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Tournée Du Vainqueur de la Seizième Edition [LIBRE]

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Trishteh Yeleen
+ District Onze +


♣ Nombre de message : 947
♣ Date d'inscription : 28/07/2012
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MessageSujet: Tournée Du Vainqueur de la Seizième Edition [LIBRE] Sam 8 Mar - 19:54



I see a model's face on a brick wall, a statue of porcelain perfection beside a violent city kill, a city that worships flesh.
« On rentre, aujourd’hui, c’est ça ? C’est fini, non ? » je demande à Ulyss, le soir au départ du District Un. Ma voix est tremblante, impatiente, presque hésitante. Une couverture me sert de capuche en même temps que de veste. Un beau plaid bleu marine avec une photo de la mer de nuit imprimé dessus. Le même que j’avais au Capitole avant de quitter la ville parce que ma santé était irréprochable. Physique, je pense. Ah ah, ils sont vraiment VRAIMENT nuls. Ils ne comprennent vraiment rien à rien, même si à l’époque j’avais été plus que contente de quitter la capitale. J’en suis toujours contente, surtout quand j’ai trouvé la même couverture dans les tiroirs de ma belle maison dans le village de la victoire du district Onze. Et plus tard dans le train lors de la tournée, ces derniers jours, quoi.
Je fixe de nouveau Ulyss, avec ce regard perdu qui m’est si cher depuis quelques jours. Ou un mois. Il me répond enfin, l’air déçu de ne pas me donner ce que je veux. « Non pas tout de suite. On passe par le Capitole avant. » Devant mon regard suppliant et désespéré il rajoute : « Non pas que ça me plaise, c’est la règle. Je suis passée par là aussi… » Je lui fait un sourire triste. Au moins il y a quelqu’un que j’adore ici. Je soupire, tourne le regard et reporte mon attention sur mon paquet de bretzel à moitié vide. Je prends un bâtonnet, le mâche longtemps, savourant le goût salé et sa consistance maintenant pâteuse. Puis en mange plusieurs à la fois, pour avoir une plus grosse boule de pâte dans la bouche.

***

C’est ce soir qu’a lieu la grande réception au Capitole, juste chez le président. Dans ce qui est la plus grande maison de Panem. Et la plus belle apparemment. Pourquoi pas. Je suis une fois de plus passée sous les mains de mes préparateurs adorés. Une fois leur côté capitolien effacé, ils sont sympas. Mais faut faire un effort énorme. Ce soir, ils m’avaient coiffé les cheveux de manière à ce qu’ils soient presque blancs aux pointes. Pour rappeler la neige de l’arène apparemment. La fille de la glace qu’ils m’avaient appelés juste une fois. Je ne sais pas si ça va rester, et je ne veux pas que ça reste. Je n’ai pas envie qu’on me colle tout le restant de ma vie un surnom relié à l’arène. Qui m’a en partie détruite, et ça me fait chier de dire ça, absolument. Je passe une main dans mes cheveux si bien coiffés et si doux. Vraiment doux. Mais je n’aime pas avoir deux couleurs dans les cheveux. La robe est assortie, elle passe juste d’un gris bleuté à un blanc immaculé qui, juste à la bordure de la robe, devient cramoisie. Comme si la robe était en feu, ou comme si elle avait juste été un peu trempée dans du sang. Sans ça, la robe aurait été belle, et presque agréable à porter. Un peu trop courte quand même, elle m’arrive juste au-dessus des genoux et aussi le bustier gratte un peu. La meilleure idée réside dans les chaussures qui rappellent un peu celles j’avais dans l’arène en beaucoup plus confortables et en bleu marine.
Au dernier moment, on tresse quelques mèches de mes cheveux en une couronne dans laquelle ils entortillent quelques roses blanches. Dont ils n’ont pas enlevé les épines. Pourquoi faire ce genre de provocations toujours ? La robe, les cheveux – dont ils ont lissé les pointes blanches au fait on ne dirait même pas mes vrais cheveux – les épines. C’est juste de la provoc. C’est inutile. C’est con. Mais au lieu de jeter ses fleurs et de m’emmêler les cheveux, je souris docilement, et regarde vers le haut, comme le demande la préparatrice.

***

Ça y est, on y est. On vient d’arriver, juste en dernier. Comme si j’étais censée me faire attendre, me faire désirer. Je souris, comme on me le demande. Tranche la foule, en première. Presque façon demoiselle d’honneur, les mariés en moins. Et la joie au cœur aussi. Bref, je tranche la foule, tout sourire. Je salue la foule, adresse mouvements de la main à chaque personne que je croise. J’entends des murmures derrière moi, rapidement couverts par une musique assourdissante que je ne connais que trop bien : l’hymne de Panem. Je pense qu’il doit y avoir une loi qui dit que le volume de n’importe quelle chanson ne doit jamais être supérieur à celui de l’hymne… je lève les yeux au ciel, puis me rattrape de justesse en transformant cette expression de ras-le-bol en un sourire angélique juste à temps. Ils vont peut-être me trouver conne à sourire au ciel, mais bon, on s’en fout. Je dois m’y habituer. Je retiens ce petit rire cinglé qui m’en si cher depuis quelque temps. Je suis en société bordel.
L’hymne s’arrête, laisse place à une musique qui entraîne beaucoup de monde autour de moi. Ils commence à danser, lâchant des soupirs de joie et d’excitation. On m’emmène dans la maison du Président, je suis docilement. J’ai envie de monter sur un des balcons de la bâtisse et juste de regarder toutes ces couleurs se mélanger. J’attends aussi le moment où l’on me présentera enfin au Président. Juste pour avoir la joie d’admirer un peu sa parfaite arrogance. Sa parfaite maîtrise des choses.
Les pièces s’enfilent, aussi belles les unes que les autres. Parfaitement parfaites. Dans la bibliothèque, il n’y a pas un livre qui dépasse, ils sont rangés dans un ordre impeccable, qui rend totalement factice. Même avec ce feu et la lumière qu’il diffuse la pièce n’est pas chaleureuse. Au contraire, même celle d’où je suis montée dans le tube pour rentrer dans cette putain d’arène était moins froide. Et l’atmosphère se refroidit encore plus quand la foule de personnes qui me suit rentre à son tour… Ils sont tous à mes pieds, ils s’extasient limite sur chaque mouvement que je fais. J’avais entendu parlé qu’à la fin du combat, on venait récupérer la sueur et le sang du gladiateur vainqueur. Je me sens un peu comme ça. Et apparemment, ça va durer…

© night sky.

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Clean up all the corpses you've left behind
Show me what it's like to be the last one standing and teach me wrong from right and I'll show you what I can be.
Oh, Heaven's gates won't open up for me.
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