.

Certains appelleront ça de l’acharnement. Mais Yeni le hait, depuis que le piège nous est tombé dessus, et puis il doit être resté dans le coin. Dans son coin. Pas loin de là où nous sommes, d’après ce que j’ai cru comprendre.
Je ne vois pas pourquoi il serait parti.
Je m’arrête devant une grande structure de bois, celle où nous avions prévu d’aller au départ. Nous avons décidé de faire toutes les cachettes sur notre trajet, en commençant par la plus proche. Et c’est elle. Un bateau.

« Il va falloir être prudentes. Il est loin d’être stupide, et, s’il est là, il doit s’être caché. »

Un escalier nous fait face. Très bien, on va commencer par en haut, alors. Pourquoi pas. Je fais un signe discret à Yeni, signe de se taire, signe d’y aller. Elle tient mon sac, hormis la hache, que je tiens toujours à la main, et mon couteau, que j’ai glissé dans un bout de tissu de tipi mis en ceinture grossière. Je grimpe, à pas de loup (enfin du mieux que je peux, mais, à force de faire le mur, j’ai un bon entrainement), et à mis chemin, reprends mes affaires. L’escalier m’a l’air solide. J’acquiesce à l’intention de Yeni, et elle me suit. Puis, nous nous retrouvons face… Au vide. Camil a sans doute détruit le ponton, ou le je ne sais quoi qui permettais de passer. Je chuchote, pour mon alliée, qui est juste à côté de moi.

« Je saute ? »

Elle acquiesce en silence. Alors, je rebrousse un peu chemin sur la roche, pose mon sac, prend une grande inspiration, me place sur le bord, du bord, où il reste une trentaine de centimètres pas abimés et saute, de toute la vitesse et l’impulsion que je peux donner à mon corps… Corps qui vient heurter, plus ou moins bruyamment, mais un bruit sans doute couvert par le roulis des vagues, les planches restantes. Je me rattrape à la rambarde, et, à la force des bras, me balance jusqu’à pouvoir poser un pied sur le pont. Je sens mon pied s’enfoncer dans le bois, mais rien de plus. Mes 48 kilos m’auront enfin servi à autre chose qu’à avoir l’air d’un sac d’os. Je bouge précautionneusement mon pied, le décoince, et fait signe à mon alliée, qui m’envoie successivement nos deux sacs, devenus légers par le retrait de nos armes. Puis, je récupère le ponton, ou tout de moins une longue planche, que Camil avait sans doute retirée sans la faire disparaitre, et le repose approximativement, avec l’aide de mon alliée, que je laisse traverser.

Et, je me penche vers elle.
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Lun 26 Jan - 21:17

Il fait bon. Je ne me plains pas. Je suis dans l'ombre à l'intérieur du bateau. Seul. Avec un chien, lourd et mort devant la porte lourde et grinçante. Je regarde cette porte. Vieille. Abîmées. Je descends mes yeux un peu plus en bas. Le chien. Sauvage. Il est plus gros et plus grand que ceux que j'ai pu voir. Il ne ressemble pas à un loup, mais il doit être aussi féroce. C'est effrayant. Je n'en ai pas vu beaucoup.
Le temps passe. C'est rassurant comme inquiétant. On se rapproche de la fin, mais on vient à peine de débuter. Combien de temps vais-je devoir encore survivre ? Combien de temps voudrais-je survivre ? Je le verrais. On le verra. Ils le verront.
Mon couteau, mon arbalète et ma bouteille sont par terre. Je mets le carquois autour de moi et range le couteau dans ma poche. Je mets une flèche sur l'arbalète et arme. Je suis prêt. Pour quoi ? Je ne sais pas, mais je suis prêt. Je m'ennuie. Je ne sais pas quoi faire. Je préfère rester là.
Je me balade lentement dans la pièce en regardant le sol. Quelque chose attire mes yeux. Je ne sais pas ce que c'est. Je me rapproche. Une trappe. Celle qui mène à l'étage du dessous. Là où se trouvent les canons et sûrement les boulets de canon. J'utilise mes deux mains pour ouvrir la trappe, mais je m'arrête et la referme doucement quand j'entends un bruit. Je traine le chien un peu plus loin très lentement pour ne pas qu'on m'entende. J'entends des bruits de pas. Je tire la porte vers moi légèrement pour que je puisse voir d'un œil. Je vois le pire. June et Yeni. Elles sont là. Pourquoi veulent-elles me tuer ? Je suis tellement séduisant qu'elles me suivent partout où je vais. Je vois June partir prendre le ponton pour aider à faire passer Yeni. Je ne vais pas les laisser faire.
Je détresse et vais, toujours doucement pour rester discret, chercher mon arbalète. Elles ne vont pas s'en sortir comme ça. Si elles sont ici. C'est pour me tuer. Je le sais. Et je ne veux pas mourir. J'ouvre la porte un peu plus. Elles m'ont sûrement entendue, mais je m'en fous. Je vise June. Je suis sûr de l'avoir. J'espère ne pas me porter malheur en disant ça. Je mets mon doit sur la gâchette. Dois-je tirer. Ce sont mes amies. Non, c'était mes amies ! Elles ont essayé de me tuer ! Je ne dois pas avoir de pitié ! June est de dos. C'est le bon moment (ou le mauvais). Je presse la détente et le carreau par à toute vitesse. Je ferme porte aussitôt. Et remet le chien contre. Elles auront sûrement du mal à ouvrir la porte.
D'un coup, mon cœur se serre, ma gorge se noue et mes pensées se bousculent. Qu'ai-je fais ! Pourquoi ? Je n'aurais jamais dû faire ça ! Ce n'est pas moi ! Et si elles étaient venues pour une éventuelle alliance ? Quel con. Ce sont mes amies ! Mais je ne peux pas courir et les serrer dans mes bras ! Ce n'est pas possible. Je ne dois faire confiance à personne. Nèphe me l'a dit. C'était juste un rêve, mais c'était dit. Et sûrement pensé.
Je suis toujours devant la porte pour mettre plus de poids et qu'elles n'entrent pas. Je ne pense pas que ce soit la bonne solution. Elles peuvent très bien attendre la nuit qu'on se couche et ensuite, elles viennent me tuer. Capitole si tu me viens en aide encore une fois, mais je prosterne devant toi ! Mais je sais que ce n'est pas possible. La roue tourne. Elle a mal tourné. Pourquoi elles ne sont pas allées voir les carrières. Elles ont vraiment pris la solution de facilité.
Je me remémore toutes mes techniques de combat. Elles sont armées mais blessées aussi. Peut-être plus gravement que moi. Mais je ne pense pas. Je ne suis pas blessé gravement non plus a vrai dire. J'ai un couteau. Je ne sais pas lancer de couteau ! J'aurais dû apprendre !
Yeni et June ne me connaissent pas vraiment. Nous nous sommes déjà parlés. Nous avons déjà rigolé ensemble. Elles ne savent pas que je sais me battre. Mais elles sont deux. Et armées. Dois-je les affronter de face ? Je le ferai ! Quand il n'en restera qu'une. Si ce n'est pas moi qui meurs.
Elles savent que je suis gentil. Mon plus gros point faible. Mais je sais manipuler avec la parole. Un atout de connard qui peut servir. L'utiliserais-je ? Je ne veux pas, car je n'aime pas. Mais aurais-je le choix. Je pense que la réponse est non. Si ma famille est entrain de me regarder. Ils doivent stresser tout autant que moi. Ils ont peur. Comme moi. Ils espèrent que je vais survivre et moi, je veux survivre. Mais je ne sais pas si je vais y arriver.

donc:
 
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Jonathan Templebar
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mar 27 Jan - 17:27

Dans l'épisode précédent aux abords du château...


« Pour les saucisses, on peut s’arranger, j’suis sûre que les tributs masculins du trois grillent à merveille au feu de bois, ricane Eve.

- Nan, pas assez de gras, » je réponds en connaisseur.

En plus je suis tout petit ! Elle a définitivement meilleur temps de faire griller quelqu’un d’autre, je ne suis vraiment pas un bon investissement boucher. Quoique… à force d’être tannée, ma viande doit être bien tendre. Je me pince la côte, juste pour voir, et évalue ma consommabilité avec une grimace. Verdict : la sorcière d’Hansel et Gretel me garderait prisonnier un petit moment avant de m’ajouter à son ragoût.

« Mais tant qu’à faire, ça m’arrangerai qu’on contourne, j’ai pas envie de puer la fumée.

- A vos ordres cap’tain! »

L’ironie de la situation, c’est qu’en continuant à longer le lac, on se rapproche de l’incendie et on se prend toute la fumée dans la face. Pourtant, Eve n’exprime pas le moindre désir de faire demi-tour malgré son précédent vœu de ne pas puer la fumée. Les princesses, je vous jure, ça ne sait jamais ce que ça se veut.

Sinon, moi, l’odeur de fumée, ça me passe loin au-dessus de la tête. Après avoir été ridiculisé par des piafs, je ne suis plus à ça près. Et puis ça me rappellera les soirées feu de camp avec alcool bon marché à volonté qu’on organisait au Trois et auxquelles j’étais abonné avant de trouver du travail. Après, j’ai bien été obligé de me limiter si je ne voulais pas subir une remontrance du patron (et les remontrances du patron, c’est quelque chose). Je remettrais bien ça, mais l’alcool à volonté fait défaut. Peut-être dans les cales du bateau ?

Il nous faut de nouveau un quart d’heure de marche tranquille pour arriver aux abords du bateau, et nous n’avons pas cessé de nous rapprocher du brasier. Sans en être encore trop près, on distingue néanmoins bien l’incendie et l’odeur de brûlé est plutôt omniprésente. Désolé Eve.

Je jette un énième coup d’œil dans ma longue-vue en direction du bateau, et d’un coup le feu recule d’une place dans la liste de mes préoccupations. Parce que je viens de voir deux filles sur le ponton. Je m’arrête, cligne des yeux, vérifie la lentille de la longue-vue à la recherche d’ombres chinoises découpées par un leprechaun qui s’ennuyait et, n’en voyant pas, je braque de nouveau la lunette vers le bateau. Pour y voir de nouveau les deux filles aussi distinctement que je vois Eve se demander ce qui me prend encore.

« Cap’tain, on dirait qu’quelqu’un est arrivé ‘vant nous. Deux personnes en tout cas. Hammer du Neuf et Flores du Cinq, j’crois bien. »

Tout en décrivant la scène à ma compagne, j’essaie de tenir la longue-vue stable, ce qui n’est pas une mince affaire. Heureusement, nous sommes encore à une distance respectable des lieux et il n’y a que peu de chance que les deux filles nous remarquent, ce qui veut dire que je peux prendre un peu mon temps. Par mesure de précaution, je me déporte légèrement dans les roseaux pour un abri supplémentaire, ne laissant que la lunette vraiment dépasser du bosquet.

« Hammer est sur l’bateau, Flores à quai. On dirait qu’elle… Jiminy Crispies ! Qu’est-c’que c’était qu’ce truc ? »

Il y a eu un mouvement, un genre de ligne légèrement oblique et très rapide, puis la surprise m’a fait bouger et j’ai perdu l’image.

« J’crois qu’elles se sont fait tirer d’ssus.. »

Frak. C’est bien ma veine ça. De là d’où je suis, je n’ai aucun moyen de savoir s’il s’agit d’un troisième tribut ou juste d’un bateau piégé, ni si il y a vraiment eu un tir ou si c’était juste un insecte traversant mon champ de vision. Je manque un peu de référence avoir une certitude. Généralement, ça ne se passe pas comme ça dans les films et je n’ai jamais observé quelqu’un se faire tirer dessus à travers une longue-vue auparavant.

Et puis, qu’on se l’avoue, si une part de moi crève d’envie d’un feu de camp avec toute la compagnie possible, une bonne bouteille de rhum et des chansons paillardes (donc d’approcher les deux jolies jeunes filles), une autre me crie « instinct de survie ! instinct de survie ! » dans les oreilles et ne veut que faire demi-tour aussi vite que possible. Heureusement que j’ai une princesse avec moi pour aiguiller ma boussole morale : bouteille de rhum et chansons paillardes, Eve ? Très mauvaise combinaison. On raye donc « approche amicale et nonchalante des deux filles et de l’éventuel tireur » de la liste des options. Ce qui nous laisse…

« Qu’est-ce qu’on fait ? je sonde ma camarade. On r’garde comment ça évolue ? On essaie d’passer en scred en espérant qu’elles sont trop occupées pour nous r’pérer ? On fait demi-tour ? On s’fait un scrabble ? »


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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mar 27 Jan - 18:13


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La journée est belle, trop belle. Les oiseaux chantent, les papillons papillonnent et vaquent à leur occupations de papillons. Savent-ils eux, ce qu'il se trame autour d'eux ? Sont-ils sensibles à l'odeur du sang qui se répand et inonde le sol ? L'odeur de mort ne les dérange-t-elle pas ? La peur qui empeste de ne les empêche-t-elle pas de vivre ? On ne dirait pas... Pourtant un simple bip les fait s'envoler. Dans un froissement d'ailes se pose le parachute portant le numéro 11 qui contient un réchaud, une casserole, et un paquet de 10 biscuits secs. Un petit mot accompagne ce trésor :

Cache toi ! Et réapparais au bon moment... - Ta mentor


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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mer 28 Jan - 13:44



Ça y est. Vous êtes au Bateau Pirate. un trajet si court que tu aurais presque voulu prendre des détours inutiles, pour réfléchir davantage.
Tu t'apprêtes à tuer quelqu'un. C'est horrible.
Mais le plus horrible est que tu en as envie.

Il est si facile de se dire que pour vouloir tuer, il faut être un psychopathe sans la moindre morale. Mais pour abandonner quatre personnes assaillies par le triple d'ennemis, il faut être sans coeur. Et bien égoïste.

Certes on pourra dire que vous l'aviez cherché, alors qu'en réalité, non. Vous cherchiez juste à trouver un autre refuge qu'un ranch habité par des poules mutantes et violentes. Quand vous pensiez avoir trouvé la perle, vous vous rendez compte qu'un autre tribut s'y trouve.
Vous étiez à bout. Vous l'avez attaqué. Cela s'est retourné contre vous.

Et votre victime s'est échappée alors que tu te confondais en excuses pour obtenir son aide.
La seule chose qu'il manquerait à ce tableau rempli de vengeance, serait que le traître fût assisté par tes pires ennemis : les Juges.
Et cette chose-là, elle ne manque pas dans l'histoire. Il a été aidé.

Il.
Camil.

« Il va falloir être prudentes. Il est loin d’être stupide, et, s’il est là, il doit s’être caché. »

Tu aquiesces. Il n'est pas bête, c'est vrai. Mais il est seul.

June saute par-dessus le vide. Tout en souplesse, tout en finesse. Tout en légèreté.
Elle atterrit de l'autre côté, et remet le ponton défectueux en place. Tu t'avances pour la rejoindre, tandis qu'un carreau fuse à son côté.
Camil est armé d'une arbalète.
Dans la panique et le brouillard verdâtre d'hier, cet élément t'avait complètement échappé.

Pourtant, le bougre n'a même pas pris la peine de viser, sans doute trop sûr de sa réussite. Même s'il est indéniable qu'il a un certain talent en tir, puisque malgré une absence totale de réflexion et une cible mouvante, il touche June vers l'épaule. D'ici, tu sais qu'elle n'en gardera pas de grandes séquelles, mais un sentiment incontrôlable monte en toi.
Il a voulu la tuer. Camil a un seul instant pensé qu'il arriverait à tuer June.
Insensé.

Mais malin : il s'est terré au fond de la cabine.
Tant pis. Il ne pourra s'échapper.

Tu saisis le ponton, et le traîne plus loin alors que June s'approche de la porte du refuge de votre cible.
La planche n'est pas lourde, aussi la places-tu six ou cinq mètres plus loin. Il est bloqué.

Son arme, quoique apparemment très familière, sera inutile lorsque vous rentrerez. Une arbalète ne s'utilise pas en combat rapproché, et quand bien même il tenterait, il n'aurait pas le temps de charger que vous lui auriez déjà sauté dessus.
À moins bien sûr, qu'il ne vous attende à l'intérieur, l'arbalète déjà chargée, dans quel cas vous n'auriez alors qu'à encaisser un coup.

Tu t'approches de June, déjà devant la porte de la cabine. Il s'est enfermé. Elle essaye d'abord d'ouvrir, mais c'est impossible. Il bloque l'entrée. Qu'importe.
Tu sors ton arme, et regarde June faire de même avec sa hache.
D'un commun accord, vous lancez un coup chacune dans la porte. Déjà, elle tremble.
Encore un.

Cette vieille planche ne résistera pas bien longtemps, et ce qui la bloque tombera bientôt à terre, lorsque les lambeaux de bois s'arracheront.

Plus qu'un ou deux coups, et vous pourrez entrer.

Tu remarques le parachute argenté qui tombe sur le pont. 11. Pour Camil. Quel dommage. Il est à l'intérieur. Et vous devez le tuer.
Son cadeau l'attendra.
Peut-être.


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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mer 28 Jan - 18:10

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. »
Juni vs Camil

J’aide Yeni à me rejoindre. Passer sur le pont, avec moi. Aller voir si Camil se trouve ici, dans ce bateau pirate à l’allure si attrayante, et qui dois renfermer énormément de secrets. Puis, je me redresse. Et j’entends. J’entends la porte que l’on ouvre, qui tourne sur ses gongs dans un grincement inquiétant. J’entends, et je sens. Le carreau, dans mon épaule. Juste au dessus de l’avant bras. Il se fiche dedans, pas forcément très profondément, et la douleur n’est rien par rapport à la plaie de mon ventre. Mais je la ressens, dans tout le bras. Je la ressens, et je serre les dents, avant de voir mon alliée observer un point derrière moi. Avant d’entendre de nouveaux grincements. Une porte qu’on ferme. Si je ne bougeais pas à cet instant, je serais peut-être morte, si ça avait touché ma colonne vertébrale. Mais là, il m’a énervée. Handicapée un peu plus, et énervée.
Je ferme mes doigts, encore plus fort. Mes jointures en blanchissent, ma hache me ferait presque mal aux mains. Presque. Il veut la jouer comme ça ? Très bien. Je retire ma ceinture improvisée, et, faute de mieux, enlève délicatement le carreau de mon épaule. J’applique un coup de mercurochrome pendant que Yeni sort son arme, et serre mon tee shirt sur la plaie, grâce au bout de tissu. Puis, je me retourne. Jette un œil à mon alliée. Elle a retiré le ponton, de nouveau. Intelligent.
Je m’approche de la porte que j’ai entendue précédemment. Pose ma main sur le semblant de poignée, tire, pousse, fait presque trembler la porte. Je vois Yeni sortir son espèce de grosse épée, et, comprenant, et saluant, son idée, renchéris en soulevant la hache que je n’ai que trop bien apprise à manier ces derniers temps. Mon alliée compte jusqu’à trois, et nos armes s’abattent sur la porte. Une fois. Deux fois. Trois fois.

Le bois tremble, cède, en copeaux sous nos pieds, qui volent en éclats. Protéger la tête. Protéger le corps. Puis recommencer. Frapper, faire céder. Un trou se forme, d’abord minuscule. Puis, Yeni et moi donnons des coups sur ses bords. Il s’agrandit. Bientôt. Bientôt nous pourrons passer. Bientôt, Camil sera en danger.

Enfin. Au bout de je ne sais combien de coups (j’ai cessé de compter à 5), je peux passer. Alors, je me glisse dedans, précautionneusement, pour éviter tout carreau. Mais, s’il a armé son arbalète, je ne pourrais pas éviter l’arme qui fusera. Un coup. Ce n’est rien, par rapport à ce qu’il va subir.

Il est à côté de la porte, du trou par lequel je viens de me glisser. Directement, sans réfléchir, je balance ma hache dans sa direction. Je vise le tronc, je vise les bras, je vise la tête. Un aller retour de hache, de quoi le blesser, avec énormément de chance, deux fois, ou trois (mais là c’est si je suis une déesse).
Je me suis décalée, assez pour laisser passer Yeni. Elle est là. Je le sens, je le sais. Elle va m’aider. Camil ne va pas s’en sortir. L'arme de mon alliée s'abat aussi, en rythme, et va le briser. D’abord, briser son arbalète. Briser son arme.

Briser l’arme, puis briser les os. Briser le crâne, briser le cœur. Voir le sang, le chaud liquide rouge et poisseux couler, devant mes yeux. Voir le sang, ce liquide à l’odeur si singulière se répandre sur le sol de la cabine. Son sang, et pas le mien. Encore moins celui de Yeni.
Il va mourir. Il doit mourir. Il a essayé de me tuer. Je dois vivre. Même s’il doit mourir.

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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mer 28 Jan - 20:53

Elles arrivent. J'entends leurs pas. C'est effrayant. Surtout que je les connais. Mais tout le monde change ici. Même moi, j'ai changé. Je le sens. Pourtant, j'étais persuadé que je resterai fidèle à moi-même. Gentil, ne jamais attaquer le premier, attendre, toujours et encore. Non. Je ne suis plus Camil Biwkort. Je suis juste Camil. Mon nom de famille ne plus me correspondre. Je ne veux plus en être un, car je ne peux plus.
Les filles tentent d'enter. Elles n'y arrivent pas. La porte est beaucoup trop rouillée. Avec moi et le chien devant, elles y arriveront encore moins. Je me sens rassuré. Comme ce moment à la moisson quand on dit un prénom et que ce n'est pas le vôtre. Sauf que cette année, c'était moi. Elles ont arrêté de pousser. Je pense qu'elles entendent le même bruit que moi. Celui du parachute. Je regarde par les fenêtres de là où je suis. Quelque chose entre. C'est pour moi. La porte tremble. Elles vont la défoncer ! Je me précipite prendre mon parachute. Je l'attache sur moi très rapidement et arme mon arbalète.
Je veux reprendre ma bouteille, mais une des deux filles entre et me lance une hache. J'ai juste le temps de me baisser. Mais je sens le bas de mon pull arraché et comme une brûlure. Elle m'a touché. Elle est douée. Je me relève en donnant un coup avec l'arc de métal de mon arbalète en plein dans le visage. J'en profite pendant qu'elle est dans les airs de passer à l'étage du dessous.
Je vais vers la trappe et commence à ouvrir. J'ai presque ouvert la trappe. J'ai juste le temps de balancer mon carquois dedans et de me prendre une hache dans l'épaule gauche et qui ressort très vite. Je prends très rapidement le couteau de ma poche et le lance sans viser. Mais j'ai essayé de toucher l'une des deux filles. Juste avant de sauter dans la trappe. Je regarde les deux filles en visant avec mon arbalète.

-Vous n'en avez pas marre bordel ?!

J'appuie sur la gâchette. J'ai visé à une main. Le carreau n'est pas parti très haut. Je saute dans la trappe où il n'y a pas d'escalier. C'est un aller sans retour. Il fait sombre. Il y a une chaîne avec un crochet. Je mets le crochet là où il doit être pour bloquer la trappe. Ça me fera gagner un tout petit peu de temps.
J'arme le dernier carreau de mon arbalète. Je suis mal en point, mais je peux exécuter tous les mouvements possibles.

-J'ai encore la haine contre vous ! Vous avez tenté de me tuer ! Alors que moi, je ne l'aurais jamais fait ! J'espérais mourir avant que me tuer ! Je vous pensais mes amis !

Je l'ai fait un peu culpabiliser. Ça marchera peut-être. Il y a les canons. J'ai une idée. Si jamais tout va mal. Je sors et je saute dans l'eau. Ou sinon. Je reste avec ou sans elles. A elle de faire le bon choix. Si elles me tue. Elles seront gravement blessées.
Je déplace un canon en dessous de la trappe rapidement à la verticale. Si elles sautent. Elles se feront très mal.
Mon poing gauche est serré,(sûrement à cause du stresse) et une arbalète dans ma main droite. Un hublot ouvert juste pour moi. Je vais encore essayer de parler.

-De toute façon, il restera un seul vainqueur. Ce ne sera pas moi. Mais peut-être UNE de vous.

Je mets bien l'accent sur le "une". J'espère qu'elles remarqueront. Le fait de les déstabiliser. M'aidera peut-être ?

-Je pense que s'il ne reste que vous deux. La plus violente gagnera. Vous vous connaissez. Vous savez qui gagnera. Le sort n'est favorable qu'a une seule personne sur tous les vingt-quatre.

J'essaie de mettre une touche de comédie dans ma voix, pour faire de la peine. Un gamin de seize ans qui pleure, ça touche tout le monde. Le capitole, comme les tributs, sauf ceux de carrières. Et maintenant, je vais passer aux excuses.

-Vous savez. Je ne fais que me défendre. S'il n'y avait pas eu Romy ? C'est ça ? Je vous aurais aidé avec ces zombies. Mais c'était trop dangereux. Je me suis tellement culpabilisé. Vous avez le droit de me croire. Ou pas. Vous regarderez le replay chez vous.

J'ai essayé de mettre la touche de lèche. Vous êtes, toutes les deux, très forte. Vous gagnerez à coup sûr. En tout cas, j'ai peur de leur réaction. Deux contre un. Il n'y aurait qu'un survivant. Je ne pense pas que ce sera moi. Je suis trop faible. Mais assez malin pour tuer au moins une personne. Enfin, c'est ce que je crois. Je me sens capable. Je ne les ai pas tuées la première fois parce que je pensais qu'en me voyant. Elles m'inviteraient dans leur groupe. Mais il n'y a pas de pitié ici. C'est chacun pour sois.

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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Sam 31 Jan - 15:59

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. »
Juni vs Camil

Nos coups semblent faire flancher Camil, qui tombe à terre, mais, alors que je vais continuer de frapper, il se relève, balançant son arbalète en l’air, dans mon menton. Le coup ne me fait pas si mal que je le penserais, mais me sonne un peu, et, le temps que je retrouve mon sens de l’orientation et mes esprits, le garçon en profite pour s’enfuir, et ouvrir une trappe, qui passe à l’étage inférieur. Yeni lui inflige, il me semble, une blessure, et, lorsque je me jette sur lui, il me balance dessus son couteau. Mon couteau.
Amateur. Le couteau me frôle, mais en esquivant, je peux l’éviter. Personne ne me blesse avec mon arme. Personne. Je récupère le couteau, qui est tombé à côté de moi, un peu derrière, lui laissant ainsi le temps de se glisser dans sa minable cachette. Il tire, je vois, comme en rêve, le carreau s’envoler, pendant que lui descend. Je m’écarte, juste à temps. Pas Yeni. Je ne vois pas où le carreau l’atteins, je ne vois pas la profondeur de la blessure ni sa gravité, mais le carreau tombe dans sa direction. Il a essayé de la tuer. Il a cru pouvoir la tuer. Il va devoir mourir. Il va mourir.

Pendant ce temps, le garçon s’est caché, du mieux qu’il a pu. Il ne veut pas nous affronter. Il ne veut pas voir la vérité en face. Et pourtant, il va devoir mourir. Ses respirations vont devoir s’arrêter, et son corps va devoir quitter cette Arène. Un corps sans vie. Ses planques minables n’y changeront rien.

« J'ai encore la haine contre vous ! Vous avez tenté de me tuer ! Alors que moi, je ne l'aurais jamais fait ! J'espérais mourir avant que me tuer ! Je vous pensais mes amies ! »

Dans l’Arène, on n’a pas d’amis. On n’a plus d’amis. Et, si je l’avais vu, si je l’avais reconnu, les choses se seraient passées autrement… Du moins, je le suppose. Mais il nous a abandonné. C’était donnant donnant. Et, maintenant, je n’ai plus de remords. Plus peur de fracasser ses os.

Il continue ses petits préparatifs minables. Rien ne nous empêchera de passer. Rien ne nous empêchera de venir le tuer. Quitte à mourir.
Oui, mourir m’importe peu. Oui, maintenant, je ne joue plus pour survivre. Maintenant, je joue parce que je ne peux pas faire autrement. Parce que c’est la vie. Je ne tue plus pour ne pas être tuée. Je tue pour me venger.
C’est fou comme on s’habitue vite à la folie.

« De toute façon, il restera un seul vainqueur. Ce ne sera pas moi. Mais peut-être UNE de vous. Je pense que s'il ne reste que vous deux. La plus violente gagnera. Vous vous connaissez. Vous savez qui gagnera. Le sort n'est favorable qu'a une seule personne sur tous les vingt-quatre. »

Il est doué avec les mots. Il appuie sur ceux qu’ils faut. Mais moi aussi je sais faire ça. Moi aussi je sais parler. Il n’ a qu’à demander à ses copains les Juges. Cependant, je me demande si Yeni y est sensible. Je dois inverser la vapeur. J’avoue que ses mots me font paniquer, un peu. J’ai peur de leur portée sur mon alliée, et puis sur moi, aussi, au fond.

« Vous savez. Je ne fais que me défendre. S'il n'y avait pas eu Romy ? C'est ça ? Je vous aurais aidé avec ces zombies. Mais c'était trop dangereux. Je me suis tellement culpabilisé. Vous avez le droit de me croire. Ou pas. Vous regarderez le replay chez vous. »

Là, je dois intervenir. Je dois faire quelque chose. Je jette un œil à Yeni, puis je lance, à l’attention du garçon terré au fond de son trou :

« Je ne serais pas chez moi pour le regarder, ton replay. Et, au fond, je m’en fous. Parce que moi aussi, je m’en suis voulu. Et puis ça change rien. On n’a pas d’amis, dans les Jeux. On n’a rien d’autre que sa vie, et si on s’y accroche pas, on crève. Et deux de nous trois vont crever. Dont toi, crois moi. C’est trop tard. Je suis désolée. »

Je ne penses pas un quart de ce que je dis, mais tente d’être convaincante. Puis je me penche vers mon alliée, de sorte que le garçon planqué dans son trou ne voit pas mon visage. Et, je la rassure d’un mouvement de tête que deux d’entre nous trois sortiront de ce bateau. Et pas lui. Puis, je laisse mon alliée parler (dire n’importe quoi, ce qu’elle veut, pour le distraire), et me penche rapidement au dessus de la trappe, retire comme je peux le crochet qu’il a attaqué, le faisant à moitié péter. Ensuite, armée de ma hache et mon couteau enfin retrouvé, je me glisse dedans. Il ne doit pas lui rester beaucoup de carreau, et il faut qu’il les tire. Après, il ne pourra plus rien faire.
Je place ma hache de manière à protéger les parties vitales de mon corps (sauf la tête), et esquive, de peu, un canon que cet enfoiré a placé en dessous de l’ouverture. Je me le prends en pleine côte, mais ne relève pas, et, malgré la douleur qui fait couler une larme vagabonde sur ma joue, arme ma hache que je refais pivoter, une nouvelle fois. La cabine est petite, l’endroit est mal choisi pour une bataille à trois. On va s’entre-blesser sans voir qui viser. Je hurle à Yeni de faire gaffe en descendant, et je la sens me rejoindre. Maintenant, c’est officiellement la merde.
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Elias Leorios
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 1 Fév - 12:11


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Boom. Un premier coup de canon rugit dans l'arène.
Cinq minutes plus tard...
Boom une fois encore, un nouveau mort, deux tributs tués en quelques minutes, mais qui ?


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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 1 Fév - 12:20

Elles veulent vraiment entrer. Elles ont du mal. C'est bien. Ça me laisse un peu e temps. Je regarde autour de moi très rapidement. Il y a plusieurs autres canons. Je me dirige vers le canon le plus loin et cache mon parachute en prenant juste la casserole qui a à l'intérieur. Merci Trishteh. Juste au bon moment. Je mets mon arbalète dans un coin sombre. Sous un canon. On ne peut pas la voir. À moins de m'avoir vu la cacher. Je suis juste armé d'une casserole. Je comprendrai si les gens du Capitole rigolent.
Elles sont encore entrain d'essayer d'ouvrir cette foutu trappe. Je vois quelque chose. Juste contre le mur. Le mur en dessous de la trappe. C'est dangereux ? Oui. Mais je n'ai pas le choix. C'est des squelettes. Des anciens pirates ? Sûrement. L'un est sur l'autre. Celui d'en dessous est à une épée dans les côtes. Je cours pour prendre cette épée, mais elles ouvrent la trappe. June saute la première et se prend en pleine côte le canon. Je manque de rigoler. Il faut que je reste sérieux. Elle s'avance et je recule. Elle tente de me frapper avec hache. Elle n'a pas mis la force de tout son corps. Elle a de la chance, je l'aurais fait souffrir. Je me décale de coter pour esquiver et prends son bras qui m'a frappé et le tends pour donner un coup de genou dans son coude. Elle devrait lâcher prise de son arme. Malgré que je n'ai pas frappé de toutes mes forces. Parce que... Parce que j'ai de la peine. Je suis trop gentil. J'enchaîne direct avec un coup de manche de la casserole dans le crâne. Je suis imbattable au corps-à-corps.
Je la pousse légèrement pour pas qu'elle m'assène d'autres coups par-derrière. Et cours prendre mon épée. Elle prévient son amie de mon petit piège. Elle saute et l'évite. Je prends le squelette par terre et lui jette dessus. En espérant la distraire. Je cours près d'un boulet de canon plus loin. Je glisse sur le sol en me relavant en roulade pour éviter le plus de coups. Je suis rapide. Je suis fort et malin. Je prends le boulet de canon. Il est lourd. Le temps que le prenne, j'entends leurs pas se rapprocher de moi. Je le jette juste à temps. Je ne touche personne. Mais c'était un bon moyen de distraction. Je cours au canon plus loin pour prendre mon arbalète. Quand j'entends le bruit du boulet de canon s'effondrer sur le bois, j'ai un mauvais pressentiment.
Je jette la casserole un peu plus loin derrière moi. J'ai une bonne idée. Je prends très rapidement mon arbalète sous le canon et je vise. Elles sont proches de moi. Je ne peux pas les rater. Je recule et m'arrête, comme tout le monde quand j'entends le coup de canon.

-Maintenant qu'on est face à face. Pourquoi ne pas discuter ?

Je ne veux pas entendre leurs réponses. Je recule toujours très doucement. J'enchaîne une autre phrase :


-Je ne peux pas vous tuer. Ça m'est physiquement impossible. Je peux juste vous blesser. Et encore. Ça me ronge. Je ne pourrai pas rentrer chez moi et avoir conscience tranquille si je vous enlève la vie. Je suis sûr que vous sentez à peu près la même chose que moi.


Je réussis à lâcher une petite fausse larme pour attendrir, les habitants du Capitole et mes adversaires.


-Je ne peux pas vous tuer, mais je ne peux pas me laisser tuer. Nous sommes comme des animaux en cage. Vous comprenez ?


Elles sont proches de moi. Si je tire. Le coup sera fatale. J'ai envie d'appuyer sur la gâchette, mais je n'y arrive pas. Une larme coule le long de mon visage. Mais cette fois-ci, une vraie. Il faut que je tire. Il faut que j'en tue au moins une. Je ne peux pas. Je veux lâcher mes armes. Mais je serai proie facile. Si l'une d'elles s'avance pour tenter de me blesser je tir. Et elle perdra beaucoup de sang. Je ne tirerai pas là où je pourrai tuer. Mais à l'endroit qui fera le plus chier. Dans le moment ou je pense que je vais tirer j'entends un deuxième coups de canon. Nous sommes tous perturbés. Deux morts en quelques minutes.

donc:
 
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Eve Goodwin
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 1 Fév - 16:38

http://the-hunger-games-rpg.frenchboard.com/t4318p15-le-chateau

Rp fait avec un téléphone, désolée pour la présentation et les éventuelles fautes. Si y'a un problème avec quelque chose, n'hésitez pas à MP coeur

La balade continue jusqu'aux abords du bateau, avec toujours autant de pitreries de la part de Jon. Mais à mon plus grand malheur, le pourtour du lac nous rapproche à chaque pas un peu plus du brasier en même temps de nous amener au pied du navire. Tant pis, on va faire avec l'odeur. C'est pas non plus comme si j'avais la possibilité de prendre un bain ce soir. Quoi que dans le lac ... Je m'approche du bord afin de pouvoir tremper un doigt dans l'eau pour en estimer la température. Froid. On va oublier la baignade au clair de lune. Je m'apprête à reprendre la route quand mon compagnon de district s'agite plus que d'habitude, l'œil fixé sur sa longue vue. Je soupire. À tout les coups, il est en train d'observer un couple de mouettes couver une porté sur un des mats. Ou chercher un moyen de prendre le bateau à l'abordage. Enfin, une connerie du genre.

C'est pour ça que ma surprise est double quand il m'annonce la présence de tribut sur le navire. Je ne sais pas si ce qui m'étonne le plus, c'est le fait qu'il ait réussi à voir quelque chose, qu'il se souvienne du nom des tributs ou qu'on croise enfin - finalement - d'autres adolescents. Mais apparemment, ils sont en train de se faire tirer dessus. Bon débarras.

« Qu’est-ce qu’on fait ? On r’garde comment ça évolue ? On essaie d’passer en scred en espérant qu’elles sont trop occupées pour nous r’pérer ? On fait demi-tour ? On s’fait un scrabble ? »
Toutes les propositions se valent plus ou moins, aucune ne continent de risque inconsidéré. « J'aurais bien choisi le Scrabble, mais je doute que tonton Leorios ai mis un plateau dans ton sac. Pourquoi ne pas rester par ici et voir comment ça évolue ? On est à l'abri dans les roseaux, tu peux faire mumuse autant que tu veux avec ta longue vue et je peux essayer de tirer un canard, c'est pas le volatile qui manque par ici.» Je jette un coup d'œil vers les oiseaux qui me narguent dans les roseaux. «Le seul truc qui m'embête, c'est la fumée. Mais on va faire avec hein. »
Une fois la décision approuvée, je laisse mon partenaire de district s'occuper comme bon lui semble et m'avance doucement entre les roseaux, le lance pierre armé à la main. L'avantage d'une arme pareille, c'est qu'il suffit de se baisser pour trouver des munitions; j'ai donc autant d'essais que je veux. Heureusement d'ailleurs. Si Jon n'est pas doué à la chasse aux oiseaux dans les arbres, je ne suis pas vraiment meilleure avec des cailloux sur terre. Mon amour propre en prend un coup, mais je persévère. Un canard passe, je retiens ma respiration, arme avec une des nombreuses pierres qui dorment dans ma poche et ... Rate ma cible. Encore. Et encore. Je m'acharne pour ne pas finir de ridiculiser le district trois, mais c'est sans grand résultat.
Jusqu'au moment où ... Deux coups de canons me font sursauter et s'envoler les canards. Je lâche une pierre qui finit miraculeusement sa course dans la tête d'un canard. Un peu assommé, l'animal tangue et j'en profite pour prendre un autre cailloux et le jeter directement sur lui, sans plus utiliser le lance pierre que je maitrise trop mal. Mes mains au moins, c'est source sûre.
Je me glisse jusqu'au canard, étalé au sol. Je ne sais pas vraiment s'il est mort ou juste assommé. Mais l'égorger pour être sûre ne me tente pas vraiment. Je saisis donc la bête par le cou et la ramène avec une fierté non dissimulée vers Jon, en ayant totalement oublié le canon qui m'a permis cette victoire.

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Yeni Flores
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Dim 1 Fév - 20:20

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Tout s'accélère, tout se bloque sur toi. Résistance à la douleur accrue. Mais aucune once de menace.
C'est peut-être le début de la mort. Tu ne sais plus.
Tu fixes Camil. Tu as envoyé un coup de hache qui ne l'a pas touché. Ce fut probablement ça le déclencheur.
Dégoûtée.
Et il en a profité. Un coup, au sens propre du terme, dans l'épaule. Ça fera un bel hématome.
Et tu n'en veux pas à Camil.

Et puis le reste a suivi, vide de sens et d'intérêt. Un carreau a fendu ta chair, au niveau de la joue, perçant la fine peau et blessant la gencive. Tu vas avoir un trou.
Mais tu n'en veux pas à Camil.
Tu as juste arraché le carreau. Sang et douleur.
Mais toujours aucune haine pour Camil. Plus aucune haine.
Ensuite il a parlé. June aussi. Pas toi. Rien. Même si June attendait quelque chose. Rien. Et aucune rancoeur.

Tu es descendue, appelée par June. Et tu t'es pris un nouveau carreau. Si proche de toi. Avec tant de douleur. Dans la poitrine. Sec. Sanglant. Précis.
Jamais la soif de vengeance n'a coulé une nouvelle fois dans tes veines.
Tu sens la douleur comme en rêve et elle te transperce. Mais tu es loin d'elle. Tu vaux mieux qu'elle. Tu vaux mieux que la douleur. Tu vaux mieux qur ce monde.
Tu ne vaux tellement mieux que tu n'es rien ici. Tu n'es rien pour June. Rien pour Camil. Rien pour les jeux.
Tu n'apportes rien et personne ne t'apporte plus rien. Il faut découvrir autre chose. La mort.

Ton arme. Ton corps. Le carreau enfoncé dans ton poitrail. Une irrésistible envie de mourir. Oui. Maintenant.

À tes côtés il y a June. Elle lutte. Pour rien. Camil triche. C'est évident. Tu ne sais pas comment.
Mais pourquoi se dresse-t-il, fier et presque pas amoché, alors que tu es en sang ? Vous êtes deux à l'attaquer et il ne semble pas recevoir vos coups.
Tu tentes. Ta dernière tentative. Ta première vraie tentative.
Si elle rate, alors ça ne sert plus à rien de se battre : c'est que Camil est imbattable, c'est que Camil est plus fort que les Carrières réunis.
Mais si ça fonctionne, il y a forcément une brèche. À explorer. À espérer.

Tu te saisis de ta force. Tu la gardes. Tu la concentres. Pire qu'à l'entraînement.
Tu dois te battre par vengeance alors que tu n'en as pas envie.
Mais tu as assez de force pour tuer. Pour abattre. Pour décimer.

Tu envoies ta hache sur le cou de Camil. Puissance. Agressivité. Surprise.
Lui laisses-tu du répit ? Non.
Tu rabats l'arme à tes côtés et tu frappes une deuxième fois dans la poitrine.
Tu ne sens pas, tu ne vois plus, mais tu as confiance en toi : tu l'as forcément touché. Ton meilleur coup. Et tu as déjà touché avec des moins bons.

Et puis tu es vide. La douleur s'empare à nouveau de toi.
Courbée. Pliée.
Tu souffres.

Ton cou ruisselle de sang, le sang d'une joue déchiquetée. Une joue. Tu rirais presque de cette blessure.
Ton carreau est toujours fixé dans la poitrine. Lui fait réellement mal. Il est enfoncé peu profondément, mais la finesse du projectile est, tu le sais, traître.
Tu te places derrière June. Tu regarderas ton ennemi plus tard. Peut-être.
Pour le moment, June te sert de bouclier. Il faut qu'elle attaque.

Tu regardes la pointe dressée à ton côté droit... qu'a-t-elle touché ?
Qu'importe ! Tu vas te soigner. Tu tires le carreau. Tu tombes à genoux à couvert d'un canon colossal.
Tu as mal. Le vrai sens des termes te prend de court.
Tu gémis. Tu pleures.
Ça y est. Tu le détestes. À la mort. Il a fallu qu'il te blesse.
Salaud.

Tu presses ta main sur la blessure. Tu pleures. Tu veux mourir. Et tu le détestes. Tu le hais. Tu l'abhorres.
Et il mourra. Par June ou par toi. Il mourra.

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Jonathan Templebar
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Lun 2 Fév - 17:16

Je jette un coup d’œil à Eve qui galère avec son lance-pierre. Enfin, elle manœuvre le lance-pierre en lui-même plutôt bien, mais ses tirs ont une grande proportion à rater leur cible. Ça lui apprendra à se foutre de moi. Mais en bon gentleman, je n’émets pas un ricanement à ses échecs répétés (même si un sourire flotte sur mes lèvres). J’ai trop envie qu’elle abatte un canard pour le dîner pour me moquer d’elle ; froisser son ego comporte un risque qu’elle prenne la mouche et s’arrête dans son élan.

Je reporte mon attention sur ce qui se passe sur le bateau. Ou plutôt, dans le bateau. J’ai vu Hammer et Flores y entrer juste après qu’Eve ait voté pour rester ici, et depuis, j’ai beau scruter le pont, pas un chat. Je ne peux que supposer qu’un combat fait rage à l’intérieur et attendre que le ou les gagnants sortent leur nez des cabines, puisque nous sommes trop loin pour entendre quelque chose.

Au milieu des roseaux, les pieds dans l’eau remuant la vase (pieds nus, hein, mes chaussures et chaussettes sont sur le bord et j’ai pris soin de remonter mon jean), je sifflote un air aux allures de country pour passer le temps. Quand je pense qu’au Trois, à cette heure-ci, je serais en train de briquer toute la boutique à l’huile de coude... Alors que là, je me prélasse au bord d’un étang à l’eau bien fraîche (c’est bon pour la circulation sanguine parait-il). Il n’y a pas à dire, j’ai sacrément gagné au change. Yep, sacrément gagné au change…

C’est juste dommage pour le scrabble. Quoique… c’est peut-être pour le mieux en fait. Je ne suis pas sûr qu’Eve aurait accepté « FRAK » pour caser mon K. Ni « CYLON » pour mon Y. Il faut mieux jouer au petits chevaux en fin de compte.

Soudain, un coup de canon résonne. Suivant un réflexe un peu stupide, il faut se l’avouer, je lève la tête comme si quelque chose allait descendre des nuages. Un deuxième suit. Le combat à mort dans le bateau est-il enfin fini ? Sans attendre, je lève ma longue-vue et essaie de repérer un survivant sur le pont. Rien les premières secondes. Rien les deuxièmes. Rien les troisièmes non plus. Mais bon, ça ne veut rien dire. Si ça se trouve, le vainqueur ne veut pas sortir tout de suite. Ou il doit se trainer dans son sang car ses jambes brisées ne le portent plus, et il va mettre un petit moment à retrouver l’air libre.

Changement immédiat de train de pensées : Eve ramène un canard. Alléluia !

« D’accord, j’admets, t’es la meilleure, » je fais en m’inclinant.

Fière comme un paon, la demoiselle me tend sa prise. La première chose que je remarque lorsque je l’attrape (maladroitement) par le cou, c’est une veine qui palpite. Ça ne devrait pas m’étonner, les petites princesses fragiles, ça n’achève pas des canards. Le truc, c’est que les serveurs de nouilles n’ont aucune expérience dans la matière non plus. Heureusement qu’ils ont le cœur bien accroché pour compenser.

Coinçant tant bien que mal la longue-vue dans la poche de mon jean, j’attrape les pattes du volatiles, respire un bon coup et, un, deux, trois, fracasse d’un coup sa tête contre un rocher. Eurk. Son crâne a explosé et tâché la pierre de je-ne-veux-pas-savoir-quoi. C’est un peu rustre mais la boucherie aurait été pire si j’avais essayé de lui rompre le coup ou de l’égorger avec les pauvres couteaux qui coupent mal récupérés à notre précédent campement. Ce qui amène donc la question : comment va-t-on le vider ?

Je regarde vaguement autour de moi à la recherche d’une pierre bien coupante, demande à Eve de faire de même, mais nous ne trouvons rien de bien concluant. Tant pis, on y ira au massacre. Au double massacre, même, étant donné que je n’y connais rien en dépeçage.

« Bon, on va d’jà commencer par plumer ça. On verra après pour les tripes… »

Et puis ça laissera le temps à Hammer, Flores et Monsieur ou Mademoiselle X de finir leurs petites affaires et d’éventuellement sortir du bateau pour nous laisser le champ libre pour une chasse au rhum pour accompagner le magret.

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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Lun 2 Fév - 17:35

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. »
Juni vs Camil

Il esquive. Trop facilement. Je n’ai pas été douée. Vraiment pas. Il attrape ma main, tord mon bras, me fait lâcher, un bref instant, ma hache, et me lance un coup de poêle dans la tête, que j’arrive à esquiver plus ou moins, mais qui lui permet quand même d’aller récupérer un sabre, que tient un des squelettes de pirates. Pas forcément un vrai, très aiguisé (ne sommes nous pas dans un parc d’attraction ?) mais qui peut faire des dégâts. Qui va faire des dégâts.
Je n’ai le temps que de rattraper ma hache, et de prendre une bouteille de rhum, tombée à terre, avant que le garçon ne m’oblige à faire demi-tour, et à retourner près de l’entrée. Il récupère une arme, et nous regarde.
Il continue de parler. Tente de nous attendrir. Nous dit des mots qu’il ne pense pas, des mots tout aussi faux que ceux que j’ai lancés précédemment. Oui, Camil est doué avec les mots. Doué avec les armes.
A-t-il un défaut ?
Ou bien n’avons-nous aucune chance ?
C’aurait été facile. Trop facile. Mais le Onze ne gagnera pas cette année. Ou alors des mains de Shaé. J’en fais la promesse. Même si ce doit être la dernière chose que je ferais.
La haine se glisse dans mes veines. Pourquoi ? Il ne m’a rien fait. Il ne nous a rien fait. Qu’est-ce qui nous pousse à haïr au point de vouloir tuer, quitte à en mourir, quelqu’un qui ne m’a jamais rien fait ? Qu’est-ce qui nous pousse à vouloir tuer, au prix de notre propre peau ?
L’Arène n’est pas effrayante. Pas vraiment. L’Arène rend fou. Complètement fou à lier. Et c’est bien pire, au fond.
Yeni frappe, un coup. Un coup puissant, un coup fort.
Mais je ne vois pas. J’ai profité qu’elle ait descendu nos affaires pour boire cinq, six gorgées du liquide si énergisant que mon sac contenait. Je ne peux peut-être pas me le permettre, mais je le dois. Plus rien n’a d’importance. J'attrape le mercurochrome. Au cas où.

Et puis, il tire. Son carreau se fiche dans la poitrine de Yeni. Mais ce ne sont pas de ses lèvres que s’échappe le hurlement. Ce sont mes lèvres qui s’entrouvrent, mes lèvres qui laissent échapper un cri. Sonore. Glauque.
Et, au même instant, deux coups. Boum, boum. Deux morts. Avant, je me serais inquiétée. Dans d’autres circonstances, j’aurais imaginé le pire, mais là, je ne bronche même pas. Je ne bronche même plus.
Je balance le désinfectant à Yeni, et, dans la même seconde, brise la bouteille de rhum ramassée peu avant sur le canon. Deux tessons me restent dans la main. Je vois Yeni m’utiliser comme bouclier, reculer, pour se soigner. Alors, je lance mes deux bouts de verre pilés sur le garçon, en direction de sa tête. Ce n’est rien, mais c’est assez. Assez pour que je lui décoche un coup de hache. En direction du poignet qui tiens son arbalète, tout d’abord. Si ça marche, elle tombera, ou mieux, je la briserais. Ou, dans le meilleur des cas, sa main se coupera.

L’image de deux tributs me revient. Chléo et Théo. La Quatorzième. Les finalistes. Leurs deux mains, gisants au sol. Oui, je m’inspire de ça. Oui, je deviens une froide et calculatrice tueuse. Une véritable psychopathe. Une véritable carrière.
Après ce coup, je recule, précipitamment. Yeni a du avoir le temps qu’il lui fallait. Mais je n’en ai pas fini avec le garçon du Onze. J’attrape promptement, par la queue, comme on me l’a appris dans les greniers à foin, un des nombreux rats présents dans la cave depuis tout à l’heure. Il gigote encore, toujours en vie. Je le lance sur le garçon du Onze.
Je n’ai plus conscience de rien. Quoiqu’on me donne, j’en ferai une arme. Pour le tuer, lui.

Je prends ma hache, la lève, une dernière fois. Droit sur son torse, de toute la puissance de mes bras. Si ça ne fonctionne pas… Eh bien, il ne me restera plus qu’à abandonner l’arme bourrin pour mon arme chérie.
Oui, si je passe au poignard, il va morfler, le gamin.
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Camil Biwkort
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Mar 3 Fév - 17:43

Yeni s'avance trop violemment et trop rapidement vers moi. Mon index appuie sur la gâchette à contre-cœur. Le carreau part vite. Très vite. Trop vite. J'ai l'impression que mon cœur s'arrête et se serre. J'ai les larmes qui montent. Elles sortent. Je ne voulais pas lui faire du mal. C'est de leur faute. Ma respiration s'accélère. Ça se voit. Ou plutôt ça s'entend.
Je n'en reviens toujours pas de ce que j'ai fait. On est supposé être fier de moi ? Ou être déçue ? Si c'est un point de vu personnel, alors je suis déçu. J'ai envie de me rendre. J'ai envie que June me fasse souffrir autant, je fais souffrir Yeni. Mais Yeni n'abonne pas. Elle arrive, elle avec sa hache. Elle a armé bien loin. Il y aura beaucoup de puissance à coup. L'arme est assez lourde. Donc se sera assez rapide. Je n'ai donc pas le choix. Je lève mes jambes pour me faire tomber. Je me rattrape un tout petit peu avec mes mains, mais mes fesses prennent un bon coup. Son corps s'est déplacé, tout seul, grâce (ou à cause) de sa puissance. Je me remets debout le plus vite possible, elle revient avec un autre coup qui à l'air aussi puissant que l'autre. Elles n'ont pas compris que les coups de hache quand on a une arbalète ne servent à rien à part faire mal au ventre ? Je mets mon arbalète comme bouclier et sa hache vient frapper dedans. Mon ventre prend un coup. La force la hache contre l'arbalète contre mon ventre, sa fait souffrir. Mais ça va passer. Enfin, j'espère. Cette fois-ci, l'arbalète est complètement foutu. Le fil est cassé et le mécanisme de tir lui aussi. Quelques morceaux volent un peu partout.
Yeni a vraiment abandonné maintenant. Je crois. J'espère. Je ne veux plus lui faire du mal. June lui donne quelque chose. Juste après elle brise MA bouteille. Celle qu'elle m'a volée. C'est injuste ! Enfin, j'aurais fait la même chose. Elle me jette un gros morceau de verre. Je tourne la tête, mais il coupe mon front. Je sens que je suis entrain de saigner. Elle enchaîne directement avec un autre morceau de verre. Mon réflexe est de fermer les yeux. Le bout de verre vient me percer l'oreille ou même m'arracher un bout. Au niveau du dessous. Je lâche un cri de douleur. Je n'ai même pas le temps de toucher que June fonce sur moi pour me trancher avec son arme. Son coup descend. Vers ma main droite. Celle qui tient mon arbalète. Je lâche mon arme et lève la main pour éviter le coup de hache. Elle réussi quand même à m'arracher un bout de chair de l'avant-bras. Je souffre ! Je n'ai jamais autant souffert. Je n'ai jamais voulu autant souffrir.
Elle recule voir son ami. Ça me donne le temps. Je regarde mon avant-bras. Une grade partien est manquante. Je me touche l'oreille gauche. Il manque un bout sur le haut. Je saigne du front. Je regarde de nouveau devant moi. Elle me lance un rat. Mauvaise idée. Il crie. Comme je la ferais crier. Le rat vient de cogner sur mon corps. Cela ne me fait ni chaud, ni froid. Je suis concentré sur June car elle arrive. Elle vient pour m'achever. Je le vois dans ses yeux. Mauvaise idée. Je lance mon épée sur elle en visant son plexus pendant qu'elle dans sa course et me décale directement sur ma droite. L'épée est vieille. Rouillée. Elle ne fera pas grand dégât sûrement. C'est ce que je n'espère pas. Hélas. Parce que je veux gagner.

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Elias Leorios
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Jeu 5 Fév - 21:24


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June R. Hammer
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Ven 6 Fév - 17:57

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir. »
Juni vs Camil

Je ne sais pas si ça marche. Je ne vois rien, rien d’autre que son épée qui fonce droit sur moi, sur mon thorax, ma poitrine. Je dois faire quelque chose. Maintenant.
Ralenti. Il lâche son arme, et je viens de reculer suite à ma seconde attaque. Je me laisse tomber, imitant une de ses précédentes stratégies, mais trop tard. En plus de me frapper violemment le genou contre le ponton, je sens l’épée m’entailler le bras, l’épaule, s’y enfoncer, presque. Je la récupère, et la brulure m’arrache un cri. Un chuchotement hurlé. Une plainte contre tout ça. Toute cette folie.
Puis, je ne vois plus que du rouge. Je lance l’épée à Yeni, qu’il ne puisse pas la récupérer, et, hache à la main, le vise. Encore une fois. Toujours plus furieuse. Je ne l’atteins pas, mais l’oblige, le plus possible à reculer. Il faut que je le coince, dans un coin. Il faut qu’il n’ait plus aucune chance.
Il faut que Yeni vienne m’aider. Au corps à corps, je ne suis pas sure de le vaincre. Même si je penses pouvoir.

Je le fait reculer, encore et encore, le plus possible, ne le lâche pas d’une semelle. Puis, alors que je penses que nous sommes arrivez à une zone où aucune arme n’est à portée de main, et d’où il ne pourra pas s’échapper (de toutes façons, la cabine est vraiment petite).
Je ne contrôle plus mon corps, plus mon esprit, plus mes mains. Je ne comprends plus ce que je fais, plus ce qui m’arrive. Je ne penses même plus à la douleur, mon esprit entier est occupé par le sang. J’ai soif, oui. Soif de sang.

On m’a dit un jour qu’une idée fixe aboutit à la folie ou à l'héroïsme. Eh bien aujourd’hui, mon idée fixe est de tuer. Tuer quelqu’un qui ne m’a rien fait, quel qu’en soit le prix. Tuer quelqu’un pour la soif de sang. Je ne voulais pas ça. Je ne voulais pas le tuer, ce n’était pas un plaisir. Pourtant, maintenant qu’il se défend, maintenant qu’il nous blesse, à juste titre, pour simplement survivre, ça s’est transformée en besoin. Un besoin pressant d’ouvrir son crâne, de contempler ses os. Un besoin pressant de voir son sang dégouliner, et d’en rire.
La claustrophobie s’empare de moi. J’étouffe dans cette cabine si oppressante. Vite, qu’il meure ! Qu’il meure, même si je dois mourir avec lui !

Sans interruption, je sens mon bras armée de la hache se lever, et tailler, au niveau de son torse. Je sui presque à dix centimètres de lui, le mur n’est pas loin. Je vais réussir. Nous allons réussir.

Boum !

Nouveau mort. Un carnage doit avoir lieu, en ce moment. Mais au pire, qu’importe ? Qu’importe, qu’ils s’entretuent tous, qu’ils me laissent sortir. Ou non. Qu’ils me laissent le tuer.
Ma hache fait un second mouvement. Droit sur son torse. Esquivera-t-il ?
Il me fixe, droit dans les yeux. Les yeux ? Pourquoi pas. S’il veut commencer par là, alors commençons. Je lui souris, très largement. Une larme roule, il me semble, sur ma joue, et je ne comprends pas pourquoi. Je n’ai plus aucune notion de temps, d’espace. J’ai définitivement perdu le contrôle.
Mais au fond, peu m’importe. J’attrape mon poignard, me servant de mon autre arme pour parer d’éventuels coups, comme lui et son arbalète. Et me jette sur lui.
Lui crever les yeux, ces yeux si implorants, ces yeux d’enfant innocent. Mais oui. Tout aussi innocent que moi, n’est-ce pas ?

Oui, je ne veux plus voir son pauvre regard d’enfant triste. Je ne veux plus le voir.
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MessageSujet: Re: Le Bâteau Pirate Ven 6 Fév - 19:36


Camil envoie son épée sur June. Elle esquive. Presque.
Tu vas mieux. June lutte si facilement.
Tu regardes le désinfectant que June t'a envoyé. Et tu en mets. Sur la joue, le sang se clarifie, se dilue. Ça pique. Mais ça fait du bien. Tu troques une douleur et une saleté sanglante contre un picotement salvateur.
Viens ta poitrine. Tu es terrifiée par l'aspect putride de ta blessure. Tu fouilles dans ton sac et arraches la dernière oreille de ta peluche. Tu en as déjà une à la hanche et tu as déjà testé ses bienfaits.
Tu imbibes le tissu, et le passes délicatement sur la blessure. Elle est moins répugnante. Tu utilises l'autre face que tu appuies sur l'entaille. Tu fixes ensuite le tout avec une fine lamelle de poncho. Triste opération. Tu souhaiterais tellement avoir une aiguille et du fil. Quitte à souffrir davantage.
June t'envoie l'épée. Elle tombe a quelques mètres. Tu n'aimes pas les épées et pourtant, celle là t'engage. Effritée. Si peu aiguisée qu'il suffirait de forcer un peu plus pour percer la chair, avant de pouvoir jouir de dégâts accrus.
Cette pensée sadique t'arrache un sourire. Et tu prends ta hache colossale.
June s'est jetée sur Camil. Ils sont à terre. Vite.
Tu t'approches d'eux. Sournoise. Toute douleur t'a abandonnée au profit d'une froide envie de meurtre.
Tu te places au dessus de Camil. Tu pressens que June va lui mettre un coup. Enfin, lui crever les yeux. Il pourra esquiver un coup. Mais se prendra l'autre. Désarmé. Faible.

Tu fixes June. Un. Deux. Trois.
Tu abats ton arme avec force. En plein dans sa poitrine. Trop proche de lui pour le rater.

Les yeux ou le torse ?

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Le Bâteau Pirate

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