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Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs]

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Logan N. Stark
Logan N. Stark
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MessageSujet: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMar 18 Mar - 20:55

Tous mes petits tributs sont enfin arrivés au Capitole ! Ils y ont découvert ce luxe et ce confort inégalable dans lequel nous vivons, tandis qu’eux sont pour la plupart réduits à leur misère quotidienne. Et ce soir, c’est le grand soir. Le soir de présenter officiellement au peuple ses tributs pour la quinzième édition de mes jeux de la faim. Ils seront beaux, avec leurs somptueuses tenues crées spécialement pour l’occasion par mes talentueux stylistes, et une fois passés entre les mains de leurs équipes de préparation. Lavés, manucurés, épilés, ils n’auront plus rien à voir avec les tributs larmoyants aux yeux bouffis de la moisson.

Les places pour assister à la Cérémonie d’Ouverture se sont vendues mieux que des petits pains. Que ce soit tout devant, juste à côté de la piste où défileront les chars, ou tout en haut des gradins, en quelques heures à peine, il n’y en avait plus. Tous veulent voir leurs tributs en chair et en os, choisir leurs favoris, spéculer sur celui qui survivra ou non, sur celui qui tuera les faibles, sur les alliances qui vont se faire. Pour les sponsors, c’est une aubaine. Ils peuvent dès à présent repérer leurs futurs protégés et prendre contact avec les mentors. De plus, tout Panem sera rivé à son écran. Les Hunger Games, à leur façon, unissent en fait les districts. Tous regarderont sur les douze places de la mairie des douze districts la même émission. Tous verront les tributs défiler sur leur char dans le Cirque. Tous m’admireront pendant que je ferais mon discours d’ouverture.

Je regarde l’horloge digitale accrochée au mur. Elle indique 19 heures 30. Plus qu’une demie heure avant l’entrée des tributs dans le Cirque. Les gradins se remplissent peu à peu de toutes ces couleurs caractéristiques de la population de Capitole. Du rose, du bleu, du vert pomme, de l’orange … Un coup d’œil aux écrans de la salle de contrôle m’indique que dans les districts également la foule s’amasse devant l’écran de retransmission, prête à assister au spectacle. Le temps passe. 19 h 55. Dans une poignée de minutes, commencera le défilé. Les chars descendront le Cirque, majestueusement avant de venir se placer en arc de cercle à mes pieds. De chaque côté seront accrochés de grands écrans, pour que tous puissent épier les tributs sous toutes leurs coutures. L’excitation est à son comble ; tout Panem bouillonne d’impatience de découvrir les merveilleux tributs sur leurs chariots.

20 heures pétantes. L’hymne de Panem, plus puissante que jamais retentit dans tout le Capitole. Les portes s’ouvrent, et le premier chariot, celui du District un pointe le bout de son nez. A mes côtés, le présentateur prend la relève, détaillant avec enthousiasme chaque détail, chaque instant, chaque tribut. Que la Cérémonie commence !


HRP : Voilà, la Cérémonie est lancée, et vous allez recevoir vos tenues par MP. Merci de les joindre avec votre RP pour que tous puissent les voir ! Prenez en compte dans vos RP votre position au niveau des chars pour éviter les incohérences. Les chars défilent dans l'ordre des districts, donc un tribut du 3 ne verra pas le char du 11 partir. Attention, vous avez jusqu'au 25 Mars (Retard de note coté donc vous laisse donc plus de temps). N'oubliez pas également que ce RP est noté, donc faites de votre mieux. Pour les quelques tributs qui ne recevront aucune tenue ce soir, ne vous inquiétez pas, elles auront un peu de retard mais vous aurez un délais pour poster. Faites de votre mieux et bon RP !
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http://the-hunger-games-rpg.frenchboard.com
Rozen A.-C. Greeswald
Rozen A.-C. Greeswald
+ District Trois +


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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMer 19 Mar - 13:29



Cérémonie d'Ouverture - 17ème édition.


Le rideau se lève.



 Le voyage en train s'était déroule rapidement, bien trop au goût de la tribut fille qui représenterait le district Trois cette année. Beaucoup d'enfants devaient sans doute avoir cette impression quand ils prenaient le train pour aller vers un destin très fermé niveau opportunités. Soit tu t'en sors vivant et couvert de gloire, soit tu finis mort dans une petite boîte en bois qui contiendra ce qu'il reste de ton corps. Le jeu n'en vaux pas la chandelle quand on voit que les proportions d'obtenir l'un et pas l'autre et vice-versa sont totalement inégales. Tout ça n'avait rien de très engageant, malheureusement ce n'était pas le seul désagrément du voyage, certes moins importants, mais ils l'étaient quand même, et en première étape on retrouvait la rencontre avec les stylistes qui allaient devoir les transformer en bête de foire pour l'occasion. Quoi de plus charmant pour bien commencer son débarquement au Capitole. Et puis, il y a avait la préparation, les coulisses, ce qu'on ne voit pas sauf si nous sommes à la place de ces pauvres enfants envoyés s'entretuer tels des gladiateurs à une autre époque. Le concept, au fond, était un peu le même, sauf que il y avait quelques différences qui rendait sans doute le jeu encore plus atroce.

 A partir du moment qu'elle avait été moissonné, Rozen en avait déduit que rien ne pouvait aller vraiment mieux, à commencer par le début de son étape au Capitole. Ce n'était pas tant la foule qui s'était entassée sur les quais pour voir les tributs arrivés, qui lui déplaisait, certes, elle n'aimait pas entouré de pleins de gens – ni d'ailleurs les couleurs qui lui brûlèrent les yeux à ce moment là – mais le plus préoccupant fût ce que l'hôtesse appris aux deux tributs de cette année. Pour la blonde, c'était choquant, on allait la mettre à nue et pas que dans un sens du terme, c'était une horreur. Ni elle, ni son camarade Logan, n'eurent le temps de profiter du fait de prendre l'air et de se dégourdir les jambes puisque on les envoyèrent directement se faire passer au peigne fin par des experts pour faire d'eux, des poupées à exposer lors de la Cérémonie d'Ouverture.

 Rozen se retrouva bien vite allongée sur une plaque en métal froid avec l'interdiction de bouger. On allait charcuter sa peau, la mettre à vif pour enlever tout ce qui était indésirable sur elle. Même le bain ne fût pas une partie de plaisir, au moins avait-elle pensé que ce serait agréable de ne pas avoir à user des même manières de chez elle pour être propre. Non, on l'avait savonné et frotter avec une telle énergie que sa peau était déjà toute rouge, elle n'en pouvait déjà plus. Jamais elle n'avait eu à subir une telle douleur physique, elle avait déjà eu du mal mais pas tant que ça. La jeune fille se serait bien laisser tenter par l'expression de ses sentiments mais ce n'est pas ce qu'elle fût, en aucun cas, elle plongea quelque part pour se laisser guider sans crainte, se déconnecter de la réalité ne lui avait jamais paru aussi bon, mais il y avait un début à tout après tout. Cette faculté qui était en général synonymes de risques, et qui le serait encore sans doute à l'avenir, là ne l'était plus. C'était une sorte de transe, ou alors tout simplement le trouble dont elle pouvait être victime de temps en temps et dût à l'affectation sur ces gênes, par la relation de ses parents qui avaient été de très proches cousins avant de devenir amants. Voir des animaux imaginaires, ça encore ce n'était pas tellement grave, mais voir les esprits des morts sous des formes animales connues, ça par contre, c'était beaucoup plus troublant. De plus, dans cet état, la jeune fille voyait ce qui se passait mais la liaison faîte avec son cerveau avait quelque chose qui différait bizarrement. Enfin, elle ne savait pas quoi mais quelque chose clochait, si quelqu'un l'attaquait dans l'arène, dans cet état elle ne comprendrait pas et ne pourrait pas penser à éviter l'offensive. Très dangereux, heureusement qu'elle savait maintenant comment faire face à ses troubles et les éviter le plus possible.

 C'est ainsi que la jeune fille n'eût aucun ressenti psychologique de la douleur, ni même conscience de ce que l'on faisait à ses pauvres cheveux blonds si rayonnants, si elle avait vu, elle aurait bien entendu réagit au fait qu'on la prive d'un de ses seuls souvenirs de sa mère défunte mais comme ce n'était pas le cas, elle resta sans expression, comme figée dans le temps, peut-être bien qu'elle fût la personne la plus calme et tranquille de ses travailleurs experts qui s'activaient sur son corps. Sauf que ce visage sans expression dans un corps transformé devait ressembler à un cadavre dans le fait qu'elle ait la même attitude que ceux-ci ont puisqu'ils sont morts. A sa différence, elle, elle vit encore pour l'instant mais rien ne dit qu'elle ne passera pas le même stade d'ici quelques jours à peine, moins d'une semaine sûrement. Penser comme ça n'est pas positif mais s'alimenter d'illusions, ce n'est pas meilleur non plus, même que ça peut être pire.
 
 Le retour à la réalité est dur bien que parfaitement synchronisé avec la fin des tortures sur son corps. Les souvenirs se remettent doucement en place, il n'est pas facile de comprendre immédiatement qu'elle est bel et bien au Capitole, la capitale de Panem qu'elle aurait tant aimé de jamais visiter. Mais le pire dans tout ça, c'est qu'au moment de rencontrer sa styliste, la jeune fille pût avoir un aperçu du travail qu'on avait commencé à faire sur elle. Les poils ça ne lui manquait pas, mais ses cheveux étaient noirs avec des reflets bleus, et une partie était rasée. Elle ouvrit la bouche et referma la bouche plusieurs fois sans qu'aucun mot ne sorte, finalement elle se décida à rejoindre sa styliste toujours aussi muette et horrifiée de sa nouvelle apparence totalement hideuse et différente de celle qu'elle possédait encore il y avait de cela quelques heures. Les explications de la styliste lui passèrent bien au-dessus de la tête, sauf le fait qu'elle lui avait promis que à la fin de la Cérémonie d'Ouverture, elle retrouverait la même longueur de cheveux que précédemment, et surtout la même couleur. Après ça, elle fît un effort pour se souvenir du nom de cette femme qu'elle n'aimait pas mais qui avec qui elle devrait au bout d'un moment, se forcer à parler.

 A la suite de cet échange, la deuxième partie de la préparation commença et cette fois, Rozen ne se décida pas à quitter la réalité, elle voulait tout voir. La tenue en gros est fait de manière à renvoyer des images de plusieurs choses, beaucoup, comme le district Treize anéantit, mais aussi des fleurs. Un tel contraste va en surprendre plus d'un, ça c'est sûr. On enfile d'abord la tenue avant de passer au maquillage, c'est normal mais ça n'a rien d'enthousiasmant, la tenue est presque totalement composée de noir, et rapidement, les lèvres de la tribut du Trois prennent aussi cette teinte obscure. Tout dans cette tenue la mettait pas à l'aise, et les matières utilisées y étaient pour beaucoup. Quand on lui annonça qu'elle pouvait rejoindre les chars, la demoiselle eût du mal à marcher avec ses chaussures aux talons beaucoup trop grand pour être de taille raisonnable, elle s'en fichait pas mal quel effet ça pouvait faire que ses l'accoutrement de ses pieds puissent aussi diffuser des images, ce qu'elle voulait c'est qu'on lui diminue au moins un peu les talons mais ce fût un refus catégorique. En plus de ça, les deux coquilles en PVC – noir toujours – couvrant ses seins lui démangeait énormément cette partie de son corps et avec l'heure qui tournait, l'angoisse montée et la demoiselle commençait à avoir du mal à respirer dans son corset de fils électriques, heureusement que les autres fils de sa tenue se trouvait sur la partie bouffante de sa tenue, elle n'avait pas peur d'un problème et d'une électrification non voulue, mais même, ce n'était pas rassurant de d'habiller avec ce genre de choses. La seule chose qui était agréable à porter, du moins, plus que le reste, c'était les collants et les gants, au moins quelque chose dans la tenue ne la gênait pas tant que ça.

 Avec de la patience, on termina de l'aider à s'installer sur le char, heureusement qu'elle ne devait pas marcher devant les Capitoliens, avec ses talons elle aurait la honte de sa vie et pourrait dire adieu aux sponsors, non, elle n'avait qu'à garder l'équilibre, ce qu'elle devrait continuer de réussir à faire. Dans son malheur, elle eût une petite joie intérieur, d'autres tributs avaient des tenues affreuses ou ridicules, et Logan était pire qu'elle question tenue pour représenter le district. C'était ressemblant mais nettement plus effrayant. Bien sûr, elle ne se permit pas de faire la remarque, mais trouva par contre le courage de lui adresser quelques mots. « Essayons d'être convaincants.» Avoir une tenue comme celle-ci, ça avait l'avantage de ressembler plus au moins à l'exagération de celles des Capitoliens, du coup, ça leur paraîtrait sûrement joli, rien n'était sûr mais faire semblant d'être à l'aise dans la tenue et de l'aimer, ça semblait être une bonne option pour plaire à des sponsors soucieux de détails autre que la tenue.

 Sur cette pensée, le char transportant les tributs du troisième district s'ébranla pour suivre ceux qui étaient déjà partis. Au départ, Rozen ne pût s'empêcher de jalouser les jolies tenues qui semblaient mettre plus en valeur ceux qui les portait, les filles étaient très élégantes dans leurs robes, ça leur allait très bien, et les garçons aussi, à côté, elle et Logan semblaient sortir d'un autre monde. Pourtant, ce n'était pas le moment de flancher, la jeune fille décida d'appliquer le mieux que possible les conseils de Marie Rose sa styliste et leva une main en direction du public, saluant légèrement, et essayant de sourire un peu, pas trop pour ne pas faire peur avec tout ce noir sur ses lèvres. Elle essayait de paraître à l'aise en faisant croire que ça lui plaisait de contempler la foule, sauf qu'avec ses lunettes noires, sa vue était réduite et c'était déstabilisant, son sourire devait quand même être un peu crispé et ses yeux pas aussi brillants d'excitation qu'elle avait voulût paraître.

 Tout n'était quand même pas raté, du moins ce fût sa conclusion quand elle descendit enfin du char après le discours du président Stark. Aussitôt, Selena vint faire quelques commentaires. C'est vrai que ça faisait depuis que le train était arrivé qu'elles n'avaient pas parlé, cependant Rozen ne pouvait pas se permettre de lui répondre maintenant, personne n'avait conscience de la présence de l'esprit de Selena et elle ne voulait pas paraître comme une folle. Alors, tout en écoutant attentivement son amie, elle se dépêcha de suivre sa styliste pour qu'on la débarrasse de la tenue de Cérémonie qu'elle ne mettrait, – heureusement – plus jamais.
 
Tenue ::
 
lumos maxima

_________________
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Ruby Prescott
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMer 19 Mar - 13:46



La cérémonie d'ouverture
« Souriez, vous êtes filmés ! »


Ah, le Capitole... En théorie, je ne devrai pas me sentir si dépaysée vu la proximité avec le district 1, mais tout est si différent que j'ai l'impression d'avoir parcouru des milliers de kilomètres. Quand je regarde par la fenêtre, je vois les rues pleines de tâches colorées, les gens font tout excessivement; ils éclatent d'un rire théâtral, ils parlent fort, ils font claquer leurs talons sur les pavés, ils essaient de battre le record de la quantité d'objets précieux sur eux; vêtements de soie, de satins, accessoires pour cheveux en or, en argent, colliers de diamant comme seuls les joailliers les plus expérimentés du district 1 savent le faire, émeraudes taillées en guise de bague... En arrivant, ils m'ont amené dans une salle toute blanche, et trois personnes se sont affairées sur moi pendant au moins deux heures. Au final, je suis ressortie avec les sourcils épilés bien proprement, les cheveux doux et brillants comme jamais ils n'ont été et même avec les dents blanchies. Quand on me tend un miroir, je me reconnais à peine; ça fait froid dans le dos.

Aujourd'hui, c'est la cérémonie d'ouverture. Je ne suis qu'à peine anxieuse, l'esprit trop occupé par les entraînements. C'est quand notre styliste à Devon et moi arrive, avec dans chacun de ses bras une valise, contenant notre tenue, sans doute. Il n'est autre que Dyazael Graystone, le styliste le plus connu pour ses frasques du Capitole. Il a beau ne pas être un saint, c'est sûrement un des plus talentueux styliste, selon les journaux du Capitole. Je le salue poliment et observe ses faits et gestes. Il ouvre le paquet, dépliant ce qui sera sûrement ma parure; une longue robe argentée aux reflets nacrés. Le jupon est fait de satin, donnant une impression de légèreté. Un instant, j'ai l'impression que le plastron a été taillé dans le diamant, vu le réalisme. Les chaussures aussi sont très jolies, même si elles ne me correspondent vraiment pas, ce n'est pas grave. Tout ce qui peut me rendre plus intéressante aux yeux des sponsors est accepté. Et puis, ça me rendra plus grande, ce qui n'est pas de refus.

Dyazael a à peine le temps de faire quelques retouches après que j'ai enfilé la robe que trois personnes arrivent, chargées d'une valise pleine de produits mystérieux. Dyazael s'en va, sûrement pour s'occuper de Devon et me laisse aux mains "expertes" de ces trois capitoliens. L'une d'entre elle, qui dit se nommer Ludivine me maltraite les cheveux pendant au moins une heure tout en papotant avec les autres. Je ne les écoute que d'une oreille, perdue dans mes pensées, essayant d'ignorer leurs ongles manucurés se baladant sur mon visage. Une fois le tout terminé, le résultat est plutôt impressionnant; ma bouche métallisée, mes yeux encadrés de longs cils épais et mes paupières dorées me donnent presque l'air d'une reine d'un pays imaginaire. Ce serait bien la première fois que je dis ça, mais je me sens belle. Touts ces artifices me conviennent très bien, finalement. Je sors de ma chambre vers 18 heures, uns à uns, touts les habitants du premier étage apparaissent dans la salle commune puis on nous emmène sous bonne garde à l'endroit d'où les chars vont partir.

Une fois sur place, chaque tribut rejoint le char attribué à son district. Les chevaux piaffent, je ne saurai dire si c'est de stress ou d'impatience, je ne connais rien des animaux; le seul animal de compagnie que j'ai jamais eu était un petit hamster qui n'a pas survécu bien longtemps. Quand vient le moment de monter sur le char pour partir, pour la première fois de la journée, je jette un coup d’œil vers Devon. Lui aussi a fière allure, bien qu'à moitié nu. Je lui lance un sourire malicieux, mais alors que je m'apprête à lui faire une remarque sur sa tenue, les haut parleurs annoncent le départ imminent du premier char. Je respire un grand coup, j'ai à peine le temps de trouver mon équilibre sur le char avant que les chevaux partent. Tout d'un coup, je suis éblouie par la lumière des spots. La foule crie, certains lancent des fleurs sur notre passage. La sensation de touts ces regards sur moi me rend un peu euphorique, et toute trace d'appréhension s'efface. Sans même que je m'en rende compte, ma main se glisse dans celle de Devon, puis nos bras se lèvent vers le ciel. Seuls mes yeux trahissent mon excitation; mon visage affiche un sourire impassible. A ce moment, je me sens comme un diamant, incassable, invincible, brillante.

Mais hélas, cette sensation n'est que fugace et je reviens à la réalité quand les chars s'arrêtent devant la loge du Président Stark. J'entend vaguement le présentateur s’enthousiasmer et le président faire un discours, puis nous revenons dans les coulisses. Je suis un peu ébranlée par cette drôle d'expérience, mais je ne laisse rien paraître. Ce n'est pas le moment de mollir. La cérémonie ne marque que le commencement des Jeux. Bientôt arrivera le passage devant les juges et les interviews. Puis, enfin, les 60 secondes. Je ne réalise pas encore très bien que l'arène court à ma rencontre et que le premier contact risque d'être douloureux. Je me contente de profiter des bienfaits du Capitole; bonne bouffe, douches parfumées et chaudes, personnel aux petits soins, parce que tout ça ne durera pas; après tout, nous ne sommes que des pions, au fond, même si on refuse de se l'admettre. Mais si nous devons être des pions, autant se placer le mieux possible sur l'échiquier afin de ne pas se faire prendre par les ennemis.


Merci Dydy pour la tenue, c'cro bow  :
 

_________________
L'espoir tue.
« ceci est un message du ministère des hunger games, sponsorisé par Stark et A.A.P (l'association des armuriers de Panem)» prout prout prout prout?! prout.
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeJeu 20 Mar - 6:32

La Cérémonie d'Ouverture.
District Deux en force !



Moi qui ai toujours rêvé de visiter le Capitole, je ne suis pas déçue. Voilà à peine une poignée d'heures que je suis arrivée que déjà je m'accomode plutôt bien à la vie luxueuse qui m'est accordée le temps de quelques jours. Je n'ai presque rien visité - seulement le train dans lequel nous avons voyagé pour nous rendre du District Deux jusqu'ici ainsi que l'étage réservé à notre district - mais je n'ai pas besoin d'en voir beaucoup pour être émerveillée par toutes ces technologies, toute cette nourriture - même si je n'y ai pas vraiment goûté pour le moment - et touts ces... gens. Sauf qu'à bien y réfléchir, les capitoliens de m'émerveillent pas autant que cela. Avec leurs vêtements tous plus grotesques les uns des autres, les couleurs donnant mal à la tête qui sont présentes partout sur eux - jusque dans leur peau ! - et leurs expressions ridicules, ils me font plus rires que rêver. Mais après tout, je ne suis qu'une habitante de district. Pour un natif du Capitole, tout ce qui me paraît si superficiel et étonnant doit lui être habituel et tout à fait normal. Qui suis-je, moi, d'ailleurs, pour critiquer leur mode de vie ? Après tout ce n'est que mon avis, et il est plus mélioratif que péjoratif en fin de compte. Parce malgré leurs goûts douteux pour les vêtements flashys et les teintures fantaisies, les capitoliens qui me côtoient en ce moment même sont très sympathiques. En même temps, ils ont intérêt de l'être s'ils ne veulent pas se faire virer de leur job ! Si leurs supérieurs apprennent qu'une de leurs équipes de préparation maltraitent un tribut - autrement dit une star -, je n'ose même pas imaginer à quel point leur vie sera dure, par la suite. Toujours est-il qu'ils ont l'air de ne pas trop se forcer pour paraître gentils. C'est déjà ça. De mon côté, je ne leur parle pas avec autorité ou comme à des animaux. Ils n'ont pas l'air très intelligents et sont tous les trois aussi naïfs. Ils me parlent des Jeux comme si le fait que vingt-trois enfants y meurent ne soit pas plus grave que l'épilation de mes sourcils. Je connais la douleur - après tout, si on veut être considéré comme un Carrière accompli, il faut pouvoir supporter de souffrir - mais je dois avouer que l'arme dont mes préparateurs se servent pour m'arracher les poils est plus dévastatrice que n'importe quelle épée au monde. Ils appellent ça une pince à épiler. J'appelle ça un instrument de torture. Cependant, je ne dis rien, me contentant de de pousser des petits "ouïe" discrets quand je me fait pincer trop fort. Mes trois préparateurs m'ont dit leur nom à plusieurs reprises, mais je n'arrive jamais à m'en rappeler. Mon équipe est composée de deux femmes et d'un homme. La première femme a un nom de pierre précieuse - Opale, il me semble, à moins que ce ne soit Saphir ? - mélangé à celui d'une race d'oiseau - un merle ou un colibri il me semble -, mais comme elle a des oreilles de lapin - je veux dire, de vraies oreilles de lapin ! - j'ai décidé de l'appeler la Lapine. La deuxième femme elle, a une teinture d'une couleur si étrange, tirant à la fois vers le doré, le marron et l'orange selon l'angle dans lequel on la regarde, que j'ai fini par la surnommer l'Arc-en-ciel. L'homme, lui, paraît un peu plus naturel. Il a seulement quelques mèches turquoises dans ses longs cheveux bruns et des tatouages sur les bras et le cou. Son débardeur à paillettes cache son torse mais je suppose qu'il en a là aussi. Celui-là, je l'ai appelé le Tatoué. Je suis donc seule dans cette grande pièce éclairée, en compagnie de la Lapine, de l'Arc-en-ciel et du Tatoué à me faire épiler, laver, limer les ongles, maquiller et coiffer. Ai-je oublié de préciser que tout cela est bien sûr pour la Cérémonie d'Ouverture qui a lieu dans moins d'une heure ? En compagnie de mon équipe de préparation, je trouve que le temps passe vite. Ils me parlent de ce qui est en vogue au Capitole en ce moment, ils me complimentent sur la couleur de mes yeux - je les ai remercié mais je n'ai pas très bien compris pourquoi ce compliment, étant donné que mes yeux sont d'un marron foncé qui n'a de rien d'extraordinaire - et en retour je leur parle d'Ashley, du District Deux, de mon entraînement acharné de Carrière, de mon volontariat à la Moisson, de mon voyage en train et à quel point le Capitole est magnifique. Je ne leur raconte pas le choc que j'ai eu en voyant Julien. Je ne leur avoue pas à quel point je souffre de sa participation à ces Jeux. De toute façon, qu'est-ce que ça peut leur faire ? Ils n'en dormiront pas moins la nuit si nous mourrons tous les deux. Cette pensée me coupe la parole et je regarde désormais d'un oeil méfiant ces trois préparateurs fluorescents. Surpris de mon silence soudain, ils me demandent si tout va bien. Je leur réponds par l'affirmative mais reste la bouche fermée. Les minutes passent, la Lapine, l'Arc-en-ciel et le Tatoué ont depuis longtemps repris leur petite conversation. De mon côté, je laisse mes pensées vagabonder à droite et à gauche. Je me surprends même à me demander si Ashe s'était retrouvée dans cette même salle, à cette même place, un an plus tôt, alors qu'elle se faisait pomponner pour plaire au public. Je me souviens encore de la tenue du District Deux à la Cérémonie  d'Ouverture de l'année dernière. Des sortes d'hommes préhistoriques recouverts d'un masque en forme de crâne d'un animal à longues cornes pointues. C'était horrible et pas du tout avantageux, certes, mais ça avait le mérite de faire peur à tout le monde - y compris l'habitant derrière sa télévision. Je me souviens avec nostalgie des regards meurtriers qu'Alex et Ashe lançaient alors à Sham Butterfly - leur styliste - quand ils le pouvaient. Je crois que c'est la seule chose qui m'a faite plus rire que pleurer dans ces Jeux où elle est morte. À cette terrible pensée que je m'étais efforcée de refouler depuis que je suis ici, ma gorge se noue et une boule se forme dans mon estomac. Le cafard remonte lentement mais par chance - ou pas - une autre pensée prend le dessus sur ma soudaine nostalgie. Et si cette maudite Sham habillait cette année aussi le District Deux ? Ashe a désormais entièrement quitté mon cerveau, la styliste sanguinaire ayant pris sa place. Ce serait un cauchemar ! Je serais ridiculisée et humiliée devant tout Panem ! Les battement de mon coeur s'accélèrent d'un seul coup, mon souffle se fait plus rapide. Mes trois préparateurs me jettent un regard interrogateur alors qu'ils terminent la pose de mon vernis doré. Je n'ai pas le temps de leur expliquer mes angoisses que déjà ils m'aident à me relever de la table de soins esthétiques où ils m'avaient installée. Ils me conduisent jusqu'à un miroir pour que je puisse pleinement prendre conscience de quelle tête j'aurais à cette Cérémonie. Quel est mon soulagement lorsque je constate que mon visage ne ressemble ni à un squelette, ni à un homme préhistorique. Mes lèvres sont d'un rouge assez foncé et soutenu - un rouge sang. Je ne sais pas s'ils m'ont mis une sorte de crème ou bien seulement du fond de teint, mais mon teint paraît plus frais et radieux qu'il ne l'a jamais été. Du mascara noir entoure mes yeux bruns, faisant ressortir leur côté aux reflets dorés et un trait d'eyeliner de la même couleur sanguine que le rouge à lèvres souligne leur contour. Mes longs cheveux noirs sont laissés détachés. Pas de coiffure compliquée, de babioles entortillées dedans, non. Rien de tout cela. Seulement du naturel - peut-être plus lisses et volumineux que d'ordinaire mais à part ça rien de bien extravagant. Mis à part le fait que j'ai l'air d'avoir bu du sang, je me trouve tout simplement... sublime. Je n'ai jamais vraiment fait attention à mon apparence physique mais quand on y regarde mieux, j'ai l'air plutôt jolie. Je dois, bien entendu, tout cet effet d'élégance à mes trois préparateurs. C'est pour cela qu'avant qu'ils ne quittent la pièce, je remercie individuellement chacun des trois rigolos. La Lapine, l'Arc-en-ciel et le Tatoué s'en vont sans plus tarder, laissant la place à mon styliste. Le regard franc, l'allure décontractée, il ne me laisse pas le détailler davantage et je n'ai pas le temps de le saluer que déjà il me tend un cintre enveloppé d'une épaisse housse ainsi qu'une boîte à chaussures. S'approchant de la table des soins esthétiques, il y dépose les vêtements et me fait signe d'approcher. Curieuse de savoir à quoi je ressemblerai à cette Cérémonie décisive pour ma survie dans l'Arène, je m'exécute. Il descend la fermeture de la housse et en retire une robe. Elle est tellement belle, je me demande bien comment on peut se procurer des matières comme celles-ci. Des pans de satin sombre et d'une opacité inégalable constituent la partie inférieure la robe. Ma main manucurée semble comme attirée par le précieux tissu. Quand elle s'apprête à le toucher, elle hésite une seconde à peine. Sous mes doigts, la matière est lisse et soyeuse, douce d'une certaine façon. Sans lâcher les pans noirs, je continue mon inspection. La partie supérieure du vêtement est encore plus sublime que le satin. Je ne connais pas cette matière rigide et confortable au toucher. Si on regarde bien, on peut très nettement voir les minuscules paillettes dorées reflétant la lumière en petits rayons brillants qui forment en fin de compte le tissu lui-même. Le textile d'or descend sur les pans de satin et donnent de la couleur à ma tenue sombre. Le bustier ne contient qu'une bretelle en forme de pétale d'or. Quittant des yeux le magnifique spectacle qu'offre cette robe à elle toute seule, je jette un coup d'oeil à mon styliste qui me propose d'aller l'enfiler pour voir ce que ça donne sur moi. Je ne me le fait pas dire deux fois. Je retire mon peignoir transparent et, nue comme un ver, me laisse habiller sans rechigner, me disant qu'après tout, je ne dois pas être la première tribut que ce styliste aux allures assurées voit dénudée. Je le laisse m'habiller docilement puis, quand il a terminé les dernières retouches, je me retourne vers le grand miroir. Je peux désormais remarquer que les pans de satin noir sont partagés en deux et qu'un des deux est coupé d'une fente laissant entrevoir ma jambe droite. Par-dessus, les deux pans de la matière rigide sont coupés eux aussi en deux, mais cette fois en parts égales. Une ceinture de la même matière et de la même couleur relie le bas de ma robe au haut. Détail aussi magnifique que surprenant : les paillettes dorées qui constituent la partie supérieure de la robe et reflètent la lumière semblent carrément se refléter sur ma peau, faisant danser de petites lumières d'or sur une partie de mon corps. Très impressionnée, je me détourne du miroir et enfile sans discuter les longs gants noirs - en satin, comme la partie inférieure de la robe - que mon styliste me tend. Leur contact doux et soyeux m'est confortable. Un large sourire étirant mes lèvres de sang, je tends machinalement mes pieds nus, permettant ainsi à l'homme de m'aider à chausser les spartiates en or qui couronnent ma tenue, laissant entrevoir mon vernis doré. Plus qu'un quart d'heures avant le lancement des chars. Je trépigne presque d'impatience, maintenant. Moi qui étais plutôt réticente quant à ma tenue pour cette Cérémonie, toutes mes inquiétudes se sont envolées en un claquement de doigts ! Si cette robe n'attire pas les sponsors, alors c'est qu'il est impossible d'en attirer, voilà mon avis. Mais pour le clou du spectacle, mon styliste sort d'une petite pochette en plastique de minuscules paillettes dorées - comme celles qui composent ma robe. Sauf qu'à y regarder de plus près, on peut voir que ce ne sont pas des paillettes mais de toutes petites pierres d'or. Tout d'abord, l'homme m'enduit d'une substance aussi invisible qu'inodore puis ils me parsème les épaules de ces petites pierres pour me lancer un "et voilà !" satisfait. Il m'invite à quitter la pièce avec lui, et nous suivons le long couloir jusqu'à une plus grande salle encore - plus un hall, en fait - ouverte sur le dehors. Je suppose que c'est le Grand-Cirque du Capitole, là où on voit défiler tous les tributs à la télévision. Les chars de chaque district sont déjà en position, menés par deux chevaux chacun, dans l'ordre des douze districts de Panem. Il reste maintenant dix minutes avant le lancement des chars. Quand j'arrive, certains tributs sont déjà arrivés. D'autres non. Je ne juge pas utile d'accorder de l'attention au districts derrière nous. Je me dirige directement vers le char inscrit du chiffre 2. Devant nous, les deux tributs du District Un sont déjà là. Ils sont sublimes tous les deux. Mais nous le sommes encore plus, m'est avis. Julien est là, lui aussi. J'hésite un court instant avant de l'aborder mais je me dis que de toute façon, je ne pourrais pas l'éviter éternellement. Je m'approche alors, un sourire mutin étirant mes lèvres colorées. « Si je puis me permettre, l'or te va très bien ! » je lui lance d'un air théâtral, en souriant de plus belle, le choc reçu à la Moisson déjà oublié - ou du moins refoulé quelque part dans un coin de mon cerveau. Je continue à sourire, prenant désormais pleinement les responsabilités qu'engendrent le rang de Tribut. Je risque très certainement de me faire tuer - je ne l'espère tout de même pas -, mais quant à mourir dans moins d'un mois, autant s'amuser et profiter un maximum de tout cela. Le signal est donné, les tributs retardataires sont arrivés et les stylistes rejoignent les gradins, aux premières places pour voir défiler leurs tributs. Je monte dans le char, à la droite de Julien, après avoir vaguement caressé de mes mains gantées nos deux chevaux noirs. Une voix forte retentit dans le Cirque. Je ne comprends pas ce qu'elle dit mais le public en délire exprime sa joie et son impatience. On applaudit, on crie, on acclame. Et puis je vois le char de devant se mettre en marche, nos deux alliés du Un ouvrant la marche. À peine celui-ci a-t-il parcouru quelques mètres dans le Cirque que déjà nos chevaux se mettent en marche eux aussi. Nous quittons le hall pour déboucher dans l'immense cirque. Toutes les places semblent être prises et je tourne la tête vers ma droite. Les cris semblent un instant étouffés. Puis mon sourire s'élargit à chaque pas que font nos chevaux. Je me prends entièrement au jeu. Je salue de la main, lance des baisers à la foule, le regard sévère, dur et froid - comme le veut notre tenue de combattants - mais l'allure fière et fougueuse. Quelques mètres plus loin, lorsque les chars s'arrêtent, le Président Stark s'avance sur la terrasse au-dessus de nous et prononce son discours. Je ne l'écoute qu'à moitié, trop occupée à classer cette soirée comme la plus réussie de toute ma vie. Même ici, j'arrive à penser à Ashley. Je suis sûre qu'elle est fière de moi, fière de sa grande soeur, fière de sa Anna. Et cette pensée ne fait qu'élargir davantage mon sourire sanguin - si tant est qu'il peut encore être élargi. Quelques minutes plus tard, la Cérémonie d'Ouverture est terminée, le public se disperse et nos chars font demi-tour. Je me tourne une nouvelle fois vers mon partenaire de district et m'exclame, l'air radieux : « On était les meilleurs. On a tout déchiré ! » se mêlent les éclats de rire et la bonne humeur. Profite bien, Anna. Profite bien.




Tenue :
 


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Logan Tolinson
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeJeu 20 Mar - 15:13



Ou l'art de devenir une TV vivante


Logan aurait bien apprécier que le voyage en train dure un peu plus longtemps, mais malheureusement la réalité est toute autre et les voilà déjà arrivés au Capitole, fief lieu des Hunger Games. Autant que dès à présent, lui et Rozen vont être sous le feu des projecteurs et des Juges pendant, dans le meilleur des cas, quatre-vingt dix pour-cents du temps qu'ils ont à vivre. Et le reste du temps, ils vont probablement être trop fatiguer pour pouvoir faire quoi que ce soit, si ce n'est tenter de se reposer au mieux, mais bon, les gens du coin ne vont pas forcément leur en laisser l'opportunité... Preuve en est, qu'à peine le duo du Troisième touche le sol de la gare, qu'ils sont conduit vers deux pièces différentes. Que vont-ils faire à sa nouvelle amie ? Probablement la même chose qu'à lui, à quelques détails prêts. Après tout, les organisateurs ne vont pas présenter des Tributs en petite tenue pauvre, il ne faudrait pas abuser. Non bien sûr, qu'ils viennent du premier ou du douzième, chaque Tribut a son styliste bien à lui, pour le rendre le plus beau possible. La beauté étant un critère bien particulier dans le coin, mais bon... Bien que conscient qu'on ne va pas lui laisser le moindre choix, s'il pouvait éviter de se retrouver avec des cheveux montant à un mètre de son crâne, colorer comme l'arc en ciel, ce serait déjà pas mal.

C'est en tout cas la première fois que le jeune homme va changer de style et malgré lui, il ne peut s'empêcher de se demander à quoi il va ressembler après les coups de ciseaux et autres objets. Au moins, il ne resta pas bien longtemps bloquer sur la surface rectangle, étant donné qu'on lui ordonna deux minutes après de prendre un bon bain... Hey oh ! Logan ne pue pas ! Il fait ce qu'il peut avec les moyens du Troisième district, non, mais je vous jure... Bon en vérité le bain en question n'est guère pour chasser les mauvaises odeurs, mais davantage effacer les petites marques indésirables, présentes ci et là sur le corps du Tribut. Logan ne sait pas ce que son équipe a mise dans l'eau, mais au moins, ils ont bon être des gens du Capitole, ils semblent savoir ce qu'ils font. Après ce petit passage agréable, car oui le grand bonhomme de dix-sept ans, n'a pas trouver ce quart d'heure si mauvais, les choses prennent une autre tournure. De retour sur la fameuse table, c'est avec un instant de blanc qu'il repense à ce que l'hôtesse a apprit au duo du Troisième... Leur tenue... Cette année les tributs du troisièmes n'auront pas grand chose sur la peau...

Comme si ce n'était déjà pas assez rabaissant de participer aux Hunger Games pour le plaisir des capitoliens, maintenant il va devoir en plus se montrer avec peu de tissu sur le corps. D'accord Logan s'est déjà mit à nu aujourd'hui avec Rozen, sur le plan mental précisions, mais jamais il n'avait prévu qu'en se portant volontaire, il devrait également le faire physiquement. Enfin bon, comme dit plus haut, il n'a pas son mot à dire pour faire pencher la balance. Il prend sur lui, se concentre sur sa nouvelle amie, sur ce qu'ils vont devoir faire ensembles pour tenir le plus longtemps possible au sein de l'arène et qui sait, puisque le mauvais goût est d'actualité au Capitole, avec un peu de chance, la tenue vestimentaire des deux Tributs va attirer le regard de quelques sponsors. Un instant réconfortant, cette pensée vire au négatif, quand il se dit que certains ne vont pas les apprécier pour la tenue, mais pour tout ce qu'elle révèle de son corps... On ne sais jamais sur qui tomber ici. Cela étant, si ça permet d'avoir des bonnes armes ou à manger.... Passons.

Une fois que toutes les impuretés de son corps, de la plante des pieds, au plus haut cheveu, ne sont plus que mauvaise souvenir aux yeux des stylistes. Maintenant c'est est venu le temps de la seconde étape, la plus importante pour la dénommée Marie Rose. Est-ce que sa création va bien correspondre au corps de son jeune modèle ? Est-ce que surtout, elle va plaire aux spectateurs ? Car autant le dire, dans la tête de Logan, l’intérêt de la demoiselle n'est pas que ce qu'elle a fait convienne parfaitement à Rozen et lui-même, mais à l'ensemble de ses comparses. Peut-être qu'il juge trop vite, peut-être qu'il se trompe sur toute la ligne, mais on ne le saura qu'à un instant précis, pas avant. Une fois de plus, il préfère ne pas se prendre la tête et se laisse habiller. Bon il doit recconaitre que si l'ensemble est plutôt extravageant, il n'est pas si mauvais que ça et l'idée de mettre autant à profit les attributs du Troisième Districts est une brillante réussite. Logan aurait préféré que soit diffuser d'autres images que celles de l'ancien Treizième, mais il n'y a pas de télécommande pour modifier le programme ce qui est dommage.

Maintenant le plus dur, le défilé de char. Être ainsi jeter dans la gueule du lion, les tributs s'en passerait bien, mais quand on voit la différence de classe entre la tenue du premier duo de Tributs et celle du troisième.... Logan se rappel à sa fausse nature et s'avance sans prêter regard aux autres, grimpe, avec un peu de mal sur le dit char et attend sans sourire Rozen. Pourtant celle-ci lui adresse quelques mots d'encouragement. Il lui présentera des excuses plus tard. Là ou la jeune femme offre au peuple de Panem sourire, Logan ne cherche pas à montrer d'émotions, bonnes ou non. Il fixe sans but réel cet attroupement et écoute d'une oreille les mots que prononce l'autre homme qui porte le même prénom que lui. Manquerait plus que les capitoliens voit en ce point commun un signe, ou on ne sais quoi du genre. Bien que porter le même nom que le grand manitou de Panem peut être bénéfique, Logan n'est pas franchement certains de vouloir sa survie grâce à ce détail. Est-ce que lui et Rozen ont pu en convaincre certains ? Il en doute. Il aurait peut-être du écouter les conseils de la styliste finalement. Les deux jeunes vont pouvoir souffler un peu, la cérémonie étant terminée et première étape, redevenir un peu normal dans ce monde d’étrangetés.

Spoiler:
 
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Svanhilde R. Clarke
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeVen 21 Mar - 19:26

Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games
Tributs
Ils étaient enfin arrivés! Hope était tellement surexcitée qu'elle en avait à peine dormi de la nuit. Les poches violacées qu'elle avait sous les yeux en étaient la meilleure preuve! Mais, pour ceux qui ne voyaient en elle qu'une fille faible et trop gentille, c'était la preuve qu'elle avait passé une nuit d'angoisse. Rien de tel que pour tromper son monde et faire durer le suspense. Au petit déjeuner, elle avala, en vitesse, un croissant et une tasse de chocolat chaud - c'était la première fois qu'elle en buvait et elle trouvait ça super bon - pendant le repas, elle se surprit à rêver à tout ce qu'elle pourra avoir une fois qu'elle sortirait de l'arène en Gagnante!

Une fois arrivée au Capitole, elle quitta la gare avec Robb, ses mentors et l'hôtesse sur ses talons et ils étaient tous escortés par une bande de Pacificateurs. Etait ce pour les protéger ou pour empêcher les tentatives d'évasions? Surement un peu des deux! Le groupe arriva dans un bâtiment où elle fut séparée de ses compagnons de District et escortée jusqu'à une vaste salle où elle se retrouva entourée par l'équipe de préparation.
Elle qui n'avait jamais eu droit à des soins de la peau et de beauté, elle était servie! Elle se fit examinée - presque à la loupe - par toute cette équipe d'illuminés chargée de la rendre parfaite et présentable pour son styliste. Par la suite, elle fut isolée dans une pièce où elle fit la connaissance de son styliste attitré pour la durée des Jeux (et peut être au delà). Il s'appelait Cade Collins et était un jeune homme plutôt mignon de vingt deux ans. Ce qui surprit Hope, c'était qu'il était bien loin de l'archétype même de l'habitant du Capitole.    

Après avoir échangé quelques banalités de la vie, Cade lui montra la tenue qu'elle allait porter pour la parade. Elle écarquilla les yeux en voyant ce qu'on s'apprêtait à lui faire mettre. Non mais ho! C'était Liberty qui voulait devenir danseuse! Pas elle! En effet, la tenue qu'on voulait lui enfiler était une sorte de tutu de ballerine et elle voulu presque demander si le livreur ne s'était pas gouré d'endroit. Ceci dit, elle devait admettre que cette tenue était superbe et elle adorait le côté bouffant de la robe. Finalement, c'était très bien comme tenue!

Bientôt, elle se retrouva en sous vêtements blancs immaculés et fut aidée à mettre sa tenue de défilé. Elle du retenir son souffle pendant qu'une assistante de Cade lui attachait fermement son corset! Didju! Pour quelqu'un qui devait passer toutes ses saintes journées à coudre et à se faire les ongles, elle avait une sacré force. Bientôt, le moment de torture prit fin et Hope se regarda ravie, et comme une petite fille, la magnifique robe que Cade avait fait rien que pour elle. Elle eu envie de faire un tour sur elle même mais on lui prit le bras pour l'installer en face d'une coiffeuse éclairée par une multitude de lampes.

Un coiffeur prit ses cheveux pour en faire un chignon sophistiqué et on lui passa une coiffe toute en plume et perles qu'on lui colla sur les deux côtés de la tête avant de lui coller un diadème tout en perles. Pour finir, un maquilleur prit la relève et la tourna vers lui en lui intimant de ne pas bouger d'un cil. N'ayant pas envie d'être complètement loupé et d'être présentable aux yeux de ses futurs potentiels sponsors, elle obéit et c'était limite si elle avait arrêté de respirer. On lui mit du blanc sur ses paupières de manière à ce que se soit bien voyant, des faux cils d'une longueur vertigineuse et un peu de rouge à lèvre de couleur sang sur ses lèvres. Ses chaussures étaient assorties au reste: digne d'une danseuse étoile! Elle avait hâte de voir à quoi ressemblait Robb! Comme les stylistes étaient sensés associer les tenues des tributs d'un même district, il devait être mémorable à voir. Elle se perdu à imaginer son partenaire en jupe et du se retenir de rire in extremis par peur de pleurer de rire et de ruiner son maquillage.

Elle avait encore du temps avant d'aller là où se trouvaient les chars et les autres tributs. Elle décida de s'approcher du miroir à pied gigantesque pour s'observer plus attentivement. Elle remarqua alors quelque chose. Certaines de ses perles semblaient contenir quelque chose et, à bien y regarder, elle se rendu compte que c'était du liquide…Rouge. C'est à ce moment là que Cade s'approcha d'elle pour lui dire que certaines des perles de sa tenue était conçue pour éclater quand elle appuiera sur un bouton installé sur le char du D8 la couvrant ainsi de peinture écarlate ressemblant, à s'y méprendre, à du sang. Et que ce bouton ne fera pas qu'éclater les perles de sa robe mais défera sa coiffure de plumes et de perles. Et ben, quand les stylistes voulaient que leurs protégés tributs en mettent plein la vue, ils ne faisaient pas semblant!

On frappa à la porte pour annoncer que la parade allait commencer d'une minute à l'autre. Elle sorti donc calmement de sa loge, de manière à cacher son enthousiasme grandissant, pour se diriger vers son char où elle retrouva Robb... Très élégant dans ses collants. Ne pas rire! Ne va pas tout gâcher parce qu'ils ont eu l'idée de lui coller ce costume moulant! Bon, c'était la première fois de sa vie qu'elle voyait un garçon porter des collants aussi! Quand elle racontera ça au centre d'entrainements clandestins! Elle les voyait déjà morts de rire à se rouler par terre!
Sauvée par le gong quand un porte voix annonça à tout les tributs de se mettre sur leur char respectif. C'est ce qu'elle fit tout en évitant de regarder son partenaire de District de peur d'être prise d'un fou rire en plein milieu du cortège. A la place, elle pensa à ne pas oublier d'appuyer sur ce fichu bouton placé à sa droite et regarda les costumes du District Sept dont le char était juste en face du sien.

Elle parti légèrement en arrière mais se rattrapa en s'agripant fermement. Heureusement, elle n'avait pas appuyé sur le bouton sensé éclater ses perles et la couvrir de sang! C'était trop tôt… Après quelques mètres, son char arriva sur la Grande avenue et elle fut assourdie temporairement par le brouhaha qui y régnait et aveuglée par la lumière des spots tout droit diriger vers les tributs. Elle papillonna discrètement des yeux en espérant que la trop forte lumière ne ferait pas couler de larmes. Les capitoliens sont vraiment un public formidable…Et bruyant! Elle commença à faire quelques petits signes timides tout en calculant quand elle arriverait à la moitié du chemin pour actionner, tout en discrétion, le bouton. Elle était dans ses pensées en faisant des sourires timides et parfois enjôleur digne d'une gamine à ses futurs sponsors quand elle senti une main sortie de nulle par lui agrippée la taille. Elle se tourna, surprise mais ne le laissant pas paraitre, vers son co tribut qui avait passé son bras autour d'elle. Elle lui chuchota pour lui demander ce qui lui prenait et il lui répondu de sauter. De quoi?! Non mais, elle avait de bons réflexes mais si jamais elle tombait du char, elle aurait pas l'air conne! Face à son regard, elle soupira intérieurement - se promettant de le trucider sur place si il la laissait tomber -  et fit un petit saut et Robb fit le reste en la portant comme une ballerine. Elle remercia mentalement sa soeur jumelle de lui avoir apprit à faire un porté dans les règles de l'art tout en faisant un léger signe de main gracieux. A tout les coups, les fleurs bleues du public vont la prendre en adoration et les autres tributs la prendront pour une nunuche ne valant même pas la peine d'être tuée de leurs propres mains! Tout ce qu'elle voulait. Elle atterrit sur le sol et fit un tour sur elle même gracieux pour revenir à son point de départ pile au moment où son char arrivait à la moitié. Elle décida d'attendre encore un peu faisant le salut au public d'une main et laissant son autre main à côté du bouton puis, au moment propice, elle appuya sur le bouton qui éclata les perles et la peinture rouge sang coula sur sa belle tenue blanche immaculée et sa coiffe se rompu laissant ses cheveux tomber en cascade dans son dos mais, avec le vent, ses cheveux et les plumes volèrent lui donnant un air sauvage. Elle entendu des cris de surprise et de plaisir, elle du se faire bataille pour ne pas crier de joie en entendant les impressions sur sa tenue. Merci Liberty! Merci Cade et merci Robb!
Bon ok, au départ elle devait rester discrète mais il ne fallait pas oublier qu'elle devait aussi s'attirer des sponsors! Alors autant leur en mettre plein la vue une bonne fois!

Le char s'arrêta devant la loge présidentielle comme les autres. Les habitants de Panem et les tributs eurent droit à un discours de monsieur le Président se concluant par le traditionnel "puisse le sort vous être favorable" et les chars repartis. Elle s'accrocha au sien pour ne pas dégringoler.
Elle arriva dans l'autre espèce d'écurie où un palefrenier arrêta son char d'un signe aux chevaux qui le tirait. Bientôt, Robb et elle se retrouvèrent entourer par leur équipe de soutient et elle sauta pour se retrouver sur le plancher des vaches. Elle eu un peu la tête qui tournait - c'était son premier voyage en char - mais reprit vite pieds. On les félicita avant de leur demander de suivre Wilhemina pour qu'elle nous conduise jusqu'aux appartements du District huit. En partant, elle jeta un coup d'oeil derrière elle pour regarder les autres tributs.
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Tenue de la parade dessinée par  Cade A. Collins:
 

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Dernière édition par Hope River le Sam 22 Mar - 8:14, édité 3 fois
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Sebastian Seifer
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeVen 21 Mar - 22:27

Un animal, c'est ce que j'ai l'impression d'être en ce moment-même. Les portes du grand cirque vont bientôt s'ouvrir et nous allons défiler.

Cirque est le mot idéal pour qualifier cet endroit. Et nous, nous sommes les animaux du cirque, nous faisons le spectacle qu'ils adorent. Nous ne le faisons pas, pire, nous sommes le spectacle, les marionnettes, les pions, les animaux. Je ne peux même pas m'accorder le mérite d'être le lion du cirque, car le lion est un fauve à dompter, il est dangereux pour le dompteur, il peut attaquer à tout moment et entre le lion et l'humain, le lion gagne à tous les coups. Moi je ne suis rien, je suis déjà complètement soumis au Capitole. Il n'a pas besoin de me dompter, il n'a pas à avoir peur de moi, il m'écrasera comme une mouche à n'importe quel moment. Je suis tout au plus un singe, et encore, même lui est sûrement plus respecté que moi. Je ne sais même pas si toutes ces personnes qui nous acclameront dans quelques instants, qui nous prendront pour des stars, nous respectent plus que les chevaux qui tirent nos chars. Moi-même, je pense être moins digne qu'eux car dans quelques jours à peine, si j'ai l'occasion de survivre au bain de sang et d'avancer dans l'arène, je vais m'abaisser à tout faire pour survivre, je vais tuer des gens, je vais devenir un meurtrier. Oui... C'est pour ça. Cela explique tout. Je ne suis pas digne de respect.

Tout le monde va nous acclamer et scruter nos moindres faits et gestes. Notre attitude sera de la plus grande importante. Tout est une question d'apparence dans ce monde, c'est sur ce que tu dégages physiquement qu'on te juge en premier. Encore plus en cette période de jeux. Ils vont déjà commencer à repérer les potentiels gagnants, ils vont choisir quel tribut sera digne de recevoir leurs cadeaux dans l'arène, qui ils vont soutenir coûte que coûte. Ils doivent bien choisir car ce choix est décisif, si le tribut qu'ils ont sponsorisé gagne, ils recevront une prime et seront félicités pour leur soit-disant don de « claire-voyance ». Alors qu'en réalité, c'est seulement parce qu'ils ont décidé que ce tribut allait gagner, qu'ils auront dépensé beaucoup d'argent pour l'aider, que celui-ci aura des chances de sortir vainqueur des jeux. Cela n'a rien à voir avec le destin que les sponsors disent prévoir, ils ne font que le forcer. Alors il faut que quelqu'un le force pour moi. C'est d'une importance capitale. Je n'ai aucune chance de gagner sans une aide. Je sais déjà que je pourrais compter sur l'aide de Lucia et celle de mon district s'ils arrivent à récolter l'argent nécessaire... Mais tout sera partagé avec Rose. Il me faut des personnes qui me soutiennent moi et moi seule, des personnes qui misent tout sur moi. Je pense que j'ai mes chances... J'ai des qualités indéniables pour l'arène, il faut l'avouer. Mais ces qualités, ils ne peuvent pas les connaître pour l'instant. Ils vont simplement me regarder. Ai-je une attitude de gagnant ? Ai-je un corps de gagnant ? Ce sont les réponses à ces questions qui se jouent bientôt. Il faut que je me montre fort, fier, que je sois quelqu'un qu'on ait envie d'aider. Je dois me montrer digne de respect même si au fond de moi, je n'en éprouve aucun envers moi-même.

Alors quand les portes s'ouvrent, alors que j'ai encore du temps devant moi avant d'être à la vue de tout le monde, j'efface toute trace de tristesse et de colère de mon visage et essaie de me montrer fier. Je me redresse difficilement et garde la tête haute. Les chars commencent à entrer dans l'arène. Le Un pour commencer. A peine font-ils leur entrer que les acclamations déjà grandes montent encore d'un ton. Les autres chars suivent derrière eux. Alors que je sens notre char s'ébranler, je prends une grande respiration. Un léger sourire étire mes lèvres. Que le spectacle commence.

Je suis un peu ébloui par la lumière soudaine quand je rentre dans le cirque mais je m'y habitue rapidement. J'écarquille les yeux devant l'immensité de l'endroit. Cela doit être aussi grand que tout le secteur de l'usine, et dieu sait s'il est grand. J'observe le public tout en gardant cette expression arrogante et fière sur le visage. Les Capitoliens sont tellement étranges et presque répugnants. Leur apparence physique reflète bien leur intériorité. Comment peut-on être considérés comme humains alors qu'on se délecte de voir des adolescents s'entre-tuer dans une arène ? Et bien c'est simple, ils ne le sont pas. Ils n'ont aucune conscience morale.

Il y a très longtemps, des millénaires, certaines personnes pensaient que l'homme naissait avec une certaine essence. Qu'il naissait ainsi, bon ou mauvais, qu'il n'en était pas libre et qu'il n'avait guère autre choix que d'agir de la façon dont il était supposé par sa nature et son destin. Ils pensaient que personne n'avait le droit de les blâmer pour cela, que ce n'était pas leur faute, que Dieu les avait créé ainsi et qu'il devait jouer le rôle pour lequel ils étaient nés. Alors cela voudrait dire que tous les Capitoliens sont nés comme ça ? Cruels et antipathiques ? Cela m'étonnerait beaucoup. Ces personnes se trompaient sur toute la ligne... Ils le sont devenus parce qu'ils l'ont bien voulu. Et j'ai tous les droits de les blâmer. Ils ne sont pas humains. Ils n'ont pas le droit de prétendre à ce titre.

Ils n'en ont pas l'air. Du rose, du bleu, du vert, j'ai du mal à distinguer les seules personnes qui ont encore une couleur de peau ou de cheveux naturelle. Ils rient, crient, applaudissent. J'ai du mal à croire qu'ils ne se rendent pas compte de l'horreur qui se produit tous les ans dans Panem. Cela semble impossible...  Mais ils sont mon seul espoir.

Je me force à sourire quelques secondes et fais quelques signes de la main. Il faut que je me fasse remarquer, que je me fasse apprécier. C'est quelque chose que je n'ai jamais essayé de faire dans ma vie, je n'ai jamais voulu me faire aimer, je n'ai jamais tout fait pour avoir le plus d'amis possible comme certains le font. Quelques uns me suffisaient... De toute manière, je n'avais pas beaucoup de temps à consacrer aux personnes autres que ma famille. Espérons que quelques signes de la main et cette arrogance et fierté que je semble dégager suffisent à ce que certains posent les yeux sur moi. C'est une attitude qui semblait plaire tous les ans. Une attitude typique des carrières.

Après quelques secondes à lutter pour tenir mon bras le plus haut possible, je le baisse le plus lentement possible en me forçant à ne pas grimacer sous la douleur de mon épaule. La tenue que je porte n'est pas idéale pour bouger. Elle est vraiment seulement là pour marquer les esprits. Une vraie armure de gladiateur, seulement, elle est faite en bois. Le district Sept est celui de l'industrie forestière et le bois est bien évidemment mis à l'honneur et cela d'une main experte afin de me rendre le plus impressionnant possible. Je pense qu'elle joue bien son rôle. Le point négatif est qu'elle est très désagréable à porter et que j'ai beaucoup de mal à bouger malgré les quelques parties en cuir au niveau des articulations.

Les acclamations se calment quand le président prend la parole mais je n'écoute pas ce qu'il dit. Je me contrefiche de ce que cette personne peut dire. Elle ne mérite pas mon attention. Il doit répéter encore et toujours la même chose. Je me contente de regarder droit devant moi. Alors que j'ai l'impression qu'une seconde à peine s'est écoulée, le char se remet à bouger et finit de traverser le grand cirque avant de rentrer dans une nouvelle loge à l'abri des regards.

C'est fini. Une première étape de faite. Une de moins avant l'arène. Déjà plusieurs heures de moins à vivre. Le compte à rebours est lancé. Le temps passe tellement vite.

tenue:
 

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    I'll be back
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    code broadsword.


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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeDim 23 Mar - 18:06

J’ai toujours pensé que quand on sait qu’on va mourir, on a envie de faire un maximum de choses, de profiter de la vie, de s’amuser, de manger jusqu’à ne plus en pouvoir, de recueillir un maximum de plaisir pour n’avoir aucun regret à l’heure venue.
 
Sauf qu’en réalité, ça ne se passe pas comme ça.
 
En réalité, tu chiales dans ton lit en silence, pour que les autres n’entendent pas. En réalité, t’as toujours ce poids sur la poitrine, qui t’empêches de la soulever, alors tu respires avec ton ventre comme les chanteurs. En réalité, tu luttes pour garder ce sourire ironique sur tes lèvres, ta répartie qui flambe et les yeux brillants.
 
Parce que plus de l’arène en elle-même, tu crèves de la peur.
 
 
Assise sur mon lit au Capitole, je relève la tête. Parce que plus de l’arène en elle-même, tu crèves de la peur. Ce sont mes propres pensées et pourtant elles me font réaliser que… Que je m’enfonce moi même. Je referme ma bouche qui s’était ouverte sous le choc de l’annonce, ordonnant mon esprit. D’accord, je n’ai peut-être plus que quelques jours à vivre. D’accord, c’est infiniment dur à comprendre et accepter. D’accord, ça me remplit de peur.
 
Mais est-ce que j’ai envie de passer ces derniers jours à ressasser tout ça ? Alors que je peux les utiliser pour que justement… Ces derniers jours ne soient pas les derniers jours ? Je pose ma tête sur mes genoux, les bras resserrés autour de moi. Merde. Je n’ai pas commencé que c’est la lassitude qui vient prendre le relais de la peur. Je veux retrouver mes arbres. J’ai seize ans, je suis une gamine, je suis une gamine, je veux seulement mes arbres et qu’on me foute la paix. Mais peut-être que cette année l’arène sera une forêt ? Si c’est le cas, j’aurais un avantage de choix sur mes adversaires.
 
Je rouvre les yeux, m’étale de tout mon long sur le lit double. A quoi rime tout ça ? A rien. A strictement rien. Alors pourquoi chercher ? Tu ne vas plus te poser de question. Tu vas rentrer dans leur jeu, parce que c’est le meilleur moyen de survivre, et si tu ne survis pas tu auras au moins fait le maximum. Ne te pose pas de question. Ce n’est pas le moment d’avoir des regrets, chérie. Je hoche la tête à ma propre pensée.
 
 
C’est dans cet état d’esprit que je me rends à la première séance de torture. Je m’étais attendue à pire, mais finalement ce sont les personnes s’affairant autour de moi qui me gênent le plus, plus que la douleur quand mes poils s’arrachent ou quand ils me décapent.
 
Et puis on me laisse, seule, dans une pièce vide où j’attends sans impatience mon styliste. Lequel vient, et me détaille avec enthousiasme sa tenue de vache guerrière. Quand à moi, je suis de plus en plus horrifiée au fur et à mesure qu’il parle. Mon principal atout est ma discrétion, et lui, il… il me met des LEDs rouges pour faire les yeux d’un crâne de vache ? Je reste sidérée par la folie du styliste. Mais, je n’ai pas le choix et j’enfile la tenue, transformée en petite guerrière. Le contraste entre mon corps tout en finesse et le costume balourd est saisissant.
 
Plus tard, je rejoins les chars. Je regarde Nate, l’autre tribut de mon district, avec un profond dégoût, même s’il ne peut pas le voir. Je profite de ces chars pour détailler mes concurrents. Certains costumes sont affreusement laids, j’ai au moins la chance d’avoir un styliste qui, s’il ne m’a absolument pas cernée, a au moins un certain goût artistique. Sûrement qu’avec une tribut comme Maya l’habit aurait été du plus bel effet.
 
Heureusement la fin arrive vite et les chars reviennent à l’abri des regards. J’enlève le crâne qui me donne chaud, le visage luisant de sueur. Et puis, j’adopte un regard neutre, essayant de me fondre le plus possible avec le décor. Les quelques regards sanglants et envieux que je captais jusqu’alors disparaissent. Qui pourrait envier cette gamine finalement si frêle et inintéressante ? D’ailleurs dans dix minutes la fille vache sortira totalement des pensées de tous les tributs. Elle ne représente aucun danger. Strictement aucun.


Merci à Viny F. Mc Coy pour ce joli costume !:
 

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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeDim 23 Mar - 23:25


La cérémonie d'ouverture
And in that moment i swear we were infinite
Le voyage en train n’a pas été très long. Au contraire. Je l’ai trouvé très rapide. Le luxe, les mets raffinés, les petits soins, les muets à notre disposition, tout ça, j’y ai pris goût. Durant le trajet, nous avons beaucoup parlé de notre future stratégie dans l’Arène, les personnes à se méfier, celle à tuer – bien que ces deux catégories soient étroitement liées. Et puis, il y une autre raison à la brièveté de notre séjour en train, le District Un est tout simplement un des Districts les plus proches du Capitole. Les tributs des districts périphériques ont dues y passer plus de temps. Ces affamés ont donc pu prendre des forces en se goinfrant, plus longtemps que nous, je suppose.  Lorsque nous sommes arrivés à la gare de la capitale, j’ai vu pour la première fois des capitoliens m’acclamé. Moi et Ruby, ainsi que mes deux mentors, qui sont déjà des célébrités idolâtrés de tous ici. J’ai plutôt bien accepté le fait que le lendemain je serais dans des articles du journal, que j’étais déjà médiatisé. Je n’ai pas vraiment eu le choix en fait, car dès que j’ai posé le pied sur le sol capitolien les flashes m’ont éblouis. Je m’efforçais de montrer le plus beau sourire, c’est gens aux cheveux multicolores étaient venus pour ça après tout.

La journée passe à une vitesse folle, je n’ai pas vraiment le temps de réaliser que ce soir c’est la cérémonie d’ouverture avant que l’on commence à s’occuper de moi. On me rase la barbe plutôt discrète que j’avais, on me fait des soins du visage, on coupe mes cheveux là ou ce n’est pas parfait, on me coupe les ongles, bref, tout mon corps y passe. Je ne m’oppose pas. A aucun moment. J’ai conscience que je dois les laisser faire, ils savent ce qu’ils font et moi je sais que j’ai besoin de ce qu’ils font pour être parfait et plaire au Capitole et mes futurs sponsors. Finalement, j’ai quitté cette salle blanche étrange ou l’on me pomponner pour rejoindre ma chambre. A notre étage, le numéro un. Ma chambre est grande, spacieuse, lumineuse. J’ai eu le temps de bidouiller rapidement chaque bouton avant que l’on vienne m’apporter ma tenue pour la parade des chars. J’enfile le pantalon et les chaussures. j’ai d’abord du mal à imaginer l’effet que je vais reproduire. Puis lorsque je me retourne vers le miroir, je comprends. Je suis de suite presque ébloui. La tenue reflète la lumière, brille comme un bijou. Comme un bijou de chez moi. Comme un bijou de la boutique des parents. Ce certain « Dyaezael » dont tout le monde connait le nom est très talentueux, il le mérite. Mes préparateurs aux voix suraiguës arrivent finalement. Il me coiffe rapidement mais très bien. Elle enfile la partie qui recouvrira une petite partie de mon torse. J’ai bien compris que ce soir, il serait à l’honneur.

Alors que je vais près du char du District Un, c'est-à-dire celui qui est le plus prêt des grandes portes, le styliste fait son appariation pour la touche finale, je suppose. Il se contente de me maquiller. Un peu sur les paupières, et sur les lèvres. A peine le temps de le remercier que je dois monter sur le char à coté de Ruby. Je regarde de loin les chars de derrière. Je trouve que c’est pas mal pour ouvrir le bal, Ruby et moi. On va faire forte impression, je le sens. D’un coup, les portes s’ouvrent, la foule crie déjà, et la lumière reflète sur nos costumes. Je souris à pleines dents. Je sais que je suis filmé et que tout Panem me voit en ce moment même. Je sais que je dois plaire au public si je veux des sponsors. Les chevaux avancent rapidement. Ma main va se glisser dans celle de Ruby, et, en même temps, nos mains s’élèvent au dessus de nos têtes. De l’autre main, je salue la foule. Je regarde rapidement de l’autre coté, celui de ma partenaire de District pour la regarder juste une seconde. Elle est magnifique. Tout comme moi. Ses yeux ne croisent pas les miens mais je me sens proche d’elle, ce soir. Je n’entends pas vraiment ce que disent les présentateurs, speakeurs à notre sujet à cause du bruit de la foule. Le président Snow fait rapidement son discours mais je ne l’écoute pas vraiment, bien que je montre un air intéressé, sans vraiment m’en rendre conte.

Puis le chemin inverse se fait dans le cirque, avant d’arriver dans la grande salle ou nous nous trouvions il y à peine trois minutes. Non, vraiment, c’était très court. Mais vraiment bien. Je me sens suis senti désirée, par mon costume plutôt sexy. Je me suis senti beau, aimé, et j’aime ça, je l’avoue. Ce n’est que le début de la gloire, mais j’en veux déjà plus. et je ne pense pas être le seul, on a tous l’air fiers. Touts les tributs. Même les plus insignifiants d’entre eux.

code par ARCHITECTURE



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeLun 24 Mar - 19:13

Nate était bien, Nate était tranquille, Nate se permettait de farnienter dans son lit. Raaaah, Ils étaient vraiment beaucoup plus confortables, ces lits du capitole ! Rien à voir avec ces plaques de bétons que les gens de son district osaient appeler « Lit »… Rien à faire, après ça, il ne pourrait plus jamais dormir dans un lit moins confortable. Ah mais, cela dit, s’il revenait vainqueur, il aurait tout le loisir de dormir dans de la soie. Aaaaah, ce qu’il avait hâte ! Il s’y voyait déjà.

Le seul point négatif qu’il voyait à sa future vie était qu’il devrait partager le quartier avec ce que son district osait appeler « mentor ». Bah, dans la vie, il faut savoir survivre aux choses désagréables pour pouvoir avoir des choses agréables par la suite. C’est ce que Nate se disait quand il se rappelait de ses choses.

Ce dont on pouvait être sûr, c’est qu’il avait bien dormi. Ce n’était pas un surhomme, loin de là, mais vous savez ce que c’est : les imbéciles sont souvent les plus heureux. Ne lui dites pas que j’ai dit ça. En tout cas, il avait bien profité des draps tissés avec une matière qu’il n’avait vu que très rarement : De la soie. Bon sang, il espérait vraiment que les maisons du village des vainqueurs avaient ce genre de matériau, qu’est-ce qu’on dormait bien dedans !

Aujourd’hui était un grand jour pour lui. Oui, encore un, décidément, il les accumulait. En fait, si Nate perdait aux jeux, tous les jours jusqu’à sa mort seraient « un grand jour ». Mais bon, il n’avait pas ces pensées en tête. Il survivrait, et se créerait des grands jours dans le district qui l’avait vu naitre. Enfin, ceci dit, s’il pouvait changer de district, aussi, il ne serait pas contre. Mais il savait bien que c’était impossible, de quitter son district d’origine. Sauf une fois par ans. Et cette fois, il la vivait aujourd’hui. Un petit séjour de deux semaines dans la capitale, c’était pas beau ça ? Tous frais payés en plus !

Nate se leva finalement, et prit rapidement une douche, sachant que ce ne serait pas utile parce qu’il serait bientôt totalement repeint par les préparateurs, mais désirant quand même s’offrir cette sensation agréable avant la torture. Brrr… S’il y’avait bien une chose qu’il redoutait sur ces jeux, c’est que son styliste lui donne l’air ridicule. Il ne pourrait rien faire pour y remédier, et il serait obligé de se montrer sous ce visage devant tout le peuple des districts et surtout du Capitole. C’est donc en prenant une inspiration pour se déstresser un peu qu’il sortit de sa chambre pour partir à la rencontre des gens qui allaient changer son apparence pour la journée.

Il dût d’abord, forcément, passer l’épreuve des préparateurs. Pour être honnête, ils n’étaient pas trop gênants. Ils ne s’attendent pas vraiment à ce que les tributs répondent, et continuaient donc leurs jacasseries sans problème, même si les tributs avaient en général déconnecté leurs esprits au tout début. Vraiment… Nate ne comprenait pas ces gens. Ils parlaient de tout et de rien, mais en général de concepts totalement Alien à une personne venant des districts, même les premiers.

Une fois la préparation effectuée, Nate rencontra finalement son styliste. C’était quelqu’un de simple, il ne semblait pas totalement corrompu par l’opulence de biens du Capitole. Il lui décrit calmement et clairement la tenue qu’il lui avait préparée, et Nate ne pouvait faire autre chose que de s’émerveiller devant tant de génie. Elle était simple, mais elle était réellement bien réalisée. Elle lui rappelait un peu quelque chose que Nate avait entendu sur le monde qu’il y avait avant le Capitole : à cette époque, il y avait des légendes sur une créature Mi-homme, Mi-taureau, qui protégeait les labyrinthes… Enfin bref, c’était parfait. Le styliste venait de lui offrir un avantage de taille. Désormais, Nate était en très bonne place pour pouvoir revenir vivant de ces jeux. Il n’avait presque plus aucun doutes, désormais.

C’est donc avec l’esprit serein qu’il se mit en route vers l’endroit qu’on lui avait indiqué, dans lequel il devrait monter dans le char afin de pouvoir défiler dans le cirque. Toute l’appréhension qu’il ressentait au réveil avait désormais disparu. S’il y’a une chose qu’on peut dire sur lui, c’est qu’il aborde ces jeux avec une certaine confiance. Après, que ce soit juste parce que c’est un abruti fini ou parce qu’il a vraiment des capacités dont il peut être fier, ce sera à l’avenir d’en juger.

Il n’était ni en retard, ni en avance. De toutes les têtes qu’il voyait, il ne reconnaissait rapidement que quelques personnes, sans doute parce qu’il n’avait pas vraiment fait attention à la moisson. Il avait d’autres choses plus importantes à faire comme… Dormir, par exemple. Il se mit à l’écart en attendant que le show commence. Son plan consistant à ignorer les autres tributs ne s’arrêtait pas à sa compagnonne de tribut. Il ne pensait pas avoir de regrets de toute façon, mais on ne savait jamais. Il n’avait pas été élevé comme les carrières, habitués à l’idée qu’ils devraient un jour trahir la personne avait qui ils s’entrainaient depuis tout petits pour certains. Il était manipulateur, certes, mais il y’avait une différence entre ruiner le moral de quelqu’un et lui ôter la vie.

Même lorsque l’heure du départ des chars fut annoncée, il resta un peu en retrait, attendant le dernier moment pour monter dans celui du district 10. Ils ne partaient pas en même temps, de toute façon, il avait un peu de temps. Et même une fois qu’il eût monté le char, il ne jeta pas un regard en direction de Hel. Il se concentra plutôt à se remettre le même sourire qu’il avait eût en montant sur l’estrade, qui montrait clairement ses intentions, et à regarder droit devant lui. A quoi ça servait de saluer la foule ? Celle-ci aurait tout le temps de l’acclamer lui, et lui seul, en voyant son écrasante victoire aux jeux. Dieu, que c’était grisant. Il aimait ce sentiment. N’était-ce pas la preuve que Nate était une personne faite pour monter sur l’ultime estrade ? Pour remonter dans le train, en route vers le district ? Aaaah, il était déjà impatient.

Le tour du cirque fut rapidement boûclé. Une fois rentré dans le centre d’entrainement, il ne s’attarda pas sur place. Il n’attendit pas d’observer les réactions des autres personnes, et remonta dans l’ascenseur au plus vite. Ce n’était pas comme si ils devaient attendre le discours de leur mentor de toute façon, et puis bon, ça faisait un petit signe de défis en plus. De toute façon, il n’avait pas l’intention de rejoindre qui que ce soit, ce ne serait que du gâchis de temps et d’énergie. Même à l’époque où il se battait avec sa bande, ils réglaient en général toujours ça tout seul, ne souhaitant pas être gêné par les autres boulets qui le suivaient. Et puis, il aimait être acclamé, et partager la gloire avec quelqu’un d’autre n’avait pas d’intérêt.

C’est donc avec cette pensée qu’il s’avança dans l’ascenseur et poussa le petit « 10 » à côté de la porte au plus vite.


tenue (qui roxx du poney ♥):
 
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMar 25 Mar - 13:54


Spoiler:
 

Nous arrivâmes bien trop vite au Capitole à mon gout. Je ne voulais pas y aller, c'était un fait, mais je n'avais plus le choix, et ce n'est pas le confort qu'on avait dans le train qui allait me faire changer d'avis. Je n'avais pratiquement pas mangé non plus, l'appétit complètement couper par tout ce qui nous arrivais. Beaucoup de gens devaient penser que j'étais content d'avoir été choisi pour représenter le Quatre aux Jeux de la Faim, après tout, notre District était habité par des Carrières en majorité. Mais ils se trompaient, je n'étais ni un Carrière, ni un combattant. Ce qui, bien évidemment, ne m'empêchait pas de savoir manier des armes, un poisson ou une personne... j'arriverai autant à en embrocher l'un comme l'autre si j'avais un trident, ou une lance à la limite.

Quoi qu'il en soit, on finit par arriver au Capitole, et je dus admettre que la vue était superbe. Si on oubliait tout le reste, cette ville était vraiment magnifique. Je regardais les décors qui défilaient devant mes yeux à la fenêtre mais mon euphorie s'estompa très rapidement lorsque je repensais à la raison qui faisait que j'étais ici. Dans d'autres situations, j'aurais pris plaisir à être ici, mais pas cette fois-ci. Loin de là d'ailleurs. Nous arrivâmes ensuite à la gare et lorsque nous sortîmes du train, des gens étaient là, à nous acclamer, mais je n'y prêtais aucune attention, du moins, j'essayais de n'y prêter aucune attention. Je savais que leur répondre pourrait m'apporter des sponsors mais je m'en moquais. Je n'y arrivais tout simplement pas car... hé bien je ne sais pas en fait. Car a la base, je n'avais rien contre eux, je n'étais pas un de ces anti-capitoliens, ni même un pro, ils m'indifféraient. Mais maintenant que j'avais été choisi pour participer aux Hunger Games, ma vision s'en retrouvait quelque peu... perturber je dirais.

Je décidais donc de ne pas trop y penser tandis que nous montions dans un véhicule qui nous amenais au bâtiment réservé aux Tributs. Sans nous laisser le temps de monter dans nos appartements, on nous amena au local de préparation afin de nous faire mettre notre tenue pour la Cérémonie d'ouverture qui n'allait pas tarder à commencer. Je redoutais déjà ce qu'on allait nous faire mettre... Généralement, les tenues du District Quatre sont assez belles, mais maintenant que j'y étais, j'avais peur qu'on nous foute une tenue ridicule semblable à celle du District Deux l'année dernière, lorsqu'on leur avait donner le look d'homme préhistorique. Heureusement, ce ne fut pas le cas.

En effet, lorsque mes préparatrices eurent fini de me pouponner, je fus agréablement surpris par la tenue. Bon, c'était rustique, mais au moins, elle reflétait assez bien le District Quatre. En effet, c'était une toge en deux parties. La partie haute qui se trouvait sur le torse était un genre de filet à grosse mailles qui laisserait entrevoir mon torse. Avant de l'enfiler, mes préparatrices recouvrirent mon corps de paillettes dorées. Je n'aimais pas des masses cet artifice mais bon, je gardais mon commentaire pour moi et me laissait faire. Le pseudo filet était retenu à l'épaule par un genre de coquillage qui laissait ensuite retomber la toge dans le dos. Pas mal, pensais-je lorsque je me vis dans le miroir. Les deux préparatrices me firent ensuite enlever le bas, laissant ainsi ma virilité à l'air... j'étais gêné, je l'avoue, mais elles, elles ne semblaient même pas s'en offusquer, sans doute trop habituée à voir cela pour être choquées. Elles me firent par après enfiler un pagne tout simple qui ne consistait qu'en trois pans de tissus, supposé rappeler les corail, eux-mêmes retenue à l'aide d'une ceinture serrée constituée de perle. Le tout était assez joli je devais l'admettre. Nos styliste savait bien rendre l'aspect des Districts auquel on appartenait, ça ne faisait aucun doute. La dernière partie était les bottes. Celles-ci étaient plates mais ouvertes sur les extrémités.

Lorsque je pensais que c'était fini, j'aperçus une préparatrice arrivée avec une bombe de coloration et lorsqu'elle l'appliqua sur mes cheveux, je me mordis la langue pour m'empêcher de protester. D'habitude, on ne touchait pas à mes cheveux, je n'y tenais pas. Mais bon, encore une fois, je retins ma langue... Mais je faillis tout de même hurler lorsque je vis que mes cheveux étaient désormais verts. Ca, dé que la cérémonie d'ouverture serait finie, j'irais me les laver pour enlever tout ça. Et je fus donc finalement prêt.

Peu de temps après, on nous expédia dans les vestiaires, là où les chars nous attendait pour faire le défilé. Je rejoignis immédiatement Iélenna. Elle était belle... comme d'habitude pensais-je.


- Au moins, notre styliste est assez compétent.

Peu de temps après, on nous ordonna de monter dans le char afin de procédé au défilé. Nous passerions donc quatrième. Les trois premiers Districts commencèrent à avancer. Je ne faisais pas trop attention à leurs tenues car de toute manière, je m'en foutais royalement. Mon cerveau était déjà à plein régime pour trouver comment faire en sorte que Iélenna retourne au District saine et sauve. Je revins à l'instant présent lorsque notre char se mit en marche. Par réflexe, je pris la main de cette dernière dans la mienne.

- Donne moi ta main. Murmurais-je avant qu'on entre dans le colisée.

Nous sortimes donc main dans la main, et je ne pus qu'être étonné par le monde qu'il y avait dans les gradins. Les gens étaient fou furieux, complètement déchainé, lançant des applaudissements à leurs favoris. Je vis plusieurs personnes nous pointer du doigt. Par curiosité, j'observais l'un des grands écrans pour voir de quoi on avait l'air et je ne me reconnus pas vraiment. A mon avis, les Préparatrices avaient mit quelque chose dans leur colorant pour cheveux car ceux-ci flottaient comme des algues dans l'eau, ce qui rendait le tout vraiment superbe. Je levais alors la main avec celle de Lenna pour répondre aux acclamations qui nous était destinés et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça les rendu heureux. Peut-être des futurs sponsors ? Malgré tout, si mon aspect extérieur était serein, à l'intérieur, j'étais mal, très mal. Je sentais un nœud dans l'estomac commencer à se manifester. En fait, j'avais l'impression d'être un animal en cage, et cette impression me donnait la nausée. On nous acclamait comme on est en extase devant un nouvel animal de compagnie. La suite se déroula comme dans un rêve, je me contentais de répondre aux acclamations, feignant la bonne humeur et la satisfaction d'être présent ce soir. Finalement, on rejoignit les coulisses une fois le tour du colisée achevé et les quelques mots du président Logan. C'était terminé.

Je n'en pouvais plus de cette ambiance, il fallait que je parte d'ici, j'en avais les mains qui tremblaient à les voir nous regarder ainsi. Heureusement, nous rentrâmes rapidement à l'abris des regards de ces gens qui nous acclamait. Je ne voulais pas de leurs acclamations. Je n'avais qu'une seule envie : les envoyer tous chier. Après un moment qui parut durer des heures et des heures, on nous signala de reprendre les ascenseurs pour regagner nos étages. Ouf, encore quelques minutes et je pense que j'allais péter un câble. Je me dirigeais donc immédiatement vers les ascenseurs, me retrouvant seul dans l'un d'entre eux avec Iélenna. Mon cœur battait à cent à l'heure et j'avais l'impression qu'il allait finir par exploser si je continuais ainsi. Une fois les portes refermées, j'appuyais mon front contre l'un des murs afin d'en ressentir la fraicheur. Un silence de mort s'installa dans le petit local qui montait tranquillement vers le quatrième étage. J'avais besoin d'autre chose, de me changer les idées.

Et puis, je ne sais pas ce qui me prit, comme si, encore une fois, ce n'était pas moi qui contrôlait mon propre corps, je me retournais vers Lenna, avec une lueur dans mes yeux qui reflétait que j'avais besoin d'elle. Puis, sans crier gare, je la collais contre l'une des parois de l'ascenseur et emprisonnait ses deux mains au dessus de sa tête avec l'une des mienne. Suite à quoi je l'embrassais fougueusement, comme je ne l'avais surement jamais fais. D'habitude, je savais que j'étais quelqu'un de relativement doux lorsque je l'embrassais - ou qu'on allait plus loin - mais cette fois-ci, c'était la rage de tous ces événements qui m'habitait. Ma Rage - avec un grand R - se ressentait à travers ce baisé. J'y mettais toute mon énergie, comme si Lenna était le seul lien qui me maintenait en vie. Ma langue s'était déjà immiscer chez elle pour aller retrouver sa jumelle et l'entrainer dans une dance effrénée nous coupant le souffle par la même occasion. Ma deuxième main, celle de libre, descendit le long de son corps pour caresser une de ses cuisses et intensifier ainsi notre étreinte.

J'avais honte à l'admettre, mais j'avais presque l'impression de la forcer à m'accepter, comme si je la violais, mais je ne me contrôlais plus, j'avais besoin d'elle à ce moment précis pour oublier tout ça, pour oublier le fait qu'on allait être jeter en pâture dans une arène, à la merci des juges qui nous observeraient depuis leur quartier général via des caméras cachées un peu partout. Finalement, je ne sais pas combien de temps notre baisé dura, mais je l'interrompis lorsque je n'eu plus de souffle et que j'avais besoin de respirer, bien longtemps après que les portes de l'ascenseur se soit ouvertes sur notre étage. Sans oser la regarder dans les yeux après cela, haletant comme quelqu'un qui venait de faire un marathon, je me contentais de poser ma tête dans son cou pour trouver un peu de réconfort, relâchant finalement ses mains, la libérant de mon emprise. C'est seulement à cet instant précis que je me rendais compte de ce que je venais de faire. Elle n'avait pas l'habitude que je me comporte aussi... "virilement" je dirais. C'était surement l'une des premières fois, et certainement la dernière aussi vu le peu de temps qui nous restait à vivre.


- Je... excuse moi... je... j'avais... j'ai besoin de toi. Murmurais-je d'une voix rauque à son oreille, les yeux fermés, le cœur battant trop fort pour que se soit un rythme normal.

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Julien Sullivan
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMer 26 Mar - 16:11


 ❝La Cérémonie d'Ouverture❞
Que mon nom soit sur toute les lèvres



« Et la touche finale... »

Les 3 préparateurs qui servent de chienchiens à mon styliste, Iron Maddness, s'écartent et laissent passer l'homme aux cheveux noirs de jais, tombant en une longue mèche cachant une moitié de son visage de façon horizontale. Son seul œil visible est entouré d'un trait fin et doré décrivant une une spirale vers l'extérieur. Il me sourit et me demande de fermer les yeux, je m’exécute et sent la pointe d'un crayon effleurer la peau autour de mes yeux. Je finit par les rouvrir, et c'est une bonne heure après que mes préparateurs et mon styliste m'aient habillés, maquillés, coiffés, et tout le reste, que le travail est achevé. Je ne cache pas que c'est un soulagement pour moi, rester allongé sur cette « table d'opération » est un vrai calvaire, et je ne vous parle pas de l'épilation...

« Tu peux te lever, et te regarder dans le miroir mon chou, tu vas adorer ! »

Je le regarde, un peu perdu, et me redresse, et la première chose que je sens, c'est que mes chaussures sont très serrées... je grimace l'espace d'un instant et tente comme je peux de marcher.
Mon image se reflète dans un grand miroir contre le mur. Je souris de satisfaction.
Ma tenue est faite d'un pantalon en satin noir très confortable, d'un plastron en or recouvrant la moitié de mon corps brillant de milles feux qu'on pourrait comparé à trois feuilles superposées, et les bottes, belles, mais qui me serrent un peu trop.  
Mais ce qui me plaît surtout, c'est le fait que ma musculature soit mise en valeur, je suis un carrière et il l'a bine montré, sans oublier l'eye line qui vient donner une touche... sanglante, comme je l'aime. Je me retourne vers mon équipe.

« C'est... parfait ! »

Et pour une fois, je suis sincère, la tenue me plaît vraiment. Ils sautillent tous de joie en tapant dans leur main de manière effrénées.

« Parfait parfait parfait ! Mais comme toi voyons mon chou ! Maintenant, il est l'heure de montrer tout ceci à tout Panem ! Tu vas tout déchirer ! »

Il vient me déposer un bisous sur la joue et sort de la salle suivi des trois préparateurs en vantant ses talents de stylistes. Je reste un instant seul dans la salle, mon regard tourné vers une fenêtre donnant sur la ville. Je n'étais encore jamais venu auparavant, on ne voit du Capitole que des images dans les Districts, mais je ne m'attendais pas à ce que ce dernier soit si grand.. Chléo ne me mentait pas quand elle me disait que je serais étonné et émerveillé par la beauté de la ville... Mes yeux finissent par fixer un point précis, d'ici on peut voir le cirque. Mes lèvres esquissent un sourire.
Oui, je vais tout déchirer comme Iron a dit.

*
**

Nous voilà prêts Annabeth et moi, la tension est à son comble, tout les tributs ont l'air concentrés, stressés, perdus, apeurés. Sauf nous il me semble, et les tributs du district 1 devant nous. Personnellement je suis excité, je n'attends que le départ des chars, et les cris de la foule, rien que l'idée de me sentir regardé et aimé par le Capitole me fait frissonner de plaisir.

« Si je puis me permettre, l'or te va très bien ! »

Je n'avais pas remarqué qu'Annabeth c'était approchée, elle a un beau sourire aux lèvres, comme ceux qu'elle me lançait lorsque l'on était encore petits.

« Toi aussi, tu es magnifique ! »

Je lui souris à mon tour d'un air charmeur, mais un signal retentit, nous demandant de nous préparer et de monter sur notre char d'un noir d'ébène tiré par deux chevaux de la même teinte.
Une fois que tous les tributs se soient installés, un silence s'installe. Comme si le temps c'était arrêté. Je lance un bref regard vers Annabeth, à ma droite. Je ne veux pas la perdre, pourquoi dois-je la retrouver dans les Jeux ? Pourquoi...
Les lumières s'éteignent, puis le noir complet. Comme si j'étais mort. Plus de son. Plus de lumière. Juste un vide. Une voix finit par retentir, étouffée, presque incompréhensible, et des cris se font entendre, et comme par magie, la lumière fuse de la porte en face de nous, qui s'ouvre et laisse partir le char du District 1. Je serre le poing, et sent alors quelque secondes après notre char s'ébranler et les chevaux commencer à trotter.
La machine est alors lancée, et j'affiche un sourire sur le coin des lèvres, fier, je dois rester un tribut, un guerrier, et dès lors que je sors à l'extérieur, mon cœur se met à battre la chamade. Je suis émerveillé. Une pluie de confettis brillant à la lumière des projecteurs, des roses jonchant le sol, une foule innombrable de capitoliens agglutinés dans les estrades hurlant et scandant le nom des tributs. Je finis par lever la main, et saluer la foule en délire. Je n'entends même plus le bruit des sabots frappants le sol des chevaux tirant le char. Mon sourire finit alors par s’agrandir, plus chaleureux, et je me surprends à envoyer des baisers aux Capitoliennes qui fondent sous mon charme, c'est tout un pays qui m'acclame désormais, moi, Julien Sullivan, du District 2 !

Nous finissons par arriver devant la loge du Président Stark, un homme qui a de la prestance et dégage une aura dominatrice. Les chars s'arrêtent en un demi cercle parfait en dessous du balcon, et l'homme se lève, s'avance alors que le silence est revenu, on pourrait presque entendre ses pas tellement la foule s'est calmée...
Alors commence un discours, le même que chaque année, à quelques détails prêts, il raconte l'histoire de notre pays, la fierté d'être tribut pour les jeux, et finit après une bonne dizaine de minutes de parler, pour finir par le très célèbre.

« Et puisse le sort vous être favorable. »

Mes lèvres esquissent un sourire malicieux. Oh oui il me sera favorable, j'en suis certains !
Puis le Président nous tourne le dos, et retourne à l'intérieur de la résidence présidentielle, ses hommes de main le suivant de prêt. Puis nos chars repartent un par un, faisant demi tour pour retourner au hall.

« On était les meilleurs. On a tout déchiré ! »

Annabeth est toute excitée, l'air radieux.

« Ah ça oui, et attends de voir une fois dans l'arène ! »

Puis nous nous mettons à rire, sans savoir vraiment pourquoi, sûrement car la tension a baissée et que l'on en a fini avec la Cérémonie d'Ouverture. Mais le plus dur reste à venir, et ça, j'en suis bien conscient.

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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMer 26 Mar - 17:39






















L'oiseau vole dans la nuit ! Pleurent les cœurs, crient les esprits.




Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?

Le vent coule dans mon dos. Je ferme les yeux, me laissant bercer par la fraîcheur de la nuit. Je suis debout, si grand, si mince, sur ce char qui avance en cadence. Je sens des regards, je sens une présence. J’entends des cris, j’entends une foule. J’écoute mon cœur pleurer, crier. Et j’essaie d’oublier.
La brise me caresse les cheveux. Je lève la tête, les yeux toujours clos, le visage étonnamment froid, la peau étonnamment blanche. Je suis debout, si grand, si mince, sur ce char qui avance en cadence. Je sens un souffle chaud tout près de moi, je sens mon propre souffle s’envoler dans les airs. J’entends des cœurs battre, j’entends mon cœur cogner, rebondir avec force dans ma poitrine. J’écoute la nuit me parler, murmurer. Et j’essaie d’oublier.

Et j’essaie d’oublier.

D’oublier la foule, d’oublier ce qui se passera dans quelques jours, d’oublier qui je suis. De tout oublier. Je ne veux plus rien savoir. Plus rien. Je ne suis rien. Les autres ne sont rien. Plus personne n’existe. Le monde n’est plus. Poussière, poussière ! Poussière dans l’univers. Le monde tourne à l’envers.
Ferme tes yeux Buck. Imagine le ciel, là, au-dessus de toi. Visualise les étoiles, essaie de les faire danser. Invente-leur une couleur, regarde-les courir dans les nuages, sauter de plus en plus haut, là où personne ne les verra jamais. Imagine la lune, dessine-lui un sourire, ajoute-lui des yeux. Ecoute-la chanter Buck. Ecoute son doux murmure, inexistant mais pourtant si réel, si vivant. Tu la sens vibrer en toi, sa chanson ? Tu la sens circuler dans ton corps, dans tes veines ? Tu la sens transpercer ton cœur et même ton âme ?
Ferme tes yeux Buck. Ne les ouvre pas. Ne pense plus. Laisse-toi bercer par les secousses du char, par la brise de la nuit. Oublie mon ami, oublie tout. Respire. Respire encore. Là, c’est mieux. Détends-toi, lève la tête si tu le souhaite. Sens l’air qui glisse dans ton cou. Oui, comme ça, c’est bien.
Desserre les mains, à présent. Défige ton visage. Allez courage ! Dis-toi que tu voles. Des ailes te poussent. Ton nez disparait, un bec prend peu à peu forme. Tu n’as plus de bras, tu as des ailes. Des ailes et des plumes aussi. Tu es l’oiseau de la nuit au cœur meurtri, sali. Mais tu voles Buck, tu voles. Toujours plus haut, toujours plus loin. Imagine toi voler. Essaie de l’envisager, essaie d’y croire comme si ta misérable vie en dépendait.
Tu es seul Buck. Il n’y a personne. Tu t’envole ailleurs, dans un monde meilleur. Tu t’enfuis dans la nuit, tu disparais à l’horizon, englouti par ce ciel si sombre, si bleu. Trop bleu. Il t’avale ce bleu. Tu n’es d’ores et déjà plus qu’un point pour tes semblables. A présent tu n’es plus rien. On ne te voit plus. Tu as disparu.
Et tu voles. Et tu voles. Plumes indistinctes dans un monde de bêtes. Cœur pur dans un univers injuste. Tu voles, tu voles, tu voles ! La vitesse t’enivre, soulève tes rémiges. Tu voles, ami. Tu voles sans soucis. Ton cœur est mort, ton esprit revit.

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !


Le temps semble s’éterniser. Les grains de sables du sablier semblent s’être arrêtés. Bon dieu, Buck, respire tu vas exploser. Imagine-toi flotter dans les airs, virevolter avec les étoiles. Tu es léger Buck. Tu es une plume. Une plume qui danse dans la nuit, dans le soir. Tu es la petite plume noire parmi les plumes blanches. Tu flottes plus haut, tu es poursuivi par ton passé, par ton histoire qui te colle au basque, par ton avenir aussi. Ce destin incertain qui te tend ses bras invisibles.
Tu entends ces cris ? Non ? Ils te paraissent loin, très loin, quasiment inexistants ? C’est bien, continue comme ça. Ne fais pas attention à ces personnes qui se disent être-humain mais qui ne le sont pas le moins du monde. Ou plutôt… Elles ne sont que le reflet des côtés les plus noirs de l’homme. On ne peut pas leur en vouloir. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, jouissent simplement des biens-faits de leur victoire. Ils ont gagnés. Vous avez perdu.
Ca suffit Buck, cesse de te tourmenter l’esprit, je te l’ai déjà dit. Ne pense à rien. Contente-toi de rester immobile, de te laisser guider par ce char qui avance au rythme de la parade. Essaie de t’évader de l’instant présent. Plonge dans ton esprit et pars explorer les chemins vertigineux du rêve et de la pensée libre.

Tu vois un monde nouveau. Tu vois un univers fleuri, l’atmosphère y est douce et sucrée. Des oiseaux gazouillent dans les arbres, les abeilles bourdonnent. Plus loin, tu perçois des rires. De petits sons aigus et cristallins.
Des enfants.
Ils courent dans le près, crient à gorge déployée. C’est la joie, c’est le bonheur qui te traverse les yeux. Tu sens toute cette euphorie autours de toi. Un sourire s’éclaire sur ton visage. Tu vois quand tu veux Buck, tu souris. Toi, statue au visage figé, tu sais sourire.
Au milieu de cette clairière de bonheur, tu aperçois une grotte. Elément étrange qui ne s’accorde pas avec le décor. Plic-ploc. Mais il pleut dans cette grotte ? Plic-ploc. Plic-Ploc. L’écho de ces gouttes se perd avec les rires des enfants, personne n’y fait attention. Mais toi, tu ne gardes les yeux fixés que sur cette grotte, que sur ces gouttes. Ruissellement régulier, mélodie si triste dans un monde si plaisant.
Buck, pourquoi ton visage se crispe ?
Oh, je vois. Cette grotte, c’est ton cœur qui pleure. C’est cette barrière invisible, source même de ton mal-être.
Buck, pourquoi même dans le rêve, même dans le songe, ton cœur reste triste ?

La pluie ta pris ton âme.

Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

Un. Deux. Trois. Un souffle. Un. Deux. Trois. Un souffle. Là, calme-toi. Je t’en supplie, calme-toi. Fais le vide. Souviens-toi, tu es un oiseau. Un grand oiseau timide qui se cherche. Un grand oiseau mélancolique noyé dans le mal-être.
Un. Deux. Trois. Un souffle. Un. Deux. Trois. Un souffle. Tu n’aimes pas être le centre des regards ? Non, ce n’est pas ça qui te dérange. Toi, Buck, aujourd’hui, tu es en deuil. C’est aussi simple que cela. Tu dis adieu à ton humanité. Tu dis au-revoir à cette personne que tu as été. Tu as peur. Très peur. Peur d’ôter la vie. Peur de salir tes mains. Un jour, on t’a dit qu’il fallait que tu vives, mais jamais on ne t’as dit qu’il faudrait que tu tues.
Un. Deux. Trois. Un souffle. Un. Deux. Trois. Un souffle. Il pleure, il pleure ton cœur ! Lui si silencieux d’habitude, remplit ton corps entier d’une musique transperçante, foudroyante, déchirante. Toi Buck, tu n’as pas peur de mourir. Ta réflexion est bien plus profonde que cela. Tu as peur de la mort elle-même. Tu as peur de voir la mort et non pas d’en subir les effets. En somme, tu as peur de tuer.
Un. Deux. Trois. Un souffle. Un. Deux. Trois. Un souffle. Courage, mon vieux, courage ! C’est bientôt terminé ! Bientôt.

J’ouvre les yeux. Des couleurs m’aveuglent, me brûlent la rétine. J’ai l’impression de voir le monde tourner, s’écrouler. Le président parle. Un silence. Et puis, le brouhaha revient. Plus intense qu’auparavant. Les étoffes s’animent, les couleurs valsent encore plus vite. La foule est en délire. Le char repart et puis, c’est le noir.
Je bondis en avant. Tourne sur moi-même. Oui, c’est terminé. Enfin… Sans un regard vers les autres, sans un mot, je prends la direction de l’ascenseur. Je me sens tremblant, troublé. Je me sens lourd, aussi. Lourd de remords et lourd de regrets. J’ai besoin d’air, j’étouffe, ici, avec toutes ces tenues, avec cette atmosphère trop joyeuse, trop pompeuse.

Adieu humanité. Aujourd’hui, je te lègue et te dédie ma dernière pensée d’homme. Demain, je ne serais d’ores et déjà plus moi. Je m’en vais sur des routes tumultueuses, n’en reviendrai jamais. Ma peau sera sang, mon cœur sera cendre. Qu’importe ce qu’il advient de mon corps, maintenant. Je laisse mon âme ici, ultime souvenir d’une humanité bafouée.
Adieu.

Adieu amie, et puisse-tu un jour renaître dans un monde ou l’homme ne sera plus un monstre.

Adieu.

Adieu.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !


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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeJeu 27 Mar - 22:16

30 minutes avant le début du spectacle.
Dans les loges, c'est la débandade. Les capitoliens chargés du maquillage et de l'habillage se rentrent dedans, s'entrecroisent, suivant leurs propres règles de circulation. Avec eux, des tributs hagards les suivent, qui n'ont même pas le temps d'imposer leur rythme.
Et puis, après quelques instants, plus aucune circulation, tout le monde est à sa place, un bordel bien organisé. Les stylistes déballent leurs créations devant les yeux interloqués de leurs futurs porteurs, et les maquilleurs s'affairent à essayer de transmettre des émotions à la peau humaine.
Presque au fond du couloir, une porte est restée entrouverte. A l'intérieur, un jeune garçon et une jeune fille sont en train de se faire habiller par le thème de l'agriculture. Ils sont inertes sur leur table, comme prêts à se faire opérer, et restent le regard fixé sur le plafond de la loge, comme s'ils étaient en pleine anesthésie générale. Les commentaires fusent, les consignes claquent, les poils de torse et les ongles de pieds sautent dans la corbeille.
Après quelques minutes, le tuning est terminé.
Adam et Eve se redressent sur leur table d'opération. Il se sentent presque plus sales qu'ils ne l'étaient avant, avec toute cette crasse chimique sur le visage, et toute cette protection capillaire naturelle perdue. Leur styliste, qui s'était perdu à déplier ses morceaux de tissu, se place face à eux, et leur donne les instructions pour enfiler ses déguisements, puisque apparemment, il ne suffit pas de placer sa tête là où il y a un gros trou pour que ça marche.
Ils les enfilent tous les deux, et vite, très vite, on a pas de temps à perdre, allez, hop, qu'ils disent.
Dans le couloir, tout le monde semble prêt en même temps, et tout le monde regarde les costumes des autres, avec plus ou moins d'envie ou de dégoût. Ou avec plus ou moins d'émotions du style je-m'en-bats-les-castagnettes-avec-une-planche-à-pain.
Puis, au milieu du festival de couleurs, un courant d'air slalome. Il glisse entre les tissus bariolés, et gagne peu à peu en opacité, prenant la forme d'un jeune garçon blond en s'enroulant sur lui-même. Le mouvement de vent s'est arrêté pile devant l'Adam, le toisant avec un regard critique.

- On dirait une danseuse de cabaret.

Bien que le ton soit sarcastique, la vérité est tout de même proche. Avec ses énormes pétales dans le dos, il ne manque plus qu'une grosse robe à soulever partiellement et on peut démarrer le French Cancan.
Mais, voyant bien que le ton n'est pas à la rigolade, il se rattrape en désignant quelques détails :

- En plus flippant.

Son doigt pointe son visage et la faux qu'il tient dans la main. Le maquillage déposé autour de ses mirettes, volontairement mises en valeur grâce à un produit, donne un petit effet inquiétant lorsqu'on s'en approche de près. Son arme, qui le dépasse presque d'une tête, semble lui servir de guide non-conscient, vu comment il agrippe à elle, et est sans doute la seule raison pour laquelle peu de monde s'ose à le regarder.
Mais le tribut du 11 ne semble pas intéressé par sa discussion, et il lui lance, faisant se retourner plusieurs personnes :

- Je ne t'ai pas revu depuis la moisson, je peux savoir ce que tu foutais ?

L'ectoplasme ne lui répond pas immédiatement, préférant regarder les différents concurrents qui le frôlent, et parfois le traversent. Puis, après quelques secondes, il dit une poignée de décibels plus bas :

- Il faut que je te dise un truc.

Mais alors que Tom finit de déchiffrer l'expression du fantôme, un mouvement de foule apparaît, et les tributs montent tour à tour sur leur chariot. Les chevaux, prêts à partir, soufflent des naseaux presque nonchalamment, habitués à leur représentation.
L'agriculteur, qui ne va pas chercher à faire la forte tête, commence à traîner les pieds vers son véhicule, suivant sa partenaire de district, habillée similairement à lui. Mais Seed est décidé, et s'est en flottant à une pincée de millimètres du sol à côté de lui qu'il commence à déballer :

- Ça risque d'être assez dur, alors je vais essayer de te dire ça doucement, d'accord ?

Tom ne le prend pas au sérieux, et ça se voit. Il monte dans son traîneau, l'ignorant presque, échange quelques mots à sa compagne et fixe les portes, qui s'ouvrent avec un grand bruit de fête. Dehors, c'est le souk intersidéral, le big bang des paillettes, la nébuleuse des confettis et la forêt de flashs d'appareils photos.
Il tend l'oreille : Seed s'est arrêté de parler, ou bien le brouhaha couvre ses confidences. Qu'importe, il est concentré, le public réclame ses offrandes.

Et dans une accélération brusque, le chariot du 11 s'élance.
Immédiatement, machinalement, Tom prend l'attitude demandée, c'est-à-dire saluer la foule et sourire bêtement, comme un gentil petit tribut qui se respecte. Mais Seed n'est pas de cet avis, et après un petit moment où il le laisse profiter de l'attention des journalistes sur sa personne, la brume humaine se manifeste de nouveau et lui dit, au plus près de l'oreille pour se faire entendre :

- Je lui ressemble, hein ?

Le geste du tribut s'arrête, avant de reprendre comme si de rien était, comme s'il était un automate dont un rouage se serait bloqué. Son visage se tourne légèrement vers Seed, et il siffle entre ses dents :

- On en parle après, Seed, je fais autre chose. Et puis, je comprend rien à ce que tu dis.

La tribut du 11 s'éloigne légèrement de son congénère : Elle est certaine de l'avoir entendu parler à quelqu'un, et le fait de partager le même véhicule qu'un fou ne semble pas la rassurer.
Mais il insiste, et alors que le cortège en est à la moitié du chemin, il repart à l'attaque :

- Tu es sûr que tu ne te rappelle pas de son prénom ?

Cette fois-ci, le bras de Tom redescend, le geste poli annihilé par le comportement étrange de l'ange gardien. Sa question, bien qu'il n'en comprenne pas le sens, attire toute son attention. En un instant, l'ambiance du char se pétrifie, et Perle détourne son attention vers le public, croyant que le regard glacial de son partenaire de district lui est adressé.

- De quoi tu parles ?

Mais la vapeur consciente reste courageuse, et elle affronte son regard, séparant les deux tributs de son intangibilité.

- Vu ta réaction, ton inconscient a compris.

- Si tu continues, je vais me faire refouler par les sponsors.

Après un silence mortel de plusieurs secondes, Seed finit par céder, les bras croisés pour se donner une contenance :

- Qu'importe, tu as en partie compris ce que je voulais dire, ça me va pour l'instant.

L'entité lui jette un dernier regard boudeur, avant de se dissiper progressivement dans l'oxygène ambiant. Le tribut du 11, satisfait que la conversation soit finie, relève lentement le bras en vérifiant que la silhouette disparaît, et continue finalement de saluer les caméras.
Mais le sourire éteint.
Et avec une larme au coin de l’œil.

Spoiler:
 

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Merci à Trishteh pour le vava !
[signature en cours d'édition]
1 rose de ma Trishtouille. Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] 1006578112 1 rose de mon assassin, Lucas. Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] 3508470623 
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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeMar 1 Avr - 17:12






Cérémonie d'ouverture








Casey Adamia Reed
Allongée sur une table en métal froid, Casey sentait plusieurs petites lames courir partout sur son corps ce qui n'était -croyez le ou non, pas du tout agréable ... Pourtant, la petite blonde n'était pas du genre à faire sa petite nature !

Au moins, elle avait le temps de faire le vite dans sa tête et, ça, Casey en avait besoin. Elle était pleine de questions et d'incertitudes qui, lui procuraient un mal de crâne effroyable. Autour d'elle, elle entendait plusieurs personnes mais, elle ne pouvait voir personne totalement aveuglée par l'énorme spot au -dessus de sa tête -ce qui soit dit en passant n'arrangeait rien à sa migraine ... Au mal de tête venait s'ajouter un affreux gout métallique dans la bouche et une énorme boule à l'estomac.

Casey considérait toutes les possibilités qui s'offraient à elle. Premièrement, s'emparer d'une des lames qui couraient toujours sur son corps maigrichon et s'en servir arme pour s'ôter la vie. Impossible. Les personnes autour d'elle l'en empêcherait et, cette histoire serait retournée contre elle pour prouver sa faiblesse. Deuxièmement, arrêter de se lamenter et tout faire pour sortir de cette foutu arène en vie. Casey avait du mal à l'envisager. Elle penchait plutôt pour la troisième et dernière solution : crever dans cette arène. Pour le moment, c'était le plus réaliste...

Après de longues heures sur la table de massacre comme l'avait mentalement surnommé Casey, elle rencontra son styliste qui donna tout un tas de directif à son équipe concernant la petite blonde. Puis, ils se lancèrent dans un débat ayant pour seul but de décider quel shampooing il allait lui appliquer et, après un quart d'heure, ils se mirent d'accord pour un shampooing à la framboise et la violette. Plusieurs fois l'équipe demanda son avis à Casey mais, la petite ne pris pas part à la conversation. Elle ne faisait que hocher la tête et faire "hum".

Après un bain -ou plutôt une décontamination, Casey eut le droit de manger un morceau puis, son styliste revient la voir et, il l'aida à passer la tenue qu'il avait conçu pour elle. Une robe de fil de fer roulé autour de son corps puis, sur le côté, d'autres fil de fer qui donne impression que la blonde a été victime d'une gigantesque rafale de vent. Sur sa deuxième épaule est posé un petit avion qui arracha à Casey un petit sourire ça donnait un petit côté mignon à la tenue. Puis, elle passa des bottes en cuir foncé. Quant à ses cheveux naturellement ondulés, l'équipe choisie de les laisser ainsi légèrement sur le côté pour rappeler l'effet de vent crée avec la robe. Sa coupe fut agrémenté d'une paire de lunettes aviateurs posé sur son front.

Une fois Casey fin prête, elle put se regarder dans un miroir face à elle et, la blonde fut assez surprise du résultat. Elle se trouvait elle. De nature plutôt aimable, Reed s'empressa de remercier l'équipe qui s'était occupé d'elle. Par la suite, son styliste lui donna quelques petits conseils puis, peu de temps après l'heure de la cérémonie d'ouverture arriva. Lorsqu'elle aperçût les autres tributs, elle ne pu s'empêcher de douter de sa beauté. Notamment lorsqu'elle croisa les tributs féminins des district un, deux et quatre. Elle se mordit la lèvre et poussa un long soupir. La mentor du six expliqua à Casey qu'ils avaient encore quelques minutes avant que la cérémonie commence. La blondinette en profita donc pour aller caresser les chevaux qui allaient conduire le char du six. Reed n'avait jamais vu de créatures comme celle-ci du moins, pas d'aussi prêt.

Au fur et à mesure que les secondes défilaient, la belle reprit confiance en elle. Casey ne devait pas paraitre faible. Elle devait faire de son mieux à présent et ce jusqu'à ce que la mort s'abatte sur elle ! Lorsqu'on demanda à Casey de monter dans le char, elle s'exécuta et, adressa un regard à Seth qui était présent à ses côtés. Le garçon intrigué beaucoup la blonde et même s'il avait refusé de se faire conseiller avec elle, elle lui adressa un sourire amical en signe de bonne chance.

Le premier char démarra. Casey sentie son corps se crisper. Puis le deuxième. La blonde le mordit la lèvre et tourna son cou comme si elle s'apprêtait à se battre contre un ours. Le troisième se mit en route. Casey se mit à trembler. Le quatrième ne tarda pas et, Casey se résiste. Elle s'assit quelques instants et se mit soudain à paniquer. Devrait-elle saluer comme elle voyait les tributs des deux chars devant elle faire ou alors devait elle se contenter de fixer devant elle comme une vache qu'on emmène à l'abattoir ?

Les chevaux s'élancèrent et, Casey fut vite submergé par le bruit mais, elle ne flancha pas. Elle sentit les regards se tourner vers elle. Elle devait faire ses preuves maintenant. Elle offrit aux spectateurs son plus beau sourire et se mit même à les saluer de la main pour répondre à leurs propres salutations. Après quoi, le tour de piste s'acheva vite. Les tributs eurent le droit à un discours du président Stark auquel la tribut du six ne prêta pas attention. Elle pensait à Ben, à Timmy, à Rosie, à Josh, à Kalwenn, à Ethan. A cette heure-ci, ils devaient surement être devant la télé. Elle se demandait ce qu'ils avaient pensé de sa tenue, de ses petits signes de mains. Casey pensait à sa famille, à son district, à la boulangerie. A toutes ses choses qu'elle ne verrait sans doute plus jamais. Ca allait lui manquer. C'est clair ! Ils allaient tous lui manquer ... Enfin, tout n'était pas perdu. Casey n'allait pas s'avouer vaincu avant d'avoir commencé.





© Méphi.




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MessageSujet: Re: Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] Cérémonie d'ouverture des 17éme Hunger Games [Tributs] I_icon_minitimeJeu 3 Avr - 22:45




△ seth △ capitole

En scène - Cérémonie d'Ouverture.


Le train était arrivé en gare vers midi. Seth avait vu, à travers les vitres, une foule bigarrée se presser sur le quai afin d’apercevoir de plus près les deux nouveau tributs du district 6. D’abord abasourdi par la beauté du Capitole, Seth s’était vite écarté de la fenêtre, arborant un air maussade. Il ne voulait pas être regardé et considéré comme un animal de foire par ces personnes qui, par leur costumes ignobles, ressemblaient plus à des animaux que lui –du moins de son point de vue. Bien sûr, il savait que cela allait de toute façon être le cas avec la Cérémonie d’Ouverture qui se tenait le soir même, les interviews et puis l’Arène, mais… Il tenait à retarder le plus possible le moment où il serait exhibé à la vue de tous, comme une vulgaire bête.

A peine sorti du train, Seth fut conduit dans une salle où l'attendaient trois énergumènes, habillés de couleurs vives, qui ne cessaient de caqueter. Son équipe de préparation. Cinq heures durant, il dut subir diverses techniques de torture, allant du gommage à l'abricot à l'épilation, en passant par l'application de centaines d'huiles et de crèmes. Et surtout, il dut supporter les bavardages incessants de ses préparateurs. C'était sûrement cela, le plus difficile. Politesse oblige, il faisait semblant de s'intéresser à ce que les trois étranges personnages racontaient, souriant lorsqu'ils plaisantaient, hochant la tête lorsqu'ils disaient quelque chose d'à peu près intelligent... Bref, une torture. Puis, enfin, il fut libéré. L'équipe de préparation sortit de la pièce, laissant place au styliste du district 6. Ce dernier, après avoir longuement examiné Seth, fit apporter sa tenue protégée par une housse en plastique, ainsi que deux autres boîtes, l'une contenant certainement des chaussures et l'autre des accessoires. Seth dut enfiler sa tenue à l'aveugle, puis le styliste retoucha légèrement son maquillage, lui passa une sorte de collier autour du coup et l'aida à mettre ses chaussures.

Lorsqu'il put enfin se regarder, Seth fut agréablement surpris. Outre le maquillage simple, qui mettait en valeur les traits de son visage, le rendant plus effrayant, la tenue en elle-même était très ingénieuse et représentait bien son district. Il portait une veste d'aviateur ouverte sur une sorte de plaque plastifiée, sur laquelle on pouvait voir, grâce à il ne savait quelle technologie, l'envole d'un avion. Son pantalon, bien que serré au niveau des mollets, était confortable, et les boots qu'il portait lui convenaient parfaitement. Quand au "collier" que lui avait passé le styliste, il s'agissait en fait d'une paire de lunettes d'aviateur, qui venait compléter la tenue. Le tout était original. Seth était original. Il appréciait.

Il rejoignit Casey peu après, près du char qui les transporteraient jusqu'à la tribune du président. Les chevaux piaffaient légèrement et Seth entreprit de les caresser et de leur parler posément. La technique fonctionna : ils se calmèrent. Les tributs qui n'étaient pas encore là arrivèrent. Des flambeaux s'allumèrent, le long de la Grande Avenue dans laquelle les tributs allaient défiler. La nuit commençait déjà à tomber. Bientôt, le signal du départ fut donné. Seth laissa Casey grimper sur le char, puis il la suivit. La blonde lui sourit gentiment. Seth, qui n'était pas totalement insensible non plus, et qui appréciait le fait qu'elle ne lui en veuille pas d'avoir demandé à se faire conseiller seul, lui offrit en retour un sourire léger, mais sincère. C'était déjà ça. Il espérait vraiment ne pas avoir à la tuer, dans l'Arène.

Le char du district 5 parti, ce fut au tour de celui du 6 qui s'ébranla et se mit en marche. Seth vit Casey saluer la foule, jouant le rôle de petite poupée, qui lui allait à merveille. Seth, se souvenant des recommandations d'Eponine, agita la main de manière on ne peut plus méprisante, tout en gardant un regard sombre. En mode bad boy. Il ne sut jamais si il réussit à faire ce qu'Eponine attendait de lui. Le tour s'acheva rapidement, et les chars se stoppèrent tous autour de la loge du Président, qui fit un rapide discours. Les tributs furent ensuite ramenés dans les locaux, puis dans la Résidence des Tributs, qui serait la leur pendant trois jours, trois jours pendant lesquels il devrait s'entraîner en compagnie des autres tributs. Ensuite, ce serait l'Arène.


Marchi pour la tenue mon Emrysouchou d'amûr !:
 

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- A ceux qui attendent le jour pour voir. »


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