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It's not a fucking joke ! feat Chleo Sullivan

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MessageSujet: It's not a fucking joke ! feat Chleo Sullivan Lun 13 Jan - 22:06


It's not a fucking joke !



Une tresse démesurément grande se balance et fouette l’air au rythme de mes pas, ma robe bordeaux, elle glissait lentement sans bruit sur les dalles du couloir. Je jette un dernier regard dans l’un des multiples miroirs fixant une bonne fois pour toute se sourire que je savais si bien servir à tous tout me dirigeant ainsi vers le salon. Mon visage lui est tellement maquillé que je m’étonne encore à me reconnaître dans ce que renvoie la glace. Là où je me trouve n’est autre que dans l’immense gratte-ciel dédié aux districts durant les jeux. En l’occurrence je suis l’hôtesse du deux et j’avais pris soin de rassembler toute « l’équipe » pour regarder l’avancement des jeux. A défaut d’avoir des tributs exceptionnels, il me fallait bien faire bonne figure en montrant toute notre confiance et force. Mais je dois l’accorder la fille n’était pas mauvaise, le garçon par contre…. Je soupirais, on était quoi ? Le 4ème jour et ils peinaient déjà la veille. Enfin l’optimisme était de rigueur, m’efforçant de sourire un peu plus je franchis l’entrée du salon. Les muets étaient à leurs places, le styliste présent, les préparateurs déjà affalés dans les fauteuils à glousser de tout et rien. L’hologramme au mur lance le générique de début des jeux, au moins je n’ai pas raté le début. Je me glisse doucement vers le reste du petit groupe et les discussions s’arrêtent, les yeux me fixent autant ceux des bavards que des privés de paroles. Une gêne s’installe, je fronce les sourcils tout en m’installant sur une des banquettes qui trônent, j’entrouvre la bouche et leurs laisse le temps de s’accrocher à mes lèvres savamment teintées d’un rouge prune.
« Puis-je savoir où se trouve Miss Sullivan ? » Ma voix sans émotion, les réveilla de leur sorte de stupeur stupide et disproportionnée. Je n’étais pas non plus un tyran qui avait déjà planifié de leurs faire arracher un à un leurs multiples artifices implantés sous leurs peaux. Quoique l’idée, je l’admets me fit sourire.
« Nous…nous ne l’avons pas vu de la matinée » affirma Alesta, cette petite préparatrice aux yeux étrangement grands et aux pupilles oranges sanguines qui se bornait à se concentrer sur le bout de mes chaussures.
« Personne ? Aucun de vous ? ». Je me retournais vivement vers les muets qui secouèrent la tête à l’unisson. Exaspérée, je ne puis m’empêcher de saisir vivement la petite tablette transparente qui se trouvait sur la table basse ivoire devant moi. Fit glisser ma paume sur sa face et l’appareil s’alluma.
« Appartement Sullivan Chleo » lançai-je presque agacé de la lenteur que mettait l’engin à afficher ce que je voulais voir.
Une voix préenregistrée me répondit sur un fond noir avec le visage de Chleo : « Salut à toi ôh petit voyeur qui souhaite me voir je suis occupée alors on se verra plus tard ! Tchao ! » fit l’hologramme en trinquant dans le vide.
Je balançais la tablette contre un oreiller en velours –j’abandonne avec elle-, tout entendant l’annonce musicale qui donnait un vif aperçu de ce qui se déroulait dans l’arène en ce moment même. Je constate que nos deux tributs sommeillent encore jusqu’à ce qu’Ashe se relève au milieu de l’étendue blanche qu’est l’arène, prenant la douceur et le temps de réveiller son partenaire. Personnellement je n’aime pas cette ambiance trop calme, trop sereine, ça ne présage vraiment rien de bon. Malheureusement je déteste avoir raison et les voit soudainement s’agiter quand une espèce de meute se dirige droit vers eux. Je les vois détaler comme des lapins, mener là où les créateurs ont décidé de les envoyer. La caméra se désintéresse de l’action pour venir se poser sur le groupe du district 6 qui se trouve non loin de là… Alors c’est ça, je crois bien que l’expression « se jeter dans la gueule du loup » était totalement appropriée pour cette situation. Je suis presque énervée, mes poulains n’allaient jamais tenir impossible. Une course puis un combat, j’allais forcément en perdre un. Mais en réalité je ne pouvais même pas être sûre de mes propres pensées en sachant que la principale experte et concernée avait « sécher ».
Rapidement les « couples » se forment, ceux du 6 sont totalement effrayants, en tout cas assez pour faire sursauter Alesta lors d’un gros plan sur le visage totalement dément de Seirina. Le combat se déroula à une vitesse que moi-même j’eu du mal à suivre ou alors était-ce l’adrénaline qui me faisait perdre tout notion du temps. Le garçon s’écroula le premier, se fut une boucherie la rousse était complétement folle. Ashe résista un peu plus longtemps pour riposter et se fit tuer d’une manière aussi cruelle que son coéquipier. Tristement la couleur de leurs sangs qui s’entremêlaient tout en laissant s’échapper quelque nuage de chaleur s’accordaient que trop bien avec ma tenue.
Le canon retentit deux fois. Il me fit soudainement sortir de ma torpeur. Je bondis du canapé. M’écartant vivement de tous et sortie de la salle en claque la porte. Abandonnant mon masque de bien séance pour mettre celui du méprit. « Je vais la TUER ! » sifflai-je amèrement. On pariait combien qu’elle ne regardait même pas les jeux ? On pariait combien que j’allais lui arracher la tête ? J’allais devoir m’occuper rapidement des retombées dues à la mort des tributs du 2. Faire face aux familles avec un mentor qui s’en contre fou. Je me pinçais l’arête du nez rien qu’à cette idée.
Enfin devant ses appartements je tambourine sa porte. « SULLIVAN ouvre cette fichue porte ou je te jure de l’enfoncer à coup de talon de 16 centimètres ! Tu m’entends ! »
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Chleo Sullivan
+ District Deux +


♣ Nombre de message : 2557
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MessageSujet: Re: It's not a fucking joke ! feat Chleo Sullivan Sam 18 Jan - 16:58

Ambre Koss & Chleofee Sullivan
It's not a fucking joke


Les nuits du Capitole sont vraiment des nuits de folies. Des nuits où rien ne compte si ce n’est de s’amuser. Des nuits où il n’y a pas besoin de penser, où l’alcool coule à flot et où on profite de la vie et de sa jeunesse, tout simplement. Il n’y a plus de mentor, plus de fils, plus de problèmes. Il y a juste des corps se déhanchant  sensuellement, de la musique qui couvrent tout autre bruit et des beaux mecs. Oh oui, même parmi tous ces Capitoliens délurés il y a une petite poignée de garçons mignons. Des nuits où on laisse simplement nos pulsions prendre le dessus et où on s’amuse comme des bêtes. Pour cela il n’y a rien de plus simple, il suffit de commencer la soirée en buvant 3 ou 4 verres bien corsés et le tour est joué, la fête peut commencer. Certes le monde se met à tourner, certes, tout devient trouble et certes on est plus exactement soit même, mais c’est pour ça qu’on est si libéré, c’est pour ça que les choses semblent si facile. Même si de bases elles ne sont pas très compliquées pour moi. Après tout je suis Chleo Sullivan, j’ai tout ce que je veux quand je le veux. Mais si il y a bien une chose que je ne peux pas avoir, c’est l’oubli. Et il n’y a que les fêtes du Capitole pour me le donner. Je sais que de bons nombres de mentors boivent pour oublier ce qu’ils ont vu et vécus aux Hunger Games. Pour moi la raison est toute autre. Je ne vois pas en quoi je devrais oublier mes Jeux, ils étaient supers et j’ai été géniale. Non, moi ce que je veux oublier c’est ce qui m’attend au District. C’est ce qui a eu lieu au moment même où je suis sortie de l’arène, au moment même où je me suis réveillée. Ce que je veux oublier c’est ce qui me suit depuis maintenant 1 ans et 2 mois … Ce que je veux oublier c’est ce qui me pourrit la vie et qui est pourtant sorti de mes entrailles. C’est paradoxal non ? On pourrait croire que je devrais adorer ce qui est sorti de mon ventre, et pourtant il n’en n’est rien. Ma vie est devenue un enfer depuis que j’ai appris son existence, et surtout depuis que j’ai appris que je ne pouvais pas m’en débarrasser. J’ai dû subir cet épisode traumatisant qu’est la grossesse, seule de surcroît, pendant 5 fichus mois car personne ne devait savoir que j’étais enceinte. Bon après 9 mois de solitude et de galère, 9 mois de ma vie que j’ai gâchée, j’aurais pu tout bonnement faire adopter le gamin par une autre famille sous X. Seulement le morveux a bien été adopté … Par mes parents. Et c’est là que c’est allé de pire en pire. Parce qu’ils ont complètement changé. Et qu’en plus, ils essaient de mettre en tête au petit que je suis sa mère. Je ne comprends pas pourquoi ils veulent lui dire la vérité alors que je m’escrime à la cacher au monde entier. Ils ne sont pas nets … Non mais vraiment, avant de partir Killian a tendu les bras vers moi en disant maman. J’ai cru halluciner ! Je suis sensée être à ses yeux sa grande sœur pas sa MERE ! Voilà donc en grande partie pourquoi je bois. Pour oublier ça.

Evidemment le réveil n’est pas toujours très facile … Techniquement il suffit d’ouvrir les yeux, bien évidemment. Mais c’est sans compter sur ce mal de crâne fulgurant, cette bouche pâteuse et ce terrible besoin de boire de l’eau. Mais on s’y accommode et on s’y fait quand c’est tous les matins le même refrain. Et en ouvrant les paupières ce matin, je mets un petit moment avant de me rendre compte qu’un autre corps est allongé à côté de moi, que ces draps ne sont pas ceux dans lesquels je dors dans ma chambre de la résidence des tributs –pas que j’y dorme souvent réflexion faite- et que je suis nue sous la fine couverture. Je n’essaye même pas de me souvenir ce qu’il c’est passé la nuit dernière, au final ca devait être le même schéma que celle d’avant et que celle d’avant. J’ai été faire la fête, j’ai beaucoup bu, j’ai aguiché un mec qui me plaisait, il m’a peloté et on a fini la nuit chez lui. Et comme tous les matins, je vais filer en douce et il n’aura plus jamais de nouvelles de moi. Car ce n’était l’histoire que d’une nuit. C’est ce qu’ils sont tous, l’histoire d’une nuit. Et ils n’ont que pour but de me faire oublier, rien de plus. Je sors du lit et m’habille en silence, en prenant garde à ne pas réveiller mon jouet de la nuit qui dort comme un gros bébé, sans doute encore sonné par tout l’alcool qu’il a pu ingurgiter pendant cette soirée. D’autant plus que je peux voir deux flutes de champagnes posée sur sa table de nuit, ce qui signifie que nous n’avons pas arrêté nos consommations à la boîte. Soudain il se retourne dans son lit et automatiquement sur la défensive je me retourne pour l’observer. Mais il continue de dormir. Par curiosité je détaille celui que j’ai croqué cette nuit et je découvre sans surprise qu’il est plutôt canon. Et oui, même alcoolisée j’ai encore des bons goûts. Il est hors de question que je me fasse un mec implanté de toute part et qui ne ressemble à rien. J’ai des principes quand même !

Après avoir récupéré toutes mes affaires et m’être assurée que je n’avais rien oublié, je sors sur la pointe de pieds de son appartement. Dans l’ascenseur, je me refais une rapide beauté, remettant mes cheveux en ordre et essuyant mon maquillage qui a coulé, histoire de faire bonne impression dans la rue si jamais je croise des gens. Car pour tout dire, je n’ai pas la moindre idée de l’heure qu’il peut être. Tout ce dont à quoi je songe, c’est à la soirée qui se profile ce soir. Quelle robe vais-je bien pouvoir mettre cette fois ci ? Je n’ai pas non plus la moindre idée d’où je me trouve dans le Capitole, mais je n’ai pas de mal à trouver un taxi à qui j’ordonne de me déposer à la résidence des tributs. Il me reconnait bien évidemment et je lui signe un autographe pour lui faire plaisir et pour faire bonne figure. Non mais franchement, à quoi ça sert un bout de papier avec un gribouillis dessus ? Il va le perdre d’ici quelque jour … Je ne vois pas pourquoi tant de personne en veule … Elles vont en faire quoi près hein ? L’accrocher dans un cadre pour en faire un trophée ? Si bon leur chante …

Lorsque les portes de l’ascenseur s’ouvrent au deuxième étage, mon étage puisque je suis du district 2, je retire mes chaussures et ouvre précautionneusement la porte d’entrée, afin de m’assurer qu’il n’y a personne dans l’appartement. En fait je ne veux voir personne. Ni une Shade blasée qui n’en a rien à faire de mes sorties, ni une Ambre hystérique qui va me faire un plat pour je ne sais quelle histoire (elle est adorable cette fille, mais quand elle est en colère elle en fait vraiment des tonnes), ni un membre de n’importe quelle équipe qui viendra me lécher les pieds pour obtenir toutes mes faveurs. Non, je veux juste pouvoir rejoindre ma chambre sans me faire arrêter pour quelque motif que ce soit. Et c’est ce que je parviens à faire, en toute discrétion, et évitant le salon et en ne croisant par bonheur personne. Je ne sais vraiment pas quelle heure il peut être mais c’est une vraie aubaine pour moi. La première chose que je fais en arrivant dans ma chambre, c’est d’avaler des comprimés qui réduiront mon mal de crâne. Puis j’active ma petite tablette portable pour voir si j’ai des messages importants. Des messages de potentiels sponsors qui n’ont pas compris que ce n’est pas à moi qu’il faut s’adresser (pas important donc), un message de Jillian, un autre d’une conquête d’un soir qui a réussi à obtenir mon numéro par je ne sais quel moyen et que je m’empresse donc de bloquer, et d’autres encore moins important, ainsi qu’un appel manqué de ma mère et d’Ambre Koss. Bah ça ne doit rien être de bien inquiétant. Tout va bien, la vie est belle donc ! Je m’empresse ensuite de rejoindre ma penderie afin de pré sélectionner les robes qui me tenteraient bien pour ce soir. Les choisies se retrouvent posées sur le lit, côté à côté afin que je puisse toutes les admirer plus tard et faire en conséquence mon choix définitif. Mais rien ne presse, j’ai toute la journée pour ça ! Avant, une petite douche s’impose. Je me dirige donc d’un pas souple jusqu’à ma salle de bain, branche les enceintes qui s’y trouvent pour mettre une petite musique d’ambiance et tente d’atteindre la fermeture éclair du dos de ma robe lorsque quelqu’un se met à frapper à ma porte. Et encore frapper n’est qu’un euphémisme. On dirait qu’elle s’apprête à la démolir ! Je lève les yeux et fait mine de ne rien entendre en espérant que la personne qui s’acharne contre ma porte me croit absente lorsqu’une voix suraiguë et visiblement énervée au point de frôler l’hystérie retentit.

« SULLIVAN ouvre cette fichue porte ou je te jure de l’enfoncer à coup de talon de 16 centimètres ! Tu m’entends ! »
Ah tiens donc il semblerait que c’est Ambre. Apparemment son coup de fil devait être d’une importance capitale, sinon pourquoi serait-elle dans tous ces états ? En soupirant, et en levant les yeux au ciel, je laisse mes bras retomber et abandonne ma lutte contre la fermeture éclair pour aller ouvrir à la bombe à retardement qui se trouve devant la porte de ma chambre. Mais sans me dépêcher, en prenant tout mon temps, juste histoire de la laisser rager un peu plus. Que voulez-vous, je suis de bonne humeur et surtout d’humeur taquine alors… Elle patientera un peu, pour mon plus grand plaisir. Enfin j’ouvre la porte doucement, pour effectivement retrouver une Ambre dans tous ces états qui semble au bout du bout. On pourrait même voir de la fumée sortir de ces oreilles à ce rythme. « Tiens donc Ambre ! Quel plaisir de te voir ! Quel bon vent t’amène ? » je l’observe quelques secondes, feignant l’innocence et jetant un petit coup d’œil à ces immenses chaussures sur lesquelles elle est perchée. « Tu as toujours eu de grands talents avec tes chaussures, je n’ai aucun doute que tu réussirais sans aucun mal à démolir cette porte. Quoi qu’il me plairait de voir ce spectacle. Tu veux pas me montrer ? » je demande avec un grand sourire, jouant aussi avec son humeur je l’admets. En même temps je suis prête à parier qu’il n’y a pas mort d’homme et qu’une fois encore elle s’énerve pour rien. Elle est trop stressée, faudrait qu’elle se détende un peu ! « Ah au fait ! Tu voudrais pas m’aider à descendre cette fermeture éclair ? J'ai du mal toute seule. » et en disant ces mots je me retourne, lui présentant le magnifique dos de ma robe. Puisqu’elle est là, autant en profiter, je galèrerais moins toute seule.


Codes par Wild Hunger.

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