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We laugh in the face of danger. * Oswinateh

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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeDim 22 Déc - 18:35

Précédemment


Se calmer - Oswina et Trishteh.
'Keep you chin up, someday there will be happiness again.'


Oswin finit par ressortir de cette maudite grotte et je ne peux dire à quel point je suis soulagée. Trishteh suit et je remarque sa blessure à l'épaule, plutôt profonde. Comme je tremble encore, Oswin, pleine d'adrénaline et de sang froid, me prend l'allumette des mains et fait un feu elle-même. Pendant ce temps, je m'approche de la tribut du Onze et dépose de la neige sur sa blessure, je peux l'entendre réprimer un cri. Le froid atténuera la douleur. Ensuite nous tâchons de bien protéger l'entaille. Oswin, sa lance à la main se retourne alors vers nous et je vois le sang couler du bout de sa lance au sol. Elle avait du la planter de l'ours. J'adore les animaux alors ça me fait un peu de peine. Je parviens à me consoler en me rappelant que ce n'était pas un simple ours, pas un pauvre petit nounours tout doux qu'on vend en boutique et qu'on offre à Noël aux nouveaux nés au Dix.

« Courrez. »

Oswin s'élance sans même s'assurer que nous la suivons. Toutefois, les mots ont résonné dans ma tête vide et je me suis mise à courir moi aussi, portant tant bien que mal les sacs, le cœur battant encore à cause de la peur que j'avais ressentie à l'intérieur de notre ancien refuge. Je ne sais pas où nous allons, je me contente de suivre Oswin. Je ne vois qu'elle, pas le paysage. Oh, je sens bien que nous grimpons à un certain moment mais ça ne heurte pas mon esprit immédiatement. Tout ce qui m'importe c'est qu'on soit à l'abri et je me concentre uniquement sur la silhouette de mon ami et mon souffle.

Puis nous nous arrêtons. Nous y sommes arrivées. L'endroit que nous avions quitté trois jours plus tôt. On voit encore les sortes de plots entourant la corne d'abondance sur lesquels nous avions attendu soixante secondes. Ce trou, bien que bouillant par rapport au climat hostile en dehors de celui-ci, me fait froid dans le dos. Peut-être à cause des hurlements, des gémissements que j'avais entendus en me sauvant, les quelques tâches de sang qu'il est possible de distinguer sur le sol grisâtre ou encore cette drôle atmosphère. J'ai pour la première l'impression de respirer la mort à plein nez. L'air entre par mes narines et je le sens parcourir tout mon corps. Il semble que nous soyons seules. Tandis que Trishteh et moi reprenons notre souffle et attendons, Oswin part s'en assurer et revient avec un sourire indiquant que c'est bien le cas.

Les sacs glissent de mes épaules et je me laisse tomber doucement sur le sol. Je ne m'assure même pas de trouver une parcelle dénuée de tâches de sang. Je veux juste recouvrer mon calme et me sentir aussi bien que je l'étais dans la grotte même si je sais que je ne serai jamais bien ici. Parce que je savais que des horreurs s'y étaient déroulées, que beaucoup étaient tombés dont Aaron. Bien sûr, il n'était pas mon ami ni un membre de ma famille mais nous venions du même endroit. Sa mort m'avait un peu affectée. Je crois que le compagnon de district de Oswin est mort ici aussi. De toute façon, cet endroit n'est qu'un bain de sang même si le liquide s'est évaporé et que seules en restent des tâches.

Je finis par grignoter à nouveau une lamelle de viande et boire un peu, persuadée que ça ne peut que me faire du bien. Il doit bien être aux alentours de douze heures à en juger par la position du soleil. L'heure de manger. Un regard vers Trishteh me rappelle sa blessure. La neige doit avoir fondu maintenant. Me décidant à aller voir si je peux trouver quelque chose pour mieux soigner la fille du Onze, je me lève alors que mes deux comparses récupèrent encore de la folle course. En fouillant un peu à la Corne d'Abondance, je finis par trouver des aiguilles de pin mais rien qui ne pourrait soigner notre blessée. Je reviens donc presque bredouille au petit campement. Peut-être qu'un sponsor aura pitié d'elle. Je lui offre néanmoins un des cachets contre la douleur. Il se pourrait que ça apaise la douleur aussi.

« Je suis désolée, je n'ai rien de plus pour t'aider. Il n'y a rien là-bas pour soigner, dis-je en pointant du doigt le grand objet d'or. »

Je lui fais un mince sourire. Je suis vraiment navrée. Et je me dis que cela aurait pu être Oswin ou même moi à sa place. Je ne l'aime pas autant que Oswin mais elle est notre alliée. C'est pourquoi j'ai envie de prendre soin d'elle. C'est un peu comme une obligation morale mais je ne le vis pas comme tel. Je le fais autant par plaisir que pour une question de morale.


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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeLun 23 Déc - 16:53





















 ❝ Oswinateh, le 9, le 10 et le 11 ❞
~Ô rage, ô désespoir, vous trouvez pas qu'il fait plus chaud ici ?~




Courir, rien de plus. C'est ce que nous avons fait pendant un bout de temps. Je ne saurais dire combien. Je me souviens avoir traversé le paysage enneigé, gravis des pentes, puis descendu dans ce fameux cratère où ce cauchemar a commencé ce fameux jour. La température avait soudainement augmenté. Je ne saurais dire si cela me faisait du bien ou non. Tout à l'heure il faisait trop froid, maintenant il faisait trop chaud, je ne savais plus quoi en penser alors je me dis qu'autant ne pas y penser du tout. Je regarde les alentours, les piliers enfoncés dans la terre, les caisses étalées partout autour de la corne d'abondance. Nous nous posons sur le sol et nous reposons quelques instants. Nous avons échappés aux ours pour un temps et la course a été fatigante. La faim me tenait et je sortais de mon sac le dernier petit pain qu'il me restait que j'engloutis d'un trait. Suivirent quatre figues. Le goût n'était pas très apprécié de mes papilles mais c'était de la nourriture et j'avais faim. J'observais en mâchant mes deux alliées. Elles étaient fatiguées elles aussi. Trishteh était blessée. Alina se leva au moment où cette pensée fit irruption dans mon esprit. Elle avait eu la même idée que moi mais par malheur il n'y avait rien qui pouvait la guérir. Je m'étais toujours dit que dans la corne il y avait tout ce dont on avait besoin pour survivre dans l'arène. Mais ce n'était pas le cas. Encore une idée floue réduite en miettes. D'accord, il n'y avait pas Tout. Mais il y avait au moins des armes et de la nourriture, même pourquoi pas des soins mineures. Je regardais aux alentours, comme pour déceler un danger. J'avais déjà vu des carrières piéger la corne pour que personne ne puisse y venir et je craignais que ce ne soit le cas. Avec prudence, je m'approchais doucement, faisant attention à tout ce que ma paranoïa me disait d'observer. Le sol, les côtés, le petit bout de terre, le ciel, les cratères, la corne, la moindre caisse... au bout de quelques minutes je commençais à regarder de plus près les objets de la corne. Je trouvais pas mal de choses, mais ne prit pas tout et n'importe quoi. Cependant, j'avais trouvé un petit sac et à l'intérieur se trouvait des lentilles. Je décidai de les garder pour les manger sitôt ma recherche terminée. J'avais aussi trouvé un sac de grains de blé. Je n'en avais pas vu depuis mon départ du District Neuf. La nostalgie m'emporta et je restais plusieurs minutes ainsi, sans bouger, des graines dans la main. Au bout d'un moment, je ravalai mes peines et repris le sac de lentilles et celui plein de graines de blé. Je n'en pris pas plus côté nourriture, mais j'avais trouvé une dernière chose. Une petite épée, à la lame fine et tranchante. J'avais aussi trouvé du fil et une idée m'était venue. Je ne sais pas pourquoi j'avais trouvé nécessaire de faire ça. Pourtant, j'avais pris la petite épée, l'avait mise sur le dos de mon bras et l'avait attachée avec le fil. Je me disais qu'en cas de besoin, je pourrais l'arracher et l'utiliser. Ou même, elle pourrait protéger mon bras d'une attaque quelconque.

Je revins vers mes alliés, préparait un feu. J'avais trouvé un livre auquel j'avais arraché des pages pour le feu. Le livre, je m'en fichais, je l'avais laissé à la corne. De l'eau, on en avait encore et j'en mis un peu dans la casserole que je me mis sur le feu. Vint ensuite les lentilles. Un bon demi paquet de lentilles parce que j'avais encore faim et qu'il fallait aussi nourrir Alina et Trishteh. Lorsque ce fut prêt, je mangeai un tiers des lentilles et passait la casserole. Je ne cacherai pas que mon estomac souriait de ce repas. J'avais presque mangé un repas entier pour une fois. Je me sentais mieux. Je n'avais plus mal à l'estomac mais j'avais encore mal au coeur de cette blessure que rien ne peut guérir. Ignore-là, Oswin. Ignore cette douleur pour le moment, profites de cet instant où rien ne t'atteint. Reste sur tes gardes, cependant. Tu es dans l'arène, Oswin. Tu es dans l'arène.

Je m'allongeais, posant la tête sur mon sac. J'étais plus détendu car il ne faisait pas froid. Ma hache et ma lance étaient à mes côtés. Le glaive tenait sur le dos de mon bras. Que suis-je en train de devenir ? Moi qui ne blessait pas avant, j'ai tué et je veux encore tuer ? Ahr, que veux-tu Oswin, à part survivre ? Être ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante ? Ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ? Mourir... dormir... rien de plus. Je ne sais pas pourquoi je pense à cette chose, cette histoire que l'on m'avait raconté qui m'avait tant troublé et que je n'ai jamais comprise. Je crois que c'est parce que je commence à comprendre les choses petit à petit. Et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Avec ferveur, je ne sais pas. Car je ne veux pas dormir, pas tout de suite. Ni mourir non plus. Je préfère m'accrocher à ce cauchemar pour espérer rêver.



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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeJeu 26 Déc - 18:17




Keep your chin up, someday, there will be happiness again.

Oswinateh

Quand je vois la paroi qui se dresse devant moi, ma vision s’obscurcit. Mon sourire n’est plus qu’un souvenir. Je m’arrête. Encore une fois, ma respiration se fait haletante et je colle ma main valide contre ma bouche pour étouffer un hoquet.
Les filles descendent avant moi. Avec joie, je les laisse passer devant. Mes larmes coulent un peu, comme pour faire descendre la pression. J’ai peur. J’ai peur de la douleur.
Je jette mes affaires en bas, sans faire attention à là où elles tombent. Puis je m’attaque à la paroi. Je prends une grande respiration et crochète la première prise.

Il ne reste plus qu’une cinquantaine de centimètres quand mon pied dérape. Rien de grave, j’arrive à me rattraper car le sol n’est pas si loin. Un soulagement vite effacé par… Mon épaule heurte la roche. Je ne peux retenir un grognement de douleur. Je m’affale sur le sol cette fois-ci sur l’autre épaule. Ma vision s’obscurcit de nouveau, j’ai l’impression qu’on m’a plaqué un fer chauffé à blanc sur la blessure.
Je reste un long moment comme ça, puis ensuite me relève. La neige qu’aurait placée Alina sur la plaie aurait fondu, et mon bandage serait maintenant trempé d’un mélange de sang et d’eau. Heureusement que j’ai refusé, cette eau doit être porteuse de microbes, vu comment elle a réagit quand elle a reçu son filtreur d‘eau. Je respire grandement, et ragaillardie à cette pensée je me relève enfin.
Tant bien que mal, j’essaye de repeindre le même sourire que tout à l’heure sur mes lèvres. J’y arrive mais il doit sembler bien plus fade maintenant.

Je ne l’avais pas remarqué, mais mes deux alliées se sont absentées vers la corne. Elles sont sûrement allée chercher à manger. Enfin j’espère car mon estomac me rappelle à l’ordre en grognant. J’ai fini mes tomates, et pour le moment, je n’ai pas la foi de me lever pour aller, moi aussi, chercher quelque chose.
D’ailleurs, je les vois toutes les deux arriver vers moi, une avec deux sacs plus une arme entre les omoplates et la deuxième, bredouille. Alina s’approche de moi et s’assoit là où je suis, enfin à côté. Oswin, elle, commence un feu avec les pages d’un livre. J’en profite pour aller chercher mon guide du Capitole du sac – non sans me tirer un petit grognement quand je dois utiliser in extremis mon autre main pour me rattraper – et le balance dans le feu.
Oswin fait cuire des lentilles et fait passer la casserole. Je prends ma part que je savoure avec joie. Elles sont un peu meilleures qu’hier mais ais-je dit que je suis bonne cuisinière ? Non, et je ne le ferais pas.
Alina me glisse quelques mots : « Je suis désolée, je n'ai rien de plus pour t'aider. Il n'y a rien là-bas pour soigner. » Elle désigne la corne d’or de son doigt et me fait un sourire gêné et peiné. Peut-être qu’elle n’aurait pas eu la même réaction envers son autre coéquipière… Mais les carrières ont dû faire le ménage sur ce genre de choses, c’est toujours utile. Et je suis la première à le penser maintenant que je suis dans la nécessité.
On a plus qu’à espérer qu’un de mes sponsors se manifeste dans un des moments où j’en ai vraiment besoin.

La douleur dans mon bras s’est estompée grâce à l’anti-douleur qu’Alina m’avait gentiment passé, et j’en profite pour me détendre un peu. Mon épaule se fait sourde, mais je sens quand même battre mon cœur dedans.
Je souris de nouveau. Un minimum heureuse.

© Belzébuth


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Jonathan Templebar
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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeVen 27 Déc - 19:17

Et encore un. Un fonctionnaire fignole le paquet et l’attache au parachute de argenté. Et encore un. Une nouvelle boîte accrochée à un morceau de toile argentée. Et le pilote de l’overcraft qui prend la direction de la corne d’abondance, où les destinataires de ces deux derniers envois se trouvent en ce moment. Une fois les coordonnées données par l’ordinateur atteintes, les deux objets sont lâchés. Le fonctionnaire les regarde un instant se battre contre les vents pour atteindre leur objectif. Ils descendront jusqu’au sol, se poseront exactement devant Trishteh Yeleen et Oswin Jeaper et déposeront à leur pied une lotion cicatrisante et une compresse stérile accompagnées d’un mot (« Reste en vie ! Tu peux gagner je le sais, ce serait idiot de mourir de cette blessure à ce stade ! Bonne chance ! Nate Braganza, Créateur. »), respectivement un insecticide avec une note (« Gagne. E. »)

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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeVen 27 Déc - 22:44

Deux jours auparavant au petit matin, des sangsues s'accrochaient à la peau de Marina Clame, suçant le sang de la jeune fille et répandant un gaz toxique et hallucinogène, forçant le reste des carrières à fuir et condamnant la jeune fille à une mort certaine. Deux jours se sont écoulés depuis, le temps que le gaz se dissipe ? Pas entièrement. Car il subsiste des fragments hallucinogène de celui-ci. Après les ours, les jeunes filles vont se retrouver en proie à des hallucinations à fréquences irrégulières. Une seconde, paf une vision  et l'autre seconde, plus rien. De quoi mettre  leur nerfs à vifs encore un peu plus de temps...

Précisions : Sorry de vous compliquer encore une fois la tache mais je n'ai pas le choix, il s'agit d'une continuité du piège envoyé précédemment. Il a été décidé que le gaz ne pouvait pas totalement se dissiper et que donc, certains effets hallucinogènes sont toujours présent (il ne s'agit donc pas d'un piège que j'ai décidé d'envoyer mais une conséquence logique^^). Les hallucinations sont par intermittence et globalement assez courtes, je vous laisse libre court à votre imagination évidemment Wink

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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeDim 29 Déc - 22:55



Se calmer - Oswina et Trishteh.
'Keep you chin up, someday there will be happiness again.'


Oswin s'empresse de faire un feu et fait chauffer des lentilles. Apparemment, elle a récupéré un peu de nourriture à la Corne. Je n'y avais même pas pensé. Pour moi, la seule urgence, c'était de soigner Trishteh. Je reçois la casserole en dernière et mange le reste doucement afin de ne pas me brûler la langue. C'est alors que deux parachutes descendent en dansant du ciel et se posent aux pieds d'Oswin et de la fille du Onze. Je pose alors la casserole et aide Trishteh à ouvrir le sien afin d'éviter qu'elle n'empire la blessure et ne souffre encore plus. Comme je m'y attendais, il contient de quoi traiter la méchante entaille. Je le sais parce que je me suis blessée aux entrainements et on m'avait appliqué la même lotion.

« Ne bouge pas, je m'en occupe. »

Je défais la sorte de pansement improvisé très minutieusement, il ne faudrait pas lui faire mal. Ce n'est pas très beau à voir mais ça aurait pu être pire. J'applique la lotion cicatrisante sur la blessure. J'entends ma patiente gémir légèrement mais je n'y peux rien. Je place ensuite la compresse et remets le bout de tissu à sa place. Je lui souris et tente de faire passer le message silencieux qu'elle devrait aller mieux d'ici peu.

Je retourne à ma place et décide de faire infuser des aiguilles de pin. J'en ai trouvé à la Corne et puis ça ne peut que nous faire du bien. Je fais donc mon manège que j'avais effectué quelques jours plus tôt, plaçant les aiguilles au fond de la casserole et versant l'intégralité de ma gourde dans celle-ci. Je relève ensuite les yeux vers notre alliée et voit ma mère planter un couteau assez violemment à l'épaule sur laquelle la patte de l'ours est passée. Pourtant, Trishteh ne crie pas. Étonnée, je cligne des yeux et tout disparaît. J'ai dû rêver. Pourquoi Maman voudrait tuer la fille du Onze ? Elle qui est si gentille. Peut-être que … mais oui, il ne peut y avoir qu'un seul gagnant. Nous ne pouvons ressortir à trois. Et Trishteh est la plus récente du groupe, nous ne sommes pas encore sûres de pouvoir lui faire pleinement confiance, pas vrai ? Si la vie avait bien pu m'apprendre une chose, c'est que malgré toute la gentillesse que vous pouvez offrir aux gens, il est aussi probable qu'ils vous plantent un couteau dans le dos qu'ils vous rendent la pareille. Peut-être qu'elle fait partie de ces gens-là, peut-être que, bientôt, elle va décréter qu'elle n'a plus besoin de nous et nous tuer dans notre sommeil … Enfin je suppose que nous pouvons ne pas y penser pour le moment, il reste trois loups en course et les deux félins du Six. Elle va sûrement encore avoir besoin de nous. Je chasse alors mes idées noires et essaye de ne pas y penser.

Coup de canon. Voilà que nous ne sommes plus que sept … Les loups ont-ils brisé leur alliance ? Les tributs du Six sont-ils en train de s'entretuer ? Ou peut-être qu'ils sont en train de se battre tous les cinq entre eux. Néanmoins, j'avoue avoir envie de décompresser après le stress que j'ai ressenti tout à l'heure. Je regarde alors le beau ciel bleu rempli de nuages rose guimauve, d'arc-en-ciels, de licornes et de poney volants ainsi que de petits anges tout nu aux fesses aussi rose que les nuages. C'est joli. Dommage que tout ait disparu au bout de quelques secondes. Je crois que je commence à sérieusement avoir un problème. Je retire la casserole du feu et verse le contenu dans ma gourde en prenant garde de ne rien renverser. L'eau c'est de l'or et c'est encore plus vrai ici.

*ellipse temporelle (il fait désormais nuit)*

Je me rappelle soudainement que nous n'avions pas rempli la gourde de Oswin, du moins il me semble. Si nous comptons passer la nuit ici, nous allons avoir très soif vu la chaleur qu'il fait. Je prends donc l'initiative de verser la moitié de ma gourde dans celle de mon amie du District Neuf. Je vide un des trois sacs en notre possession où je mets ma gourde, mes lamelles de viande ainsi que mes patins – on est jamais trop prudent et puis on ne sait jamais. Je me lève avec un peu difficulté et articule :

« Je vais chercher de la neige, je serai bientôt de retour. Je prendrai un tour de garde. »

Je ne suis pas tranquille de laisser Oswin seule avec Trishteh mais je n'ai pas le choix. Je refuse de devoir attendre le retour de Oswin, pas après l'épisode de la grotte. Et Trishteh a besoin de repos. Et puis je préfère m'en charger, je pense que ça me fera du bien de me promener dans la neige.

Il fait déjà bien nuit quand je commence à escalader la paroi, le sac sur l'épaule.


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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeVen 3 Jan - 13:46




Keep your chin up, someday, there will be happiness again.

Oswinateh
 
Un bip résonne dans le cratère. Il me fait sursauter puis je lève les yeux, confiante. Je sais ce que c’est, je n’ai pas à avoir peur. Je lève les yeux, et attends que le parachute se pose. Par chance il atterrit à côté de moi, et je n’ai qu’à tendre le bras pour le récupérer. Je n’arrive pas à l’ouvrir à cause de mon épaule. Même si grâce au cachet elle ne me fait plus mal, mon bras reste néanmoins inerte, et chaque mouvement ne fait qu’augmenter la douleur sourde. Alina m’aide donc à l’ouvrir et à ma grande joie, elle en sort une bande de gazes, et un flacon d’une chose qui me paraît aussi géniale.
Je souris et quand elle me tend le mot qui accompagnait le paquet, ce sourire s’étire encore plus. « Reste en vie ! Tu peux gagner je le sais, ce serait idiot de mourir de cette blessure à ce stade ! Bonne chance ! Nate Braganza, Créateur. » Je laisse Alina étaler la lotion sur ma plaie. Ses mains sont douces, et la pâte peu à peu me détend. Elle est fraîche, et très agréable.
J’aurais aimé que ce massage qui un instant me fait oublier ma douleur, dure une éternité. Que ce monde de souffrance se transforme à jamais en monde de bien-être. Mais après avoir appliqué une grosse couche de cette chose bénie des dieux, elle referme le pot, mets la gaze et ressert le bandage. Je soupire d’aise un instant, totalement abandonnée à la fraîcheur qui a remplacé l’élancement sourd, et mon regard se perd dans les flammes.

Mais soudain, je remarque que des petites créatures s’agitent dans le foyer : elles dansent au mépris de la chaleur. Un curieux ballet se dessine, chaque silhouette ardente entame une valse avec une autre. Une mélodie enchanteresse sonne à mes oreilles. Elle est douce mais triste et mélancolique, m’enveloppe. La musique joue avec moi, je me laisse bercer. J’oscille d’avant en arrière, quand le sommeil me gagne et que mes paupières se closent toutes seules.
Brusquement, en même temps que mes yeux se ferment, la musique cesse et me réveille en sursaut : le feu ne danse plus. Que s’est-il passé ? J’ai rêvé et je viens de vraiment me réveiller ?
Je secoue la tête et me passe la main droite sur le visage, comme pour chasser de mon esprit la sombre mélopée si entêtante et la chorégraphie des flammes.

J’entreprends alors de vider mon sac. J’ai eu le sentiment en me levant ce matin que cette journée sera la dernière. Quel qu’en soit l’aboutissement, ce sera la fin de cet enfer, de cette horreur. Le pressentiment était parti de mon réveil qui pourtant avait été des plus normal, s’était accru aux premiers pas des ours, encore plus quand je me suis faite blessée et pendant la fuite. Au début, je n’avais pas trop compris le pourquoi du comment de ce tiraillement dans le ventre, mais maintenant j’en saisissais la teneur. Et ça ne me rassurait pas le moins du monde. J’ai peur que cette rage qui m’avait envahie la veille s’évapore et fonde comme neige au soleil.
J’enlève le tissu que j’aurais pu utiliser pour mon bandage, les piments qui ne serviront à rien, les graines, les couvertures qui me restent, la gourde que j’ai vidé dans la grotte et les bandes bizarres. Je pose presque religieusement mon sceptre contre la paroi.
Il me reste ainsi un quignon de pain dur, du thé – dont je bois une petite gorgée – une autre bouteille d’eau, une miche de pain, le bocal de compote et les trois poissons panés qu’Hadrian m’a envoyé.
Le reste, je le rassemble dans mon autre sac que je vais déposer près de la corne.
J’en profite pour chercher quelque chose qui pourrait être bon à manger, et je tombe vite sur du miel, des chewing-gums – ces trucs mous qu’on mâche et que je n’ai goûté qu’une seule fois au Capitole sous l’œil encourageant de mon hôte. Ceux-là ont une odeur particulière, mais j’en prends quand même un, que je commence à mâcher. Ensuite, je pose le paquet dans mon sac rejoignant ainsi le miel. J’aime bien le miel en petite quantité. C’est super sucré, et tellement rare d’en manger au Onze. La première fois que j’y ai goûté c’était à un de mes anniversaires, celui de huit ans, je crois. Hadrian et Paul s’étaient cotisés pour m’acheter un tout petit pot. Je l’avais savouré avec délectation. Il avait dû me durer un mois. Là, je me retrouve avec presque un kilo mes seuls doigts pour le manger ! Je ne résiste pas longtemps à plonger mon index dans le liquide. Il en ressort gluant, je n’attends pas avait le lécher goulûment. Que c’est bon, ça fond dans la bouche…
Il y a un sac par terre. Je saute dessus pour voir ce qu’il y a dedans : de la farine, de l’orge, un tube métallique, une paire de ciseau, du bois, de la corde, un silex, un sac de couchage, un truc qui a une odeur alcoolisée, mais surtout une lampe torche et une gourde d’un litre pleine. Je les récupère tous deux.
Aussi, je m’avance un peu à l’intérieur de l’édifice. Je tombe rapidement sur une rangée de flacons disparates. Je ne sais pas trop ce que c’est mais j’en prends tout de même trois : une huile qui a l’air d’avoir attaqué son pot, un truc incolore et un contenant en métal. Je les fourrent dans mon sac et les oublient.
Je prends aussi une écharpe, une paire de chaussettes, des infusettes et une casserole propre puis rejoins mes alliées.

Il fait peut-être chaud, mais j’ai envie d’une tisane. Je verse donc le contenu de la bouteille que je viens de trouver dans ma casserole et la fait bouillir. Ensuite, je fais infuser un truc menthe-réglisse, je crois, seule chose qui m’inspirait. Après quelques minutes, je retire les sachets et bois une première gorgée. C’est brûlant mais bon. Ça me détend encore plus. Je fais ensuite passer le récipient avec le pot de miel. Alina me prête le sien, et e remarque que nous avons eu la même idée, elle avec des aiguilles de pin. C’est pas mauvais, plus acide.

Je m’adosse de nouveau à la paroi et m’adonne à un petit somme sans rêve.
Ce qui me réveille en sursaut, c’est deux coups de canons, qui se répètent ensuite à l’infini. Je plaque mes mains contre mes oreilles, serre les paupières et agite la tête : c’est trop fort, c’est trop intense, ça me fait mal. J’ai l’impression que les 16 précédents coups de canons et surtout ceux de Llevana et d’Hugo qui reviennent me hanter. J’ouvre soudainement les yeux, et en face de moi, je vois les deux scènes où j’ai donné la mort. Tandis que le sang goutte de ma rapière teintant la neige au sol, je perçois le gargouillement horrible de ma lame dans l’épaule du garçon.
Une larme roule sur ma joue, brouille mon champ de vision. Un instant plus tard, il n’y a plus rien. J’ai encore rêvé. C’est ma blessure ? C’est quoi qui cause ça ? Je secoue une nouvelle fois la tête et me rendors.

Cette fois-ci, c’est Alina qui me réveille. Il fait nuit autour de moi, et elle annonce : « Je vais chercher de la neige, je serai bientôt de retour. Je prendrai un tour de garde. ». Pourquoi pas, il ne reste presque plus de tisane, ni de son infusion aux aiguilles de pin.
Je bois la dernière gorgée – froide –, la regardant s’éloigner avec un pincement au cœur, comme si c’était la dernière fois que je la voyais. Encore une fois je secoue la tête pour oublier ceci, bois la dernière gorgée de tisane avec un doigt de miel et sors deux de mes poissons panés de mon sac. Je les fais rapidement cuire dans la casserole puis en tends un à Oswin et mange l’autre avec les doigts. Plus le miel, j’ai presque l’impression de faire un repas complet, et pour une fois, je n’ai pas le ventre qui gronde. Je reste ensuite éveillée avec Oswin, attendant le retour d’Alina.
J’en profite pour passer de la pommade sur ma blessure à la lueur du feu : la plaie est en bonne voie de guérison, elle ne saigne plus et est presque refermée. Je souris et joue un peu de l’épaule, ça ne me fait presque plus mal, juste une pointe de douleur, mais vraiment supportable par rapport à ce que j’ai vécu en sortant de la grotte ce matin.. En fin de compte, ce n’étais pas aussi horrible que ça… Merci Nate Braganza, un créateur, un plus !

Dans l’obscurité, j’aperçois une boule-de-neige qui file jusqu’à moi. Éberluée j’écarquille les yeux, mais quand elle éclate à côté de ma tête, rien n’en coule, rien ne m’éclabousse. Encore une de ces maudites visions. Je grogne, mais reste muette comme une carpe à ce sujet : j’aurais l’air d’une folle plus qu’autre chose.

En tout cas, je me sens reposée, et repue. C’est génial comme sensation, ça fait maintenant quatre jours que ça ne m’étais pas arrivé. Quatre jours, déjà...

© Belzébuth


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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeVen 3 Jan - 16:38





















 ❝ Oswinateh, le 9, le 10 et le 11 ❞
~Si ce cauchemar pouvait être un rêve, alors je rêverais de vous revoir~




Des ombres descendaient lentement, portées par le vent. Les contours d'un parachute se dessinèrent et un autre le rattrapa dans sa course. Deux parachutes. L'un vint se poser aux pieds de Trishteh, laquelle l'attrapa non sans frémir à cause de son épaule blessée. L'autre vint se poser juste devant moi. Je le fixai un instant, puis jetai un regard vers Alina. Celle-ci aidait Trishteh à mettre la lotion qu'elle avait reçu. Mon regard retourna vers le parachute. Un neuf trônait sur le couvercle de la boîte. Je me décidai à le prendre, à l'ouvrir. Je découvris une bouteille, un spray sur lequel était inscrit « Insecticide ». Je haussai un sourcil. De l'insecticide ? Pourquoi ? Je n'eus pas plus de réponse avec le mot qui avait été déposé avec le spray. « Gagne. E. » Qui est-ce qui m'a envoyé ça ? Et à quoi cela va me servir ? Je le glissai tout de même dans mon sac, je ne vais pas refuser un cadeau d'un sponsor, surtout qu'il a forcément été envoyé pour une raison. Mais E... qui est-ce E ?! Je ne vois pas de qui il peut s'agir, ça ne peut être ni mes parents, ni mon frère, ni Naerfer, ou encore Adri. Serait-ce un supporter capitolin ? Je ne vois pas qui pourrait vouloir me supporter moi, je n'ai rien fait depuis le début et même si nous ne sommes plus que huit, je ne risque pas de gagner. A chaque coup de canon, j'avais une nouvelle lueur d'espoir qui m'encourageait à persévérer et me disait que je pouvais gagner mais je sais très bien que les faibles meurent tous que ce soit au début ou à la fin. Quand je vois Alina ou Trishteh, je me dis qu'elles mériteraient plus de gagner. Parce qu'Alina est adorable et bien qu'elle ne mérite pas ce monde, ce monde la mérite. Et Trishteh, qui a l'air si forte alors que je me doute bien qu'elle est terrifiée au fond. C'est vrai, qui ne le serait pas ? Elle nous a rejoint, on l'a accepté et on s'entraide tous à la survie alors qu'on est tous voués à s’entre-tuer. Cela n'a aucun sens mais comment veux-tu les laisser tomber ? Maintenant, mes yeux sont clos et ma tête posée sur mon sac rembourré par une couverture que je venais d'aller chercher à la corne. J'essaye de me sentir bien mais j'ai peur de culpabiliser. Tout le monde ne se sent pas bien, ma famille qui regarde les jeux en ce moment et me voit allongée ici paisiblement ne doivent pas être bien. Alors pourquoi le serais-je ? C'est une question intéressante...

J'ouvre les yeux. Le Soleil a changé de côté mais il ne fait pas encore nuit. Je fait cuir du blé et me nourrit en partageant avec mes alliées. Il faut dire que pour la première fois, on ne manque pas de nourriture. J'ai encore un demi paquet de lentilles et un demi paquet de blé, ça devrait nous tenir encore un moment. Je n'avais pas senti mon estomac serein depuis un bout de temps et je me sentais bien. Je n'arrivais pas à être anxieuse. Je voulais juste m'éviter de penser. Je ne suis pas dans l'arène, je suis dans un champ de blé. Un gigantesque champ de blé, avec toi. Et le soleil est haut et brille fort pour nous. La brise souffle dans nos cheveux qui volent au vent tandis que nous le bravons en nous déplaçant entre les épis. Rien ne peut nous battre, nous sommes invincible. Je regarde tout autour de moi, le champ s'étend à perte de vue. Et je la vois, devant moi. Elle a grandit, elle a tant grandit ! Mon visage s'illumine. « C'est toi qui me l'a envoyé n'est-ce pas ? L'insecticide ! ». Elle se rapproche, son visage est dure et ne laisse rien échapper de joyeux. « Je ne t'ai rien envoyé. » lâche-t-elle durement. Ses cheveux bruns flottent au vent, le soleil l'entoure de sa lumière éclatante. On dirait une déesse.  « Jamais je ne t'aurais aidé Oswin. » Je me lève, crie. « Pourquoi ?! ». Son expression ne change pas. Elle se rapproche, se place derrière moi en quelques pas. « Je n'avais pas fait un seul pas dans l'arène que tu m'as considérée comme morte. » me murmure-t-elle à l'oreille. « Tu ne m'as pas aidé, je n'ai même pas eu droit à ton soutiens. » Mon cœur fait un tour dans ma poitrine. Sa voix, si tendre autrefois, était dure. Effroyablement dure. Je tombe à genoux sur le sol qui au lieu d'être du blé mou est dur comme s'il n'était fait que de terre sèche. « Je suis désolée. » je lâche dans un souffle, une larme s'écoulant sur ma joue. « Tes excuses n'effaceront jamais le nom gravé sur la pierre tombale. » Ma mâchoire se crispe, je me lève d'un bond et me tourne pour lui faire face. «  Jamais ! Jamais je ne t'ai laissée partir parce que je ne le pouvais pas ! Alors ne dis pas que je t'ai laissée tomber, parce que jamais je n'ai réussie à te laisser partir. » La douleur se lisait dans ma voix. Elle s'approchait, doucement, et une fois devant moi, elle prit ma main. Elle était chaude, plus chaude que la mienne. Son toucher était réconfortant. « Regardes-toi. » commença-t-elle en plongeant ses yeux noisettes dans le gris des miens.  « Tu t'es transformée en joli petit soldat. » Elle penche la tête pour me dévisager puis la redresse. « Toi qui n'était même pas capable de prononcer trois mots. » Je sers le poing du bras qu'elle tient. « Ne me dis pas que tu aurais eu le courage de les dire. » Elle me lance un regard tendre, mon cœur battait la chamade à un rythme effréné. « J'aurais tout fait pour toi. » Son étreinte se resserra autour de mon poignet. « Pourquoi crois-tu que je t'ai proposé ce pacte ? Je voulais juste être sûre que je pouvais compter sur toi. » Je frémis. « Tu ne sais pas ce que ça fait, de voir sa meilleure amie sur l'estrade et de ne pas pouvoir dire un mot. » Elle m'attrapa le second bras et hurla. « Et tu ne sais pas ce que ça fait d'attendre désespéramment ton aide et de te supplier du regard à chaque seconde s'écoulant qui t'annonce que ta mort est définitive !! » Mon cœur glacé se brise. Je viens de me prendre sa douleur en pleine face. « Ce qui est fait est fait. » dis-je entre deux suffocations humides de larmes. « C'est tout ce que tu trouves à répondre, bien sûr. » Je n'en peux plus, je veux que ça cesse. C'est alors qu'elle me serre dans ses bras. Mes yeux s'écarquillent. « Pourquoi ? » je souffle. « Parce que c'est ton tour de souffrir. » lâche-t-elle dans un souffle glacé. « Tu souffres bien plus que ce que j'ai souffert. Tu te tortures Oswin, chaque jour. En essayant de m'ignorer tu t'enfonces encore plus. Tu ne sais pas ce que tu veux, toi et tes crises débiles. Alors écoutes-moi bien. Plus de « je regrette ». Plus de « je vais le tuer pour toi ». Parce que tout ce que tu vas faire à présent sera forcément pour moi de toute façon. » Je hoche la tête mais elle n'a pas fini. Ses murmures dans mon oreille m'empêchent de prononcer un mot. « Oswin... vous n'êtes plus que huit... » Deux coups de canon résonnèrent, me faisant frissonner. Mais mes frissons se firent courts, car dans son étreinte chaude, je me sentais comme si rien ne pouvais m'atteindre. « Six. » corrigea-t-elle toujours avec des murmures doux. « Tu vas rentrer à la maison. Ou mourir. Dans tous les cas tu rentres, tu me rejoins. Mais sache une chose. J'ai laissé dans ma chambre un souvenir précieux. Il meurt là-bas, lentement, par le temps. Meurs, et mon souvenir mourra aussi. Tu es la seule à pouvoir le retrouver, Oswin. Parce que tu es la seule avec qui je l'ai vécu. Rentre, Oswin. Retrouve-le pour moi. Et viens me le raconter sur ma tombe, un samedi matin au lever du soleil. Je ne te pardonnerai jamais, parce qu'il n'y a rien à pardonner. Je ne peux t'en vouloir, je suis morte. Seul toi ose inventer ma colère envers toi. Pense à ce souvenir Oswin, va le chercher. » Elle me murmura une dernière chose à l'oreille, puis je ne sentis plus son étreinte. Elle avait disparu, tout comme le soleil. Je ne fis pas attention à ce qui m'entourait, je retournai simplement poser ma tête sur mon sac et fermai les yeux, m'abandonnant à ses derniers souvenirs.

Je hurlai. Son prénom fit écho autour de moi. Je m'étais redressée brusquement et, surprise, regardait autour de moi. Trishteh n'était pas loin. Il faisait sombre mais tout me semblait plus clair à présent. Il n'y avait là que le cratère et la corne d'abondance, pas de champ, ni elle. Il manquait tout de même quelque chose dans ce portrait de la réalité. Quelqu'un.

« - Où est Alina ? » demandai-je à Trishteh.

Elle me répondit qu'elle était allée chercher de l'eau et je me levai précipitamment. Elle est là-bas, dans la nuit, toute seule. Je veux aller la chercher mais la réalité s'affiche vite autour de moi. Je ne sais pas par où elle est partie et il fait nuit. Je m’assois aux côtés de Trishteh qui me tend un poisson pané chaud. Je la remercie, et le mange. C'est curieux, ça, les poissons panés. J'en ai pas mangé beaucoup dans ma vie mais je trouve ça très bon. J'aimerais en avoir tous les jours, mais j'ai dû mal à voir le futur ici. C'est ainsi que cette espèce de vision me revint en mémoire.

« - Est-ce que... tu as vu des choses toi aussi ? »


Demandai-je à Trishteh. Il avait fallu que je la vois. Pourquoi n'avais-je pas vu tout simplement une fée rose ? Ou je ne sais pas moi, un dragon sortir du volcan pour transformer la poudreuse en jacuzzi ?... Bloody hell. Je ne sais plus quoi en penser. Mais je crois qu'elle a raison, au fond. Elle ou mon foutu subconscient. Non, c'était elle, ça ne pouvait pas être une imagination de mon cerveau. C'était elle, oui oui ça l'était. Elle a raison. Je ne dois plus penser à ma culpabilité... et bien sûr en y pensant maintenant je ne l'écoute pas. Bon, d'accord. Tout ce que je fais à partir de maintenant est de toute façon pour toi alors autant ne pas en faire des tonnes. Je vais retrouver ce souvenir, d'accord ? Et je viendrais toutes les semaines te le raconter le samedi matin à l'aube. C'est rêver que de penser ça. Mais j'en ai marre de ne pas tenir mes promesses. Je vais tout faire pour celle-ci et je ne laisserais plus rien m'empêcher de prononcer quoi que ce soit. Je tourne la tête et aperçois une ombre derrière moi. En y regardant mieux je l'aperçois. Elle est debout et son regard est rivé vers un endroit précis. L'endroit où Alina siégeait encore quelques temps plus tôt.

« - Elle n'est toujours pas revenue. Je crois qu'il serait bien de lever le camp. Cet endroit commence à me foutre les jetons. »


Je jette un dernier regard à cette ombre cachée dans la nuit en faisant mes affaires. Après avoir pris une dizaine de minutes à tout ranger et à hisser mes affaires sur moi, hache et lance coincées suffisamment par mon sac à dos, je me tourne vers elle et lui adresse un sourire pâle, triste. Le temps est venu d'honorer ses promesses. Et surtout, de ne plus se comporter comme une victime. Car au contraire, il reste cinq autres personnes qui doivent rencontrer mon amie. Alors qu'il fait encore sombre, je pars à l'ascension des parois du cratère. Pour ne pas glisser, je me sers finalement de ma lance. J'ai mangé, j'ai dormi, il est temps de redescendre dans le froid pour un jour qui s'annonce sanglant. Je vois là comme le dernier jour de la seizième édition des Jeux de la Faim. Je serai peut-être morte à la fin de ce dernier. Il ne faut pas y penser pour le moment, je dois me concentrer sur le présent. J'ai à ma taille attachée avec une ceinture improvisée avec une pelote de ficelle trouvée dans la corne une rapière elle-aussi trouvée dans la corne. J'aurai gagné deux armes. Je dois en avoir quatre ou cinq. Cela ne m'aidera peut-être pas à tuer, mais ça peut toujours aider. Surtout que le glaive me sert en ce moment de protège-bras. La hache coincée entre mon dos et mon  sac empêche l'accès à mon cou et ma nuque. La lance me sert actuellement de bâton de marche. La rapière elle est coincée contre ma jambe avec la ficelle et maintenue par la ceinture. La rapière et le glaive ne sont pas trop lourds, la hache et le sac pèsent un peu mais j'ai connu bien pire avec les sacs de blés au District Neuf. Au moins je peux me vanter d'être résistante. Me vanter à qui ? Eh, je ne vois pas. Je ne me vois pas dire ça au dernier carrière encore en vie.

Quelques temps plus tard, nous sommes en haut du cratère. Plus qu'à descendre... new day, new death. Great ! J'avale ma salive en observant le paysage qui s'étend à perte de vue. Je vois au loin des immenses falaises se dresser, dépassant largement les deux forêts enneigées. Ce souvenir, tu sais, se trouve bien plus loin que ses grandes falaises là-bas. Et tu me demandes d'aller le chercher. Je l'ai promis. Qu'importe ce qu'il se passe aujourd'hui, on sera ensemble d'une certaine façon. Alors, allons-y. Ton petit soldat pathétique débute la marche dans l'obscurité. Trishteh me suit, je ne sais pas ce qu'elle pense et je m'en fiche. Je me sens étrange à l'idée de ne pas avoir Alina à mes côtés. Elle est quelque part en-bas, toute seule. J'aimerais la retrouver, j'aimerais la prendre dans mes bras et lui dire que tout va bien. C'est la seule personne que j'ai pu garder saine et sauve depuis le début. Elle m'a sauvé la vie aussi. J'aimerais la retrouver, la garder à mes côtés. Je ne veux pas qu'il lui arrive du mal. Je ne laisserai pas cela arriver.
Je sens en moi un réconfort en observant ce paysage. Puis vint une immense déception. Il fait nuit, l'arène est grande. Où a-t-elle pu aller ? C'est impossible de le dire. Alors il faut attendre, peut-être qu'elle revienne, ou au moins qu'il fasse jour. Je ne sais plus trop quoi faire à force, la laisser là-bas seule ou aller la chercher sans savoir ce que je fais. Il serait quand même plus prudent de dormir ici, on ne sait jamais, elle pourrait revenir au cratère pendant que nous serions en-bas en train de la chercher.



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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeJeu 9 Jan - 17:39




Keep your chin up, someday, there will be happiness again.

Trishin
 
L’hymne est enfin déclenché et il nous  éclaire d’une lueur blafarde, me perçant les tympans. Je jette un coup d’œil furtif aux visages qui s’affichent : les deux coups de canon étaient ceux du couple de carrière du Deux. Les voir dans le ciel me fait ressentir une intense satisfaction : il m’ont poursuivie avec Emily et l’ont tuée. Justice est enfin faite, il faudra que je pense à remercier leurs meurtriers. Je m’arrête toute seule dans mes pensées, horrifiée. Je n’ai jamais voulu la mort de quelqu’un et je commence maintenant ? Cette arène change vraiment tout le monde… Et, oh, je n'en peux vraiment plus !

Plus je l'attends, plus je commence à m'inquiéter. Elle avait à peine disparu de l'horizon que l'anxiosité avait commencé à monter. Ça devait maintenant faire deux heures qu'elle était partie quand Oswin se réveilla d'un bond en hurlant, me faisant sursauter. J'étais à des lieux d'ici, entre ciel et terre dans un endroit d'une chaleur humide. Opposé à ce froid transperçant et presque douloureux. Je la fixe un moment incrédule puis finis par détourner le regard, remarquant que fixer les gens de cette façon était malpolie. Quand elle me posa LA question sur Alina, je lui répondis que celle-ci était allée chercher de l'eau, voilà maintenant environ une heure. J'ai dit ça mais en fait, je n'ai aucune notion du temps et si je dis que ça fait une heure, ça pourrait tout aussi bien être une demi-heure ou bien deux heures. Ce qui fait bien sûr monter le stress encore d'un cran. En apprenant la nouvelle Oswin a sauté sur ses pieds pour finalement s'asseoir de nouveau avec une moue d'impuissance.
Pendant qu'on mange nos poissons panés le silence s'installe de nouveaux, revenu chez lui dans son pays de glace et de feu. Ici de feu.
Ma voisine le coupe à nouveau, d'une voix beaucoup plus tremblante que son cri et cette fois-ci je ne sursaute pas. « - Est-ce que... tu as vu des choses toi aussi ? ». Sa question me rassure tout de suite. Je ne suis donc pas la seule à qui il est arrivé des choses bizarres ces dernières heures. « Oui et pour le coup je me sens moins seule. » Je laisse échapper un rapide rire sec et nerveux, déformé par le stress qui me fait serrer les mâchoires et qui créer cette boule insupportable dans le ventre. D'ailleurs, c'est vraiment le stress ou autre chose ? Mon rire s'arrête tout de suite, et l'image qui s'est affichée à l'entrée de la corne quelques heures plus tôt – cette image morbide – se réaffiche devant mon regard. J'efface une grimace de ma bouche et tâche de l'oublier, cette maudite vision.
« - Elle n'est toujours pas revenue. Je crois qu'il serait bien de lever le camp. Cet endroit commence à me foutre les jetons. » J’acquiesce d'un hochement de tête, récupérant mon sac et quand même une couverture. J'ai déjà fait mes bagages, mes armes sont dans mon dos et après un dernier regard à ma blessure, je sais qu'elle est guérie. Je pousse un soupir de soulagement : ça c'est fait. Cette douleur n'a duré qu'une demi-journée, mais c'était franchement suffisant. Je fais jouer mon articulation et savoure la fluidité et l'aisance de ce mouvement qui quelques heures plus tôt me paraissait impossible même à imaginer.
Dix minutes plus tard, on quitte notre cocon laissant derrière nous notre feu encore allumé. Quand on se sera éloigné, je mettrais mon manteau déchiré à l'épaule et taché de sang maintenant séché. J'ai une écharpe et des chaussettes que je propose à Oswin, les miennes me suffisent amplement. Et l’on pourra prendre des pierres autant qu'il faut. Elles sont légères et réchauffent bien, merci à elles pour ne pas m'avoir fait mourir de froid la première nuit.

Puis silencieusement je m'attaque à la paroi. Je plus contente que je ne le croirais de quitter cet endroit, le squelette de la corne m'oppressait un peu. Les images du bain de sang n'avaient même pas eu le temps de ressurgir et il faut dire que j'avais tout fait pour qu'elle ne réapparaissent pas.
C'est tellement bien de grimper ce mur sans cette adrénaline stressante ni la douleur dans ce bras. Je retrouve ma mobilité perdue et un instant je suis dans ma forêt, chez moi au Onze. Je joue avec les appuis, les prises et l'apesanteur avec l'envie que ça ne s'arrête jamais.
Mais déjà j’arrive en haut et tends une main à Oswin pour l’aider à gravir les derniers centimètres. Puis le m’étale au sol, heureuse quoique essoufflée.
Après une pause suffisante pour reprendre un rythme cardiaque normal, on reprend la route, silencieuses. Tout droit en face de nous.
Je récupère quelques pierres et les fourrent dans mes poches : elles diffusent une agréable chaleur…
Quelques mètres plus tard, la blonde qui m'accompagne s'arrête. Elle a l'air harassée, et me dit qu'elle ne veux pas continuer plus loin. Il fait trop noir, on ne sait pas où chercher. On plante le camp ici, dans un endroit où la température reprend quelque chose de beaucoup plus normal. Elle n'est plus extrême, ni bouillante comme dans le cratère, ni glaciale comme dans le reste de l'arène. Un peu de normalité, même passagère me fait du bien. Le confort par contre et quelque chose de complètement inconcevable, ici. Des pierres partout.

Je prends un tour de garde, passant ma couverture à Oswin. Elle est déchirée, mais devrait un minimum faire l'affaire. Je suis bien reposée, et tout ce qu'il me manque en ce moment, c'est un ciel piqueté d'étoiles. Sa magie me manque, et je me surprends à fixer celui cotonneux que nous offre cet endroit des plus idylliques. Je soupire. La respiration d'Oswin est devenue régulière, signe d'un sommeil assez profond. C'est dans ces moments là que je me retrouve seule avec moi-même dans un calme impressionnant.
La jeune fille articule d'une voix douce et cristalline une légère chanson, d'un ton si bas que les micros doivent pousser au maximum pour l'entendre. Ceux qui sont encore devant leurs écrans à cette heure savourent ces quelques notes, et s'endorment peut-être dessus serrant oreillers, coussins, quelqu'un. La chanson ne se voulait pas partagée, mais elle l'est pour un public restreint, chanceux. Il y a trois ans ou une année et demi elle avait dit avoir une belle voix qui ne lui servirait absolument pas dans l'arène. Elle avait dit avoir peur de la mort donc peur des Hunger Games. Elle se retrouve dans l'arène, a donné la mort par deux fois et cherche maintenant du réconfort dans le désespoir. Elle en a marre, elle veut en finir.

Je m'étais évadée ailleurs entre rêveries sans fin et les paroles de la chanson. J'avais arrêté de les formuler à voix haute à la troisième fois, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne jouait plus dans ma tête.
Mon stress pour Alina s'était transformé un peu en rage. Elle ne pouvait pas imaginer qu'elle nous causait autant de peine. Enfin, que ce soit pour moi déjà, c'était assez puissant alors pour Oswin...
C'est d'ailleurs elle qui me sortit de mon esprit embrumé : sa respiration n'était plus aussi régulière qu'au début et après une inspiration beaucoup plus profonde qu'une autre, je me tourne vers elle. Elle est réveillée et me fait signe de dormir à mon tour. Je ne m'en prive pas et quand elle me tend la couverture, je me roule dedans et trouve tout de suite le sommeil, apaisée.
Dans mes rêves danse seulement un oiseau dans un pommier du District Onze. Il gazouille tout seul, transmettant joie et espoir à qui veut l'écouter. Le printemps est-il venu?

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Dernière édition par Trishteh Yeleen le Dim 12 Jan - 18:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeDim 12 Jan - 17:12





















 ❝ Oswinateh, le 9, le 10 et le 11 ❞
~Where am I ? You're dreaming, Oswin, because the truth was too terrible.~




En haut du cratère, il ne fait ni chaud ni froid. Juste un mélange des deux. Je dis à Trishteh que nous ferions mieux de dormir et je m'exécute sans expliquer quoi que ce soit. C'est vrai, pourquoi chercher dans l'immensité obscure alors que nous n'avons pas plus d'une chance sur un milliard de la retrouver ? Cela ne servirait à rien et même si ça me fait de la peine de la savoir seule là-bas sans protection, je ne peux rien y faire. Pourquoi diable est-elle partie ? Quelle idée lui est venue dans son petit esprit pour s'en aller dans la nuit ? Là où je ne suis pas là pour elle. S'il lui arrive quelque chose, je sais que je ne me le pardonnerai pas et pourtant ce n'est pas ma faute. Presque pas... j'aurais dû rester éveillée. J'aurais dû veiller sur elle mieux que ça. Mais Trishteh, elle était réveillée elle, pourquoi l'a-t-elle laissée partir ? Peut-être voulait-elle se débarrasser d'une tribut en plus, pour se rapprocher de la victoire ? Peut-être lui a-t-elle demander elle-même d'aller chercher de l'eau ? Ou pire encore, peut-être l'a-t-elle tué et j'ai dormi si longtemps et profondément que je n'ai ni entendu le canon ni l'hovercraft. Tout ceci n'a aucun sens. Trishteh n'aurait pas fait ça. Ou alors elle m'aurait tué aussi. J'ouvre les yeux, allongée au sol. Le ciel est brumeux, les étoiles scintillent entre deux nuages. Je me souviens encore des nuits où nous sortions toutes les deux en douce pour aller observer les étoiles. Ou les nuits où on dormait dans la tente, dans le jardin. On inventait des histoires, des autres mondes parce que c'était tellement fascinant ! Et même, je m'en souviens maintenant, du carnet. Celui où on écrivait en secret tout ce qui nous passait par la tête. Des histoires, des sentiments, des pensées, des chansons, et même des dessins ! Toute notre courte vie dans un monde où rien ne peut nous arrêter. Un monde imaginé de toute pièce où chacun est libre de faire ce qu'il veut. Il n'y a pas de roi, pas de président, en fait, juste nous deux. Parce que notre monde parfait à nous était un monde libre, et tout ceux que l'on connaît ne sont que des esclaves. Des petits cochons qui respectent les règles parce qu'ils ont peur. J'ai fini par en devenir un aussi. Et au Capitole, on se gave de porc. Notre monde a disparu le jour où tu es partie. Parce que mon monde n'existe pas sans toi.

Je finis par sombrer à nouveau dans le sommeil. Des souvenirs m'engendrent, moi là-bas, loin d'ici, prêt d'ailleurs. Je ne sais vraiment pas où je suis. J'appelle, on ne m'entend pas. Il n'y a rien qui m'entend en-bas. Qu'est-ce que c'est ? Une pomme. C'est une rivière rouge aux reflets jaunes. Des frasques grotesques sans liberté. Un oiseau sauvage vole sans destination. Rien de plus rien de moins. Nous sombrons dans l'oubli.

Je me réveille. Mes yeux sont ouverts et j'essaie de discerner si tout est bien réel ou non. Je tourne la tête, Trishteh est assise pas loin. Je lui fait un signe pour qu'elle dorme. Je m'assis, tranquillement, il fait bien nuit. Je ne sais pas combien de temps a passer. Deux trois heures je pense, je me sens reposée. Il faut dire que j'avais déjà bien dormi dans le cratère. Bien mangé aussi. Je m'écarte légèrement du camp pour me soulager. Puis je reviens et je m'assieds. J'observe les alentours en surveillance, me laissant légèrement divaguer. C'est notre monde maintenant, tu sais. L'arène... nous la connaissons toutes les deux. A croire que c'est ce qui nous a toujours attendu. La liberté n'était qu'un rêve.



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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeJeu 16 Jan - 18:36




Keep your chin up, someday, there will be happiness again.

Trishin
 
Dans mon sommeil je me retourne et une douleur aiguë me vrille les reins : j'ai un caillou pointu dans le dos. Je me réveille d'un coup, commençant par éjecter la pierre. Du peu que je peux distinguer, Oswin me tourne le dos et n'a pas l'air d'avoir fini son tour de garde. Je me remets en chien de fusil après avoir placé à nouveau la couverture pour qu'elle me recouvre complètement. Il fait encore noir, je n'ai qu'une envie, c'est retourner dans le monde idyllique de mes rêves.
D'habitude ils sont effrayants mais aujourd'hui c'est plutôt calme. D'un contraste mordant, presque ironique. Je soupire un coup, espérant retrouver le galion qui tranchait les eaux turquoises de sa proue noire.
Les ridules de l'eau forment comme un drapé déchiré tandis qu'une jeune fille se dresse sur le bout dehors goûtant l'air marin, sa main sur la poignée du katana, l'autre sur le genou. Elle caresse de son regard les roseaux qui ondulent sous la légère brise. Cette même légère brise suffit à remplir les voiles noires, propulsant le trois mâts à travers le marais. Sur le pont, l'équipage est aussi calme que la surface de l'eau. Seul s'agite le barreur, qui manœuvre entre les hauts fond. Ses beaux traits sont calmes, il est sûr de lui. Sur son front ne se montre pas le moins du monde la ride habituelle qui signifie l'inquiétude chez lui. Le capitaine connaît ces eaux comme sa poche : c'est le repère de la bande du galion noir.
Au détour d'une langue de sable bordée de roseaux apparaît un débarcadère et un ponton en bois vermoulu. La jeune fille se retourne vers le capitaine, souriante. Les marins, eux, se lèvent et commencent à aller chercher à grands cris de joie cordages et aussières. La demoiselle descend de son perchoir d'un bond souple et va rejoindre l'agitation du pont. La manœuvre est parfaite, les voiles s'affaissent presque sans un bruit tandis que sur le ponton sautent quelques uns de ces pirates, dont la jeune fille. On leur lance les amarres dont ils passent les boucles dans les taquets, stabilisant ainsi le vaisseau. Tout le monde va attraper son paquetage sur le pont puis ils courent tous en criant jusqu'au sable blanc qui marque le bout du ponton. Ceux qui n'étaient pas déjà pieds nus enlèvent leurs chaussures et plongent avec délice leurs pieds dans la plage rendue brûlante par le soleil. Certains s'attardent, d'autres passent tout de suite à la grande bâtisse noire qui leur fait face. Elle est adossée à un chêne aussi vieux qu'imposant.
La fille elle, a choisi d'aller se baigner tout de suite après avoir posé son sac dans la maison. En sous-vêtements, elle monte à nouveaux sur le pont, le traverse en courant et saute au dessus du bastingage. Son plongeon dans l'eau est silencieux et souple. Elle reste longtemps sous la surface et grâce à la transparence de l'eau on peu l’apercevoir jouer avec le sol et les coquillages qui le parsème.


C'est peut-être la tiédeur étonnante de l'eau qui me réveille. Je m'étire, satisfaite de mon rêve. Oswin s'est affaissée sur son rocher. Sa respiration est de nouveau tranquille. Je m'approche d'elle, lui plaçant la couverture sur les épaules, essayant d'être la plus douce possible pour ne pas la réveiller. Puis je m'adosse à la même pierre, m'étire en silence et attends.
Le soleil s'est presque levé, les nuages sont rouges sang. Beaucoup de sang a coulé cette nuit. Je vais laisser Oswin dormir encore un peu. Où est Alina maintenant ? Est-ce que la colombe est en danger ? Je soupire une nouvelle fois, énervée d'avoir pensé à elle. Nous sommes au matin du jour cinq et jamais ce tiraillement dans mon estomac n'a été aussi fort.

© Belzébuth

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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeSam 18 Jan - 15:36





















 ❝ Le Neuf et le Onze ❞
~Where am I ? It's just a dream, Oswin, because the truth was too terrible.~




Tick tock goes the clock. And what then shall we see? Je souffle. Le vent est fort, plus que moi. Je souffle. Les épis de blé se détachent du sol et dansent autour de moi. Je souffle, je n'en peux plus, ils s'envolent vers le ciel et je ne les reverrai jamais. Je ne peux plus souffler, je m'arrête, tombe et me mets à pleurer. Tick tock until the day that thou shalt marry me. Il n'y a plus que de la terre brune ornée de pierres grisâtres. Tout est parti, il n'y a plus qu'un champ dévasté comme après la bataille qui s'y fut menée. Je crie. « Where am I ? » Le vent me répond, souffle, laissant apparaître une voix douce, chantonnant. Tick tock goes the clock. And what now shall we play? Mes yeux se dilatent, il n'y a plus rien que les larmes. Je passe une main sur mon visage et le champ revient à mes yeux. J'ai beau hurler cela ne sert à rien. « Tiens bon, tout est bientôt fini. » j'entends cette voix. Différente de celle qui chante cette mélodie morbide. « Qui est là ?! » je crie. Et je n'ai qu'en réponse la suite de la comptine. Tick tock goes the clock now summer's gone away. La neige commence à tomber lentement sur ma peau. Bientôt le champ est recouvert de poudre blanche et je ne vois plus rien. La mélodie continue, plus forte, comme un cri de douleur dans ma tête. Tick tock goes the clock and all the years they fly. Tick tock and all too soon you and I must die. Tick tock goes the clock. He cradled her and he rocked her. Tick tock goes the clock, even for...

Je me réveille brutalement, prenant une longue bouffée d'air. J'étouffais sous la neige de ce rêve. Qu'est-ce supposé vouloir dire ? Et cette mélodie... d'où vient-elle ? Tick tock goes the clock... signifie-t-elle que je n'ai plus beaucoup de temps ? Je n'en ai pas l'impression pourtant, le temps s'écoule lentement et je ressens chaque seconde dans mes veines. Ce rêve après tout n'était qu'un rêve, la réalité n'en est pas un. La réalité est un cauchemar.

Le ciel est blanc, comme le paysage que je peux apercevoir du haut de ce volcan. Le jour s'est donc levé. Je fais un feu, prépare du blé. Si je dois mourir aujourd'hui, au moins aurais-je mangé du blé pour la dernière fois. Eh, en vérité, j'en ai rien à faire de ces principes. J'ai juste faim et maintenant qu'Alina est partie il en reste bien plus pour nous deux. Alina. Elle me revient peu à peu en mémoire. L'anxiété avec laquelle j'ai passé la nuit. Les nombreux coups de canon que j'ai « entendu » à force de penser à elle. Où est-elle à présent ? Elle n'est toujours pas revenue, je n'aperçois pas vie humaine dans le cratère du haut de ces murailles l'entourant.

« - Est-ce qu'il y a eu... »



Commençais-je pour Trishteh sans pouvoir finir ma question. Si jamais elle me répondait oui, je ne le supporterai pas. On doit la retrouver. On ne pourra pas survivre toutes les deux mais je dois l'aider coûte que coûte. Elle m'a fait confiance pour veiller sur elle et je l'ai laissée partir. Qu'importe le nombre de coups de canon que j'ai entendu dans mes rêves, aucun d'entre eux n'a pu être réel. Ce n'est pas possible. Ça ne doit pas.
L'estomac hors du ventre, je fais chauffer une ration de blé pour deux, mange ma part et tend la casserole à Trishteh. L'odeur et le goût du blé me réconfortait. Pourtant, je ne me sentais toujours pas en sécurité. En vérité, je ne la sentais pas en sécurité et je voulais la retrouver, l'aider.



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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeLun 20 Jan - 18:43

Encore un cadeau. Encore un parachute. Encore un peu de travail pour les organisateurs. Encore un peu de favoritisme de la part d’un capitolien. Encore un peu d’espoir et de soulagement pour le tribut auquel il est destiné. Encore un peu plus d’absurde dans ce monde. Encore un peu de toile. Encore un peu d’argent envolé dans les poches de l’état. Encore un peu de temps de calvaire gagné. Ce ne sont pourtant qu’un gant fourré, un cache-oreille et une paire de chaussettes destinés au tribut du Neuf ! Juste ça, rien de bien merveilleux en soi, et un message aussi court qu'un télégramme :  "Le district 9 veut un nouveau vainqueur. Et n'abandonne pas Alina en route. E."
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MessageSujet: Re: We laugh in the face of danger. * Oswinateh We laugh in the face of danger. * Oswinateh I_icon_minitimeJeu 23 Jan - 16:53




Keep your chin up, someday, there will be happiness again.

Trishin
 
L'inactivité me ronge. Je me lève d'un bond pour aller me dégourdir les jambes. Cela fait tellement longtemps que je ne les ai pas utilisées que j'ai des fourmis dans les pieds et que ma tête me tourne au moment où je me retrouve en station verticale. Je fais quelques pas puis sautille sur place en faisant attention à ne pas réveiller Oswin.
Elle a le sommeil agité, et je devine combien ç'a été dur pour elle de perdre Alina. Je ne sais pas depuis combien de temps elles sont ensembles mais ça ne doit pas dater d'hier. Les liens qui se tissent ici sont souvent plus intenses qu'ailleurs, peut-être dû au fait que ce sont les dernières personnes qu'on va croiser dans notre vie pour la plupart. Emily, elle a donné sa vie pour moi. Elle ne l'aurait sûrement pas fait en dehors de l'arène.

Oswin sursaute, me tirant de mes pensées avec un même bond. Je bute sur un caillou et manque de tomber par terre. Je me rattrape sur un genou avant de m’asseoir et de le masser. J'aurais sûrement un beau bleu, mais la douleur n'est rien comparée à celle que j'ai ressenti suite à la griffure de cet ours aux yeux si rouges. Rien que d'y penser à nouveau me fout un tremblement irrépressible et un pincement à l'épaule. Je croise les bras, passant mes mains sur toute leur longueur comme pour me réchauffer puis essaye de me rouler en boule, en position fœtale.
Puis je fixe Oswin, attendant quelque chose  de sa part. Elle a changé d'attitude, et je la regarde en baillant à m'en décrocher la mâchoire : elle est en train d'allumer un feu. Ses gestes sont précis, évanoui est son cauchemar. Je rajoute quelques branches au cône formé, histoire de faire quelque chose. Quand le feu est allumé, mon regard se perd à nouveau dans les méandres brûlant des flammes. S'y mêle une odeur de blé grillé, agréable et étrangement rassurante.
Je relâche ma prise sur mes genoux, adressant un sourire à la blonde en face de moi, rictus qui se transforme vite en quelque chose de maladroit et de triste. Un échec total. Je détourne le regard, pinçant les lèvres. Retenant une larme.

« - Est-ce qu'il y a eu... »

Je devine par son ton hésitant qu'elle me parle du coup de canon qui scellerait tout. Je lui fait non de la tête, sans toutefois lui faire face à nouveau. Je me sens coupable. Je me sens coupable de l'avoir  laissée partir. Je me sens coupable de la douleur d'Oswin. Et je ne sais pas comment me rattraper.
Elle me tend le blé que je mange rapidement. Cependant pas assez pour me brûler, non plus pour m'étouffer.
Il faut qu'on se lève, il faut qu'on bouge, il faut qu'on fasse quelque chose, il faut que je me rattrape.

« Tu... tu veux qu'on aille la chercher ? Elle s'est peut-être endormie en bas... »

Elle me fait signe de son approbation et on commence à ranger le camp. Je lui propose de prendre des pierres pour nous tenir chaud tandis qu'un bip se fait entendre. Il est marqué d'un 10, je le laisse à mon alliée. Le cadeau contient des chaussettes, qu'elle s'empresse d'enfiler.
Puis on reprend notre route à travers la caillasse.
C'est toujours aussi peut agréable de marcher là-dedans. Je préfère les racines.


© Belzébuth

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