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Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon

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Buck B. Black
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Ven 18 Juil - 0:04





















A corps perdu




Je suis perdu. Oh, je l’ai toujours été, bien-sûr. Mais aujourd’hui, je le suis encore plus que d’habitude. Tant de choses se sont enchaînées depuis quelques jours. C’est comme si quelqu’un s’était décidé à appuyer sur le bouton « accélérer ». C’est vrai quoi, le temps ne se contente plus d’avancer paisiblement, il s’est carrément lancé dans un terrible marathon ! Les actions se chevauchent, les événements se précèdent. Tout va vite. Trop vite. Et personne ne peut plus rien faire. Je me suis transformé en spectateur. Je suis entrain de regarder le film de ma propre vie. Nous sommes tous entrain de contempler notre propre histoire, ce destin funeste qui nous nargue depuis que nos noms sont sortis (ou pas) de la boule de verre.
Je suis perdu. Oh, je l’ai toujours été, bien-sûr. Mais aujourd’hui, je le suis encore plus que d’habitude. Je n’aurais jamais pensé que… qu’on mettrait réellement en œuvre mon seul et unique objectif : éliminer les carrières. Et pourtant… quand on se reposait sur la plage, quand on a entendu ce cri perçant, quand le coup de canon à retenti, nous savions tous qu’il nous fallait agir. On s’est levé. On les a aperçu, au loin. Tout petit qu’ils étaient ! Presque des mirages servant à décorer un lointain paysage ! S’ils n’avaient pas été aussi nombreux, nous n’aurions jamais su qu’il s’agissait d’eux… De qui je parle ? Et bah, des affreux volontaires, pardi !
Il me semble qu’ils nous ont aperçu aussi. Je ne pourrais pas en être sûr. Cependant, je pense qu’ils nous ont perdu de vu très vite. Leur rendre visite en ligne droite ? Comme ça, en marchant ? Foncer sur eux comme de parfaits zombis ? En sachant qu’ils sont bien plus entraînés que nous ? Bien plus préparés à tuer ? Bien mieux nourris ? Jamais ! D’abord, on a discuté. J’ai été surpris. Très surpris même. Je pensais que Seb et Lenna ne seraient jamais d’accord pour lancer une attaque contre eux ! Et Hel… n’en parlons pas ! J’ai fait les cent pas sur la plage. Je tournais en rond. On s’est tous creusés les méninges. Notre stress a disparu. Notre panique s’est évaporée. On a eu des idées. On s’est organisé. On a choisi de tenter notre chance. Pourquoi somme nous là, après tout ? Pas pour bronzer. Pas pour nager. Pour tuer ! Pour tuer !
On m’a dit un jour que j’étais né pour vivre. On ne m’a jamais dit qu’il faudrait que je tue ! La mort accélérée ne devrait pas exister. La corruption non plus. De même pour la tyrannie ! Les oiseaux sont libre. Nous devrions être libre. Pourquoi n’avons nous pas d’ailes ? Pourquoi ne pouvons-nous pas voler ? L’être humain est aveugle. L’être humain se laisse hypnotiser par le profit, par le pouvoir. Par cette soif futile de vouloir absolument tout contrôler !
Mais là, aujourd’hui, sous ce soleil de plomb, je n’ai jamais été moins libre. J’ai les fers aux pieds. J’ai les menottes aux poignets. Qu’une seule décision à prendre, qu’une seule chose à faire. Foncer. Tuer. Tuer ou être tué. Alors on a fini nos préparatifs et, sans vraiment le vouloir, on s’est enfoncé dans la forêt, à l’abri des regards.

Caché derrière un arbre, je regarde le petit groupe devant nous. Plus loin, je vois un village. Je ne veux pas y mettre les pieds. Je n’y mettrai jamais les pieds. Ca sent le coup fourré. Heureusement, les carrières sont sur la plage, un peu après cet étrange village.
Est-ce juste de les tuer eux, plus que d’autres ? N’est-ce pas un crime ? Je pense que oui. Il ne faut jamais prendre la vie. Jamais. Sinon que deviendrait la liberté ? Les proches des victimes chercheraient forcément à se venger. La mort engendre la haine. Et la haine engendre elle même la haine. De la haine, né la haine. Il n’y a pas d’autres alternatives. Je suis contre la peine de mort. Beaucoup de personnes partent alors qu’elles auraient mérité de vivre. Beaucoup de personnes vivent alors qu’elles auraient peut-être mérité de mourir. Peut-on redonner la vie aux défunts ? Bien-sûr que non. Alors ne donnons pas la mort. Qui sommes nous, pour déterminer si oui, ou non, un être doit mourir ? Il ne faut pas jouer avec ce genre de choses.
Les carrières se sont portés volontaires pour tuer des enfants, pour participer à un sanglant massacre. Ils sont obnubilés par la gloire et l’argent. Par cette fierté de dire, une fois les jeux terminés : « moi j’ai triomphé ». Mais sont-ils véritablement responsables de ce volontariat ? Je ne crois pas. C’est leur milieu social qui veut ça. Ce sont leur parent. C’est la société. S’il n’y avait pas de tributs plus forts que les autres, les jeux perdraient de leur intérêts. Oui, au fond de moi, je sais que les carrières ne sont pas à blâmer. J’essaie de me donner bonne conscience, je le sais.
Je ne suis qu’un salaud. Qu’un petit salaud qui pense trop. Qu’un petit idiot qui tente d’agir pour le « bien » alors qu’il n’en est rien.
Je suis humain.


Un. Deux. Trois. Tout va vite. Devon lance un couteau sur la fille qui se tient à côté d’un blondinet. Je ne vois pas leurs numéros et je ne les connais pas. Ils doivent être du district deux. Alors c’est la partenaire de Devon qui est morte ? C’est possible. Ce dernier prend la poudre d’escampette. Il s’enfuit. Court sans demander son reste. Qui l’eu cru ? Un carrière qui trahi son alliance le deuxième jour des jeux ? Bizarre. Que c’est-il donc passé ? Je n’en sais rien et ne veux pas le savoir. Je prends ma respiration.

Un. Deux. Trois. Ielenna sort de notre cachette et tire sur le blondinet. Sans réfléchir, je bondis en même temps que Sebastian. Nos bras agissent d’eux même. J’envoie mes oursins sans m’en rendre compte. Ils ne peuvent pas esquiver. Je crois. Après l’attaque de Devon, comment pourrait-ils être préparés à notre intervention ? Ils vont se les prendre en pleine tête je le sens !
Le cœur battant, je fonce droit sur le garçon, qui doit être complètement paumé. Je saute à pieds joins sur lui pour le désarmer. Je crois que son arc, ou ce qu’il tient dans ses mains, tombent par terre. Il me semble que nous roulons au sol. Lenna l’a touché ? Je l’espère. Si c’est le cas, il doit saigner ! Je me relève aussi tôt, lance en main. Sans regarder autour de moi, sans même respire, je lui plante ma lance dans l’estomac, du moins c’est mon intention.

Attentif et étrangement serein, je sens que des ailes me pousse.

Je suis l’oiseau perdu qui ère dans un monde à l’envers.


Spoiler:
 



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Dernière édition par Buck B. Black le Dim 21 Sep - 21:12, édité 3 fois
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Hel D'Orado
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Ven 18 Juil - 8:43

Cinq heure trente de marche, passés assez vite, tellement vite. C’est fou comme, lorsqu’on se rapproche de la mort, tout s’accélère, comme si le sablier du temps s’était cassé. Sous mon chapeau rapidement fait avec quelques feuilles de bananier et élastiques, je réfléchissais à ça. Pourtant, je faisais tout de même partie des onze derniers ! J’avais réussi à survivre tout ce temps, et je n’étais même pas blessée ou affamée ou assoiffée.
 
Alors que nous rentrons dans la forêt, je croque dans un de mes fruits. Un peu de sucre avant un combat ne peut pas faire de mal, hum ?
Et puis nous nous approchons des carrières et je ne peux m’empêcher de grimacer au bruit phénoménal que font mes alliés. Arrivés juste derrière les carrières, je grimpe dans un arbre avec ma sarbacane. On a préalablement trempé nos armes dans du poison de raie et mes flèches sont empoisonnées. Et puis, on voit Devon (qui par ailleurs, n’est vraiment pas beau. Sa peau est toute cloquée, toute rouge, parsemé d’une sorte de crème blanche) qui s’enfuit, laissant un couteau dans la cuisse d’une des filles. Le temps que je me dise que je pourrais lui sauter dessus et finir le travail que j’ai commencé à l’aide de Buck, il s’est déjà enfui.
Quand vient le signal du début de la bataille, j’en tire vite quelques unes, en direction d’un peu tous les carrières. Mais je dois vite m’arrêter par l’arrivée de mes alliés. Sous moi se bat Seb, et j’attends que sa hache soit plantée dans le corps de la fille pour sauter de mon arbre et lui arriver sur la tête. 50 kilos qui tombent de trois mètres, ça suffit sûrement pour faire un coup du lapin à quelqu’un mais je sors ensuite mon couteau, prête à en découdre.
 
Spoiler:
 

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Svanhilde R. Clarke



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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Ven 18 Juil - 8:48

Careers will answer blood with blood.

Annabeth était morte. Sans vraiment comprendre comment, leur alliée du Deux était morte. Hope était complètement perdue. Elle avait vu la Deux se gratter avant d'être prise de convulsion…Et ces bestioles qui lui sortaient de sous la peau. Hope eu un haut le coeur mais parvint à se retenir de vomir. Elle esquissa un sourire en coin en passant *marrant! Je suis plus sensible que je ne le croyais*.

Heureusement, elle avait vite remarqué ce qu'il n'allait pas et avait poussé un appel à ses alliés pour qu'ils fuient le village sur piloris. Heureusement, Annabeth avait été la seule victime… heureusement pour l'instant…Parce que Hope savait très bien, au même titre que ses compagnons, qu'un jour ou l'autre ils allaient devoir s'entretuer…Si il ne décidait pas de rompre l'alliance et de partir chacun de leur côté… Dans sa tête, elle compta le nombre de survivants. Devon, Ruby, Julien, Logan, Rozen, Lélenna, Sebastian, Hel, Tom, Buck… En plus de elle, cela faisait onze personnes encore en vie. Hope reprit sa respiration, ce n'était pas le moment de désespérer. Après tout, tout ce beau petit monde s'entretuera et elle n'aura plus qu'à régler le compte de deux ou trois tributs…Après, elle rentrerait chez elle et retrouvera sa soeur ainsi que Litchi…. Litchi…Elle se demandait comment elle allait. Avait elle pris mal son subit changement de caractère? Bref! Ce n'était pas le moment d'avoir des idées noires!

Annabeth est morte. Comment va Julien? Hope préfère ne pas lui poser la question. La veille, il avait reçu un parachute avec un petit mot et le contenu l'avait ébranlé… On aurait dit qu'il était sur le point de tout foutre en l'air. Lui en voulait il de lui avoir sauvé la vie en le trainant derrière elle?


« Et bien… Merci, Hope. »


La Huit se tourne vers le tribut du Un. Celui ci l'avait remercié? De quoi? Ha oui, en donnant l'alerte, elle avait incité tout le monde à quitter le village. Avait elle bien fait? Après tout, ces vers auraient pu se charger du sale boulot à sa place… En réponse, Hope fit un sourire en coin légèrement crispé et un signe de la main en guise de merci. Elle était partie trop vite, elle se sentait essoufflée. Heureusement, bientôt, le monde s'arrêta de tourner et elle pu se redresser. « Au moins on est réveillés…» Leur lâche Devon. Cette plaisanterie au goût plus que douteux eu, au moins, le mérite de lui arracher un sourire et un léger rire discret. Je te le fais pas dire! Rien de telle qu'une petite course matinale pour se remettre les idées en place! « Tiens tiens, qui voilà. » Hope se tourna vers la direction que regardait son allié. Il y avait le tribut du Sept, celui du Douze et celle du Quatre. « Ils viennent vers nous. » Effectivement, Hope dirigea sa main vers son arbalète attacher à son dos. Puis elle se ravisa. Cette arme était pratique pour le combat à distance mais elle n'allait pas tarder à faire un combat rapprocher. Dans ce cas là, son épieu était plus pratique. Elle mit sa main dessus. Ils sont encore loin mais, avec la chaleur qu'il faisait, elle avait peut être une illusion d'optique ou un truc du genre qui faussait sa perception des distances. En sortant, elle ne serait pas surprise d'entendre un médecin lui dire qu'elle avait eu une insolation. « Tout le monde est prêt ?» Hope fit un signe positif de la tête. Elle prit un des fruits qu'elle avait dans sa besace et elle mangea. Ce n'était quasiment rien mais un petit coup de jus avant le combat lui ferait le plus grand bien.


Tout à coup, le *BipBip* d'un parachute se fit entendre et atterrit devant Devon. Hope ne fit plus attention à lui à partir de ce moment là. Grosse erreur. Elle eu le temps d'entendre un:
« Je vais… chercher quelques baies avant le combat. » De se tourner vers lui pour lancer un OK et de rester prudent qu'elle vit un couteau se diriger vers sa cuisse. Au quart de tour, elle fit un geste pour esquiver la lame mais celle ci parvint à la toucher. La lame s'enfonça dans sa cuisse et Hope s'écroula, à genoux, sur le sol. Une main sur la plaie et une autre sur le manche du couteau qu'elle retira d'un coup sec. Devon prit la fuite. Il lui avait lancé sa lame sur la jambe? Hope resta stoïque, limite choquée, pendant quelques minutes avant de se reprendre. Le Un venait de détruire l'alliance qu'il avait avec eux. La prochaine fois qu'ils se verraient, cela serait en tant qu'ennemis. Mais pourquoi si subitement? Avait il eu peur? Je ne suis pas la seule personne présente à avoir vu la scène et se demander le comment du pourquoi. Elle hésite à poursuivre Devon pour lui faire regretté ce qu'il vient de faire.
Très vite, elle n'a plus le temps de réfléchir d'avantage sur le comportement de Devon qui a laissé Ruby seule avec eux. Des tirs de sarbacane avaient jailli d'on-ne-sait-où. Un tireur embusqué. La Huit tenta tant bien que mal de se relever pour les esquiver que Sebastian se jette sur elle dans l'optique de trancher sa hanche après leur avoir balancé des oursins. Hope esquiva les oursins en essayant d'ignorer la douleur à sa jambe en sautant sur le côté et esquiva aussi le coup de lame. Elle serre les dents à cause de sa blessure à la jambe. Mal. Sebastian en profite pour tenter de lui coller un coup de manche de sa hache dans la main. Elle Elle réussi à éviter le plus gros des dégâts mais la hanche lui effleure quand même la main et un sursaut lui fait lâcher son arme qui va s'écraser par terre. Elle n'a pas le temps de la ramasser que l'éclair d'une hache surgit dans son angle de vue. Elle l'évite partiellement en reculant. Car si la hache ne la pas tranchée en deux comme un saucisson, son t-shirt se retrouve déchiré, une égratignure apparait sur sa peau, et elle chavire se rattrapant, sans le vouloir, sur sa jambe blessée. Son visage prend un expression de douleur. Par réflexe, elle serre le couteau de Devon jusqu'à avoir les jointures des phalanges blanches comme neige sous la pression. Pas le temps de réagir à la dernière seconde cette fois qu'elle se retrouve avec un coup de poing dans la mâchoire. Le choc l'expédie sur le sable. Elle est prise d'une quinte de toux rapide à cause du sable qu'elle a accidentellement respiré sous le choc. Il ne l'a pas manquée! Elle se lève rapidement en tachant d'éviter un vertige. Maintenant, elle n'a plus que son épieu attacher à sa ceinture et le couteau de son ancien allié. Cette même lame qui avait l'a blessée à la jambe était celle qui allait, peut être, lui sauver la vie.

Sa tête lui fait mal mais elle se met en position de combat. Mais, tout à coup, elle entend un bruit au dessus de sa tête et la lève. Quelqu'un se jette sur elle depuis un arbre! Elle esquive le coup en gros en se réceptionnant sur sa jambe saine mais sa jambe blessée ne suit pas le rythme et Hel atterri dessus. Au moins, elle n'a pas entendu le bruit caractéristique d'os qui se cassent. C'est pas le moment d'aggraver ses blessures!
Elle précipite vers Sebastian pour tenter un coup de couteau dans son épaule pour, ensuite, enchainer avec un coup de coude et un coup de pied. Elle recule en se mettant à distance de sécurité de Sebastian et d'Hel par petits sauts. Sa cuisse la fait souffrir. De plus, elle commence à avoir mal à la main que le Sept a frappé pour lui faire lâcher son arbalète Sa jambe est prise de légers soubresauts et la chaleur ambiante rajoute une pression en plus. Elle respire bruyamment. L'adrénaline la fait tenir heureusement. Sa tête lui fait de plus en plus mal et sa plaie, bien que légère, lui fait un mal de chien. Ca la gratte, ça la brûle et elle doit se faire violence pour ne pas s'évanouir. Ce n'est pas sa jambe qui lui fait cet effet. Même si cela doit y contribuer. Ce n'est pas non plus le coup de poing et encore moins le coup de manche sur la main. Elle réfléchi à toutes allures avec ses jambes à deux doigts de flancher mais elle sait que si elle s'évanoui maintenant, jamais plus elle ne se réveillera. Du poison… La hache devait être empoisonné. Ses mouvements et l'adrénaline ne l'aident pas. Son sang a circulé trop vite dans son corps et le poison a du faire le tour de son organisme. Bordel de ***! Le Sept était plus machiavélique qu'elle ne le pensait. Elle gardait pourtant, des entrainements, le souvenir d'un garçon qui répugnait à l'idée de devoir ôter la vie même si il n'allait pas tarder à devoir le faire… On dirait qu'il a enfin mis de côté ses principes. Il aura le temps d'être humain quand il sera sorti Vainqueur, pas vrai?

Sa tête lui tourne et elle manque d'aller se claquer la tête contre le sable, elle se la secoua pour enlever la vision floue qui s'imposait à elle. Pas maintenant, pas aujourd'hui, pas comme ça! Elle se mit en position de combat en tentant d'ignorer les douleurs. Elle espérait juste que Julien en finisse vite avec son adversaire. A du un contre deux, même elle qui en avait pris l'habitude n'allait pas pouvoir tenir le choc très longtemps. Et ce n'était pas ses blessures, son insolation et son empoisonnement qui allaient lui dire le contraire!
lumos maxima


En résumé:
 


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Dernière édition par Hope River le Dim 20 Juil - 17:47, édité 1 fois
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Iélenna Evans
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Sam 19 Juil - 18:22

Nous avons marchés des heures durant, ramassés un nombre incalculables d'oursins et maintenant nous les observons, eux les carrières, les grands favoris de ces jeux sans aucun doute ... Ils ont du tuer la grande majorité des morts de l'arène et ça ne serait pas surprenant de leur part, c'est ce que les sponsorts attendent d'eux.
Mon regard se pose sur Julien Sullivan, le tueur du district 2, un district qui ne comptera bientôt plus aucun tributs ... Je compte bien tuer Julien de mes mains, arracher son coeur encore battant de sa poitrine, lui faire mal voir sur son visage la même résignation, la même désolation que sur le visage de Gabe. Je veux lui faire mal, je pensais avoir réussi à oublier la douleur de son absence mais je découvre qu'il n'en ait rien... Bientôt j'effacerais le sourire qui courbe les lèvres arrogantes de ce carrière du deux.

Avant que nous attaquions je mange encore quelques fruits, et je bois la moitié de ma bouteille de soupe de poissons, si je dois mourir autant faire cela l'estomac pleins. Je décide que si je m'en sors je boirais l'autre moitié ... ne serait ce que pour me féliciter d'avoir survécu. Je regardes mes compagnons d'infortunes : Hel, Buck et Sebastian aucun de nous n'a choisi d'être là et pourtant nous voici réunis pour le meilleur comme pour le pire, surtout pour le pire lorsque l'on songe qu'un seul d'entre nous s'en sortira... Mon regard croise celui de Sebastian et pendant une seconde nous partageons un instant de total compréhension je ne lui dit pas qu'il à été un soutien, quelqu'un que je regretterais de perdre, que je lui dois d'avoir survécu... Je ne lui dis pas qu'il doit vivre, que je ne supporterais pas de le perdre. Nous n'échangerons pas un mot mais nous nous comprenons. Et lorsqu'il détourne la tête et se lance à l'attaque je le suis sans hésiter.

Je vois un couteau voler, il atteint Hope, Devon court, Buck se lance à l'assaut, Hel aussi ... Tous sont désormais dans la bataille en train de lutter. C'est à mon tour, je leve mon harpon et le pointe droit sur la poitrine de Julien, j'attends de l'avoir bien en joue et tire... La flèche part, fonçant droit sur lui reste à savoir si il va l'esquiver ou pas. Sans attendre je me précipite sur lui prête à achever ce que j'ai commencé et me retrouve au coté de Buck, je me tourne vers lui et lui sourit... aujourd'hui le sang va couler et avec un peu d'habilité ce sera celui de Julien.

Spoiler:
 

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Sebastian Seifer
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Dim 20 Juil - 21:49

Ma hache l’a touchée, elle a touchée. Je ne peux m’empêcher de soupirer de soulagement et de fermer les yeux un centième de seconde, un léger sourire sur les lèvres. Quand je les rouvre, je vois Hel juste en face de moi, elle a l’air en colère. Je crois comprendre. Elle a du sauter de l’arbre pour tomber sur Hope mais elle l’a évité. Elle arrive à éviter toutes nos attaques, ce n’est pas possible… Je crie de colère et m’apprête à tenter de nouvelles attaques quand c’est elle qui vient à l’assaut. Elle tente un coup de couteau vers mon épaule que j’arrive à esquiver de justesse en passant en dessous de son bras. Je me retrouve alors dos à elle, accroupi sur le sable. Ma respiration s’accélère déjà et je sens le soleil cogner sur ma peau. Je remercie la pâte de roucou pour la protéger ainsi que les lunettes de soleil de Noah pour me protéger les yeux. Ma tête se met légèrement à tourner quand je me relève brusquement et cela donne l’occasion à Hope de m’asséner un coup de coude dans le ventre et un coup de pied dans la cuisse. Celui-ci me fait perdre pied et je tombe lourdement au sol. Je suis alors pris d’une quinte de toux qui se calme plutôt rapidement.

Non… je ne veux pas mourir maintenant. Je peux encore le faire, j’ai encore mes chances. Je me relève et me mets rapidement en position de combat, tiens fermement ma hache dans les mains. Je fixe Hope du regard. Elle n’a pas l’air en forme, elle est toute pâle et sa tête a l’air de lui tourner à la façon dont elle vacille. Le poison doit commencer à faire effet. Je me souris à moi-même pendant un moment avant de m’en rendre compte. Je me dégoute, je suis dégoutant. Comment puis-je être heureux de la mort d’une personne ? Parce que sa mort me laissera vivant, je le sais… C’est horrible mais je ne peux pas me permettre de penser autrement.

Je regarde autour de moi quand j’aperçois l’arbalète qu’elle a lâchée juste à côté d’elle. Elle n’a pas l’air de le remarquer. J’en profite pour m’approcher et donne un coup de pied dedans. Elle glisse jusqu’à la plage. J’essaie de donner un coup de genou en plein dans le ventre de Hope alors qu’elle semble encore sonnée avant de l’attaquer avec la hache, essayant de trancher son bras qui tient le couteau. Je recule alors rapidement et m’essuie le front, reprend ma respiration. Je me mets en position de garde et j’attends avec impatience sa riposte. S’il doit y en avoir une…

Spoiler:
 

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Buck B. Black
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Ven 25 Juil - 0:20





















Be or not to be that is a question




Qui suis-je ?

Question fondamentale. Question existentielle. On ne peut pas exister sans savoir qui l’on est. On ne peut pas vivre sans n’être personne. On ne peut pas penser sans avoir de conscience. On ne peut pas être conscient sans être quelqu’un. On ne peut pas être quelqu’un sans être vivant. Mais peut-on être vivant sans être quelqu’un ? Peut-on exister en n’étant personne ? Peut-on vivre sans vivre ?Peut-on ressentir le malaise de vivre ? Peut-on se sentir mort en étant vivant ? Peut-on être sans être ? Vivre, tout compte fait, signifie-t-il que l’on est ? Ou peut-on ne pas être en étant vivant ? Vivre ou ne pas vivre, telle est la question. Être ou ne pas être, telle est la question.

Qui suis-je ?

Question fondamentale. Question existentielle. On ne peut pas exister sans se poser de questions. Pour pouvoir se poser des questions, il faut être vivant. Pour pouvoir être vivant, il faut être conscient. Se poser des questions, c’est être conscient. Si l’on ne peut pas exister sans se poser de questions, l’on ne peut pas vivre sans être conscient. Mais peut-on être conscient sans se poser de questions ? Peut-on exister sans penser ? Si l’on ne pense pas, l’on ne peut pas se poser de questions. Peut-on vivre sans s’interroger en permanence ? Peut-on être si l’on renonce à la pensée ? Peut-on affirmer que penser c’est exister ? Qu’est-ce que l’existence et qu’est-ce que la pensée ? Un état ? De simples palabres inventées par l’homme ? N’est-ce pas l’homme qui cherche des réponses là où il n’y en a pas ? Chercher, c’est vouer sa vie au tout ou au rien, au noir ou au blanc, au vrai ou au faux. Chercher, c’est tomber sans savoir si l’on va remonter.

Qui suis-je ?

Question fondamentale. Question existentielle. On ne peut pas questionner sans attendre une réponse plus ou moins déterminée ou indéterminée. On ne peut pas chercher une réponse sans s’être interrogé avant. On ne peut pas être sûr que la réponse que l’on cherche existe. On ne peut pas être sûr que la réponse que l’on cherche n’existe pas. La réponse existe et n’existe pas à la fois, tant que l’on n’a pas prouvé qu’elle existe ou qu’elle n’existe pas. On ne peut pas être certain de trouver une réponse qui existe et qui n’existe pas. Mais qu’est-ce qu’une réponse, en soi ? Qu’est-ce qu’une réponse et qu’est-ce qu’une certitude. La certitude, c’est être sûr de soi. Pour être sûr de soi, il faut être persuadé d’avoir raison. Mais qu’est-ce que la raison ? La raison, c’est ce qui guide un homme. C’est ce qui lui permet de trouver des réponses à ses questions. Mais les réponses existent et n’existent pas. Ce qui veut dire que la raison peut être et ne pas être. Ce qui nous montre que la certitude existe sans exister.

Qui suis-je ?

Question fondamentale. Question existentielle. On ne peut pas exister sans savoir qui l’on est. On ne peut pas exister sans se poser de questions. On ne peut pas questionner sans attendre une réponse plus ou moins déterminée ou indéterminée. Les réponses existent et n’existent pas. L’on ne peut donc pas réellement questionner, étant donné que l’inconscient attend systématiquement une réponse. Si l’on ne peut pas se poser de questions, l’on ne peut pas réellement exister, étant donné que l’homme s’interroge automatiquement. Si l’on ne peut pas réellement exister, alors être ou ne pas être, n’a plus aucune importance.
On vit et on ne vit pas. Puisque l’être existe et n’existe pas, il est possible d’exister et de ne pas exister sans savoir qui l’on est.

Qui suis-je ?

Peu importe. Je peux être Buck ou je peux ne pas l’être. Je peux rester dans l’ignorance, ou chercher en vain une réponse. J’ai le choix. Si j’ai le choix, puis-je donc dire que je suis libre ? Je ne sais pas, mais bizarrement, je ne crois pas.

Qui suis-je ?

Je n’en sais trop rien. Mais il y a une chose que je sais : tout ce que je viens de démontrer précédemment est faux. Je suis certain d’une chose. Or, si je suis sûr de quelque chose, cela veut dire que la certitude n’existe pas sans exister. Elle existe et c’est tout.
Je suis un assassin.
Un assassin.
Je suis un assassin qui pense vivre sans exister, qui pense se questionner sans se questionner, qui pense avoir raison sans avoir raison, mais qui au final, a du sang sur les mains. Sur les mains. Les mains.
Je suis un assassin. Et rien d’autre, attention. Triste réalité au cœur empoisonné.

*

Sur une île paradisiaque, des oiseaux chantent. Sur une île paradisiaque, le soleil et les vagues dansent. Sur une île paradisiaque, des enfants s’entre-tuent. Sur cette île paradisiaque, il y a un garçon – presque adulte, certes – mais un garçon quand même. Un garçon de belle taille, un garçon au beau visage. Ce garçon a eu la mal chance de naître à une époque qui causerait sa perte, mais ça, il ne le savait pas. Il est né un jour, comme tout être humain qui se respecte. Il est né dans un bon district et dans une bonne famille. Il est né avec – ce que nous mortels appelons - de la fierté. Un peu trop de fierté.
Ce garçon est là, par terre. Il saigne. Beaucoup. Ce garçon a un nom. Ce garçon a une histoire. Mais je ne connais ni l’un ni l’autre. Ce garçon, je ne le connais pas. Ce garçon, il ne me connaît pas. Nous ne nous connaissons pas.
Sur une île paradisiaque, des oiseaux chantent. Sur une île paradisiaque, le soleil et les vagues dansent. Sur une île paradisiaque, des enfants s’entre-tuent. Sur cette île paradisiaque, il y a un garçon – presque adulte, certes – mais un garçon quand même. Il vit. Difficilement. Mais il vit. Il vit. Il s’accroche, il essaie de ne pas sombrer.
Je plonge mes yeux dans les siens. Je ne pourrais pas vous décrire avec précisions ce que je lis dans son regard. Il y a tant de sentiments, tant de choses, tant d’histoires. Mais ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que ce garçon n’est pas ce que je semblais croire. Quand je regarde ses yeux, quand je nage littéralement dans ses iris, dans ses pupilles, je sais avec certitude qu’il n’est pas mauvais. Nous sommes tous les victimes d’une société trop matérialiste, trop hypnotisé par les guerres, la vengeance et la haine.
Sur une île paradisiaque, des oiseaux chantent. Sur une île paradisiaque, le soleil et les vagues dansent. Sur une île paradisiaque, des enfants s’entre-tuent. Sur cette île paradisiaque, il y a un garçon – presque adulte, certes – mais un garçon quand même. Blessé, il reste à terre. Mais il possède une telle hargne dans ses yeux, une telle rage, une telle force, qu’il semble étrange – même pour moi – de le voir dans cette situation. Ses yeux débordent de vie.
Sur une île paradisiaque, des oiseaux chantent. Sur une île paradisiaque, le soleil et les vagues dansent. Sur une île paradisiaque, des enfants s’entre-tuent. Sur cette île paradisiaque, il y a un garçon – presque adulte, certes – mais un garçon quand même. Il me regarde. Je le regarde. Mon pied se lève de lui même. Il prend de l’élan, avant de s’écraser férocement sur le cou du carrière. Le coup de canon résonne, nous hypnotise tous. C’est terminé.
Sur une île paradisiaque, des oiseaux chantent. Sur une île paradisiaque, le soleil et les vagues dansent. Sur une île paradisiaque, des enfants s’entre-tuent. Sur cette île paradisiaque, il y a un garçon – presque adulte, certes – mais un garçon quand même. Son cœur ne bat plus. Il s’envole comme un oiseau. Il s’en va, il part, seul, mais libre. Libre.
A côté de son corps il y a un autre garçon. Sous son mètre quatre-vingt-quinze, il pourrait sembler menaçant. Mais il n’en est rien. Le géant tremble. Son âme est mutilée, il vient de rejoindre le club des meurtriers.

Lentement, je me retourne vers Ielenna. Je me sens vide, mais je sais ce que j’ai à dire. Ce que je dois dire.
« Il n’aurait jamais voulu que tu deviennes une assassin. Il aurait préféré que quelqu’un le venge à ta place. »
Je ne précise pas qui se cache derrière le « il ». Déjà, je ne connais pas le nom du tribut de son district. Quand bien même je l’aurais connu, jamais je ne l’aurais prononcé. Pas devant elle. Pas maintenant.
Lentement, je me baisse. Un arc traîne par terre. Je m’en saisis et, délicatement, je le mets dans les mains du carrière. L’arc lui va bien. Si bien. Il ne méritait pas de mourir. Personne ne mérite un tel sort. Je sens mes yeux s’embuer. Je sens des larmes couler. Je pleure. Je pleure en silence, s’en pouvoir m’arrêter.
Je m’essuie avec mon bras. Je dois tenir bon. Plus rien n’a de sens de toute façon. Plus rien. La planète tourne à l’envers. Au sol, il y a aussi un katana. Je le prends en jurant contre moi-même. C’est horrible de « voler » sa « propre » victime. Je me hais. Je me hais. Mais ai-je le choix ? Non, là, maintenant, je n’ai pas le choix.

Qui suis-je ?

Je ne sais pas. Buck n’existe plus. Plus personne n’existe. Je ne suis rien. Le monde n’est rien. Je ne suis q’une marionnette, qu’un pantin. Rien de tout cela n’est réel. Nous rêvons, voilà. C’est vrai, n’est-ce pas ? Que nous rêvons ?
En tout cas, je voudrais rêver. Alors, comme dans un rêve, je m’avance rapidement vers l’adversaire de Sebastian et Hel. Elle est de dos. Il me semble qu’elle est en mauvaise posture. Sans réfléchire – c’est bien connu, les pantins ne réfléchissent pas – je tente de planter ma lance dans son dos. Je ne crois pas qu’elle m’ait vu arriver. J’espère ne pas la louper. Je tiens le katana dans ma main gauche. Si jamais cette fille esquive mon coup de lance, je suis prêt à lui donner un sacré coup au flanc gauche.

Je me sens léger. Le monde est brouillard et mon existence est de brume.

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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Dim 27 Juil - 21:30

C’est étrange. L’adrénaline peut nous faire obliger tant de choses. Elle nous fait oublier la douleur c’est bien connu. Mais elle nous fait également oublier ce que nous sommes et ce que nous voulons être. Je suis un jeune homme de dix-huit ans, encore beaucoup trop jeune pour mourir, je ne suis pas méchant, je ne suis pas sadique, je n’ai jamais rien fait pour mériter ça. Et je ne veux pas devenir un meurtrier. Je le sais pourtant, l’adrénaline me fait oublier tout ça et j’en ai conscience mais je n’arrive pas à le changer. Je ne peux pas. Si je repense trop à tout ça, je vais mourir je le sais. Je suis arrivé si loin, il y a des chances que j’arrive encore plus loin. Et je veux au moins aidé tous ceux qui m’ont aidé à aller aussi loin à aller encore plus loin. A faire gagner quelqu’un… J’avoue que je voudrais que ce soit Buck plus que personne.

Alors que Hope est encore étourdie je le regarde. Je le vois se battre avec Julien puis je le vois le tuer. Je sens dans son regard tout son désespoir. Buck… Je suis désolé mais il le fallait. Il le fallait. Et je sais que tu le sais. C’est pourquoi tu te saisis de son katana et que tu viens à l’attaque de Hope. Tu viens me sauver encore une fois. Je reste en arrière, me recule même un peu trop. Mais je n’en peux plus, je suis trop fatigué. Je suis déjà à plusieurs mètres, reprend doucement ma respiration en observant la scène. Je finis par m’écrouler par terre. Buck lui donne un coup de lance dans le dos. Ca, je suis sûr qu’elle ne s’y attendait pas. Je n’arrive même pas à voir si elle esquive le coup ou pas. Ce n’est pas possible. C’est tout bonnement impossible. Dans l’état dans lequel elle est, elle ne peut pas. Ou en tout cas, un mouvement aussi brusque qu’une esquive lui ferait perdre connaissance et ça sera le moment de l’achever. Nous aurons gagné contre les carrière encore une fois. Nous aurons rempli notre part du marché, nous aurons réussi à la disséminer. Il reste encore Devon mais il est seul, il est plus vulnérable. J’aurais sauvé l’honneur du district. Du district Sept.

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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Mar 29 Juil - 17:12

Julien est transpercé de part en part par ma flèche, sans attendre Buck repart à l'assaut ... Julien s'effondre son sang nous éclabousse... Le monde devient rouge, tout m'apparait sanglant. Hope en train de lutter avec Sebastian rejoint par Buck, les corps s'amoncelant, le sable est rouge ... Le corps de Julien git à mes pieds et je n'en éprouve aucun remords, aucune culpabilité. J'ai tué un homme. Un enfant. Ou du moins j'y ai participé... Cela fait il de moi un monstre ? Je pense à mon père, à Willes, à Vitali, à Eden, Silver, Cade tout ces gens que je ne reverrais sans doute jamais mais que j'ai aimé connaître, qui ont été des frères, des amis. Et je pense aux proches de Julien qui ne le reverront jamais. Père, mère, amis, une petite amie peut être ? Peu importe maintenant. Julien n'existe plus, nous avons mis fin à sa vie. Pour Gabe. Pour que nous puissions rentrer. Parce que l'instinct de survie à pris le dessus.
L'homme est un loup pour l'homme. Julien n'était pas assez haut dans la chaine alimentaire, il s'est fait mangé parce qu'il n'était pas assez fort.

Sans plus de considération je ramasse mon harpon et me met en quête d'une nouvelle victime, notre survie en dépend. Eux ou nous. Je nous choisis. Dans mon viseur apparaît Ruby qui me fixe avec une haine non dissimulée. L'idée qu'elle me haïsse me laisse indifférente. Peut être que je le mérite. Peut être pas. Je m'en fiche à vrai dire. Mon harpon à la main je me rapproche d'elle. Elle attaque, lance des couteaux sur moi. J'esquive la plupart mais l'un d'entre eux m'érafle la joue me faisant grimacer. Je lève mon arme. Ruby va mourir. Je tire. Le harpon traverse sa poitrine, le sang jaillit. Ruby s'effondre. Ruby est morte. Je contemple une dernière fois son visage sublime que plus personne n'admirera jamais, je récupère mon arme et je passe mon chemin. A la recherche d'une nouvelle victime.

Je vois Seb se diriger plus, il est capable de se débrouiller seul mais j'ai envie de le suivre quand même, pour assurer ses arrières, pour tuer à nouveau peut être. Je ne ressens plus rien. Juste le besoin d'en finir, je n'en peux plus de ce monde de rouge, de ce froid qui me parcourt me gèle les os et me fait me sentir froide à mon tour. Comme une coquille sans émotions qui ne ferait que tuer... Ce n'est pas ce que je suis, ce n'est pas ce que je veux être mais je n'ai pas le choix. Si je veux survivre je dois rester froide. Je peux l'être. Je me penche sur le corps sans vie de Ruby, fouille ses affaires palpe son corps et récupère tout ce que je trouve sur elle, provisions, médicaments... Une fois ma victime totalement dépouillée je songe à faire de même avec Julien mais n'ose pas m'approcher de son cadavre. De plus Buck à déjà du le faire, il pense toujours à tout. Sans que rien ne vienne entacher le silence qui règne désormais sur le village abandonné je me lève et rejoins les autres alors que mes jeux, meurtriers, cruels, violents, commencent vraiment. Je me sens gelée, je suis froide.

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Sebastian Seifer
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Ven 1 Aoû - 21:30

Hope n'esquive pas, elle n'a pas le temps, elle ne pouvait pas. Elle se prend la lance dans le dos et s'écroule par terre. Je m'approche pour mieux la voir. Pendant quelques secondes elle ne bouge pas, regarde le ciel avec de grands yeux vides. Puis d'un seul coup, elle se met à convulser. Ses yeux sont grands ouverts et continuent de regarder le ciel avec insistance. Elle ne crie pas, se contente de bouger dans tous les sens. Je la regarde avec une fascination presque malsaine. Elle n'a plus aucun contrôle sur son corps et elle doit souffrir le martyr. La peau de son visage tourne verte et ses yeux commencent à être recouverts d'une pellicule blanchâtre. Elle se met à baver. C'est l'effet du poison. Je ne peux m'empêcher de l'observer même si ce spectacle me dégoûte. Je lève les yeux vers Buck et lui pose la question sans même devoir parler. Il me comprend et me répond. Je baisse à nouveau la tête et plisse les yeux, ouvre la bouche. Je suis sur le point de dire quelque chose mais aucun son ne sort de ma bouche. Je dois le faire... Elle souffre.

Elle va mourir quoi qu'il en soit, mais je ne suis pas là pour la faire souffrir. Il lui faut une morte rapide, sans douleur. Elle doit mourir le plus rapidement possible, ne même pas s'en rendre compte. Je sais ce que je dois faire mais j'ai tellement du mal à m'y résoudre... Cela sera mon premier meurtre, ma première victime de l'arène. J'ai longtemps réfléchi à ce que cela ferait, à ce que je ressentirais lorsque je sentirais la vie d'un être vivant, d'un être humain, s'échapper entre mes mains. J'avais du mal à l'imaginer, et même maintenant, alors que je suis sur le point de le faire, je n'arrive pas à le savoir. Je ne veux pas le faire mais c'est le mieux. Je vais bientôt le savoir.

Je tiens à deux mains le manche de ma hache et la lève au-dessus de ma tête. Tu ne dois pas rater ton coup Sebastian, sinon, elle souffrira encore plus. J'inspire un grand coup avant de laisser la lame s'abattre sur le coup de Hope. La tranche est direct et sa tête se détache de son corps à l'instant même. Du sang coule en abondance, coloriant d'une couleur sinistre le sable fin. Sa tête ne bouge pas, ne roule pas. J'entends le son du coup de canon. Je n'arrive pas à la quitter du regard. Ses yeux sont toujours ouverts de terreur. Mais ils semblent paisible. Elle n'avait pas peur, elle est partie dans la dignité. Je jette un coup d'oeil autour de moi. Trois corps nous entourent Buck, Lenna, Hel et moi. Nous en sommes les assassins, les bourreaux. Je ferme les yeux quelques secondes et soupire fortement. Je me décide alors à faire ce qu'il y a de mieux, pour les jeux évidemment, même si c'est le comportement d'une personne sans cœur, sans dignité. Ce que je suis. J'ouvre le sac de Hope qui traîne à côté d'elle et récupère tout ce qui me semble utile. Je le vide sur le sable et rempli mon sac des fruits qu'elle a récolté, d'une paire de lunettes de soleil, d'un flacon de crème, d'une paire de chaussette, d'un spray rafraîchissant, de sel et de ce qui semble être quatre tranches de viande. Je me demande de quel animal il s'agit mais si elle était encore vivante, c'est que toute sa nourriture était consommable. Je sens quand même la viande avant de la mettre dans mon sac. Ils sentent encore normalement, le sel a permis de conserver la fraîcheur. Néanmoins, je ne pense pas qu'ils tiennent jusqu'à demain. Avant de refermer mon sac, j'attrape ma gourde d'eau et bois dix gorgées sans même m'en rendre compte. Ce n'est qu'en arrivant à la dernière que je me rends compte que j'en ai déjà bu beaucoup. Je soupire et referme la gourde avant de ma replonger dans mon sac.

J'appelle alors mes compagnons de route et leur conseille de s'éloigner des cadavres pour ne pas être blessés par les hovercrafts qui ne vont pas tarder à arriver. Nous nous éloignons tous, nous approchant de l'eau et en progressant quelques secondes vers l'ouest. C'est alors que d'un seul coup, toute l'adrénaline retombe. Je lâche toutes mes affaires qui s'écrasent par terre et crie de toutes mes forces. Je dois avoir l'air d'un fou mais je m'en fiche. Je viens de tuer une personne, un être vivant, un être humain. Je suis un monstre, je suis ignoble. Comment ai-je pu faire ça ? Comment en ai-je eu la force et le courage ? Je dois me calmer... Je fais alors la seule chose qui me vient à l'esprit, la seule chose qui pourrait me rassurer, me calmer. Je m'approche de Buck et le prends dans mes bras, le serre aussi fort que je peux. S'il te plait Buck, ne me rejette pas. J'ai besoin de ce contact entre nous deux, j'ai besoin de retrouver ce que j'ai ressenti sur ce toit il y a à peine une semaine.

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Hel D'Orado
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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Sam 2 Aoû - 12:25

Hope doit avoir une ouïe hyper développée car elle m'entend tomber discrètement de mon arbre, au milieu du vacarme environnant. Elle se déplace sur le côté mais j'arrive tout de même à l'atteindre. Je sors mon couteau, mais c'est déjà fini : une lance c'est enfoncée profondément dans son dos et Seb l'a achevée d'un coup net de hache.
Je contemple un instant le sang qui coule à gros bouillons, au rythme du coeur. Je ne ressens rien. C'est la nature, tout le monde finit par mourir et cette mort là est propre. C'est tout ce qui importe.
Je relève les yeux pour m'apercevoir que le combat est terminé. Seb dit une phrase et nous avançons vers la plage, quand soudain il s'arrête et hurle. Avoir tué la fille doit lui retourner le coeur et pourtant c'est sûrement le premier acte bon qu'il a fait depuis qu'il est dans l'arène.
Je le laisse câliner Buck, retenant une pointe de jalousie, avant de déclarer :

« Ce n'est pas fini. Il nous reste encore Devon. Ne te laisse pas partir. »

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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Sam 2 Aoû - 14:28





















Noyé dans la brume




La lance - ma lance - traverse le dos de mon adversaire. Tout se passe en un éclair. J'ai du mal à croire que j'ai attaqué un être humain par derrière. J'ai du mal à croire qu'à cause de moi, elle tombe au sol, éprise de nombreuses convulsions. J'ai du mal à ne pas m'évanouir, à ne pas tomber, à ne pas hurler. Et j'aperçois, aussi, quelque chose que j'aurais préféré ignorer. Son numéro de district. Elle ne vient pas du un. Elle ne vient pas du deux. Elle ne vient même pas du quatre. Mes yeux se figent sur le gros huit joliment gravé sur son dos. Longtemps. Très longtemps. Et puis, je sombre. Mon cerveau se colore de noir.
Tout est noir.
Tout est vide.
Vide.
Plus de pensées.
Plus de rêves.
Plus d'espoir.
Le vide.
Le vide.
Je sais que je suis debout. Je sais que je suis quelque part, dans un monde où l'on vit et où l'on espère. Mais c'est tout. Mon cerveau n'arrive plus à s'engrener. Ses rouages sont brisés, rouillés, fendus. Il n'est plus rien. Je ne suis plus rien.

J'erre dans la brume. J'erre sans voir, sans vivre, sans coeur. Les nuages sont partout. Ils m'enferment, ils m’enlacent. M’attrapent et m'emprisonnent. Me serrent et se moquent de moi. Mon corps est immobile, je le sais. Mais j'ai l'impression de courir sans m'arrêter. De fuir l'ombre de moi-même. Je suis mon pire ennemi.
Soudain, une lueur dorée, infime mais éclatante, traverse le brouillard, mon brouillard. Ce sont deux yeux. Deux yeux tristes, deux beaux yeux. Ils me parlent. Je sais ce qu'ils veulent me dire. J'aimerai fuir encore plus loin, là où la réalité ne pourrait plus m'atteindre. Je voudrais tout oublier.
Je voudrais oublier les visages et les noms. Ne plus entrevoir des silhouettes brumeuses dans ce monde qui n'appartient qu'à moi.
Je voudrais oublier la vie et la mort. Ne plus savoir que tout commence et que tout se termine. Qu'il y a toujours une lueur de bonheur qui se laisse voiler par une lune de malheur.
Je voudrais m'oublier moi-même. Ne plus me souvenir que j'existe, que je suis, que je vis. Ne plus me souvenir que je pense, que je respire, que j'éprouve des sentiments.
Je voudrais ne plus errer dans mon monde de brume. Je voudrais me transformer en nuage et me laisser ballotter par des vagues de vent.
Je voudrais que tout ne soit que simplicité.
Pourtant, je fixe ces yeux trop réels, trop parlant. Je les fixe et j'hoche la tête. Je soupire. Mon monde s'écroule à nouveau. La brume m'écorche la peau, me crève les yeux, me vole mon âme. Un coup de canon résonne. Il semble iréel. Il me paraît si loin et si proche à la fois. C'est aussi le signal que ma brume attendait. Mon royaume de nuages explosent. J'ignore s'il réapparaîtra un jour.

Je suis là, debout. Je ne suis personne. J'ai toujours une lance souillée dans une main, un katana trop propre dans l'autre. J'ai toujours un visage dévasté, un sourire crispé. J'ai toujours cette impression de sombrer, d'errer quelque part sans parvenir à m'échapper. Le corps sans tête de la fille à mes pieds en est la preuve. La triste preuve. A quelque mètre de là, sa tête sans vie semble s'être endormie. Quand je la regarde, bizarrement, je pense à un yo-yo. Je ne sais pas pourquoi. Je ne veux pas le savoir. Mais imaginez, tout de même ! Imaginez un monde où tous les petits enfants joueraient avec des yo-yo humains. Où chaque après-midi, ils se retrouveraient dans un parc bordé d'arbres. Ils sortiraient tous de leur sac à dos une tête d'homme ou de femme fraîchement coupée, pendant à une ficelle, avant de se mettre à jouer avec.
Ne vous contentez pas d'imaginer ce monde. Essayer de le vivre vraiment. Devenez l'un de ces enfants. Pensez comme eux. Ils ont grandi dans un univers sanglant, sans échapper totalement à l'innocence de l'enfance. Alors ils jouent - vous jouez - avec de beaux yo-yo tout neuf. Des yo-yo qui sont le reflet de votre environnement quotidien. Ne vous contentez pas d'imaginer ce monde, de vous faire guider par mes mots maladroits. Dites vous que vous FAITES partie de ce monde. Vous éprouvez du dégoût, n'est-ce pas ?Vous trouvez que ces gamins font pitié, pas vrai ? Que c'est "dégueulasse" et absolument "abjecte" de s'amuser avec de la chair humaine, des os et puis des têtes. Que ces stupides bambins ont été "mal-éduqué". Je vous vois déjà pester à grand cri sur cette "jeunesse turbulente", sur ces "voyous de demain".
Vous ne vous êtes sûrement pas rendu compte, alors, que si l'on modifie les images, l'on n'est pas si éloigné de notre propre réalité. L'horreur n'a pas forcément besoin d'être visible pour exister.

Sans me poser de question, je me mets à marcher. Le garçon du district deux est encore là, inerte sur le sol. L'arc est le carquois sur son corps. Je lui fais un dernier adieu. Un adieu silencieux. Un adieu perdu. Et lentement, je me penche vers lui et lui retire son sac à dos. Je n'ai pas la force de le fouiller maintenant. Je me contente de le prendre avec moi pour l'instant.
"Te fais pas de bile, je crèverai bientôt. Et si je ne crève pas, dis-toi que je serais quand même mort. Mort de l'intérieur. Ça, c'est encore pire."
Je me remets en marche, rejoignant les autres. Soudain, je me mets à hurler. Je crie comme je n'ai jamais crier, jetant mes affaires au sol. C'est alors que je m'aperçois que je ne suis pas le seul à avoir réagi comme ça.
Sebastian s'approche de moi. Je recule, effrayé. Je recule puis je me souviens. Je me souvient de la nuit. Je me souviens du toit. Je me souviens de son visage et je me souviens de ses yeux. Je me souviens de lui, tout simplement. Je me souviens et, en cet instant, il n'y a que ça qui compte.
Je me laisse tomber dans ses bras fermes de bûcherons. Je voudrais que cet instant dure cent ans. Je crois que Hel a dit quelque chose, mais je n'ai pas écouté. Je suis avec Sebastian. Il n'y a que nous. Nous sommes deux. Il n'y a pas de morts, il n'y a pas de meurtre. Il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de plage. Il y a nous et c'est tout.

Pour la première fois depuis que le carnage à commencé, je me sens de nouveau exister.

Mais la brume reviendra.


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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Lun 4 Aoû - 14:34

Je crois entendre la voix de Hel au loin mais je m'en fiche. Je me fiche d'elle, je me fiche de ce qu'elle a à dire. Je me fiche qu'elle puisse mourir ou non, je me fiche qu'elle soit blessée, je m'en fiche complètement. En ce moment, je me fiche aussi de Lenna. Julien est mort, elle doit être satisfaite. C'est le plus important. Je me fiche aussi qu'elle soit blessée ou soit en train de mourir. Tout ce qui compte en cet instant c'est moi, et à quel point je me sens bien dans les bras de Buck. Je ne me fiche pas de lui. Je sais ce qu'il ressent, je connais tous les sentiments qui l'envahissent, ou plutôt, ceux qui ne l'envahissent pas. Il se sent vide, il se sent une marionnette. Ce qu'il est, ce que je suis, ce que nous sommes. Néanmoins, j'oublie que je suis un pantin dans ses bras. Je me sens à nouveau vivant, je me sens à nouveau humain. J'essaie d'oublier ce qui se passe autour et je n'ai aucun mal à le faire. Je me sens à nouveau sur le toit du monde, sur le toit du Capitole, à observer cette ville extraordinaire, cette ville que je n'aurais jamais pensé voir un jour, cette ville que je n'aurais jamais voulu voir un jour. Mais je me sens à nouveau dessus, et je me sens bien.

C'est avec beaucoup de mal que je me détache de lui. J'ai envie de l'embrasser mais je ne le fais, je ne peux pas. Je ne peux pas le déstabiliser, cela ne doit pas me déstabiliser. D'autant plus s'il me rejette. Nous nous sommes embrassés car nous avions bu. Aurait-il fait la même chose s'il avait pleinement conscience de ses actes ? Je ne sais pas, je ne peux pas savoir. Je voudrais le savoir, je devrais tenter la chose mais j'ai peur... Je me recule et regarde une dernière fois les trois cadavres, je regarde une dernière fois nos trois victimes. Les trois victimes du sort, les trois victimes des jeux, les trois victimes du Capitole.

« Je propose de s'éloigner un peu et de manger. »

Nous marchons pendant quelques minutes près de la forêt et une fois que nous arrivons vers un endroit plat de la forêt, nous nous installons.

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MessageSujet: Re: Careers will answer blood with blood + Anna/Julien/Ruby/Devon Lun 11 Aoû - 9:02

Careers will answer blood with blood

C'est une belle journée pour mourir.

Je n'avais rien senti venir. J'avais réussi, par je ne sais quel miracle, à esquiver le coup de hache de Sebastian sur mon bras et à me relever après qu'il m'aie donnée un coup de genou dans le ventre qu'il m'envoya - une fois de plus - dans le sable. Je me relève en employant toute ma force disponible dans mes bras et dans mes jambes.

Un coup d'oeil sur l'égratignure sur mon épaule me confirme ce que je savais déjà… J'ai été empoisonné. L'égratignure est une fine ligne noire entourée de chairs vertes et bleues. Signe évident que ce n'est pas une coupure normale.

J'ai à peine le temps de me remettre en position de combat en serrant mon couteau que je sens un choc puis une douleur vivace au niveau de mon flanc gauche. En baissant le regard, je vois une lame me sortir des cotes. Qui? Je n'ai pas la force de regarder par dessus mon épaule. La seule chose qui me tient encore debout et la lame profondément enfoncée en moi. Tout à coup, celle ci se retira dans un tremblement et je m'écroule à genoux en crachant une gerbe de sang qui colore le sable et je m'écroule sur le sol brulant. Enfin, je regarde qui m'a attaquée par derrière. Buck. Le tribut du Douze. La lame qu'il tient dans ses mains me dit quelque chose. C'est le katana de Julien. Je regarde où il est puis je remarque son corps, son cadavre plus loin. Prise dans mon combat contre le Sept, je ne l'avais pas remarqué. Il est mort. Je n'ai plus la force ni de crier, ni de me relever et, encore moins, de me défendre. Seulement d'attendre que la mort vienne me faucher.

Puis je réalise enfin, au seuil de ma fin, pourquoi j'avais fait tout ça. J'avais peur. Peur d'être encaquée dans mon rôle de fille du Huit. Finir ma vie en couturière de l'usine de textile à accepter les brimades du Capitole et des habitants des Districts favorisés me faisait peur. Et surtout, me prouver que j'étais capable de plus qu'on ne voulait bien le croire. Ce que je voulais c'était mettre du piment dans ma vie…J'aurais très bien pu tentée de devenir Pacificatrice que ça aurait été pareil. Je me sentais en vie parce que je m'étais mon existence en jeu. Chaque jour en allant m'entrainer, je prenais le risque de me faire repérée et de finir au pilori pour me faire fusillée ou fouettée. C'était ça qui me plaisait. Au final, la gloire et la richesse, cela m'était complètement égal.

Mes muscles se contractent et je sens que je convulse. Cela fait horriblement mal. Mes yeux se dilatent. Mes membres se contractent et se décontractent. Je croise le regard de Sebastian. Il est impassible limite fasciné et dégouté à la fois de me voir convulser dans une marre faite de mon propre sang. Je lui fais une demande silencieuse. Achève moi. Il a compris. Alors il lève sa hache empoisonnée au dessus de sa tête. Il prend son temps pour bien viser et se préparer psychologiquement. Je serais son premier meurtre. Il ne veut pas que je souffre. Il est gentil. Ce n'est pas mon cas, j'ai fait souffrir Nate avant de l'achever.

Tout à coup, l'objet s'abat et la dernière chose que je vois dans le monde des vivants est l'éclat doré du soleil sur la lame argentée qui met fin à mes souffrances. Je pars amoureuse du ciel factice de l'arène incroyablement bleu.

C'était un bel endroit pour mourir.



Dans la mort, mes dernières pensées vont à ma soeur et à Litchi. Je suis désolée, tellement désolée, de les avoir laissé seules. Mais elles seront là une pour l'autre. Avant de laisser ma conscience s'envoler vers un autre monde, meilleur que celui ci, à jamais, c'est ce que j'espère. Puis une de mes vieilles lectures de quand j'étais enfant m'éclate au visage. C'était un livre sur "la Mythologie grecque". Un ancien ouvrage datant d'un monde déchu à jamais. Il parlait du Styx. Un fleuve séparant le monde des vivants et celui des morts. Je me demande si je le traverserais. Oui, peut être et au moment où mon esprit part à jamais de cet univers qui était le mien, je fais la promesse que je serais sur l'autre rive pour attendre Litchi et Liberty.

La mort est douce et paisible. Il suffit de se laisser aller.
Adieu.
lumos maxima

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