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Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs]

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Noah Laurenson
+ Présentateur +


♣ Nombre de message : 414
♣ Date d'inscription : 01/04/2013
♣ Age réel : 21


MessageSujet: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Dim 11 Aoû - 6:34

Interview pour la seizième édition des Hunger Games




C'est un grand jour au Capitole. Une date marqué par l'importance des répercutions des choix que certains feront. Le jour J, le jour qui influencera la survie de vingt-quatre gosses, le poste de beaucoup de gens importants et le compte de banque des Capitoliens. C'est ce soir que les tributs devront sortir leurs meilleurs cartes pour se faire aimer du publique et Dieu seul sait à quel point ils doivent être aduler, si ils tiennent un tant soit peu à leurs misérables existences. L'année dernière fut une preuve pour moi, c'est nous, crème de la société qui décidons du gagnant des jeux. Lors de la dernière édition j'ai certainement sauvé Lucas Dnierp, vue le nombre incalculable de cadeaux que je lui ai envoyé. Je dois dire qu'une fortune fut investie dans ce garçon, mais je ne m'en inquiétais pas, j'ai du flaire pour deviner le potentiel des gens. Le garçon était quelque peu sous le choc à sa sorti de l'arène, quelque peu désagréable même, mais je ne suis pas rancunier, j'ai bonne espoir quant à l'issu de notre prochaine rencontre. Il doit  bien avoir réalisé avoir commis quelques mégarde à mon égare et il me doit tout. J'ai bonne espoir. Bref assez d'écart sur le sujet. Cette année, je devrai tendre la perche aux futurs combattants, pour les montrer sous leurs meilleurs angles, étant donné qu'ils auront besoin de soutien. Le nôtre, peuple qui a su pardonner, comme le ferait un père aimant, leur terrible bévue face à nos institutions. Je crois que l'exigence d'une offrande  provenant de leurs propre population, simplement deux spécimens, n'est que miséricordieux de notre part. Ils nous sont redevable, ils dépendent de nous. Pourtant, je m'attache à eux, comme un enfant s'attachant à la grenouille attrapée à l'étang lors de la sortie familiale. J'offre chaleureusement mon soutiens lors de leurs luttes et je me sens gratifié d'avoir contribué à la paix d'esprit que leurs offre la victoire.
Toute la semaine, j'ai travaillé à l'interview, prenant en note des questions et des détailles croustillants à divulguer, ne négligeant pas, par la même occasion de noter des solutions alternatives au cas ou un tribut ne se montrerait pas coopératif. Je suis prêt à noyer la salle sous un flot de belles paroles, éblouir mes chers concitoyens, ce sera pour moi ce soir un honneur. Je fais maintenant parti de la bande, je ne m'inflige plus aucun stresse par rapport à mes apparitions publiques, puisqu'on m'a maintenant pleinement accepté comme étant celui qui était simplement fait pour être là, du moins, c'est mon sentiment. J'ai déjà quelques favoris, mais je saurai le cacher ce soir, personne n'en aura vent, sauf peut-être Nate, parce qu'il me connait bien et il sait sans doute le type de force de la nature que je recherche. Du moins, j'en ai l'impression.

Les derniers préparatifs sont maintenant en œuvre, je fais un signe de tête à Edwin, l'un des caméramans, mon meilleur ami, pour lui faire sentir mon excitation. Ce soir c'est ma soirée, je serai le centre de tout, Panem en son entier verra mon visage s'imprimer sur ses écrans, n'y a-t-il pas aucun meilleur sentiment qu'un homme -mis à part l'orgasme- puisse éprouver? Quelques rectifications se font par l'entremise des doigts de fée de ma maquilleuse, je n'en vois pas l'intérêt, je suis déjà fantastique, mais la télévision a tendance à vous inventer des défauts que vous n'avez pas, donc je fais confiance aux doigts de la jolie blonde. Mon costume est fabuleux, c'est un complet qui ferait succomber n'importe qui, j'ai de la difficulté à contenir le fait que je suis sur le point de commencer à fantasmer sur moi même. Un veston bleu nuit, teinté de poussière d'étoiles, donnant l'impression d'avoir de larges épaules est posé sur mon haut de corps. Sur les manches, des plumes de pans sont fixés, suivant le moindre frémissement d'aire, le moindre de mes mouvements. Les reflets lancé donne l'impression que je suis une créature nocturne flottant entre deux galaxies. Le reste de l'habit est noir et sobre, comme n'importe quel complet qu'on retrouverait dans les districts. Ma styliste m'a expliqué que c'était pour qu'ils se sentent plus près de moi, plus à l'aise et je dois dire que j'admire l'ingéniosité de l'idée. Mes cheveux sont ramenés vers l'arrière, mais quelques paillettes y flottent, rappelant donc le veston. Perché sur une parcelle plus haute de la scène, je fixe le rideau, devinant les rangés interminable de sièges dans la salle. Un balcon, situé à un endroit stratégique de la pièce, est aménagé pour accueillir les invités de marque, comme les juges, les créateurs, les investisseurs, les sponsors, les grands bourgeois et autres. J'entends déjà le bourdonnement des conversations, l'euphorie est à son comble et l'émission débutera dans moins d'une demie heure. Les jeunes sont déjà attroupés dans une pièce adjacente à l'arrière scène, qui n'était pas séparé du devant pour le moment. Et moi, je transpire d'extase.

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«Puisse le sort vous être favorable!»
http://www.youtube.com/watch?v=qsUH7PcX0gE

Lorsque l'heure décisive fut affiché sur l'horloge, j'étais déjà en place sur la scène, assis sur un siège de cuir comme se voulait la routine. La musique annonçant traditionnellement le début des interviews fut lancé et une voit masculine et charismatique annonça ma venu.
-Mesdames et Messieurs, votre animateur de la soirée, Noaaaaah Laurenson!
D'un coup le projecteur se braque sur ma silhouette et je souris comme si j'étais agréablement surpris en faisant face à la foule, les cris montèrent en crescendo à l'apparition de mon visage. Sur des écrans géants, des photos de moi prenant la pause, riant et souriant, apparaissent en flash à tour de rôle. Les gens sont hystérique, c'est la folie des Hunger Games! Je me lève debout et tend les bras, comme pour enlacer le publique et ne vous imaginez même plus le brouhaha des sons stridents, ils sont pratiquement insupportables à ce stade, tout le monde est en délire.
-Mes amis, ce soir est un grand soir, en cette date, vous allez enfin connaître nos jolis tributs pour la seizième édition des HUNGEEEEEER GAMES. Une autre salve de hurlements et d'applaudissements envahissent la salle. Je reprend mon siège et d'un claquement de doigts, j'envoie le signal pour allumer les projecteurs sur les tributs assis à l'arrière de la scène, puisque ces dit tribut étaient jusqu'ici dans l'ombre. J'achève la populace à cet instant précis. J'attends que ça se calme un peu et je m'appuie sur l'accoudoir de la chaise. D'un bras, je fais signe au tribut féminin du district 1. Elle s'avance vers moi, comme à la normal les femmes de cette provenance sont resplendissantes.
-Alors Marina, je dois dire que tu es une femme pour qui j'ai éprouvé de la difficulté à cerner, pourrons-nous espérer te voir joindre l'équipe des carrières? Je souris à pleine dents et je l'écoute élaborer à ce sujet. Puis, je croise les jambes et je m'installe à mon aise sur le fauteuil.
-As-tu une stratégie en tête, sera tu prête à nous surprendre d'une belle façon? Je marque une pause, parce que vue ta beauté, je crois que les sponsors seront prêt à se jeter sur toi, je l'invite ainsi à parler d'eux, lui tendant une perche pour qu'elle puisse flatter leurs égo. D'un clin d'œil, je clos le sujet.
-Tu es une femme plutôt transparente pour une demoiselle provenant d'un district favoris, les mystères peuvent être un atout, joueras-tu la dessus? Qu'est-ce qui fera de toi une guerrière qui se démarquera des autres?
Le temps alloué est achevé, je lui fais signe de retrouver son siège, puis, je marque une pause d'une trentaine de secondes, histoire de laisser le temps à tout le monde de s'imprégner d'elle. C'est maintenant l'heure d'accueillir le garçon. Un beaux mecs qui saura briser les cœurs s'approche, laissant sa supériorité éblouir tout le monde. Puis il s'assit sur le siège à son intention.
-Zadig Nichoelson, mes chers amis! Dis-je en me levant et en lui serrant la main d'un aire amical, c'est le type de mec que l'on se doit en tant qu'animateur, de valoriser, le typique du favoris du sexe féminin. « Je dois dire que tu as su faire de l'effet, lors de la moisson, tu étais fais pour venir aux jeux, ça se voyait et que dire de ta tenue lors de la cérémonie, FA-BU-LEUX, aurais-tu des commentaires à faire la dessus? » Je l'écoute avec un intérêt démesuré, mais je suis détendu comme si je parlais à un vieil ami, il a du charme ce mec.
-Lors de la moisson, nous avons pu voir une jeune femme se frayer un chemin dans la foule en criant de la laisser passer. C'était ta sœur jumelle Avalon, je dois dire que ça m'a fait frémir, as-tu eu le même sentiment? Est-elle venu te voir avant ton départ? Que t'a-t-elle dit? Mon ton fut tout d'un coup plus doux et plus chaleureux, je n'ai pas à appuyer sur le dramatique, les carrières sont convaincu de pouvoir gagner, ce n'est pas en les faisant jouer sur le dramatique qu'il s'attireront l'approbation des gens. J'adhère à ses propos en dodelinant de la tête. Puis j'approche mon siège et je me penche un peu plus vers lui, sur le ton de la confidence.
-Entre toi et moi, mon ami, j'ai eu vent de certaines choses à ton propos et j'aimerais t'en parler. On m'a dit qu'il y avait une demoiselle dans ton cœur... je parle d'un ton plus intime, comme si deux mecs se parleraient de sujet sérieux en fin de soirée en sirotant une bière, une demande en mariage fut prononcé lors de votre dernière rencontre? A-t-elle accepté? Je laisse planer le suspense sur la salle, ça a dut être déchirant comme séparation, as-tu trouvé les mots pour la rassurer, car nous savons tous comment sont les femmes. Je fais un clin d'œil en direction de la foule, comme si on partageait tous le même secret quant à la fragilité de ces êtres. Un léger fou rire secoua les personnages haut en couleurs.
-Et bien ce ne sera qu'une séparation de quelques jours n'est-ce pas? Lors de ta victoire, n'oublies pas de nous inviter aux noces! La foule ovationne le garçon malgré la cloche qui signifie la fin du temps alloué.  
Je fais signe à la beauté sauvage du district deux de s'approcher. Elle avance sur d'elle et s'assoit à l'endroit désigné comme si s'était un dut, c'est bien digne de son mentor Chleo. Franchement, ces femmes m'épateront toujours.
-Ashe, cette Joconde de carrière, comment vas-tu? D'un coup, je change de tactique, j'entre dans le relationnel, si non, à long terme l'interview pourrait devenir barbante.
-Tu es une carrière de profession, une pro des couteaux, as-tu déjà choisis tes cibles? Dis-je d'un ton complice. Je ne veux pas de nom, je veux simplement titiller l'intérêt général, et si elle avait des plans?
-Tu sais, lorsque tu t'es portée volontaire pour Annabeth, ça nous a tous beaucoup touché et je crois que tout le monde serait d'accord avec moi. J'entends des murmures approbatif parcourir le parterre, Parles moi d'elle, qu'est-ce qui t'as poussé à faire ce que tu as fais? Quel est votre lien? Je l'écoute, je marque ses paroles par quelques mimiques expressives. Je dicte la conduite à suivre à la population. J'entends le publique s'émouvoir devant nous et je suis fière de l'effet produit.
-Par ailleurs, dis-je sur le ton de la blague, j'ai été drôlement surpris par les habits que vous avez porté lors de la cérémonie, pourrais-tu me parler de leurs signification? Ils étaient vêtu comme des hommes de l'âge de pierre, jamais un district n'avait eu autant d'audace, les réactions furent mitigées.
La cloche sonne, la fille retourne à l'arrière, laissant place à son compagnon. Un colosse aux cheveux foncé s'approche de moi. Je lance un aire exagérément apeuré aux capitoliens, leurs donnant la chance de se sentir inclus dans le tout, comme s'ils étaient assis avec nous sur la scène.
-Alors Garraty, à te voir, je sens que nous aurons du spectacle cette année, partagerais-tu mon avis? J'éclate d'un rire naturel pour détendre l'atmosphère. À le regarder, on s'imagine déjà qu'il ne donnera pas de cadeaux, sans doute un merveilleux investissement pour les sponsors.
-Tu ne laisses pas transparaître facilement tes émotions, si ce n'étais de ta carrure, jamais je ne t'aurais remarqué lors de la moisson. Un bon point, tu as toutes les cartes en mains pour surprendre tes adversaires. J'espère qu'il saura attrapé la bouée que je lui tend, parce que avec une froideur comme celle là, c'est difficile de se démarquer positivement.
-Ta famille te regarde surement à la télévision, aurais-tu un message à leurs faire? Ne sachant plus par ou me diriger avec lui, je lui donne le beau rôle, si il se plante, ce ne sera pas faute d'avoir essayé de l'aider.
Son tour s'achève, le public applaudit, c'est le tour du district trois. Tiens, ce sera intéressant, la fille a sue capter l'attention de bien des gens lors de la moisson. Une belle brune suave et sensuelle s'approche de moi, elle s'assoit et le publique semble tendu. Je ne dirai pas à voix haute son nom de famille, pour ceux qui connaissent les Neiva, cette jeune demoiselle serait une cible trop parfaite. Elle ne fera pas long feu ici, n'empirons pas son cas.
-Selena, une femme pleine de surprise, la moisson pour toi semble avoir été assez... éprouvante. As-tu repris du poile de la bête? Dis-je d'un ton engageant. Je suis là pour les présenter sous leurs meilleurs angles et en tant que présentateur, je ne dois pas la lancer dans la cage à tigres trop facilement.
-Le tribut qui t'accompagne aujourd'hui est, si mes informations sont bonnes, ton meilleur ami, avez-vous conclu une alliance? Le publique se raidit, les gens aiment ce genre d'histoires, peut-être réussiront-ils à oublier ses gènes. Je souris d'un aire rassurant, en espérant qu'elle ne tiennent pas trop de  ses parents.
-Lors de la 11ème édition, ta petite sœur fut sauvagement assassiné, es-tu ici dans le but de racheter la honte que cela a pus apporter à votre tutrice? C'est cruel, j'en conviens, mais ici, nous ne sommes pas du genre à mettre des gants blanc et le peuple ne remarquera pas le fil de soie sur lequel je me suis engagé. J'espère simplement qu'elle a de la répartie. Elle doit se montrer forte.
-Une dernière chose, j'aimerais connaitre les sentiments que tu as éprouvé lorsque tu as pris la décision d'intervenir quand le nom de la petite fut moissonnée! Je me radoucie, comme un grand frère à l'écoute, nous sommes ici pour le spectacle après tout. Le public est touché par la fin de l'histoire, c'est un bon point pour elle, pourtant, d'un point de vue personnelle mon cœur n'est pas porté à éprouver un quelconque attachement pour cette gamine. Les applaudissement se firent plus chaleureux. Je crois que nous avons fais du bon boulot. Je lui fais signe de s'éloigner et l'autre tribut comprend le message.
-Hugo Lynd, tu as de la chance d'avoir une amie comme la jeune femme ici présente, je crois que tu en es conscient, pourtant il te faudra de la force pour affronter les jeux cette année. À combien évalues-tu tes chances de remporter la victoire? J'appuie mon menton sur mon point d'un aire interrogateur, mais je sais déjà que les spectateurs seront sans doute déjà très attaché à ce garçon.
-Tu sais, tout le monde a ressenti ton malheur lorsque le nom de ta petite sœur Amy fut tiré lors de la pige, as-tu eu l'occasion de la voir avant de partir? Ils s'attendrissent, mais je ne dois pas abusé du plan émotionnelle, il passerait pour un faible et deviendrait une bonne cible pour les carrières. Claquant des mains pour remettre une ambiance plus enjoué, je me repositionne dans mon fauteuil.
-Nous avons tous très hâte de pouvoir t'encouragaux assister à tes retrouvailles avec cette douce petite, mais pour se faire, il faut gagner, dis moi, as-tu des plans? J'approuve ses paroles, puis la cloche sonne à nouveaux, le temps est écoulé pour lui.
Du district quatre, un tribut aux aires pré-pubère s'avança vers le siège. Il avait l'aire d'un petit garçon, il n'était pas le type que l'on s'attendait voir venir de ce coin de Panem.
-Matt, un jeune homme surprenant, tu as pris la place d'un de tes camardes âgé d'à peine deux ans de moins que toi, alors que tu ne le connaissais qu'un peu, peux-tu m'expliquer ce geste? Je me penche vers lui d'un aire paternel alors qu'il me parle, la dernière édition fut terrible pour les plus jeunes, donc j'éprouve un certain malaise face à lui. Je souris à ses paroles en me retournant vers le publique, comme pour dire: Non mais vous avez entendu? C'est incroyable, puis je le gratifie d'une tape amical sur l'épaule.
-Tu dois avoir des atouts à toi? Je sens que tu pourrais nous étonner dans l'arène, approuves-tu mes paroles? Demandais-je d'un aire inquiet. Puis je ris, comme si c'était un être super attachant, je sais qu'il s'attirera l'amour des sponsors plus émotionnelle.
-Racontes moi comment ta mère a réagis à ton acte, était-elle au courant de tes intentions? Les invités dans la salle son touché par la bravoure du petit, encore une fois, j'ai bien fais mon travail.
-Souhaitons une chance favorable à ce garçon mes amis! Une salve d'applaudissement se firent entendre, le district quatre est l'un des favoris, je ne m'inquiète pas pour lui. Il libéra la place pour l'interview suivante.
Une femme aux traits fins et à la beauté hallucinante sue capter mon attention en provenance directe du cinq. Je fais un signe à la foule pour souligner la grâce de cette enfant et je prend un aire faussement outré en  minant de ne pas avoir remarqué qu'elle avait observé mon geste. Cela déclenche des éclats de rire et le publique pu se désennuyer.
-Ma chère Llevana, avant toute chose, je tiens à te faire part du sentiment qu'a déclaré en moi ton costume lors de la cérémonie d'ouverture, il donnait l'impression que tu étais une goutte d'énergie, penses-tu être l'énergie qui déclenchera le divertissement pendant l'édition? Je lui souris d'un aire charmeur et tout le monde siffle en remarquant mon manège. La fille parle et je réagis à ces paroles comme un amant transis. La faire paraître comme une panthère sera un atout au près des hommes.
-On m'a fait part d'une liaison que tu as entretenu avec Roméo, est-ce toujours d'actualité? Je la laisse élaborer sur le sujet avant de poursuivre, pourrons-nous compter sur sa loyauté envers ses tributs ou devrons nous le garder à l'œil? Dans la salle, des éclats de rires complices se font entendre, la fille semble un peu mal à l'aise. Puisse-t-elle retomber sur ses pattes!
-Comment se porte ta mère depuis que ton nom a été pigé au sort? Elle explique, je l'écoute, ils compatissent, tous va pour le mieux. Et bien gagne les jeux et tu m'inviteras à prendre le thé avec ta chère génitrice? J'éclate de rire, comme si il allait de soit que je faisais partie de la bande. Puis, lorsqu'elle se se tourna pour repartir d'où elle était venue, je lance un regard sur son postérieur d'un aire ravie. Je l'ai rendu désirable aux yeux de tous!
Son compagnon un type de seize-ans prend place au près de ma personne.
-Bonsoir Mikhael, d'après mes informations, tu as choisis l'atelier de camouflage lors de ton entrainement, vas-tu te la jouer low profil pendant l'édition? C'est un tribut qui m'a surpris de par ses choix d'entrainements, la plus part des participants privilégie les plantes et les combats normalement. Je  me cale contre le dossier, écoutant sa réponse, cogitant le tout dans mon intérieur.
-Tu as travaillé toute ta vie dans la pharmacie que possédait ton père, tu as fais vivre ta famille orpheline par toi même, crois-tu que cela forge le caractère? Je pose la question d'un ton sérieux avec les sourcils froncé, pour donner de l'importance au moment. Je hoche la tête et approuve. « Tu es un brave mec! » dis-je d'un ton solennelle que l'on gratifia par des applaudissements. Puis prenant l'aire d'un enfant malicieux, je décide de poser la question qui tue:
-Je crois que ce genre d'informations titillent l'intérêt de tous, mais ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un pharmacien dans une occasion informelle. Ils nous arrivent tous de devoir acheter des trucs gênant dans ce genre de boutique, peux-tu nous parler d'étrange cas que tu as pus voir lors de ta carrière? Je souris, comme si je demandais le trucs qui pouvait provoquer le plus de malaises au monde et que je risquais de me faire claquer la porte au nez. Nous sommes tous curieux d'en apprendre plus et cela pourrait lui donner des points au près des investisseurs. Une fois la discussion terminée, c'est au tour du district six.
Des cheveux de feu, posés au tour d'un visage délicat, s'approchèrent de moi. La petite femme fragile s'installa tel une fée sur son banc. Un certain émoi parcouru la salle.
-Miss Galway, l'ainé d'une fratrie de quatre enfants, je suis ravie de faire ta connaissance et je pense que tout le monde ici partage mon avis! Sur ce, une marré de cries enthousiastes parcouru la salle. Laissant le temps à la demoiselle de placer quelques mots, je poursuis en ce sens: Tu as toujours eu l'instinct maternelle, je lui lance un regard discret pour signifier que j'appuie très fortement sur le mot, comment c'est pour toi de devoir jouer la petite mère au près de tes frères et sœurs? Les gens écoutent, tentant de comprendre, mais ce n'est pas le genre de chose que le peuple d'ici peut se figurer, surtout pas moi. Donc la réponse passe comme un coup de vent, sans plus de répercutions, pourtant, je n'ai pas joué mes meilleurs cartes.
-Tu as su briser plusieurs cœurs et beaucoup se demandent quelle est la nature de ton lien avec ton équipier? ...Ou partages-tu ta couche avec quelqu'un d'autre? Un petit silence prend vie, Il y a toujours de la place dans la mienne si ça t'intéresse! Je prend un aire faussement outré par mes propos en lançant un regard circulaire sur la salle, mon expression exagérer déclenche plusieurs éclats de rires. Laissant le temps à tout le monde de reprendre leurs souffle, je tire encore une fois mon siège prêt de l'invité, j'ai un air sage et je lui prend les deux mains.
-Si je te poses une question, te sentiras-tu la force de nous répondre de la manière des plus sincère? Des murmures se firent entendre. On s'inquiète pour toi ma belle amie, les docteurs ont remarqué des comportements... typiques pour ce genre d'état. La tension est palpable, le Capitole retient son souffle, s'attendant au pire. Tu es enceinte Seirina, en es-tu consciente? Que feras-tu de tout ça? Un silence de mort, puis un cris dans la salle, une femme à dut prendre en compte les enjeux pour la belle rousse. Je lui serre les mains pour lui témoigner de la compassion, puis je me lève, la forçant à me suivre d'une main. Je conclu en lançant un regard d'un bout à l'autre de l'endroit.
-Mesdames et messieurs, voici le premier cas dans l'histoire de Panem, VINGT-CINQ TRIBUTS POUR CETTE SEULE ÉDITION!! Hurlais-je avec de l'entrain en encourageant les applaudissements. Ils sont en délire et se lèvent debout pour l'acclamer, mais quel fantastique rebondissement! Puis sont temps fut écoulé et l'autre tribut se dirigea vers l'avant scène. Je replace le fauteuil de cuire, puis je m'assois et m'installe nonchalamment, comme pour écouter un film en regardant le mec qui me faisait face. Son corps porte les marques de l'abus d'alcool, je le sais, étant moi même fort sur ce point.
-Emrys, un homme plein de courage, je t'admire beaucoup. Tu as épargné la douleur de perdre son frère à ton amie, pourrais-tu nous dire quel furent tes émotions à ce moment de la moisson? Je l'écoute patiemment, je commence à trouver ce genre d'histoire redondante, mais je garde mon entrain habituelle.
-Tu es le type de mec qui aime faire la fête et boire de l'alcool n'est-ce pas? As-tu pus goûter à ces joies depuis ton arrivé au Capitole? As-tu fais des folies? Un rire gêné parcourut les spectateurs, qui se remémoraient sans doute leurs écart lors de soirées bien arrosées.  J'espère entendre une histoire plaisante ou du moins, qu'il est l'intelligence de parler d'un autre événement semblable.
-As-tu établis ce que tu ferais dans l'arène? Resteras-tu au près de Seirena, comme nous l'a laissé croire votre étreinte lorsque le destin à décidé de vous propulser plus rapidement sur le chemin de votre existence? Nous sommes tous suspendu à ses lèvres, ce genre d'équipe ferait feu dans la capitale de Panem.
-Le temps est malheureusement déjà écoulé et puisse le sort vous être favorable district six.
Par la suite, une jeune femme, avec pour mentor une amie à moi, vint poser son derrière sur la chaise des tributs.
-Morgane, nous avons tous une question pour toi, étant donné que la ressemblance entre vos deux visage est troublante, serais-tu parente avec notre chère Lucia par hasard? Elle répond et je souris, merrrrrrveilleux, n'est-ce pas une belle histoire mes amis? L'ancienne appuiera la seconde, trouves-tu cela excitant? Je me débrouille bien depuis le début, ils ont bien fais de me donner le beau rôle dans l'histoire, je peux sans doute me venter d'être le meilleur présentateur que l'on a eu pour les jeux. Oui vraiment, j'aime ma vie.  
-Dis moi, as-tu une idée de ce qui ferait de toi un tribut plus attrayant pour nous qui regarderons les jeux? Pourquoi devrions-nous investir et croire en toi? Je la met un peu en danger en lui lançant ce genre de question, mais j'ai la vague impression que son mentor fut bonne pour elle et qu'elle saura faire du bon spectacle. Pour quelqu'un de brillant, ce type d'opportunité est une mine d'or. Et ding, la cloche a sonné, son tour est déjà finis.
Un petit homme pris la place du combattant précédant, je le fixe d'un aire accueillant, car après tous, tout le monde connaissait ma préférence délibérément publique pour Lucas lors des derniers jeux. Je souhaite donc acheter la paix.
-Vladimir, je dois dire que je suis content de te voir ici, la dernière année fut éprouvante pour toi, tu as perdu ton meilleur ami Terry Keurg lors des jeux, as-tu des mots à dire à son sujet? Je le laisse parler, pour qu'il se fasse remarquer, si un tribut de son district c'était rendu si loin, pourquoi pas lui? Et quant à Mia, était-elle ton amie aussi, ou ne la connaissais-tu que grâce au mec mentionné précédemment? Il parle et il éveil une sorte de curiosité chez beaucoup de gens. C'est déjà très bien!  
-As-tu un talent particulier quant à l'art du combat? As-tu déjà pensé à la technique pour te rendre en final? Ça, ça promet d'être très intéressant, le gosse qui suit les traces de son meilleur ami, pour le coup, c'est presque dommage qu'une arène ne soit jamais utilisé plusieurs fois. Ça aurait fait un combat épique, Vladimir contre un ennemis, à la place même ou l'ancien tribut est décédé.
-Si non, parle nous un peu plus de ta personne, à quoi ressemble ta vie chez toi? J'ouvre de grands yeux, faisant mine d'être surpris, mais pourtant, c'est le même type de baratin que nous sert chaque gosse. Rappelles toi toujours mon garçon, Terry n'était pas vue comme un favoris, on avait presque tous oublié son existence pendant les jeux, pourtant il s'est rendu loin. Je crois que ce pourrait être le même cas pour toi! L'invitant maintenant à débarrasser le plancher, je fis signe à la fille du huit d'approcher.
Une nouvelle rousse, s'avança sur la scène. On savait déjà tous qu'elle avait des formes attrayantes depuis la cérémonie d'ouverture lorsque l'on avait pus découvrir sa tendre poitrine grâce à un beau décolleté.
-Emily, tu as été époustouflante lors de ton entré en char au Capitole, dis moi, l'idée de lâcher tes dagues et de grimper sur les rebords du moyen de transport fut ton idée ou on t'avais indiqué la piste? Quelques sifflements admiratifs se firent entendre et les hommes s'agitèrent. Je souris d'un aire ravis et je me tais quelques instant, histoire que l'attention soit sur elle.
-Tu as eu un passé assez chargé, j'ai cru comprendre que tu étais une bergère mortelle par chez vous, crois-tu être avantagé par rapport aux autres concurrents? Le public s'excite, espérant goûter encore une fois à la science de Billie Goldsnow. Le sang enivre toujours l'humain.
-Je crois que nous aurons beaucoup de plaisir avec toi cette année, mais dis moi, as-tu d'autres talents propre à toi? Autre que d'être une tueuse sexy? Un truc plus... personnel? Il est toujours bien de sortir du contexte de l'entrevue, pour que les gens puissent se sentir plus prêt de leurs futurs protéger, pour voir que lui aussi à des intérêt et des ambitions. La cloche retentit, les applaudissements se firent entendre et elle laissa place à son partenaire. Un mec sombre et blasé instaura un froid sur la salle. Je me racle la gorge dans le but d'enrayer le malaise.
-Mathys, tu es un mec hors du commun, tu t'es porté volontaire à la place de ton frère, mais … entre toi et nous, c'était plus que ça, pas vrais? Il y a une sorte de tension dans la salle, j'espère qu'il trouvera une façon d'acheter leurs amours, puisque comme n'importe qui lors des interviews, lorsque vient le tour des districts intermédiaires, le publique commence à s'ennuyer. Et avec tes parents, si je suis bien sur la bonne piste, ce n'est pas la joie, non?  
-Sur une échelle de un à dix, le dix comme étant le meilleur, à combien évaluerais-tu tes chances de gagner et pourquoi? On tend tous l'oreille, on applaudit.  Je me tortille, mes jambes me hurlent leurs besoin de se dégourdir, mais je les obliges à patienter.
-Quant aux armes, en as-tu une de prédilection?
Une fois son temps écoulé, il doit quitter l'avant scène et retourner dans l'ombre, blasé, je lance un regard aux tributs restant, tentant de m'obliger à garder contacte avec ce que je fais, pour que chaque tribut est quelque chose de valorisant à démontrer ce soir.
Une petite blonde me rejoint maintenant sur le plateau, originaire du neuf, sont visage garde des aires plutôt enfantin.
-Bonjour Oswin dis-je d'un ton chaleureux, aurais-tu quelque chose à partager avec nous aujourd'hui, quelque chose que tu aimerais faire savoir sur toi? Je parle d'un aire attendrit, je me rappelle l'histoire de cette fille et je suis content de pouvoir la présenter à la populace.
-Il y a quelques années ta meilleure amie est décédé lors des jeux, peux-tu nous parler d'elle? Et elle raconta, la foule était suspendue à ses mots. Vous aviez fais un pacte n'est-ce pas? J'aimerais en savoir plus. Et lorsqu'elle poursuivit sur le sujet, les êtres hauts en couleurs se lamentèrent et pleurèrent son sort. Le public se sent émotif ce soir, je peux en témoigner.
-Donc j'imagine que tu as envie d'accomplir une sorte de preuve, qu'au moins tu pourrais gagner pour vous deux, je me trompe? La petite sue conquérir les cœurs avec son histoire et c'est sur un silence émue qu'elle fit place au prochain tribut.
Une nouvelle blonde donnant l'impression d'être un joli bout en train fit son apparition à mes côtés, c'était la fille du dix.
-Alina, on m'a dit de toi que tu étais une fille plutôt rêveuse, voudrais-tu me parler de ton plus grand rêve? Je lui lance un regard incertain, comme si je craignais qu'elle m'envoie boulé. Pourtant la petite s'ouvre à moi comme d'un rien. M'appuyant sur mon point, une fois calé confortablement dans le cuire, je poursuivis les questions.
-Comment me décrirais-tu ta vie familiale, penses-tu que ce serait une bénédiction pour eux si tu gagnais les jeux et ramenais l'argent à la maison? Je me caressais la barbe du bout des doigts d'un aire pensif.
-On raconte que ton mentor Maya a la fâcheuse tendance à vouloir détruire les gens psychologiquement, si tu pouvais la remettre à sa place ou lui prouver n'importe quoi ce soir, ce serait quoi? Ils sont tous intrigués, les tendances cinglés de son mentor ne sont pas un tabou ici. Je regarde le public, il commence à être blasé à un haut point, je le comprend, il ne reste que les districts dont tout le monde se fiche. Elle quitte la scène et est presque aussi tôt remplacé par la fille du onze.
-Ma belle Trishteh, tu as vraiment joué du coude pour participer aux jeux cette années, te démarquant des autres par le simple fait que tu as nourris ton district en entier grâce aux tesserae, as-tu quelque chose à dire la dessus? La curiosité des autres fut immédiatement piqué, je savais déjà quelle risquait de devenir l'une des favorites. C'est une sorte de grande âme pour son peuple.
-As-tu des compétences dans l'art du combat, crois-tu pouvoir remporter la victoire? Soudain très attentif, mes yeux se fixent sur elle, dans l'espoir d'en capter plus qu'elle consentirait à m'offrir.
-Tu étais la meilleure amie de Seed Holt, peux-tu nous parler de la formation de votre amitié? Je laisse un blanc, pour lui laisser le temps d'expliquer, si tu pouvais lui dire quelque chose, là tout de suite, ce serait quoi? Encore une fois, les sentiments attendris des capitoliens se manifestent. Puis, prenant un air sérieux, je continue en ce sens.
-En veux-tu à Lucas, pour le dénouement des derniers Hunger Games? Une autre sorte de tension se fit sentir, nouvelle en cette soirée, c'est un bon point, c'est le genre d’événement marquant qui pourrait contribuer à sa survie. L'appuyant de par le fait même, des applaudissement spontanés se firent entendre et je me sentis ravis. Elle repart à sa place et la dernière offrande humaine fit son apparition. Je remue, espérant faire circuler mon sang plus facilement dans mes jambes.
-Katrosy, il est d'intérêt publique que le douze n'a jamais été l'un des districts des plus... attrayant, lors des jeux, comment répondrais-tu aux gens qui oseraient prétendre que tu n'as aucune chasse de survie? D'un coup, je vois plusieurs têtes se redresser, si elle sait les intéresser par la parole, elle aura déjà gagné une première victoire.
-Tu as déjà la capacité de chasser, penses-tu pouvoir mettre cela à profit dans d'autres sphère que la nourriture? Peut-être saura-t-elle se montrer féroce, imaginez l'espace d'un instant, qu'une gamine comme celle là, puisse se joindre à l'équipe des carrières. Je trouverais cela des plus subjuguant, mais je serais étonné si les événements prenaient une tournure semblable.
-As-tu quelque chose à ajouter, une information inconnue sur toi qui pourrait nous plaire? Allez ne te gênes pas, nous sommes tous tes amis ici! Ce fut la fin de mon échange avec elle, puis je la suivit du regard lorsqu'elle quitta l'avant scène.

D'un coup, je me lève, quittant ainsi ma position assise, mes membre me foudroie de remerciements. Je prend un aire conviviale et je m'adresse pour la première fois depuis le début de l'entrevue, directement aux spectateurs.
-C'est déjà fini pour ce soir, vous en savez maintenant assez sur nos petits protégés! Laissons-en un peu pour l'arène, histoire de ne pas être ennuyés devant nos écrans, les derniers mots déclenchant quelques éclats de rires. Je vous souhaite à tous une joyeuse édition des hunger games! Les hurlements reprennent de plus belle, les applaudissement comblent le vide que produisait le peu de calme que l'on aurait pus détecter. L'édition était maintenant lancé et je sentais, tout comme mes compatriotes, l'euphorie face aux événements à venir. J'applaudissais moi même les tributs, qui quittèrent la scène en fil indienne comme des moutons docile. Le rideaux tomba devant mon visage béa. Ma soirée venait de s'achever sur le plan international! Il ne me restait qu'a fêter le grand jours avec des amis. Peut-être aurais-je même l'envie folle de contacter un certain mentor de passage au capitole pour bien finir la nuit.
Puisse le sort m'être favorable.


Spoiler:
 

_________________
Noah Laurenson

Je suis le meilleur, le plus grand et le plus fabuleux.
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Dim 11 Aoû - 12:33


Oswin Jeaper-District Neuf



Lorsque l'on vint me dire qu'il était temps de se préparer pour l'interview, j'eus tout de suite envie de retourner me coucher. J'étais un peu réticente à l'idée de passer à la TV devant tout Panem. Mais au final, ce n'était pas plus mal. Les Capitoliens se sont suffisamment fait de fausses idées sur nous les tributs, il serait temps de tirer tout ça au clair en leur montrant notre vraie nature. J'avais revêtu une robe sur ordre de mon styliste et l'on m'avait emmené dans une pièce derrière la scène. L'émission n'avait pas encore commencé et l'équipe s'affairait sur le plateau. Je sentais l'agitation autour de moi mais je n'en étais pas anxieuse pour autant. Il me suffirait d'être moi-même et de répondre honnêtement aux questions.

L'émission commença et le premier tribut monta sur scène sous les acclamations du public. Je réfléchissais à ce que je pourrais bien dire lorsque mon tour sera venu mais rien ne me vint et je décidai de laisser tomber. Je dirais ce qui me viendra et puis je ne peux pas deviner les questions que le présentateur va me poser. Seulement une question trottait dans ma tête : Que se passe-t-il en ce moment au District Neuf ? Sont-ils devant leur écran ou bien encore en train de travailler durement pour pouvoir manger ce soir ? Parfois, nous finissions le travail tard. Je me rapelle quand je rentrai chez moi la nuit à la fin d'une longue journée. On voyait bien les étoiles qui brillaient là-haut et il m'était déjà arrivé de voir une étoile filante. Je n'avais pas fait de souhait, je ne voulais rien d'autre que ce que j'avais déjà. Il m'arrivait aussi de sortir dans mon jardin en pleine nuit pour aller m'asseoir sur le perron. Il y avait un couvre-feux mais puisque le jardin fait partie de la maison, cela ne posait pas de problème. Un soir, j'observais le ciel et je crus voir son visage un instant. Je m'étais sentie mal et j'étais tout de suite rentrée me coucher. Les remords ne partiront jamais. Le lendemain matin lorsque je m'étais réveillée, les souvenirs de la veille s'étaient transformés un simple mauvais rêve. Et j'étais repartie pour une nouvelle journée bien remplie.

Le tribut garçon du District Quatre venait de passer. La fille du District Cinq entra en scène et bientôt ce fut au tour du District Six. Du peu que j'avais écouté des interviews, j'avais  entendu des choses intéressantes. Apparemment, une des tributs serait enceinte. Je n'étais pas sûre d'y croire, en fait, je m'en fichais. Qu'elle soit enceinte ou non, elle essaiera de me tuer. Je pris une bonne respiration qui pouvait ressembler à un soupir et attendit encore les quelques District qui devaient encore passer. Alors que le District Sept reprit le chemin de son étage et que le District Huit commençait son tour, je sentis la tension monter. Ce sera bientôt mon tour. J'écoutais attentivement et plus encore lorsque ce fut le tour du garçon pour être sûre de ne pas rater mon nom. Mon but n'était pas de me ridiculiser.
Mon nom fut enfin appelé et je montai sur scène. Il y avait du monde dans la salle et les caméras étaient braquées sur moi. La lumière qu'envoyaient les projecteurs était si forte que je ne voyais pas clairement le public. Je m'assis sur le fauteuil et souris au présentateur. Que l'interview commence.

"-Bonjour Oswin, aurais-tu quelque chose à partager avec nous aujourd'hui, quelque chose que tu aimerais faire savoir sur toi ?"

La première question venait d'être lancée. J'avais bien quelque chose à dire mais je n'étais pas sûre de le vouloir. Cependant, c'était peut-être la dernière fois que je pourrais en parler donc de toute façon, autant balancer.

"- Bonjour Noah. Je suis quelqu'un qui a l'air de se fiche de tout, quelqu'un que personne ne peut toucher. Mais la vérité, c'est que mon coeur est blessé. Et c'est ce qui fait ma force."

J'avais affiché un petit sourire tout du long excepté pour l'avant-dernière phrase. Vint la deuxième question.

"-Il y a quelques années ta meilleure amie est décédé lors des jeux, peux-tu nous parler d'elle?"

Il avait touché juste. C'était la corde sensible de mon existence. Je me doutais bien que cette question surgirait à un moment donné dans l'interview. C'est une des seules choses intéressante de ma vie.

"- Elle était comme une soeur pour moi. Voir même encore plus importante. Nous étions la force de l'autre et elle était toujours là pour me donner du courage. Aujourd'hui encore elle continue à me donner la force d'avancer. Mais vous savez, toute histoire à sa part d'ombre et, cette part d'ombre, c'est moi."

J'avais déclarer ça d'un ton sincère, je n'allais pas mentir ou essayer d'être quelqu'un que je ne suis pas. Je ne veux pas seulement faire honneur à mon District ou encore à elle, mais aussi à moi-même. Je ne mentirai plus. Sauf si ce que je voudrais dire risquerais de détourné le public de moi. Le but est de les éblouir, alors éblouissons-les.

"-Vous aviez fais un pacte n'est-ce pas? J'aimerais en savoir plus.

- Bien sûr. Je ne cacherai rien de cette histoire en essayant de rejeter la faute sur quelqu'un ou quelque chose d'autre. La seule fautive dans cette histoire, c'est moi. Nous avions douze ans et c'était notre première Moisson. Comme tout enfant que nous étions, nous avions peur. Peur de quoi à votre avis ? Allez savoir... alors nous avions décidé de faire un pacte. Un pacte pour prouver nos valeurs et notre bravoure. "Si l'une de nous est tirée, l'autre se portera volontaire pour elle." Oui, c'est un peu superficiel comme pacte. Et pourtant, elle a été choisie. Je la voyais sur l'estrade me rapeller du regard notre pacte, me suppliant de me porter volontaire. Et qu'ai-je fait ?... Rien du tout. Je l'ai regardé partir et sur la fin, mourir. Je me suis conduite comme une lâche et je le suis toujours."

Il n'y avait pas un bruit après cette petite histoire. Seul le présentateur brisa le silence.

"-Donc j'imagine que tu as envie d'accomplir une sorte de preuve, qu'au moins tu pourrais gagner pour vous deux, je me trompe?

 - Non, c'est bien ça. Mais en fait... je crois que je ne veux pas gagner seulement pour elle. Je crois, qu'il y a quelqu'un d'autre pour qui je voudrais gagner. Il était le seul à savoir en dehors de mon frère qui avait assisté à notre pacte et elle. Je crois... que je voudrais gagner aussi pour lui. En l'honneur de celle que j'ai lâchement abandonné, en l'honneur de celui qui porte mon souvenir, en l'honneur du District Neuf."

Je sentais la broche cachée sur moi. Je ne voulais pas m'en séparer car elle me venait de lui et de mon District. L'interview avait été assez difficile a gérée. Répondre à toutes ses questions... sans bien sûr exposer sa haine pour les Jeux et le Capitole. J'avais quitté le plateau sous les applaudissements et rejoint ensuite mon étage. Retrouvant une tenue relativement normale, je repensais à ce que j'avais dit en me demandant si j'avais bien répondu. Pour moi, oui. Je ne savais pas ce que pensait le public mais ce qui comptait, c'était que je sois sûre d'avoir dit ce que je voulais dire.
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Llevana Bidane
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Mar 13 Aoû - 9:42


interview 
Interview
Avec mon sourire je te séduirais et avec mes mensonges je te mettrais à mes pieds


 




C
’est stressant. C’est effrayant. C’est excitant. C’est affreux. C’est merveilleux. C’est… un jeu. Un jeu dans lequel on se bat. Un jeu dans lequel on se détruit. Un jeu dans lequel on  oublie d’être humain. Un jeu dans lequel on montre ses forces. Un jeu où la victoire est une chance et un miracle. Un jeu national, un jeu épique, un jeu qui restera dans les annales. Monstrueux et inhumain, beaucoup l’adore, beaucoup le chérisse et beaucoup l’admire. Ils aiment tous regarder mais aucun n’aime y jouer. Personne ne veut risque sa vie pour si peu, mis à part quelques exceptions. Etrangement, toi qui hais ces tournois de la mort, tu te surprends à les apprécier de plus en plus. Effrayant mais si attirant. Tu veux y jouer et y participer. Tu veux regarder et assister. Tu veux gagner ou perdre. Tu aimes les étincelles, les lumières, l’ambiance qui règne dans tout Panem. La fête entre dans tout ton corps pour venir détendre tes cellules nerveuses. Tu adores ça. Tu détestes ça. Tu n’es pas une de ces bêtes qu’on lâche dans l’arène voyons ! On ne t’a pas bourré le crâne avec des idioties ! Tu sais penser par toi-même, tu arrives à savoir ce qui est bien ou mal et ça, c’est mal.

Tu regardes les tributs à l’écran. Magnifiques, peureux, effrayant ou ingénieux dans leurs gestes ou leurs manières, tu essayes déjà de retenir chacun des mots qu’ils prononcent pour pouvoir trouver leur faiblesse dans l’arène. L’interview n’est pas seulement un plus pour vous, mais aussi un moins. Dévoilant ainsi les tares et blessures des uns et des autres, il est difficile de les cacher ensuite. Et puis un personnage trop dure serait difficile à faire apprécier aux sponsors, tout comme un personnage trop moue. Il faut le juste milieu et tu t’acharnes à le trouver. Inconsciemment, tu réponds aux questions que le présentateur pose à tes adversaires. Tu te demandes ce que tu aurais répondu à leur place, ce que tu aurais fais, ce que tu aurais évité. A plusieurs reprises, tu penses différemment que les autres mais peut-être est-ce à cause du sujet trop douloureux pour eux ? Tu ne sais pas mais tu gardes en mémoire ces questions pour peut-être t’en servir dans l’arène.

« Souhaitons une chance favorable à ce garçon mes amis! »  Plongée dans tes pensées, tu n’as pas remarqué que tu n’étais pas spectatrice. Tu as oublié que tu dois aussi monter sur la scène. Quand un homme te demande de venir rejoindre Noah Laurenson sur le plateau, tu sens ton cœur battre la chamade. Tes mains deviennent moites et tu sens une bouffée de chaleur te reprendre. Avant, tu aurais très bien pu éclater en sanglots, là, maintenant, mais c’était avant. Aujourd’hui, tu es plus forte, tu es plus dure et plus adorable. Il faut qu’on t’aime, il faut qu’on croie en toi. Alors, tu reprends courage et sors ton sourire le plus beau. Tu t’avances vers le présentateur, tes talons claquant le sol d’une manière sûre. Lorsque tes yeux se posent sur lui, tu remarques ses gestes pour souligner ton corps. Tu rougis légèrement mais fini par froncer les sourcils d’une manière ironique. Le publique rit et tu te détends tout de suite. Ils ne sont pas méchants finalement, ils veulent juste du spectacle. Tu t’assois à côté de Noah, gardant un sourire tout à fait aimable sur ton visage. D’un geste tu croises les jambes et poses tes mains gracieusement sur ta robe de jais aux motifs de lumières. Encore une bonne idée de ton styliste que tu apprécies. Tes cheveux, attachés en boucles sur la droite, tombent comme une cascade sur ta peau blanche. Une blancheur qui ne saurait être souillée par le sang dans quelques temps. Mais aujourd’hui, ta beauté doit t’aider à être la plus forte.

Alors, tu te sens bien. Le publique n’existe plus pour toi et il n’y a qu’un dialogue entre Noah et Llevana. C’est simple en réalité. « Ma chère Llevana, avant toute chose, je tiens à te faire part du sentiment qu'a déclaré en moi ton costume lors de la cérémonie d'ouverture, il donnait l'impression que tu étais une goutte d'énergie, penses-tu être l'énergie qui déclenchera le divertissement pendant l'édition? » Alors c’est le vide. Tu dois répondre là ? Hein ? Tu sens la panique ressurgir en toi, rendant tes paumes moites et ton souffle court. NON ! Reprends toi ma petite ! C’est ta vie qui est  en jeu, pas n’importe quoi. Tu te racles donc la gorge pour garder un peu de contenance et souris à Noah. « Vous me flattez Noah ! Même si j’avoue que je pense bien que mon styliste a réussi à montrer à tout le monde ce qui allait « illuminer » l’arène dans les prochains jours ! » Tu fais un petit clin d’œil complice au présentateur, bien visible au reste du publique. Tu ne crois pas un traitre mot de ce que tu penses mais ça ne fait aucune importance. S’ils y croient, tu peux y croire.

Tu lances un coup d’œil à la salle et sur les quelques visages que tu aperçois tu remarques que le manège de Noah envers toi ainsi que tes propres mots arrivent à en séduire quelques uns. Tu te dis donc que ça ira, que tout est possible. Tu te dis que tu peux arriver à tous les enrôler avec toi. Tu penses même que tu peux gagner les Jeux. Mais tes espoirs tombent comme de la pluie sur le monde lorsque sa deuxième question arrive. « On m'a fait part d'une liaison que tu as entretenu avec Roméo, est-ce toujours d'actualité? » Ce n’est alors pas du stress qui t’habite mais bien de la peur. Va-t-on lui faire du mal ? Est-ce qu’on va le punir parce qu’il est amoureux de toi ? Tu es si effrayée que tu en oublies presque de sourire. Ta peur pourrait se lire de n’importe où, même du balcon présidentiel. Peut-être que ça peut prouver ta force ou au contraire, ta trop grande faiblesse. Tu ne sais pas et franchement, tu t’en moques. « Oui. » Un simple mot prononcé dans un souffle. Ton regard ne se détache pas de celui de Noah et tu essayes de voir si au fond de lui il ne chercherait pas à obtenir des informations contre Roméo. « Pourrons-nous compter sur sa loyauté envers ses tributs ou devrons nous le garder à l'œil? » Le publique rit. Tu te tournes vers eux et alors ton sourire revient. Tu as trouvé la parade et tu en es soulagée. Ils ne s’en prendront pas à lui, tu le sais. « Pour être honnête, je suis sûre qu’il agira en bon joueur et qu’il ne me favorisera pas et quand bien même il le ferait, j’irai le punir en rentrant ! » Tu ris de bon cœur avec le publique, laissant tes mensonges rester vérité dans leurs esprits et dans le tiens pendant quelques secondes.

« Comment se porte ta mère depuis que ton nom a été pigé au sort? » Ta mère. Le dernier souvenir que tu as d’elle c’est dans l’hôtel de ville, lorsqu’elle t’avait demandé de tous les tuer. Ton sourire devient plus grand alors et ton cœur se réchauffe d’une chaleur agréable : l’espoir. Un espoir maigre et futile, mais un espoir si rassurant et attirant qu’il pourrait t’entraîner au fin fond du trou. « Très bien, elle m’a préparé un festin de roi pour ma victoire ! J’en salive d’avance. » Encore un mensonge. Tu sais bien qu’elle est devant son poste à l’heure actuelle et qu’elle t’observe de ses petites prunelles tristes. Peut-être va-t-elle réussir à croire comme ces Capitoliens à ta victoire. Peut-être va-t-elle penser que tu as confiance en toi et que tu vas rentrer finalement, même si c’est bien faux. « Et bien gagne les jeux et tu m'inviteras à prendre le thé avec ta chère génitrice? » Tu ris avec lui et lances un « Vous êtes le bien venu mon cher Noah ! ». Le publique a l’air d’apprécier. Vous vous levez, vous serrez la main et intérieurement tu le remercies de t’avoir tant aidé aujourd’hui. Peut-être les sponsors vont-il t’adorer après ça et peut-être finalement, tu rentreras chez toi avec le cœur battant.


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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Mar 13 Aoû - 14:22


Marina Clame – District Un


Sourire. Ne pas sourire. Répondre. Ne pas répondre. Attirer l'attention. Détourner l'attention.

Aujourd'hui, nous avons essayé tellement de choses avec mon mentor pour attirer l’œil, que je me souviens à peine de ce qu'il a décidé pour moi. Il a d'ailleurs mis du temps à trouver ce qui pourrait aller. Selon lui, les carrières ne sont pas censés attendrir, mais plutôt être durs et assurer le spectacle, comme il l'avait fait lors de ces propres Jeux. Évidemment, il pense que je n'en suis pas une. Il pense que comme je ne suis pas une volontaire et que je suis jeune, je n'ai aucune chance. Pour lui, je suis une moins-que-rien en fait. J'ai très bien compris qu'il a choisi d'aider Zadig, et je ne m'attends à aucun sponsor, si jamais l'alliance se brisait.

Voilà pourquoi je ne lui ai rien dit. Je ne pensais pas que tout se déroulerait comme ça. Je ne pensais pas aller aux Jeux dès cette année. Je ne pensais pas que mon mentor me prendrait pour une faible et ne me donnerait que quelques conseils pas vraiment utiles. Je ne pensais pas que je me retrouverais avec Ashe, une fille qui est plus qu'une amie, une fille qui m'a donné de précieux conseils. Et surtout, surtout, je ne pensais pas que je finirais dans l'alliance provisoire des carrières. Ces adolescents, que je croyais tous plus arrogants les uns que les autres. Je me trompais.
Les semaines qui vont être plus dures que jamais pour moi. J'ai deux possibilités. Je peux tout faire pour gagner, et avoir la mort de vingt-trois autres jeunes sur la conscience, ou bien refuser de jouer ce jeu là et sûrement mourir. Je ne veux pas être la gagnante de ces Jeux cruels. Mais je ne veux pas non plus mourir à cause de ça.

Je crois qu'en faite, je suis trop naïve. Pendant que je me demande si je vais essayer de survivre dans l'arène, je suis sûre que la plupart des tributs échafaudent avec leurs mentors des stratégies pour éliminer les autres un à un.  Mon partenaire de district dans le lot. Même s'il a l'air chaleureux, je vois très bien qu'il est prêt à tout pour rentrer chez lui. C'est compréhensible.

En tout cas, ce soir, peu importe ce que mon mentor m'a conseillé, j'ai décidé quelque chose. Je vais rester moi-même, et c'est tout. Ma mère disait toujours que les gens sont bien plus attirés par ceux qui restent naturels. De plus, c'est la dernière fois que ma famille et mes amis me verront avant ces Jeux, et je ne veux pas leur montrer quelqu'un de différent.

Je me répète tout ça avant d'arriver sur le plateau télévisé, ce qui ne sert à rien bien sûr, étant donné que je ne peux pas oublier de ne rien faire de spécial. J'imagine que c'est ça, le trac. Encore heureux, je suis la première, je ne vais pas avoir le temps de réfléchir. Tandis que je suis derrière le rideau, à attendre que les interviews commencent et que mon nom soit annoncé, une voix hurle brusquement :

-Mesdames et Messieurs, votre animateur de la soirée, Noaaaaah Laurenson !

Sous le coup de la surprise, je manque de m'écrouler tellement la voix a raisonné fort dans mes oreilles. Je regarde autour de moi, espérant que les autres tributs n'aient rien vu et je vois un haut-parleur juste à côté de moi. Voilà pourquoi j'ai entendu le son extrêmement fort. J'entends quelques rires, mais finalement, je me fiche de savoir pourquoi.
Un peu sonnée, je me rends dans le noir à l'arrière de la scène avec les autres tributs, tandis que Noah Laurenson salue la foule d'une façon exagérée que je trouve... étrange. C'est comme ça au Capitole. Tout est exagéré et étrange. Comme maintenant, où les cris de la foule ne font rien d'autre que me casser les oreilles...

Au bout de quelques minutes qui me paraissent interminables, il m'invite à le rejoindre à ses côtés. Revêtue d'une robe que ma styliste a créé, toujours dans les même tons que celle de la parade. Je traverse la scène, d'un pas vif et assuré. A vrai dire, j'ai peur de m'écrouler pour de bon si je reste encore plus longtemps debout.

Je reste debout en essayant de me tenir droite et le salue, attendant  qu'il me questionne.

-Alors Marina, je dois dire que tu es une femme pour qui j'ai éprouvé de la difficulté à cerner, pourrons-nous espérer te voir joindre l'équipe des carrières ?

Il s’assoit, tout souriant, dans son fauteuil, et je l'imite en répondant après un instant de réflexion :

-A vrai dire... je savais que j'allais participer à ces Jeux à un moment ou à un autre, je le sentais. C'est pourquoi j'ai commencé mon entraînement. Mais jamais je n'aurais imaginé rejoindre les carrières. Et pourtant, j'ai l'impression que c'est ce qu'il va se produire. Je ne me suis jamais considérée comme l'un d'entre eux vous savez. Juste comme une fille qui se prépare pour l'heure où sera venue pour elle de tout faire pour survivre. Sans m'en rendre compte, j'ai peut-être l'attitude d'une carrière. Je veux bien croire que vous ayez de la difficulté à me cerner, vous n'êtes pas le seul, c'est aussi le cas pour moi, vous voyez ! je prononce cette dernière phrase d'un ton un peu plus joyeux, pour montrer que j'ai terminé de parler.

Noah continue avec une question qui me déstabilise :

-As-tu une stratégie en tête, sera tu prête à nous surprendre d'une belle façon? Parce que vue ta beauté, je crois que les sponsors seront prêt à se jeter sur toi,


Les sponsors. Ces gens riches qui peuvent nous sauver la vie à tout instant. Je décide de répondre très franchement, et tant pis pour mon mentor :

-J'ai peut-être une stratégie de prévue, mais vous ne la connaîtrez que quand vous l'aurez vue... si vous la voyez. Je n'aurais surement pas la chance d'être aidée par les sponsors, même si je possède de nombreux atouts. Pourquoi ? Mon mentor a déjà clairement choisi la personne qu'il souhaitait voir revenir au District, je lance amèrement.

Si je ne reviens pas, j'aimerais que ce soit Ashe, ou alors Zadig qui gagne. Je tourne la tête vers lui sans réussir à connaître sa réaction. Je continue sur ma lancée pour ne pas détruire mes chances par ce que je viens de dire :

-Mais tant que je serais en jeu, j'aurais toujours l'espoir qu'un d'entre vous ait envie que je m'en sorte et décide de me sauver la vie.

Ensuite, je regarde le présentateur droit dans les yeux pour lui dire cette simple phrase :

-Et s'ils ne m'aident pas, je me débrouillerais sans eux, comme je peux, et je ferais tout pour revenir au District de moi-même.

Je sais à présent que je n'ai pas  menti. Je veux rentrer chez moi à tout prix, et j'ai fait mon choix. Je serais prête à tout.

Peut-être que c'est parce qu'il ne sait pas comment réagir, ou bien parce qu'il veut détendre l'atmosphère, mais Noah Laurenson clos le sujet d'un clin d’œil, avant de lancer un nouvelle question :

-Tu es une femme plutôt transparente pour une demoiselle provenant d'un district favoris, les mystères peuvent être un atout, joueras-tu la dessus? Qu'est-ce qui fera de toi une guerrière qui se démarquera des autres?

Du tac-au-tac, je réponds :

-Vous savez, j'ai toujours remarqué que les premiers à se mettre en avant étaient souvent les premiers à avoir des ennuis, aussi bien dans les Jeux que dans la vie. Mon frère en est un bon exemple, n'est-ce pas ? je m'arrête et lance un clin d’œil à la caméra. Si je ne reviens pas, j'aurais pu lui dire au revoir. C'est tout ce que je voulais.

Je continue :

-Vous imaginez bien que je compte aller loin, et avec moi, vous ne saurez jamais à quoi vous attendre... moi non plus d'ailleurs...

Mon interview se finit là, comme ça. Sur la phrase qui résume parfaitement mon caractère. Je retourne à ma place avant de regarder les autres tributs être présentés un à un. Au bout d'une soirée interminable, je quitte la scène, et me prépare à la réaction d'un mentor furibond.

Mais à présent, ça m'est complètement égal.
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Sören E. Teniala
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Mar 13 Aoû - 17:38


Une bonne interview, c’est celle qui conduit à faire sortir l’interviewé de sa langue de bois.

L'histoire est souvent racontée comme une chronique de bonnes personnes faisant de bonnes choses, mais pour la plupart d'entre nous, la vie n'est pas faite de grands moments, mais de petits. Et avec chaque petit choix, avec chaque petite décision, nous nous définissons nous-mêmes. Ces petites choses font ce que nous sommes, nous façonnent de la façon la plus normale qui soit. Sommes-nous honnêtes ? Espérons-nous ? Sommes-nous fiers de nous-mêmes ? Ou sommes nous déçus par ce que nous sommes devenus ? La vie se passe rarement comme nous l'avions prévue. Des choses inattendues qui nous surprennent avec de nouvelles et excitantes possibilités. Mais tôt ou tard, la réalité vous rattrape. Ce qu'il faut se dire au plus profond de nous-mêmes, c'est que peut-être que l'on n'est pas comme on le voudrait, mais que l'on est comme on est et rien que pour cela personne n'a le droit de nous juger, de nous rejeter. Oui peut-être qu'on n'est pas tous des standards, des gens qui ont tout ce qui se désirent en plus d'être magnifiques, mais pour d'autres, on doit se battre, garder la tête sur les épaules et faire en sorte de s'accepter, rien qu'à partir de ce moment-là, quand vous dites merde à ceux qui vous oppriment, vous serez ce que vous auriez dû être, parfait.

C'est la dernière étape avant le début des terribles Hunger Games qui est en train de se préparer. On n'entend parler que de cela à la télévision ou même lorsque l'on écoute les conversations des gens dans la rue alors que l'on est dans la résidence des tributs. Les interviews des tributs seront pour ce soir. Excitant n'est-il pas ? Dans un sens si, mais parler de ma vie n'a jamais été quelque chose de facile pour moi. Je vais devoir me faire violence je le sais, risquer de ne pas avoir de sponsors simplement parce que je suis buté et refuse de dire quoi que ce soit, serait la chose la plus idiote de ma vie après me prostituer, du moins sans me faire payer, mis à part avec le plaisir, mais tout ceci est une bien autre histoire. L'idée qui m'ennuie le plus est de retrouver mon équipe de préparation, ils vont encore me torturer physiquement parlant avec leurs pinces à épiler, leurs rasoirs, leurs brosses et leurs pinceaux en tous genres. Je les déteste purement, pour moi ce sont les parfaits Capitoliens imbus de leur personne qui ne pensent qu'à l'apparence des gens. Pourtant, je sais que ma survie peut dépendre d'une façon ou d'une autre de leur travail combiné. Alors, rien que pour cela je ne les brime pas, ne les agresse pas verbalement, je les laisse faire, même si ce n'est pas l'envie qui me manque de les pulvériser à chaque poil enlevé ou chaque coup de peigne passé.

Point positif, la boisson ne m'est plus obligatoire, une dame du Capitole est passée me voir la nuit dernière et m'a proposé une sorte de lotion à boire qui arriverait à stopper ma dépendance pendant environ une semaine. Un produit du Capitole sûrement hors de prix, mais je sais que les juges ne veulent pas d'un tribut alcoolique, cela serait trop embêtant à contrôler dans l'arène. Franchement, l'odeur ne m'avait pas paru accueillante, bien au contraire. On aurait dit un jus de chaussettes utilisées au moins une semaine mélangé à la bouse de vache, un bon petit mélange n'est-ce pas ? J'ai refusé de le boire au départ, puis une idée m'est venue, cette petite dame allait me servir de défouloir. Je lui ai proposé un petit marché, elle couche avec moi en m'offrant son corps pendant une nuit et je bois son médicament en retour. Elle a accepté, même si elle paraissait réticente au départ.

L'effet est fulgurant pour être honnête, d'ordinaire, le matin je verse toujours une goutte de whisky dans mon café parce que j'en ai envie comme un enfant a envie de boire du lait, mais cette fois-ci non. Je me suis cantonné à du café corsé. Ma mentor m'a regardé d'un air surpris, mais je n'ai pas relevé. Ambre commence à m'énerver, elle veut absolument me sauver au détriment de Seirina et je ne supporte pas cette idée. Pour moi elle doit tenter de nous garder en vie tous les deux, mais dans l'esprit de la seule gagnante du district six, les choses sont différentes, pour elle c'est moi qui dois gagner et ce, peu importe comment. Enfin quoi qu'il en soit, de nouvelles choses sont apparues en mon esprit, ou plutôt ont disparues. Je ne pense plus à Seth, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. J'ai réussi à me le sortir de la tête même si je pense toujours autant à lui. Malgré tout cela je ne peux que continuer à l'aimer, mon cœur bat toujours en sa direction, du moins ceci est une belle métaphore, j'en conviens, mais elle décrit totalement ce que je ressens. J'engloutis mon déjeuner, car oui, je viens de me lever, du coup le petit-déjeuner n'est pas pour moi. Une fois cela fait, je pars en direction de ma chambre pour aller me doucher sans adresser un mot à qui que ce soit, parce que regarder Seirina me fait mal, oui, il faut dire nous avons partagé le même lit le lendemain de la cérémonie d'ouverture juste après la nuit de folie que j'ai passé avec Samaël. J'ai l'impression d'avoir salie ma meilleure amie et ce sentiment me fait honte, me remplis de dégoût à mon égard, je n'aurais pas dû la laisser faire, mais je l'ai fais. Pourquoi ? Qu'en sais-je ? L'eau brûlante qui me ruisselle sur le corps me soulage la conscience cependant j'oublie tout pendant que les machines du Capitole s'occupent de me nettoyer avec des produits qui sentent délicatement le coquelicot, j'adore cette plante, elle me rappelle qu'après le sang il peut y avoir le renouveau, un peu comme dans ma vie.

Une fois lavé, je ressors de la cabine et mets mes mains dans une sorte de machine qui sèche mon corps instantanément, une merveille. Il ne me reste plus qu'à aller voir mon équipe de préparation avec qui je passerais une partie de l'après-midi, puis ensuite avec mon styliste et ma mentor qui me donnera les derniers détails pour que je sois fin-prêt. Dans les mains de mes trois meilleurs amis - ce n'est pas du tout ironique, non - je commence à me sentir un peu plus à l'aise bien que le contexte soit exactement le même, déjà habitué à avoir leur regard sur mon corps, je les laisse décider de ce qu'ils vont faire. Apparemment ils ne vont toucher à rien d'autre qu'à mon visage aujourd'hui et encore. Ils m'épilent les sourcils pour qu'ils soient de nouveau propres, puis deux d'entre eux me font les ongles bien ronds tandis que l'homme s'occupe de me coiffer de façon classe, les cheveux balayés sur le côté mais pourtant retenus en l'air grâce à une sorte de gaz fixant super efficace. Du béton qu'il m'a dit. Je veux bien le croire. Je m'ennuie cependant, je ne peux rien faire. Puis une des femmes regarde un de mes tatouages - celui de mon torse en occurrence - et semble le trouver plutôt à son goût. « Tu l'as depuis longtemps ce tatouage ? » sa voix est vraiment brillante et transpire le bonheur, je ne peux que me prendre à son jeu. Elle semble si contente de me poser cette question qu'on le voit directement dans son regard, c'est la seule partie de son corps encore naturelles. Ses yeux verts me déstabilisent tant ils sont profonds, je finis par me perdre dans leur immensité avant de reprendre mon sérieux en secouant la tête. « Non, tous les tatouages de mon corps sont récents. » Je lui souris en répondant, elle semble photographier le motif, peut-être parce que justement elle l'adore réellement. D'ailleurs elle semblait déjà le regarder avec intérêt la première fois. En réalité je commence peut-être à les apprécier avec leur complications ridicules ces trois-là. Ils me laissent tranquille et finalement c'est mon styliste qui arrive, je finis par lui sourire d'un air amusé et baisse ensuite le regard. « Désolé pour la dernière fois. Ouais, première fois que je m'excuse devant quelqu'un, tu devrais être touché. Ta tenue réservait une bonne surprise, t'aurais dû me le dire tout de suite, ça m'aurait permis d'éviter de dire autant de méchanceté à ton égard, mais le mal est fait. » Il me sourit et semble apprécier mes propos, finalement il me présente ma tenue de ce soir, ce sera une simple chemise blanche ouverte jusqu'au bat de mon torse, une veste et un pantalon de costume de couleur crème afin de faire ressortir mes yeux marron qu'il va souligner d'un fin trait blanc qui ne se verra quasiment pas, mais fera ressortir mes iris. En parlant des chaussures, j'aurais à mes pieds des chaussures plutôt classe en daim marron clair qui me rappelant étrangement celles des hommes d'affaires. Chose qui m'a étonné il a repassé mon tatouage au torse d'une sorte de produit, je ne sais pas quel sera l'effet, mais je lui fais confiance. Je finis par me regarder dans le grand miroir et sourit, ce soir je suis magnifique, je dois l'avouer. En prime la petite dame de mon équipe sera ravie de voir que mon tatouage ressort exprès de la chemise. « Merci Dyaezel. » Je lui adresse un clin d’œil avant de m'éclipser de la salle pour rejoindre ma camarade qui est tout aussi magnifique que je le suis. Une fois de plus nous sommes accordés dans les couleurs, le col de ma chemise est plutôt argenté de même que les bordures de sa jupe et de son haut. Tout est finement travaillé pour que l'on soit en harmonie. Il est temps que notre mentor nous donne nos conseils, elle nous distribue des encouragements et nous dit de garder notre complicité sur scène, essayer par tous les moyens de s'attirer les faveurs du public en se montrant soudés. Facile à dire, cela dépendra du présentateur. Mais de toute manière j'essayerai quand même, je protégerais Seirina jusqu'au bout.

***

Une fois arrivé sur le plateau télévisé, je commence à sentir l'angoisse monter parmi certains tributs. Bon sang c'est pas grand-chose, c'est une simple interview, pas la peine d'en faire tout un plat. Bon certes je n'en mène pas large, mais de là à puer la peur c'est ridicule. Ce n'est pas comme si Noah avait une épée et qu'il était prêt à nous trancher la gorge sur scène. De toute façon il ne pourrait pas, s'il le faisait, il serait exécuté sur place par le Président Stark lui-même. Seirina ne semble même pas effrayer, une aubaine, je n'aurais pas à la réconforter. Je la regarde avec un air amusé et lui fait un petit clin d’œil, autant montrer aux autres tributs qu'on est plutôt proches, ça sera déjà ça de gagné. On ne cache pas le fait que l'on sera en alliance, de toute façon se serait idiot, vu que tout le monde a vu notre étreinte à la moisson. Les tributs sont installés sur le fond de la scène en arc de cercle autour du présentateur, tour à tour ils se lèveront pour venir s'installer à côté de ce dernier pour les interviews. Plus les secondes passent, plus je me dis qu'en réalité tout Panem nous regardera, je dois instaurer dans l'esprit des gens la crainte, mais en même temps la sympathie. Je ne veux pas qu'on me haïsse, je veux qu'on m'aime parce que je fais peur aux autres. « Mes amis, ce soir est un grand soir, en cette date, vous allez enfin connaître nos jolis tributs pour la seizième édition des HUNGEEEEEER GAMES ! » Voilà qu'il commence déjà à m'agacer lui. On n'est pas des objets, nous sommes des êtres humains, peut-être relégués au rang d'animaux à leurs yeux vu que l'on est envoyé à l'abattoir, mais pas des choses qui peuvent appartenir à un peuple x ou y. Puis les districts commencent à défiler, quand c'est au tour de Zadig de passer, je vois qu'il m'adresse un petit regard, j'en profite pour me lécher les lèvres sensuellement en fixant mes yeux dans les siens. Je sais que ça va l'agacer et c'est justement le but. Oui je joue avec le feu, mais après tout, à quoi tenter de se faire discret ? Il voudra nous tuer tous, un à un afin de gagner. Puis vint les autres tributs, ils défilent tous, sans que je n'écoute un traître mot de ce qu'ils peuvent dire. Je ne veux rien savoir d'eux, rien du tout. Si bien que finalement c'est rapidement autour de ma meilleure amie. Je la regarde partir dans sa robe élégante et sourit d'un air touché, elle semble si fragile. Le présentateur lui pose une question à laquelle elle répond, mais elle ne touche visiblement personne. A quoi joue Noah ? Puis il embraye sur autre chose qui me perturbe. Seirina n'allait pas bien ces derniers temps c'est vrai, je m'en suis inquiété d'ailleurs. « Tu es enceinte Seirina, en es-tu consciente ? Que feras-tu de tout ça ? » Ce qu'il vient de dire me fait l'effet d'une douche froide, mes yeux s'écarquillent directement et ma bouche s'ouvre d'elle-même. Mon dieu, ma meilleure amie enceinte ? Rassurez-moi ce n'est pas de moi hein ? Non ce ne serait pas possible, on s'était protégés tous les deux. Alors... Je retiens un hoquet d'effrois ; mon meilleur ami a encore fait des siennes. Je préfère me couper du reste de la discussion, je ne veux plus rien entendre, j'ai peur de ce que cela voudra dire, je devrais veiller sur elle coûte que coûte, c'est tout. C'est à mon tour, je vois ma petite rousse revenir sur son fauteuil, je lui souris sans vraiment la regarder, cependant mon rictus est plutôt triste, parce que oui elle se rend compte qu'elle va devoir sauver et sa peau et celle de son bébé.

Je finis par me lever et me dirige vers le présentateur alors que je suis acclamé par le public en folie. « Emrys, un homme plein de courage, je t'admire beaucoup. Tu as épargné la douleur de perdre son frère à ton amie, pourrais-tu nous dire quel furent tes émotions à ce moment de la moisson ? » Je ne peux que retenir un sourire amusé en entendant son blabla sur mon courage. Il se fiche de moi ou est-il sérieux ? Je ne saurais le dire et de toute manière cela ne m'intéresse pas. Je réfléchis lentement à ce que je pourrais dire, mais rien de bien concret ne me vient, à part ce sentiment de déchirement face à Seirina qui accusait la nouvelle. J'avale ma salive et finis par ouvrir la bouche pour lui répondre. « Je n'avais jamais ressenti de pareille douleur, mis à part une fois, mais c'est une autre histoire qui sera trop longue à narrer. J'ai eu l'impression que si je ne me portais pas volontaire, je ne pourrais jamais plus me regarder dans une glace. Seirina est ma meilleure amie, je suis persuadé qu'elle en aurait fait autant pour moi si ma sœur avait été tirée au sort en même temps que moi. Après disons que je ne déplore aucunement ma décision, loin de là d'ailleurs, je ne sais pas si je vais gagner ou non, mais comme tout le monde je le désire ardemment. » Des plaintes se font entendre dans le public. Mon dieu, je ne veux pas qu'on s'apitoie sur mon sort, bon sang ! J'espère que Noah va faire en sorte d'arranger ça parce que je ne veux pas du tout que l'on pense que je suis un tribut de pacotille. « Tu es le type de mec qui aime faire la fête et boire de l'alcool n'est-ce pas ? As-tu pus goûter à ces joies depuis ton arrivé au Capitole ? As-tu fais des folies ? » Un petit rire sort de ma gorge, oh que oui j'ai fais des folies depuis mon arrivée au Capitole et je ne vais rien cacher aux gens. J'attrape rapidement le col de ma chemise que je remets en place et remarque que le tatouage de mon torse se met à briller quand il est exposé aux rayons des projecteurs. Je fais alors en sorte de le rendre plus visible et finis par reporter mon attention sur le présentateur des jeux. « Oui, j'adore faire la fête et boire, d'ailleurs ça a posé problème pour les jeux, on a dû me faire ingurgiter une décoction abominable pour annihiler mon envie d'ingérer de l'alcool à longueur de temps. Pour parler ensuite de mes folies, oui j'en ai fais, j'ai goûté au plaisir de chaire avec plusieurs personnes, hommes comme femmes et je dois dire que je ne regrette absolument rien. Après je suis persuadé que je n'ai pas goûté aux merveilles du Capitole, bien que votre whisky et votre vodka soit un pur délice, l'alcool du district six à côté de cela c'est de la pisse de chat. » Les gens du public semblent soit choqués soit amusés, je dois admettre que ma réponse n'est pas vraiment habituelle. Généralement on ne dit pas haut et fort qu'on a couché avec quelqu'un et encore moins si l'on a eu des relations homosexuelles, mais moi je ne me cache de rien. Je suis franc et je dis ce que je pense, ça n'a jamais été autrement et je ne vois pas pourquoi je devrais changer cela, même devant les caméras. Et en disant cela, je faisais passer un message subliminal à Seth. Oui, tu vois je t'aime, mais je reprends mes anciennes habitudes parce que justement je t'aime et veux t'oublier. Je finis par attendre que le calme revienne et écoute la nouvelle question de Noah Laurenson qui me laisse plutôt de marbre : « As-tu établis ce que tu ferais dans l'arène ? Resteras-tu auprès de Seirena, comme nous l'a laissé croire votre étreinte lorsque le destin a décidé de vous propulser plus rapidement sur le chemin de votre existence ? » Je lève les yeux au ciel d'un air agacé. Non mais vraiment, croit-il vraiment que je vais laisser ma meilleure amie toute seule dans l'arène alors qu'on vient de lui annoncer qu'elle est enceinte ? Et me demander si j'ai des plans est tout aussi inutile. On est dans les Hunger Games, si on ne réfléchit pas, on est mort. Donc oui, j'ai un plan. « Oui je sais ce que je ferais dans l'arène, croyez-moi, vous allez adorer. Et concernant Seirina, non non je vais la laisser crever et se démerder alors que je viens de dire que je la protégerais, que croyez-vous ? Que je suis un monstre sans cœur ? Oh mince, j'en suis un. Mais non, je resterais avec ma meilleure amie et ce jusqu'au bout. Surtout après ce que tout le monde vient d'apprendre, même si je suis un enfoiré et que je ne porte pas énormément de monde en amitié, je me sens obligé de le faire. Après je peux vous dire que j'assurerais le spectacle si l'on m'en laisse l'occasion, mais disons que je ne préfère pas trop m'avancer, il y a énormément de tributs redoutables cette année, il m'a suffit de regarder tout le monde aux entraînements pour le comprendre. » J'espère avoir laissé les gens perplexes avec mon petit soliloque. Je ne fais même pas attention au public et reste le regard dans le vague, ou plutôt je cherche une personne, Evan, je suis persuadé qu'il est là, mais où ? Aucune idée. « Le temps est malheureusement déjà écoulé et puisse le sort vous être favorable district six. » Je finis par retourner à mon fauteuil en adressant des signes de mains au public qui m'acclame en s'égosillant et en frappant dans leurs mains. Mon tour est passé et il est temps que je me complaise à nouveau dans l'abstraction des propos des autres tributs.

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boum boum dans ta tête
ça cogne dur quand je me bas, ta tête valse dans les graves. quand tu me touches ça m'fait même pas mal, la douleur ça m'connait j'me bas chaque jour pour qu'elle s'en aille. boum boum dans ta tête mon poing fait, boum boum dans ton plexus mon genoux décolle. et là boum boum t'es mort.
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Mar 13 Aoû - 18:23

Spoiler:
 


Trois coups, trois petits coups qui résonnent sur la porte de bois de ma chambre. Je les entends les uns après les autres avec une lenteur démesurée. La nuit n'a pas été bonne pour la tribut du district six. Emportée par des nausées et un mal être important, je n'avais pas réussi à trouver le sommeil avant le milieu de la nuit. Tournant encore et toujours au creux de mes draps, je cherchais le sommeil, laissant apparaître à mes paupières closes les souvenirs non si lointain de la vie que j'aime tant.  Je voyais en premier lieu ma famille, mes frères et sœurs pleurant au creux de le couches, mes parents les serrant contre leur cœur, leur chantant les chansons de notre district pour les calmer, les rassurées. Les larmes me montés aux yeux alors que je me retourner, cherchant à chasser cette pensée, laissant la place à celle de Léopold, la tête entre les genoux, pleurant chaque larme de son corps depuis mon départ, laissant ses yeux dévorer les écrans du district, cherchant mon visage sur cette lisse surface représentant le pantin articulé que j'étais devenue. Me relevant dans mon lit, je laisse ma main se poser sur mon ventre, pouvant presque sentir la vie qui grandit en moi, implorant les dieux que ma vie sois épargné, que Léopold vois la vie que nous aurons créez sous le regard attendri de la lune qui nous aura protéger de son faisceau lumineux. Puis les images reviennent, je les vois tous devant leur écrans,  poussant des cris de stupeur fasse aux créatures du district six paradant sur leur chars, je vois les yeux émerveilles de mes frères et sœurs devant ma beauté en cette tenue de parade, je vois le sourire de Léopold lorsqu'il aura compris la signification de ce regard que je lui envoie d'aussi loin que je suis. Chacune de mes pensées tournées vers lui depuis mon départ du capitole. Puis me reviens en mémoire cette nuit de folie, ou torturé par ma condition et le désespoir, j'ai laissé l'alcool m'obscurcir la vision alors que j'offrais mon corps à mon cher Léopold, ne comprenant qu'au petit matin alors que mon corps était contre celui de mon compagnon d'infortune que ce n'était qu'une erreur...que je venais de m'offrir à mon meilleur ami.
La culpabilité m'envahis alors, la trahison faite à l'être aimé m'envahissant, je laisse les larmes coulaient une fois de plus alors que le son de la porte me surprend, laissant entrer dans ma chambre mes trois bonnes fées, trois petites femmes de couleurs différentes, qui au vue de mes larmes s'avancèrent tel trois mères pour me serrer, me réconforter et essuyer mes larmes. Il était temps de commencer à me préparer, le jour des interviews était venu...

Sortant de mon lit avec une certaine peine, je laissais mes bienfaitrice me débarrasser de mes atours, me poussant vers la douche qu'elles réglèrent pour moi en un doux cycle qui me débarrasser de mes impuretés. Je n'avais pas encore compris le fonctionnement de cette douche et ce ne fut qu'en ce jour que je pris conscience de tout ce qu'elle apporter aux capitolins. Je sentis l'eau tiède courir sur ma peau, caressant mes seins nu de sa douceur humide, glissant le long de ma croupe et de mes cuisses, les jets de savons se mirent à jaillir de droite et de gauche, le parfumant de rose et de jasmin alors que des brosse se mirent à frotter avec douceur ma peau, que mes mains s’entremêlèrent à mes cheveux, les frictionnant avec douceur jusqu'à ce que différents jets d'eaux viennent à me masser le corps, me rinçant de ces substances pour en appliquer d'autres que je ne connaissait pas. J’eus le droit  à un après shampoing et à une lotion hydratante, des soins  de différentes sorte qui me offrirent à ma peau et mes cheveux une douceur que je n'aurai jamais pue espérer connaître ou imaginer. Puis, cela fait, je laisser mes préparatrices me sécher le corps et les cheveux par leurs différents moyens technologique, me limer les ongles en un parfait ovale, avant de se mettre à l'une des plus merveilleuses activités que je n’eus jamais connue. Les essayages.

Entourée de Flora, Paquerette et Pimprenelle, j’eus sous les yeux deux douzaines de robes des plus magnifique de toutes couleurs, de toutes formes et de toute longueurs. Ce fut dans des éclats de rires que je passais le reste de la journée, courant d'une endroit à l'autre de la pièce, j'essayais une robe de tafta couleur de ciel me tombant sous les genoux qui tournoyaient en me laissant l'impression de flotter dans un nuage,  avant de passer à une longe robe aussi lumineuse que le soleil sur laquelle était positionné des roses de tissus, dans laquelle je me mit à danser avec Paquerette en riant, me laissant croire que j'étais une princesse prisonnière d'une bête. Mais cette couleur n'allait pas avec mes cheveux et je passais en une robe de soie légère aux épaules dénudés de couleur rose, ce qui déplus à Paquerette qui ne cessait  de clamer qu'elle serait mieux en bleue. Cela m'amusa de plus belle de les voir se battre pour une couleur de robe qui me semblait tellement absurde, que j'en vins à simuler le sommeil pour leur signifier mon ennui, ce qui les fit passer à une nouvelle robe de type ancien qui me déplu à l'instant ou je la passais. Je me trouvais gourde au possible dans cette tenue qui me faisait passer pour une adolescente stupide. C'était un non catégorique je ne voulais pas cette robe. Pas plus que de cette robe moulante rouge pailletée qui me faisais passé pour la dernière des traînées. Le choix s’avéra ainsi cornélien, aucune de nous ne savait sur quel impression je devais travailler. Chaque tribut devait démontrer de sa personnalité lors des interviews pour attirer le public, mais moi qui n'était bonne qu'a aider les autres et sourire, qu'elle était ma qualité principale ?
La réponse vint avec un paquet qu'un muet vint déposer sur mon lit avec l'appui d'Ambre. Je ne compris pas bien la raison de ce paquet, ni la surprise sur le visage d'Ambre, qui semblait ne pas comprendre pourquoi l'on m'envoyer ce paquet. Je dû l'ouvrir en la présence de  notre mentor qui poussa un léger hoquet de surprise face à la splendeur de la tenue qui s'y trouvait. Je la sortie avec douceur, l'observant d'un air surpris et émue alors qu'un petit mot tombait des plies des la robe. Le prenant d'une main délicate je lu le texte avec étonnement

« Tu  as attiré mon attention.  Prouve moi que le mérite. Viny Mc Coy »

Intriguée par cette robe qui ne venait pas de notre styliste, je vis mes préparatrices le contacter au moyen d'un petit appareil qui le fit débouler dans ma chambre dans les cinq minutes alors qu'il examiné la tenue en poussant des petits cris de surprise et d’intérêt avant houspiller sur le sans gène de ce Viny qui devrait tenir son arrogance et arrêter de se mêler du travail des autres. Mais au final, il me rendit la tenue avant de partir à grand pas en disant qu'il avait du travail. Jetant des regards stupéfait à mes préparatrices elles me dirent qu'il était vexé, mais que le travail de Viny était un vrai chef d’œuvre et que j'aurai tort de la refuser. Aussi, acceptais je  de la passer. Je laisser ainsi glisser la crêpe de soie sur ma peau observant le perlage sur le bas de la traîne et le tombé délicat des plies de la jupe parsemé de très légères paillettes argentées qui brillaient  sous les rayons de la lumières la robe enfilée, j'observais mon élégance, le tombé du tissus, le décolleté dorsale qui était la naissance de la traîne qui entourait ma jupe la ceinture brodée de lys qui m'arrivait sous la poitrine, la faisant légèrement ressortir tout en restant tout ce qu'il y a de plus correct. Une fine lanière perlée passée derrière mon cou, accompagnée de deux autres lanières qui glissés le long de mes épaules et de mes bras. Tournoyant devant la glace, je m'admirais avec stupeur. J'étais devenue une divinité, une fée, j'étais tout simplement magnifique et je respirais l'innocence et la douceur. Nous avions trouvé par cette robe l'esprit de mon interview de ce soir. L'assortissant de chausson à talon plat de couleur blanc nacré, je me trouvais simplement parfaite et ne cessais de m'admirais, jusqu'à ce qu'on me demande de l'enlevais afin de pouvoir me coiffer, me maquiller et me conseillais sur l'interview. J'avoue que c'est avec un certain regret que je me dévêtis, me retrouvant ainsi en sous vêtements , je me laissais installée  devant la coiffeuse alors que la tornade des bonnes fées de mettait en route, je les voyaient torsader mes cheveux, m'étaler de la poudre sur le visage, me poser de petites pinces en formes de forme de fleurs blanches dans ma chevelure, je me transformer de nouveau. Cela fait, je passais un peignoir léger, déjeunant dans ma chambre avec mes nouvelles amies préparatrices, je les écoutaient me parler du présentateur, Noah qui était selon elles un bourreau des cœurs, puis de ma conduite, de ceux que les gens du capitole apprécié, de ce dont je devais tenter de parler ou de passer sous silence et surtout de garder le sourire, car l'on n'est jamais totalement préparée sans un sourire....









L'après midi est passé à toute vitesse et il est déjà temps de partir pour le plateau. Quittant ma chambre pour rejoindre le salon, je retrouve Ambre dans une magnifique robe digne des plus grandes célébrités du capitole et Emrys dans une tenue qui semble s'accorder avec la mienne, mais qui semble avoir été fait dans la précipitation. Dyaezel aurait il tenté de copier le style de ma tenue pour que nous nous accordions ? Souriant d'un air délicat à mon compagnon d'infortune, je remarquer son poitrail puissant exposé aux regard et son tatouage. Nous étions tout deux prêts, du moins l'ais je pensé avant que Pimprenelle n'arrive en courant, venant me piquer une rose d'une couleur rose pale dans la chevelure, voulant par la accentuer mon innocence. Je la remercie par une bise avant d’écouter avec attention les paroles de notre mentor,  elle nous distribue divers encouragement, nous offrant ses derniers conseils pour les interviews, nous persuadant de bien prendre garde à rester aussi complice que nous le somme depuis le début de ces jeux. C'est une chose assez simple à dire, mais comment faire ? Installé sur le plateau de télévision nous ne pourrons faire grand chose assis l'un a coté de l'autre à écouter les autres tributs parler d'eux, tenter de se vendre au public capitolin. Mais nous acquiesçons malgré tout, prenant l'ascenseur ensemble, main dans la main,comme si la nuit passé ensemble n’existe pas, la gêne ressentie disparu. L'on se laissa ainsi transporter jusqu'au plateau de télévision, rejoignant le flot des tributs qui arrivait petit à petit, tous vêtu de robes et costumes plus magnifique les uns que les autres. Ashe était magnifique, tout comme Katrosy, C'était assez impressionnant de voir tous ces enfants de districts devenue l'espace d'une soirée des stars du capitole vêtu des plus somptueuses tenues qui puissent exister.
Mais l'admiration des uns et des autres n'était pas au programme du moment. Il nous fallait maintenant monter sur le plateau, nous installant garçon après fille, du district un au district douze sur le plateau. Chacun, nous avions un siège de couleur blanc des plus confortable. Ainsi installé, j'attendais dans l'ombre le moment fatidique, sentant ma respiration s’accélérer dans la pénombre alors que la musique si connu des interviews se mettait à claironner dans l'espace alors que l'on annoncer le nom de notre hôte de la soirée.

« Mesdames et Messieurs, votre animateur de la soirée, Noaaaaah Laurenson! »

La musique s’amplifie alors que des images de notre hôte dans différentes mimique apparaissent sur les écrans disséminés sur le plateau dans une salve d'applaudissement impressionnante et que nous voyons une plateforme monter notre presentateur qui salue la foule par de grands gestes,

-Mes amis, ce soir est un grand soir, en cette date, vous allez enfin connaître nos jolis tributs pour la seizième édition des HUNGEEEEEER GAMES.

Nous connaître...je trouve que cela est une bien grand mot, comment peut on nous connaître en une nuit, comment par deux minutes d'interviews peuvent ils apprendre autre chose que ce qu'ils veulent de nous ? Gardant mon regard sur la scène, nous observons un faisceau de lumière éclairer la première d'entre nous à passer. Marina, la tribut du district un. Ses questions sont intéressantes, elles nous permettent d'en apprendre un peu plus sur elle, ce qui peut être utile, tout comme il pourrait nous être utile d'en apprendre plus sur chacun de nos adversaires. Et ce fut ainsi que nous écoutâmes à la suite Marina, Zadig, Ashe, Alex, Selena, Hugo, Ashley, Matt, Llevana et Mikhael. Chacun d'eux avait une histoire. Chacun d'eux avait tenté de briller de son intelligence, de son caractère, d'offrir au public quelque chose qui les fassent se garder en mémoire, se remémorer leur passage et peut être qui sais, les charmer assez pour les persuader d'intervenir en leur faveur lors des jeux,

Mais c'était à moi de briller et ce fut à l'instant ou Mikhael toucha le siège que la lumière se fit sur moi m’appelant à me lever. Je sus au regard d'Emrys à qui je venais de lâcher la main, que ma robe devait briller de milles  feux, tel une apparition divine. Lentement, je m'avancer sur le devant de la scène, prenant la main de Noah en la mienne avant de m'installer face à lui, souriant avec douceur, comme je le ferai avec n'importe quel ami ou connaissance de mon district. Je devais me faire de sucre et de miel face à cet homme, c'était par lui que je pourrai attirer les sponsors sur moi.

« Miss Galway, l’aînée d'une fratrie de quatre enfants, je suis ravie de faire ta connaissance et je pense que tout le monde ici partage mon avis! »

Je saluais de la main le public qui m'acclamais, les remerciant de leur accueil alors que notre hôte reprenait la discussion,

« Tu as toujours eu l'instinct maternelle, comment c'est pour toi de devoir jouer la petite mère au près de tes frères et sœurs? »

La question me surpris quelque peu, mais était intéressante. Il voulait me connaître et que pouvait on savoir de mieux sur moi que mon amour pour mes frères et sœurs ? Alors,  je pris une inspiration, et me lançait dans la discussion

« Et bien c'est une chose très gratifiante. Je ne sais pas comment se passe les relations familiale au capitole, mais dans mon district, nous donnons beaucoup d'importance à la famille. Alors quand mes frères et sœurs sont né, j'ai décidé d'aider ma mère à les élevés et c'est devenue tout naturel pour moi. Je les aime comme mes propres enfants, tous comme j'aime mes amis comme mes frères et sœurs. »

Je tourne le visage vers Emrys, lui faisant un tendre sourire, avant de reporter mon attention sur  mon interlocuteur,

« Tu as su briser plusieurs cœurs et beaucoup se demandent quelle est la nature de ton lien avec ton équipier? ...Ou partages-tu ta couche avec quelqu'un d'autre?  Il y a toujours de la place dans la mienne si ça t'intéresse! »

Je suis quelque peu surprise par la question et par la proposition de Noah, mais je préfère en rire un peu, en lui tapotant l'avant-bras

« Voyons Noah, ce ne serait pas très sérieux ! Mais non, Emrys et moi ne sommes rien de plus que des amis. Mais j'avoue avoir eu plusieurs prétendants dans notre district, même si le seul qui ne m’aie jamais intéressé ne sois Léopold, le fils de notre boulanger et mon petit ami, à qui j'envoie d'énorme baisers d'ailleurs ! »

Je mime les baisers d'un geste de la mains, comme si c'était un jeu, ce qui semblât plaire au public qui acclama l'action a grand coup de cris et d'applaudissements, qui me laissèrent pousser quelques rires faussement amusés.
Ce fut à ce moment que l'interview pris une tout autre tournure. S'approchant de moi avec douceur, Noah me pris les mains, un air inquiet sur le visage, ce qui me semblât être des plus surprenants alors qu'il lâcha ce que j'appellerai en cet instant, une bombe.

« Si je te poses une question, te sentiras-tu la force de nous répondre de la manière des plus sincère? On s'inquiète pour toi ma belle amie, les docteurs ont remarqué des comportements... typiques pour ce genre d'état. Tu es enceinte Seirina, en es-tu consciente? Que feras-tu de tout ça? »

Mon sang se glaça en cet instant et je pense que tous ont bien dû voir, ma surprise et ma peur alors qu'il laissait apparaître au monde mon secret, ce secret que je voulais emporter dans la tombe ou amener au district une fois l’arène passer et ma vie sauver. Ainsi, tous savaient que j'avais fauter, qu'une vie s’éveiller en moi et que malgré cela, j'irai en arène. Les larmes me montant aux yeux, je retirais mes mains de celles de mon interlocuteur alors qu'un cris se fait dans la salle. Oui, ils ont compris, ils savent ce que cela signifie, ils comprennent aujourd'hui les enjeux de ma nomination. Ce qui fait que je dois survivre et sortir vivante de cette arène. Ce fut alors les larmes coulant le long de mes joues que je répondit à la question.

« Je l'ai appris le jour de la cérémonie d'ouverture oui...mais que puis je y faire...le fœtus n'a que six semaine, je ne peux m'en débarrasser, je ne peux quitter les jeux... Je ne peux que prier que le sort me sois favorable. Que je vienne à survivre à l’arène pour donner naissance à l'enfant d'une fille d'institutrice et d'un fils de boulanger... »

Les larmes coulent lentement le long de mes joues alors que d'un air triomphant Noah m'aide à me relever, me faisant lever le bras droit en annonçant fièrement ce que tous avaient compris en cet instant.

« Mesdames et messieurs, voici le premier cas dans l'histoire de Panem, VINGT-CINQ TRIBUTS POUR CETTE SEULE ÉDITION!! »

Posant une main sur mon ventre, je tente d'accentuer l'horreur de la situation alors que le gong résonne et que l'on me laisse retourner à place sous les yeux incrédules des autres tributs. Incrédule ou emplie d'un désir de meurtre pour certains. Emrys lui, semble estomaqué alors qu'il se lève pour rejoindre notre hôte. Il est temps pour lui et pour les douze autres tributs qui passeront après de faire leur preuve. Pour ma part, je ne peux que penser à ma famille, à Léopold, qui viennent d'apprendre la nouvelle de la pire façon qui soit...
Pourtant, je garde une oreille attentive sur les dires d'Emrys, sur la façon dont il restera prêt de moi et me protégera, sur ce qu'il pense du capitole, et sur son petit soucis d'alcool. Il a sauvé mon frère, tout comme il tentera de me sauver. J'aimerai qu'ils comprennent tous, qu'il est un héros, mon héros.



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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Jeu 15 Aoû - 22:56

Les Interview des Seizièmes Hunger Games...
...puisse le sort m'être favorable !






Une nuit sans rêve. Qu’est-ce qu’un rêve ? Avant tout, c’est un nom donné aux illusions créées par notre subconscient pendant que l’on dort. Mais c’est aussi une chose que l’on souhaite obtenir ou réaliser à tout prix. Quand on n’a pas de rêve, on entre dans une routine. Inexplicablement, on devient lassé, lassant. On n’a plus envie de rien.
Cette nuit, j’ai été lassée. Lassée de ne plus rêver. Certes, je ne souhaite pas cauchemarder non plus. Qu’est-ce qu’un cauchemar ? C’est la petite voix qui murmure au creux de l’oreille que ce rêve ne se réalisera pas et qui maintient la tête sur les épaules.
J’ai ouvert les yeux. Couchée sur le dos, le regard dirigé vers le plafond, j’ai réalisé. Que tout allait se jouer ce soir. Que j’allais devoir tout donner, cette nuit plus que les autres. Avant, ce n’était qu’un échantillon, qu’une bribe de ce que je donnerai dans l’arène ; cette fois, je devrai leur révéler un peu de ma vie. Qu’ils se sentent un peu concernés par mon histoire, qu’ils connaissent de moi un peu plus que mon sourire ravageur.

Mes yeux se posent sur le réveil, bleu et carré. En bâtons vert fluo il indique six heures du matin. On dit que les vieilles habitudes ont la vie dure, ça devrait me servir pour l’arène. Couchée tard, levée tôt, et ce sans trop de fatigue. C’est l’avantage de sans doute chaque district pauvre.
Je relève le fin tissu d’or qui me sert de couverture et joins mes pieds, les faisant glisser pour pouvoir m’asseoir sur le bord du lit. Ce soir, c’est le grand soir. Je vais les éblouir, je dois les éblouir.
La lumière vive du soleil me fait cligner plusieurs fois des yeux avant que je ne m’y habitue. Comme chaque jour depuis que je suis ici je vais prendre une douche, la porte s’ouvre lorsque je passe devant. Ca surprend même quand on y est habitué, m’a dit Olivia – une des filles de l’équipe de préparation.
Je jette mon pyjama dans la bassine de linge sale – qui se vide automatiquement – et commence à remplir la baignoire jaune poussin d’une eau bouillante. La chaleur emplit la salle entière et dépose sa buée sur le miroir. Réflexe quelque peu enfantin, je me mets à dessiner dessus du bout des doigts. Un soleil, une étoile, une lune, tout y passe – jusqu’à une caricature du président, que j’efface aussitôt. Si on est vraiment surveillés dans chaque recoin, il risquerait de se vexer de voir que je m’amuse à le dessiner en mettant en avant tous ses défauts.

Je me brûle l’orteil lorsque je tente d’entrer dans l’eau. Me faisant violence j’y plonge la jambe, puis le corps entier, non sans me mordre la lèvre inférieure pour m’empêcher de crier. Après quelques secondes la douleur passe et je peux enfin me mettre à réfléchir. Toujours dans le provocant et le défi, je l’ai retenu depuis le temps. Mais je me demande quelles questions notre cher présentateur pourra me poser. Il fera référence à mon comportement lors de la Moisson et de la Cérémonie, j’en suis pratiquement sûre. Peut-être qu’il me parlera de cette magnifique tenue, avec laquelle j’ai eu beaucoup de mal à m’installer sur le bord du char. Mais…je ne pense pas que Stark lui ait révélé tout mon passé, juste pour la télévision. Non, ce serait trop dangereux pour lui, évidemment. Je pense que comme tout le monde ce fameux…Noah, c’est ça ? Ce fameux Noah me connaît comme une tueuse de rebelles, mais pas plus. Je ne révélerai pas tout. Juste le strict nécessaire. Ils n’ont pas besoin de me connaître comme la faiblarde du district Huit, mais comme l’assassin qui risque de vous planter un couteau dans le cœur à chaque instant.
Par curiosité, j’appuie sur un bouton rouge vif. Honnêtement ? J’ai peur de ce qui m’attend.
L’eau se colore d’un bleu étrange et une odeur de fleur se répand dans la pièce. Une odeur…de violette ? Ce qui est bien, c’est que ma peau ne prend pas la teinte foncée du contenu de la baignoire. Mais la violette…Ce n’est pas que je n’aime pas les fleurs, hein, mais si je sens comme ça même ce soir, avec toutes les crèmes qu’ils vont m’appliquer, je suis bien partie…

Une fois lavée, je sors de la douche, serviette autour du corps. Mes cheveux, séchés avec soin par un sèche-cheveux automatique, retombent platement sur mes épaules mouillées. J’observe attentivement les vêtements mis à ma disposition puis m’empare d’un simple pantalon et d’une chemise verte.
J’attends une heure, fixant les chiffres fluo du réveil changer toutes les minutes. Puis on vient me chercher – quand je dis on, c’est bien évidemment Olivia et le reste de l’équipe de préparation. Mais pour une fois ce n’est pas pour m’épiler, ou me parfumer de tout et n’importe quoi, et non ! C’est simplement pour prendre le petit-déjeuner et parler de ce qu’il va se passer. Après avoir je cite « pris des forces », nous irons travailler ma posture et m’entraîner à être à l’aise. Sachant que je ne suis pas non plus toute cabossée et que jusque-là rien ne m’avait dérangée, ça devrait aller vite. Par la suite j’aurais quelques heures de temps libre, le midi ce sera l’heure de manger – comme d’habitude – puis je devrais me rendre à quinze heures en salle de préparation. Enfin auront lieu les interviews, où je devrai briller si je ne veux pas mourir.

Désormais bien nourrie, l’on m’entraîne dans ma chambre où je passe une bonne heure à répondre du tac au tac, sans balbutier, et croyez-moi, même pour moi c’est dur. Avec le regard pressant de la présentatrice d’un jour et la pression des autres qui me tournent autour avec des mains en guise de caméras, c’est dur de se concentrer. Très dur.
Au final, je suis prête. Mon entrée se fera sans sourire, une lueur de défi dans le regard, le dos droit, les mains entrelacées sur mon ventre. Je suis à peu près au point et il est désormais huit heures trente.
Le temps passe et quinze heures arrive. Je me dirige vers la salle de préparation et m’y installe, comme lors de la Cérémonie d’Ouverture. L’on me ré-épile de partout ; sourcils, jambes, le « maillot » comme ils s’obstinent à appeler ça…Par contre, pour les bras, ils préfèrent passer de la « crème dépilatoire ». Enfin, mes poils sont devenus blonds en dix minutes, c’est simple. Pas la peine de se compliquer la vie avec ce genre de noms.

Crèmes, crèmes et re-crèmes, il n’y a que ça qui me recouvre. Pour le moment en tout cas, car une robe d’un blanc pur m’est amenée. Elle est sans manches ni bretelles, m’arrive au-dessus des genoux et une ceinture noire vient me serrer la taille. Tout dans la simplicité.
L’on me noue les cheveux en un chignon élégant puis du maquillage est appliqué sur mon visage. Et oui, cette fois-ci le simple fond de teint ne suffira pas, les gros plans sur ma tête seront plus nombreux qu’avant !
Olivia – oui, toujours celle de l’équipe de préparation – me rappelle quelques conseils qu’elle m’avait donné des heures plus tôt : garder le menton relevé, rire légèrement et sans en abuser, toujours mâcher mes mots avant de répondre…

C’est l’heure. Je suis désormais dans la « file d’attente » et écoute les réponses des tributs ; c’est toujours mieux pour dresser un portrait de la personne et donc un ordre de celles à tuer en premier.
En résumé ? Pour le moment, rien de spécial. Enfin, mis à part le fait que la fille du Six soit enceinte, ce qui n’est pas une gêne en soi.
Le temps passe. Je prends des notes dans mon cerveau, et dans le pire des cas je verrai une rediffusion ce soir. Je suis montée à bloc, et c’est tant mieux car voilà que le garçon du Sept a fini.
J’observe bien les gestes du présentateur qui me fait signe de venir tandis qu’il clame mon nom. J’inspire à fond puis m’exécute, les yeux pétillants, le sourire ravageur. Comme d’habitude, me direz-vous. Le public est fou, mais il l’a bien plus été lorsque les carrières ont fait leur entrée. Il va falloir que j’impressionne, ce soir, et je n’ai pas le droit à l’erreur. Je salue une dernière fois la foule avant de m’asseoir sur le siège.

« Emily, tu as été époustouflante lors de ton entrée en char au Capitole. Dis-moi, l’idée de lâcher tes dagues et de grimper sur les rebords du moyen de transport fut ton idée ou on t’avait indiqué la piste ? »

Mes bras se posent avec aisance sur les accoudoirs tandis que je me relève, puis me rassois, faisant glisser mes doigts sur les motifs.

« Ecoutez mon cher Noah, tout ce que je trouve époustouflant c’est la qualité de ce siège. Non mais regardez-moi ça, c’est extra, super confortable ! Si je pouvais passer ma vie dessus, je le ferai sans hésiter ! »

Les rires se répercutent sur les murs colorés pour former un espèce de petit brouhaha, qui se termine bien assez rapidement. Rien de tel qu’un petite note joyeuse pour débuter le tout.

« Non, plus sérieusement…Bien évidemment, c’était mon idée. A votre avis, qui d’autre que moi-même peut trouver des idées aussi folles et farfelues ? »

Nouveaux rires, un peu plus étouffés cependant, mais c’est toujours ça de gagné.
Le présentateur reprend la parole.

« Tu as eu un passé assez chargé, j’ai cru comprendre que tu étais une bergère mortelle par chez vous, crois-tu être avantagée par rapport aux autres concurrents ? »

Cette question est parfaite. Il ne me parle pas de la partie la plus douloureuse de mon histoire, simplement de celle où j’ai tué. Je n’en dirais pas trop pour me préserver, juste le strict nécessaire pour faire peur à mes ennemis et peut-être même les attirer à moi sans trop de soucis. Et bien sûr pour me faire des sponsors, cela va de soi.
Mon air, tout en restant un peu taquin, devient d’un coup plus sérieux.

« Effectivement, je tue les moutons qui s’éloignent trop du troupeau, c’est plus pratique que de les ramener dans le droit chemin car dans ce cas-là tu n’es pas sûr qu’il ne recommencera pas. En bref, celui qui lève le petit doigt contre le Capitole se retrouve le soir même à baigner dans son sang. Cette fois-ci cela ressemblera plus à des sacrifices. Les vingt-trois agneaux se verront arracher la tête en un rien de temps pour que je puisse continuer à guider le troupeau, n’est-ce pas magnifique, quelques morts pour plus de protection ? Et pour répondre à votre question, si ça n’a pas été assez clair dans mes quelques mots précédents, c’est oui. Je suis évidemment la gagnante de ces seizièmes Hunger Games, mais si quelqu’un veut venir s’amuser un peu avec moi, je suis partante. Après tout, cela s’appelle les Jeux de la Faim, non ? Alors…jouons ! »

Un tonnerre d’applaudissements retentit. J’ai fait mon show avec ce petit discours, et je suis certaine d’avoir conquis un maximum de monde. Même si ça ne fait pas tout – car les districts de carrières restent très prisés des Capitoliens -, je suis confiante. Venez, mes petits sponsors.
Mon sourire revient et j’envoie quelques baisers en direction des caméras. Une dernière question sort des lèvres de ce cher Noah.

« Je crois que nous aurons beaucoup de plaisir avec toi cette année, mais dis-moi, as-tu d’autres talents propres à toi ? Autre que d’être une tueuse sexy ? Quelque chose de plus…personnel ? »

Je plisse les yeux et pose quelques secondes ma tête dans ma main, prenant une expression indiquant que je réfléchis, puis affiche une moue quelque peu gênée.

« Eh bien…Si je vous le dis, vous allez vous moquer de moi… »

Les « Oooh » déçus se font entendre. Comme si je m’adressais à des enfants, je prépare un petit « compromis ».

« Je vous le dis, mais vous promettez de ne pas rire ! »

J’en vois quelques-uns hocher la tête, les autres criant des « Oui ! » de réjouissement.

C’est très classique pour une fille du Huit, mais…on m’a toujours dit que je cousais très bien. Apparemment, j’ai les mains de ma mère, et ses doigts de fée ! Par ailleurs, j’aimerais la saluer, elle et ma famille. Ne t’en fais pas, je reviens dans quelques jours, quand tout ça sera fini ! »

Je salue les caméras, comme si c’était adressé à celle qui doit me regarder avec inquiétude, puis j’entends la cloche sonner et je me relève sous les applaudissements du public, disparaissant dans les coulisses. Au final, je pense m’être plutôt bien débrouillée, dévoilant définitivement mon côté de mauvaise joueuse…qui évidemment déteste perdre, les Hunger Games y compris. Ce n’est même pas que je ne veux pas mourir, c’est que je ne peux pas me le permettre.
Je remonte au huitième étage, m’allongeant directement sur mon lit pour piquer un somme. Joyeux Hunger Games, et puisse le sort m’être favorable !



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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Ven 16 Aoû - 10:13



C'est terrifiant et excitant en même temps. Des frissons de peur et d'impatience parcourent mon dos, couvert par un tissu qui m'est inconnu. L'image des habitants du District Cinq se préparant pour les interviews me glace le sang. Je ré-pense à toutes ces années passées à regarder les tributs essayer de se montrer gentils, sans pitié, ou bien sympas au public, avec ma famille à côté. Avec mes parents, lors de mon enfance. Sur les épaules de mon père, en tenant la main de ma mère. Elle était aussi pâle que moi, ce qui contrastait avec le teint plus foncé de mon père. C'était l'époque où tout allait toujours bien. Où ils étaient encore en vie.

Je sors de mes pensées lorsque Noah termine l'interview de ma co-tribut. Je les regarde se lever et se serrer la main, avant que Llevana ne sorte de la scène. Je marche à mon tour vers le présentateur, en espérant que les tremblements de mes jambes ne soient pas visibles, avant de m'asseoir à côté de lui. «Bonsoir Mikhael, d'après mes informations, tu as choisis l'atelier de camouflage lors de ton entrainement, vas-tu te la jouer low profil pendant l'édition?» Sans que je sache trop le pourquoi, je prends ça comme une attaque. Comme s'il était en train d'insinuer que j'ai fait le mauvais choix, et que je vais périr pour ça. Mes mains sont serrées sur mon siège, dans le but de maîtriser les tremblements qui me secouent. Mes pieds quittent le sol, en dansant dans le vide, dans une position vaguement enfantine. «Eh bien... je... je peux vous dire que vos informations sont justes.» Ma gorge est sèche, mes mains moites et mon estomac noué. Mais je continue dans ma réponse, en espérant que personne n'ait détecté les tremblements dans ma voix. «Disons que... je ne compte pas être le tribut qu'on attrape facilement. Plus un tribut est difficile à trouver, plus difficile il est à tuer.» Je hoche la tête, comme pour confirmer mes propos, avant d'habiller mon visage d'un sourire. «J'ai toujours aimé l'art dans toutes ses formes. Le camouflage n'est rien d'autre que l'art de se fondre dans l'ambiant, de ne faire qu'un avec lui.» Un mensonge. Un mensonge indétectable. Ils ne me connaissent pas. Ni lui, ni les autres tributs, ni le public. Je pourrais dire n'importe quoi, ils seraient forcés de me croire sur parole, à défaut de pouvoir en être sûrs en demandant aux personnes qui me connaissent. Sans oublier que je mens aussi bien que je respire. Ce n'est pas la première fois que je mens, et ce n'est sans doute pas la dernière. C'est un mensonge comme les autres. Mais à une échelle plus grande, dont les enjeux sont vitales.

«Tu as travaillé toute ta vie dans la pharmacie que possédait ton père, tu as fais vivre ta famille orpheline par toi même, crois-tu que cela forge le caractère?» J'imagine April et Loinseach devant l'écran, chez nous, avec leurs doudous en main. Ma tante, derrière eux, qui fait peut-être à manger. Les rares personnes qui m'appréciaient, en train de se demander si je vais être toujours en vie dans trois jours. Et les autres, ceux qui se moquaient de moi, du petit pro-Capitole, en train de se délecter de ma mort imminente, en espérant que je meure au bain de sang. «Sans doute. Lorsqu'on se retrouve confronté à des situations similaires...» Mes yeux se posent sur le public, ces personnes regardant défiler 24 adolescents, avant qu'ils ne se battent jusqu'à la mort. Ils ont tout. Ils n'ont jamais vécu quelque chose de similaire à ma situation. Ils ne peuvent pas comprendre. Tout comme les autres ne comprennent pas. Mais il faut que je continue. Que je finisse ma réponse, avant d'avoir l'air idiot. «...ça change tout. Tout ce que vous croyez de savoir éclate en mille morceaux, en vous laissant sans armes face à la misère.» Mes yeux, remplis de larmes qui ne sortiront pas, se posent sur Noah, dans un regard mêlant tristesse, nostalgie, et force. «Mais il faut garder la tête haute, et faire passer la famille avant.» Il hoche la tête, avant de rependre la parole. «Tu es un brave mec!» Sa phrase prononcée d'un ton solennel se termine par des applaudissements. Mon visage virevolte au rouge, pendant que mes lèvres restent étirées dans un sourire timide. Une fois le bruit terminée, je reprends la parole, d'un ton plus sûr qu'avant. «Je vous en remercie, mais... je n'ai jamais pensé cela.» Mes yeux se posent encore une fois sur les spectateurs, les mêmes qui vont peut-être espérer de me voix mourir dans quelques jours, avant de regarder à nouveau Noah. «J'ai juste fait ce qu'il fallait faire.»

«Je crois que ce genre d'informations titillent l'intérêt de tous, mais ce n'est pas tous les jours que l'on rencontre un pharmacien dans une occasion informelle. Ils nous arrivent tous de devoir acheter des trucs gênant dans ce genre de boutique, peux-tu nous parler d'étrange cas que tu as pus voir lors de ta carrière?» Les mots me manquent toujours plus. Étrange cas? Occasion informelle? C'est... heu... «C'est censé rester secret...» Mes lèvres s'étirent dans un sourire, habillant mon visage de couleurs. «Mais puisque c'est vous, je veux bien faire une exception.» Mes coudes se posent sur mes genoux, et je me plie vers l'avant, comme pour raconter un secret à Noah. Ce qui n'est pas du tout le cas, bien évidemment, étant donné que toute la nation nous écoute. «Parfois... les clients demandent des drôles de marchandises. Certes, il y a les clients classiques qui demandent des plantes contre la migraine, l'indigestion ou des choses comme ça. Mais, même si plus rarement, on a les autres, qui demandent des plantes censées être utilisées en tant que médicament, même si tout le District sait qu'elle seront utilisées pour d'autres raison. Ou encore, les requêtes plus qu'embarrassantes, prononcées d'une voix fluette, inaudible.» Je sens mes joues en feu, alors que la cloche signalant la fin de mon interview sonne. Je serre la main à Noah, avant de sortir de la scène, en soufflant de soulagement. C'est fini. Je n'ai plus à m'inquiéter.

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Selena Neiva
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Sam 17 Aoû - 0:24

Interview de la 16e Edition




Interview ... Mais qui a dit que je voulais être interviewé nom de dieu ! Je n'ai aucune envie de me donner en spectacle et de répondre à des questions idiotes qui ont soit disant pour but de me mettre en avant ... La bonne blague ouaich ! Moi je préférerais tout faire sauter. Comme un kamikaze tout à fait, faire péter tout le Capitole pour donner une chance au reste du monde d'avoir une vie meilleure. Vous croyez que si je ramène mon flingue et que je fais péter la cervelle du présentateur ainsi que de quelques membres de la salle, cela embêtera Logan Stark? Que cela le poussera à venir à moi pour que je puisse lui arracher les yeux avec mes ongles et le tuer de mes propres mains? Cela serait quand même franchement fort tentant ! Mais je sais que ça ne plairait pas du tout à mes parents. J'imagine parfaitement mon père et ma mère se tenant droit devant moi, tendus et très fâchés. Mon père, les yeux froncés, les poings sur les hanches, lançant des éclairs avec ces yeux, les cheveux décoiffés et dressés sur son crane par la colère. Ma mère les bras croisés, un pied tapant en rythme contre le sol, attendant une explication, une moue déçue se lisant sur ses lèvres. « Selena ! On ne s'en prend pas aux innocents comme ça ! Une vie est précieuse et on fait tout notre nécessaire pour la préserver ! » me crie mon père hors de lui. « Notre politique n'est pas de tuer pour régner chérie. C'est en ça que nous sommes foncièrement différents de Stark. Nous ne tuons pas pour le plaisir, seulement pour nous protéger en cas d'attaque. Mais on ne s'en prend pas à ceux qui n'ont rien fait ! Si tu veux te défouler, détruit le matériel mais ne détruit pas une vie pour atteindre quelqu'un de la sorte, même si ce quelqu'un n'est autre que le président ! » ajoute ma mère d'une voix rauque. Je ne sais où de quel coté regarder d'autant plus que je n'ai aucune envie de fuir leurs regards. « Alors quoi? Je suis sensée faire quoi? Attendre gentiment que ça se passe? Attendre de me faire tuer aux jeux par un stupide tribut? Pourquoi ne pourrais-je pas faire un peu de grabuge au Capitole tant que j'y suis? » dis je pour me défendre. « Parce que ce n'est pas à toi de décider qui doit vivre ou mourir! Tu peux faire du grabuge, mais pas en tuant! Sers-toi de ta tête un peu! Montre leurs que tu es différente et intelligente ! Montre leurs qu'ils doivent te craindre parce que tu n'es jamais à cours d'idée ! » exulte mon père qui est un fin connaisseur en la matière. « on ne t'as jamais dit d'être passive. La passivité est le pire des fléaux. Et pour ce qui est des jeux ... C'est complètement différent. Tu devras te défendre, donc tuer si nécessaire. Mais n'oublie jamais qui est ton ennemi. » continue ma mère. J'hoche doucement la tête pour leur faire comprendre que j'ai saisi la leçon. « Okay, capiche, plus de violence inutile. Je laisse ton revolver dans le tiroir. Je trouverais quelque chose d'autre pour les choquer. Mais le Pacificateur il le méritait non? » je demande en faisant les yeux du chat potté pour me racheter si nécessaire. Ma mère décroche un petit sourire et mon père se détend. « Lui c'était effectivement justifié, personne ne peut te le reprocher »

Par conséquent, je tourne en rond dans ma chambre, quelque peu angoissée par l'entrevue qui arrive à grand pas. Je n'aime pas la foule ... Je préfère très clairement passer inaperçue, je suis très douée pour ça quand je le veux. Oui quand je le veux. Car quand je le veux aussi, je peux me montrer très... Envahissante et enquiquinante. Mais ca c'est quand moi je veux. Et est ce que je veux l'être devant tout Panem? Non parce que je ne veux pas répondre à des questions stupides qui ont un rapport avec tous mes faits et gestes.

Je fais toujours les cents pas quand on vient me chercher pour me mener vers ma styliste. Je ne sais quel sort elle me réserve cette fois ci mais je m'en moque... Je ne suis plus à ça près. En passant devant le buffet, je ne peux m’empêcher de tendre le bras pour saisir rapidement  un petit macaron qui, à vue d’œil, me paraissait fort appétissant. On me lance un regard désapprobateur, mais je me contente de l’ignorer tout en savourant la succulente pâtisserie. Après tout, si elle était tellement en évidence, c’était bien pour être mangé non ?

Je crois que je vais vous passer les préparatifs. Ils sont tout aussi barbants pour vous, que pour moi. Être tripotée de partout, et bien… je déteste ça. Et pour ma pudeur, mon intimité et votre temps, on va zapper cette partie.

Au final, quand je me retrouve devant la glace, je penche la tête de côté pour essayer de me reconnaître. Enfin au final ce n’est pas très compliqué mais c’est juste que cela m’étonne. La styliste a totalement changé de stratégie. Elle est passée du blanc/transparent au noir… Noir. Mais vraiment noir quoi ! Du genre je-suis-un-démon. Bah pourquoi pas, je crois que je préfère ça. J’ai dans les cheveux un espèce de serre-tête bizarre. Personnellement, je serais tentée de dire qu’il s’agit d’écailles de serpents. Quand je vous dit qu’elle a voulu me déguiser en monstre !Mes yeux sont sur-maquillés avec de l’eyeliner noir bien visible ce qui a pour effet de bien faire ressortir mes yeux verts émeraudes. La robe en soit est composée d’un grand corsé noir très élaboré avec des contours rouges luisants ainsi que d’un jupon en tulle s’arrêtant à mi-cuisse avec des reflets rouges. Je m’amuse un instant à me tourner pour faire apparaitre et disparaitre ces reflets. Je suis aussi perchée sur des talons de je ne sais combien de centimètres –bon en soit ça doit pas être si grand, mais pour moi c’est juste immense et je suis persuadée qu’a la première foulée je me casse la gueule. Enfin, détail de choc, je suis affublée de gants en cuirs noir. Pour quelle raison ? Je l’ignore évidemment. Surement pour le côté esthétique. J’ose simplement espérer qu’elle n’a pas imaginé une seule seconde que cet accoutrement exciterait les mâles de l’assistance.  Car que cela soit bien clair : je ne veux en aucun cas être l’objet du moindre fantasme ! Et je n’ai pas besoin du fric de ces pervers ! Qu’ils remballent tous leurs attributs et qu’ils aillent voir ailleurs !

Quelqu’un frappe à la porte. Il n’attend même pas que je réponde pour entrer : quel malpoli ! Le regard rivé sur sa montre, il m’annonce qu’il est temps d’y aller, de rejoindre les autres dans le vestibule de l’attente pour monter sur scène. Je pousse un gros soupir blasé et exaspéré avant de faire des petits pas méfiants sans même oser lever le pied. Au lieu de claquer, les talons râpent sur le sol, produisant un bruit pour le moins… étrange et inhabituel. Je continue de me trainer de la sorte sur plusieurs centimètres avant de prendre un petit peu confiance et d’oser lever un pied. Toute la structure que je suis bouge mais tient à peu près en place. Je réitère l’expérience doucement et de nouveau ça tient le choc. Un petit sourire satisfait étend mes lèvres. Au final, ce n’est peut être pas si compliqué que ça ! Je relève la tête et entreprends de marcher vers mon escorteur. Et là … C’est le drame.

Mon pied se pose, le talon n’est pas droit, ma cheville penche et moi … Je penche avec. Résultat… Je m’étale carrément sur l’homme en costard cravate qui fait je ne sais quoi avec sa montre. Et comme il ne s’y attendait pas, je l’entraine dans ma chute au sol. Il a le regard hagard et complètement ébahi alors que moi je me retrouve à moitié allongée au dessus de lui, le bloquant. Il me regarde de ses yeux de merlan fri, essayant de comprendre ce qu’il se passe. Je le regarde retenant un fou rire nerveux … Bref nous nous regardons et la situation est pour le moins… étrange. Il n’est pas particulièrement beau et ce n’est absolument pas mon type de mec, donc n’allez pas vous imaginer des trucs tordus. Il est visiblement complètement paralysé, je ne sais pourquoi. « Euh… Salut ! » je lâche bêtement. Il cligne des paupières. Mon dieu, ces gens du capitole sont vraiment supra longs à la réaction ! Je baisse les yeux sur sa montre et découvre qu’elle est bien plus complexe qu’une montre normale. Elle semble avoir une interface interactive avec tout pleins d’informations en temps réels. « Cool la montre ! Vous savez pas par hasard où je pourrais m’en procurer une comme ça ? »  Ses yeux font des allers retours entre sa montre et moi plusieurs fois avant qu’il ne secoue sa tête et semble se réveiller. « Mais… Qu’est ce que vous faites ? Dépêchez vous ! On va être en retard ! » Lâche t’il d’un ton pressant et mal luné. A ces capitoliens… Je ne les comprendrais jamais ! Je bascule sur le côté pour lui laisser de la place et essaie de me remettre debout du mieux que je peux en m’aidant gauchement du mobilier qui m’entoure. Alors que je tient une sorte de poignet d’un grand buffet, un crack sonore retentit et je me retrouve avec un bout de bois inutile dans la main. Oops… Ni vu ni connu je le balance sous son propriétaire initial et entreprends, bon an mal an, de suivre mon ‘guide’.

J’ai l’impression qu’une éternité m’est passée sur les pieds quand enfin je découvre la file des autres tributs. Ils sont tous parés de magnifiques habits et de bijoux blings blings –enfin magnifique… tout dépend des points de vue. Je m’insère à ma place et m’appuie contre le mur pour soulager mes pieds qui me font d’ors et déjà affreusement souffrir.

Soudain, j’entends une musique  qui claironne, faisant un pataquès monstre. En somme, les interviews doivent être officiellement commencées. La fille du 1 est appelée et nous pouvons voir sur un petit écran l’interview qui a lieu. Mais je ne m’y intéresse guère. Tout ça ce n’est que de la pure comédie et je trouve ça pitoyable. Dans trois tributs et c’est à moi. Dans trois tributs et je pourrais enlever ces fichues godasses. Dans trois tributs et je pourrais aller respirer de l’air frais sur le toit de la résidence.
Un autre tribut est appelé. Plus que deux tributs et je pourrais manger un cookie… Si j’en trouve un. Autant profiter de la bouffe tant que cela m’est permis…
La tribute féminine du 2 est appelée. Plus qu’un tribut et je pourrais aller jouer un peu de guitare. Cela me manque…
Le tribut masculin du 2 est appelé. Juste après c’est à moi ! Une fois que l’interview sera terminée… J’éviterais de songer aux Jeux qui commenceront demain…

Un mec avec une oreillette me fait signe d’avancer. Il m’attrape par le bras pour me stabiliser et me porte presque jusqu’à la bordure du plateau. A-t-il vu ma difficulté à marcher avec ces engins ? Ou fait il ça par habitude, afin d’éviter que les tributs ne s’évanouissent en marchant ? Est-ce d’ailleurs à cet instant précis que je devrais être en train de stresser ? Est-ce maintenant que je devrais entrer dans une peur panique, me demandant comment agir ? Que dire ? Quelle attitude adopter ? Peut être… Pourtant je ne ressens rien d’autre que de l’exaspération. Que de spectacle pour si peu de choses au final ! Au fond … On finira tous au fond du trou non ? Alors a quoi bon se démener à essayer de jouer un rôle stupide ? Moi en tout cas je refuse tout bonnement. Et c’est justement bougon que j’entre en scène quand mon nom est appelé. Enfin non… Pas mon nom étonnamment… Seulement mon prénom. Cela m’étonne d’ailleurs. Est-ce fait exprès ? Je n’ai pas le temps de m’attarder sur cette question que je dois me concentrer sur mes pieds et mes talons. Je zigzague et trébuche avant de me réceptionner au canapé et de m’assoir dedans en soupirant d’aise, sauvée de mon calvaire pour une poignée de minutes. Au moins je ne me suis pas étalée de tout mon long devant Panem !

« Selena, une femme pleine de surprise, la moisson pour toi semble avoir été assez... éprouvante. As-tu repris du poile de la bête? » Commence le présentateur d’une voix douce. Non mais il me prend pour une cruche ? Comme s’il pouvait être l’ami de tout le monde et que rien qu’avec ces paroles doucereuses je lâcherais comme ça tous mes secrets ! Il peut se fourrer les doigts là où je pense ! « Bah euh… Ca se voit non ? Je suis pas en larme et pas au fond du trou, sinon je pense que vous l’auriez remarqué. » je lâche abruptement sans prendre de gant –enfin sans utiliser mes gants avec lesquels je commence à jouer pour oublier que je suis entourée de caméra et de gens bizarres. Je sais que je n’y mets pas de la bonne volonté, mais à quoi bon. Cette interview me mets de mauvaise humeur et je n’ai pas envie d’y mettre du mien. Je n’ai qu’une envie : PARTIIIIIR ! Je me vois bien prendre mes jambes à mon cou et sortir de ce plateau foireux.  Mais au lieu de quoi je reste clouée à mon fauteuil en train d’observer mes gants en cuir que je tourne et retourne devant mes yeux. Il ne devait pas s’attendre à une telle réaction de ma part. Après un moment de surprise, il continue cependant. « Le tribut qui t'accompagne aujourd'hui est, si mes informations sont bonnes, ton meilleur ami, avez-vous conclu une alliance? » Je relève la tête pour planter mon regard dans le sien en haussant un sourcil interrogateur. Voilà que maintenant, en plus, on est suivi et qu’ils se vantent de savoir tout sur nous. Big brother is watching us …Mais là c’est même plus que ça ! C’est du harcèlement ! « Je sais pas… On n’en a pas encore parlé. Si ça se trouve, vous le saurez même avant moi ! » je dis sarcastique en continuant encore et toujours de m’intéresser à ces drôles de gants. Franchement, ils sont vachement plus intéressants que ce qu’il se passe tout autour de moi hein !


Mes répliques ne démontent malheureusement pas le présentateur qui continue avec ses questions… « Lors de la 11ème édition, ta petite sœur fut sauvagement assassiné, es-tu ici dans le but de racheter la honte que cela a pus apporter à votre tutrice? » A la mention de ma sœur, je me fige. Est-ce une façon de se venger de mes réactions et de mes remarques un peu venimeuses ? En tout cas… Autant dire que ça marche. Mais je ne dois pas me laisser faire, surtout pas… Je prends donc le temps nécessaire pour respirer et trouver une réponse adéquate. Manquerait plus que je fonde en larme. Enfin, je lève la tête et regarde le présentateur droit dans les yeux. « Ma tutrice ? Quelle honte cela a bien pu lui apporter, pourriez vous m’expliquer ? Ma sœur avait tout juste 12 ans et était complètement inexpérimentée. Pourtant elle a été jetée dans l’arène comme de la chair à canon. Elle n’avait quasiment aucune chance de survie. Et vous êtes en train de me dire que sa mort est une honte ? Alors non, je n’ai aucune honte à racheter à ma tutrice ! La seule honte que je peux avoir, c’est justement d’avoir laissé ma sœur partir dans ces jeux à leur 11e Edition, mais il n’y a pas de quoi mêler Jenna à ça !» je crache d’un jet. S’il y a bien un truc que je déteste, c’est qu’on s’en prenne à ma famille. Hors dans la même phrase ils s’en sont prit à deux membres. Kara et Jenna. « Une dernière chose » Oh oui, Dieu existe ! La fin est proche ! «  J'aimerais connaitre les sentiments que tu as éprouvé lorsque tu as pris la décision d'intervenir quand le nom de la petite fut moissonnée! » Je retiens ma respiration. Pourquoi devrais-je raconter mes sentiments ? Pourquoi devrais-je leur dire que j’ai vu en cette petite fille la petite sœur que j’ai perdue dans les mêmes circonstances ? Pourquoi devrais-je leur avouer que ce n’est pas Amy que j’ai vu s’avancer mais bel et bien Kara ? Pourquoi ? Je ne leur doit rien alors je ne leur dirais pas la vérité. Ils ne la méritent pas. Je ne leur dirais pas ce qu’il s’est réellement passé dans ma tête à ce moment. Alors rapidement, j’échafaude une réponse banale pour pouvoir en finir rapidement. Enfin je prends un ton mélodramatique et je me lance. « Et bien… Personne ne devrait voir un membre de sa famille partir aux jeux. Je vous assure, cela vous déchire de l’intérieur. Et le pire serait de vivre ces jeux avec un membre de sa famille en sachant pertinemment que l’un devra mourir.  Hugo ne méritait pas ça et Amy… avait le même âge que ma sœur alors je ne voulais pas que l’histoire se répète dans une autre famille. » Je baisse la tête humblement alors qu’intérieurement je jubile. Fini ? Fini ? FINI ? Je jette un coup d’œil au présentateur qui finit par me faire signe que c’est bon. OH YEAH ! La torture est terminée ! Je me retiens de sauter de joie. Au lieu de quoi, je saute sur mes deux pieds. Je chavire un peu. Enervée par mes talons, je retire vivement mes chaussures avant de quitter la scène, pied nu. Au final, je n’aurais pas accordé un seul regard au public. Et maintenant je peux profiter de ma dernière soirée au Capitole !



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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Sam 17 Aoû - 12:24


« Arrête donc de gesticuler ! »

Un grognement sort de ma gorge. Grognement de protestation contre mon styliste. Protestation contre le fait de n'être qu'un pantin dans ses mains. D'ailleurs, pas que dans les siennes si on prend en considération le Capitole. Cela fait maintenant une bonne heure qu'il s'acharne sur ma tignasse. Oui, elle est incoiffable ! Et alors ? Ça vous pose un problème parce qu'à moi, aucun.

« Encore deux trois détails... Et ce sera fini. »

Je le sens tirer sur mes cheveux, sûrement en train de tenter désespérément de dompter mes derniers épis. Une chose est certaine, je hais qu'on me tripote ! Certes, vous me direz, tel était déjà le cas. Mais là ! Là, croyez-moi, si je m'en sentais capable, et si j'avais vraiment l'envie, je tuerai Dya en moins de deux minutes ! Mon reflet laisse transparaître le visage d'un gamin qui grimace. D'un gamin effronté qui répugne le moindre contact physique mais qui se laisse faire. Je serre la mâchoire, ferme les yeux, frissonne de dégoût mais je ne bouge pas d'un poil. Même si jusqu'à présent j'ai renvoyé paître à peu près toutes mes chances de survie, je me rends compte – que trop tard – que j'ai mal joué. On ne m'apprécie pas plus que cela. On ne me voit que comme un mec irritable, blasé et grognon... Ce qui ne va pas m'attirer l'ombre d'une seul sponsor si ça continue. A la base, oui vous avez raison, je n'en veux pas. Mais seuls les imbéciles changent d'avis, non ? Et visiblement, je n'en suis pas un. Mon styliste s'arrête une seconde, contemple son œuvre avant de finalement poser ses instruments de torture.
Ah, serai-je enfin présentable ? Je regarde mon reflet dans la glace tout en me redressant sur mon séant. Mon teint est unifié, mes cils agrandis par une touche de mascara ; mascara que je rechignais à mettre ; mes yeux verts semblent bien plus expressifs que d'habitude... Et dans mon magnifique costume de soie d'azur brodé d'argent, je me semble grandit. J'ai fière allure et étrangement ça me plaît pas mal !

« Merci... » je ne parviens qu'à murmurer tellement j'ai la voix coupée par l'image que me renvoie mon reflet.

Je sais maintenant que le pénible après-midi que je viens d'endurer n'a pas été pour rien. Un dernier regard dans le miroir, et je file mettre mes chaussures noires cirées. Bon sang, ma famille ne va pas me reconnaître ! A peine ai-je cette pensée en tête, qu'un sourire malicieux se dessine sur mes lèvres. Moi, avoir une idée en tête ? Ce serait très mal me connaître, voyons... Je vais juste leur montrer à quel point ils se sont foutus le doigt dans l'oeil depuis des années en me laissant tomber comme ils ont fait ! Ils auraient dû savoir que je ne suis pas juste une marionnette, qu'on traite et qu'on maltraite avant de finalement la jeter. Ils auraient dû comprendre que, tout comme eux, j'ai un cœur. Ils auraient dû m'accepter tel que je suis, sans chercher à faire de moi quelqu'un que je ne suis pas et que je ne serai jamais. Maintenant, ils vont comprendre leur douleur !

« Mais de rien. J'espère que ça te servira à entrer dans leur cœur. »

Un regard vers Dya me confirme ce que je soupçonne. Son inquiétude à mon égard m touche bien plus que ce que je peux montrer aux yeux de tous. Mais je reste tel que j'ai toujours été : imperturbable et stoïque. Même le mince sourire que j'avais quelques secondes auparavant, à l'idée de ma future vengeance, a disparu. Je reste ainsi, droit comme un I tandis qu'il quitte la pièce, me laissant seul avec mes réponses qui ne seront jamais prononcés. J'aurais aimé le retenir et le remercier pour tout, mais je dois être trop lâche pour ça puisque mes mots n'ont pas pas trouvé le chemin vers mes lèvres.

L'heure est enfin arrivée. Avec un léger soulagement, je sors de ma chambre, en rejoignant mentor, partenaire et accessoirement l'hôtesse de notre district, en bas du bâtiment. Soulagement puisque depuis le départ de mon styliste, je n'ai fait que ruminer mes non-dits. Ressassement qui disparaît une fois un pied posé dans le Hall. Émilie est somptueusement vêtue. Je ne la reconnais pas du premier coup, d'ailleurs ! Souriant à mes compagnons pour la première fois de tout le séjour au Capitole – c'est ce que me fait la surprise, souvent... - , j'entreprends de leur ouvrir la porte, la refermant à leur suite. J'sais pas, aujourd'hui, j'me sens l'âme généreuse et polie. Surtout qu'avouons-le, en si charmante compagnie, je ne peux qu'être souriant et aimable, non ?

Nous arrivons très vite sur le plateau télévisé. Des coulisses, je peux entendre le ronflement de la foule derrière les rideaux. Une pointe d'appréhension née dans mon cœur. Bon, on y est... Dernière ligne droite avant l'Arène. Ce n'est pas que je commence à flipper comme un idiot, mais disons que le stress me gagne. Je ne pensais pas avoir le tract pour un truc comme les interviews. Ce n'est pas comme si je suis associable ou je ne sais pas quoi encore... Aller, courage courage. Les minutes s’égrènent avec une lenteur exagérée. J'ai l'impression de prendre mille ans dans la tronche en l'espace d'une demie-heure ! Pour passer le stress qui monte et qui monte comme l'araignée a l'assaut de sa proie qui tisse une belle toile bien gluante, je fais les cent pas. J'espère seulement qu'en bougeant autant, je ne partage pas mon tracte avec les autres. Non, je suis pas préteur, et encore moins partageur ! Un écran nous permet de voir les interviews des uns et des autres. Personnellement, je préfère ne pas y jeter un œil ! Nan mais ils veulent nous faire trembler avant l'heure ou quoi ? Bon sang, je panique. Je la sens s'insinuer. Je la sens qui grimpe et qui grimpe. Non, je veux pas me prostituer devant une foule en délire – parce que oui, c'est bien de la prostitution dont le Capitole raffole. Bande de dépravés ! Rien qu'à mes effusions de pensées – regardez, je pense encore là maintenant! - je sais que je perds le contrôle. Je ne suis pas qu'associable, je suis également agoraphobe. Et je ne m'en rends compte que maintenant, alors qu'Emilie vient juste d'entrer sur scène. Hein quoi ? Ma partenaire ?! Déjà ! Oh My Fucking God ! Après c'est mon tour... Je perds les pédales, je défaille.

Un mec à oreillette arrive vers moi. Je tente de m'éclipser, espérant que ce n'est pas pour moi qu'il vient. Mais si... Je sens mon cœur se serrer, tandis que j'essaie de partir dans le sens opposé de l'endroit qu'il me montre du doigt, en vain. Il agrippe mon épaule et sans crier garde me lance dans l'arène. Enfin, pas l'Arène dans laquelle demain je serai jeté... Mais une arène bien pire !

Ma partenaire retourne dans l'ombre du rideau tandis que je m'avance vers les lumières et la scène. Mes yeux, arrondis par la surprise, ne savent pas où se poser tellement il y a de monde, de couleurs, de paillettes et de froufrous. Malgré mon air apeuré que j'essaie de faire passer pour de l'enjouement, une ombre semble peser sur les spectateurs hauts en couleur ainsi que sur le présentateur. J'ai même l'impression qu'un silence pesant se fait sur nous... Serait-ce à cause de mon arrivée ? Sûrement... Après tout, je n'ai pas forcément donné très bonne impression jusque là ! Mais là, loin de me montrer blasé ou hautain ou méchant, je suis plutôt comme un chien, la queue entre les jambes de frousse !

-Mathys, tu es un mec hors du commun, tu t'es porté volontaire à la place de ton frère, mais … entre toi et nous, c'était plus que ça, pas vrais? 

Hors du commun... J'ignore s'il se fout de ma gueule ouvertement ou bien s'il est sérieux... Pour sa sécurité, on va dire que c'est la deuxième hypothèse la bonne. La colère ayant pris le dessus sur ma peur, je me sens retrouver quelque peu contenance. Bon, au moins j'aurais pas l'air d'un froussard, au moins !

« Si vous me voyez comme un héros qui se sacrifie pour son frère, en effet vous vous fourrez le doigt dans l’œil ! » je commence, après m'être éclairci la voix. « C'est pour moi que je le fais. Pour moi et rien que moi. »

Pourquoi devrais-je en dire plus ? Faut-il que j'entre dans les détails ? Non. Tu ne me demandes pas d'approfondir ? Bien t'as raison !
La tension est palpable dans la salle. Mal à l'aise, j'essaie de me montrer sous mon plus beau jour, en vain je le crains... Surtout avec les questions qui viennent.

-Et avec tes parents, si je suis bien sur la bonne piste, ce n'est pas la joie, non?  

Je manque de m'étrangler. Mon visage se renfrogne tandis que je me tortille sur mon fauteuil. Nan, il n'a quand même pas posé cette question ! Même si je m'y attendais, j'en reste le souffle coupé. Même si c'est LA question que j'attends depuis le commencement de cette interview, mon sang ne fait qu'un tour. Calme. Gentil le Matthys. On va reprendre sa respiration, souffler un bon coup et on va répondre ! Allez, hop hop hop !

« Vous êtes sur la bonne piste. J'aime pas m'étendre sur le sujet alors sachez juste que... » Je porte mon regard vers les spectateurs, vers les caméras. Mon regarde est droit, il ne vacille pas. « …pour eux, je n'ai jamais été leur fils. Ils ne me considèrent pas comme l'un des leurs, que ça soit mes parents ou mes frères et sœurs. » Je devrais dire bien plus que ça. Je le devrais, mais là maintenant, je n'ai pas envie de les faire souffrir plus que ça. Je n'ai pas envie d'être un poids, encore une fois. J'aimerais qu'ils soient fier de moi. J'aimerais qu'ils éprouvent de la tristesse à me voir là, au bord du gouffre de la Mort – parce que oui, demain, j'y aurais basculé. J'aimerais, mais au fond de moi, je sais que ce ne sont que des rêves. Alors mes lèvres continuent à remuer, déversant mot après mots toute ma colère, toute ma haine, toute ma peine. « Vous savez, je me suis porté volontaire parce que ça a toujours été un pacte entre nous. Si Glass était moissonné, je prendrais sa place puisque je ne suis rien d'autre qu'un étranger à leurs yeux. Parce que je ne suis rien d'autre que le mouton noir à sacrifier. »

Mes mots résonnent dans la salle devenue silencieuse. Je ne cherche pas à comprendre leur mutisme, je ne les regarde même pas. Mes yeux sont perdus dans le vague, loin très très loin d'ici. Jusqu'à ce que la voix du présentateur me ramène sur scène, dans la réalité des Jeux.

-Sur une échelle de un à dix, le dix comme étant le meilleur, à combien évaluerais-tu tes chances de gagner et pourquoi? 

Sérieusement ? Je ne pense pas en avoir des masses mais puisque vous voulez un chiffre, ce sera 10%. Oui, j'ai dix pour cent de chance d'emmener quelqu'un dans la tombe avec moi ! Ah ? C'était pas ça la question ? Démerdez-vous avec ça, vous avez des yeux, des oreilles non ? Jaugez-moi et basta ! Voilà ce que j'aimerais répondre... Mais je sais pas. Jsuis pas d'humeur à les rabrouer. A le rabrouer... Il est si gentil, conciliant. Bon, c'est son job aussi, il faut dire ! Mais je le fais aussi pour mon styliste... Je songe à lui, à sa gentillesse sans vergogne. Pour lui, j'essaierai de ne pas crever dès le premier round.

« J'ai une chance sur 24 de gagner déjà. Soit 23 possibilités de crever. Ya pas besoin de calculer ou de savoir faire des probabilité pour dire que ma chance de gagner est plutôt mince, vue comme ça. » Moi, défaitiste ? Non jamais... « Maintenant, sur une échelle de un à dix, je dirais trois, sans vouloir me montrer présomptueux. Disons que j'ai certaine connaissance dans certains domaines qui m'aideront à survivre, je l'espère. » Devrais-je expliquer plus ? Non, et au pire ça leur piquera leur curiosité. Au mieux, ça me fera des sponsors en poche.

-Quant aux armes, en as-tu une de prédilection? 

« Vous allez rire, mais j'affectionne tout particulièrement le lance-pierre ! » je réponds du tac au tac. « Oui, c'est un brin enfantin, je l'admets. » je me justifie aux rires du Capitole, un léger sourire aux lèvres. Puis voilà, les applaudissements fusent. Le présentateur me fait un signe de tête tandis que je me dresse sur mon séant. Bien, voilà c'est passé. Demain, on attaquera le plus difficile mais le moins stressant pour ma part. Je quitte la scène, un brin rassuré de ma prestation que j'imaginais plus foireuse que ça. Un clin d’œil à Sel et je m’éclipse dans les coulisses, bien loin de toute cette agitation qui me met si mal à l'aise.


_________________



    ϟ La vie est un rêve ;
    c'est le réveil qui nous tue

    C'est le glas de la mort
    Qui sonne notre fin à tous
    Mourrons
    Mourrons
    Braves que nous étions
    Chanceux ou bien malchanceux
    Fous que nous deviendrons



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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Sam 17 Aoû - 19:39

Tenue par Sham:
 
LA véritable Tenue par Viny:
 



L'interview
de Ashe Kate Esthiwell ♫

Le temps est passé vite. Voir même, trop vite. Demain, ce sera les 16ème Hunger Games. J'aimerais revoir au moins, si ce n'est que pour quelques minutes, mon petit frère. Quoi que, voir Quorra me dérangerait pas. Je vais devoir contrôler mes émotions un minimum et de ne pas penser à ma vie lorsque je vivais encore au district. Hors de question que je fasse la pleurnicharde. Ce qui est dommage, c'est que je n'ai aucun objet personnel.
C'est ma dernière soirée au Capitole et je compte en profiter un maximum. Je serais aux côtés du présentateur Noah Laurenson pour être présentée au public et le charmer. En tout cas, je veux mettre le public dans ma poche pour attirer les sponsors. Hope m'a dit qu'il s'en foutais de me voir tel comme une Machine à tuer. Alex qui m'a conseillé de jouer la carte du sacrifice pour Annabeth. Un tas de possibilités... C'est là qu'une drôle de petite phrase me vient en mémoire. Quand je sors des Jeux, je danserais sur la tombe de ceux qui m'ont énervés. Pourquoi j'ai pensé ça soudainement ? Peut-être parce que Sham est rentrée dans la pièce et que je compte la tuer.

- Alors Sham, tu comptes à nouveau nous humilier ? je lui demande sur le ton de la moquerie.

Cette dernière me montre une tenue horriblement affreuse. C'est sûre, elle nous haie. Quoi que... Sham doit me détester plus qu'Alex, depuis l'autre soir où je suis allée dans sa chambre avec un stupide couteau de cuisine. Des collants qui donne un aspect poilu à mes jambes. Une robe avec le haut imprimé de banane, le bas est réalisé en peau de bête. J'enfile la tenue spéciale Cro Magnon de Sham Butterfly. Je dirais qu'elle nous fait pas vraiment honneur au district, autant prendre ça sur la rigolade... Mais pour moi, ça ne fait pas rire du tout. Certes, je n'ai pas de chaussures, mais ce n'est pas trop important. Par contre, il manque deux détails : le maquillage et la coiffure. Sachant qu'elle me déteste, Sham va me faire quelque chose de vraiment horrible. Sois, je lui complimente sur sa magnifique tenue, sois je dis que sa tenue est horrible. Un choix crutial. Je change finalement de tactique.

- Allez, je vais mourir dans l'arène, tu vas bien me faire quelque chose de beau cette fois-ci ?

Je m'installe sur une chaise et mon équipe de préparation vient s'occuper de mes cheveux et du maquillage. L'un d'eux, me donne un énorme os. Pourquoi un os ? Il veut que j'assome Sham avec ? Mais en voyant le résultat du maquillage, je manque de me lever de ma chaise pour aller l'assomer, mais un membre de l'équipe prends l'os et l'enroule dans mes cheveux... Il me place devant un miroir. Une massue et une banane dessiné sur mes joues, mes cheveux ont une coupe de palmier.

- Au lieu de me dessiner une massue, vous ferais mieux de m'en donner une.

Je remarque que un des préparateurs manque de rire.

- Quant à la banane, si elle était réelle, je la ferais avaler à celui qui se moque de moi.

Ce dernier se tait.
Je me rends au salon où j'apperçois de nouveau la merveilleuse styliste dont j'ai envie d'égorger. Alex, mon co-équipier, est là aussi. On ne lui a pas fait de cadeau à ce que je vois. J'aimerais lui arracher sa banane des cheveux et de la faire avaler à Sham. Quoi que, je suis sûre que Alex va faire exprès de faire tomber sa banane quelque part ou la jeter, pour que je puisse la ramasser et l'avaler de force à Sham.

- Il ne fallait pas de donner tant de mal pour ces tenues, dis-je en direction de Sham d'un ton moqueur.

Je me dresse en direction d'un Muet. Le même Muet qui m'avait servi un grand verre d'alcool le soir de la cérémonie d'ouverture.

- Pourrais-tu m'apporter un verre d'al...

A peine ai-je fini ma phrase, que le Muet part dans la cuisine. Il a deviné que je voulais la même chose que la dernière fois. Sachant que ma tenue est comme toujours, un véritable massacre avec Sham, ce n'est pas étonnant que je demande un verre. Il revient et je bois d'un coup sec, le verre entier. Je me donne un avant-goût de ce qui va se passer après la soirée, mais je vais éviter d'avoir la gueule de bois. Car le lendemain, ce sera les Jeux et je veux être en forme. Mais autant de faire plaisir avant les Jeux ! Et après les interviews, j'assisterais au résumé - si j'ai envie - et boire un verre ou deux..
C'est bientôt l'heure. Alex et moi prennons l'ascenseur menant au hall. L'avantage, c'est que notre styliste nous accompagne pas. Si ce serait le contraire, je crois qu'il y'aurait eu un bain de sang dans l'ascenseur. Les portes s'ouvrent. Mais qu'est ce que l'on est ridicule dans notre tenue... A notre grande surprise, deux mannequins en mousses nous attendent avec de magnifiques tenues - on peut deviner que ça ressemble à des tenues d'interviews - et il y'a un mot épinglé sur l'un d'eux. J'arrache le mot et je me met à lire.

"Vous valez mieux que les tenues de Sham.
N'oublié par de préciser qui a fait vos tenues lors de l'interview.
S: Viny Mc Coy''


Je donne le mot à Alex qui se met à son tour à lire. Et bien, il faut croire que Viny a fait des tenues pour nous. C'est très gentil de sa part. Au moins, on ne va pas être ridicule. Dans cette robe de cuir, je suis sûre que je vais faire grande impression. Nous prennons notre mannequin et on remonte à l'étage - à l'heure qu'il est, il n'y a plus personne. Effectivement, il n'y a plus personne. Nous nous changeons chacun de notre côté rapidement. J'efface toutes les traces de dessins sur mon visage avec de l'eau et je me coiffe rapidement les cheveux. Je préfère de ne pas les attacher. Quelques minutes plus tard, nous redescendons.

* * *
Ca y'est, c'est l'heure. Tout les tributs sont réunis dans les coulisses du Plateau TV et attendent patiemment leur tour. Je suis très contente que Viny a fait nos tenues. Je ne le connais pas, je suis sûre que c'est un autre styliste. Vu la robe, ce n'est pas étonnant que ça vient d'une vrai main de styliste. J'ai hâte de voir Sham s'arracher les cheveux quand elle va nous voir bien préparé. En tout cas, je ne regrette pas d'être là. Fin... si à moitié. J'aimerais voir mon petit frère, mais lui, au moins, il me verra.

-Mesdames et Messieurs, votre animateur de la soirée, Noaaaaah Laurenson!

Je lève ma tête vers l'écran télé qui diffuse tout ce qui se passe sur le plateau. Un projecteur se braque sur le Maître de Cérémonie, assis sur un fauteuil de cuir avec un grand sourire aux lèvres. Il salue le public d'un geste théatral. La foule est en délire, ils ont hâte de connaître mieux leurs nouveaux tributs.

-Mes amis, ce soir est un grand soir, en cette date, vous allez enfin connaître nos jolis tributs pour la seizième édition des HUNGEEEEEER GAMES.

Ca n'arrête pas d'applaudir. Comment ils-font pour ne pas devenir sourds avec les gros applaudissements des autres Capitoliens ? Quelque chose me revient en mémoire : l'année dernière, lors des interview des 15ème Hunger Games, Quorra avait fait un commentaire sur le fait que ''ça sentais la gloire'' lorsque un tas de Capitoliens applaudissent. La première à passer, c'est ma chère alliée et amie, Marina Clame. Ou sois, comme je l'appelle, la Reine du Cammouflage. Quand j'ai rencontré Marina, elle était tellement discrète que quand elle est venu à ma rencontre, j'ai failli faire une crise cardiaque. Quelques minutes plus tard, c'est au tour de Zadig Nichoelson, l'autre tribut du district un. Je suis sûre qu'il va être un des favoris des Jeux celui là. Il est charmant, de quoi faire craquer les Capitoliennes.

- On m'a dit qu'il y avait une demoiselle dans ton cœur...

Quoi que, il est déjà pris. Mais je pense que ça ne va pas empêcher les belles Capitoliennes d'essayer de lui voler. Je me fiche totalement de la réponse de Zadig et j'entends mon tour tranquilllement. Et puis, c'est pas comme si il était avec cette idiote de Blueberry Johnson. Zadig peut avoir mieux. N'importe qui, mais certainement pas elle. L'interview de Zadig se finit rapidement et il est temps que j'entre en scène. A présent, je suis en mode bonne menteuse. Noah Laurenson me fait signe de m'approcher. Je m'avance avec un grand sourire. Devinez qui doit être en train de faire une belle grimace devant ma tenue ? Oui, Sham. Essayez de deviner encore une fois : qui est en train de baver devant ma tenue ? Ma chère tutrice Quorra Wilde. Je m'assois sur le fauteuil qui est désigné pour les tributs.

-Ashe, cette Joconde de carrière, comment vas-tu?

- Je vais vraiment très bien, merci. Le séjour au Capitole était merveilleux, j'espère avoir beaucoup l'occasion de revenir ! Et vous, Noah, comment allez-vous ?

Ici, ils vivent dans le luxe assuré, ils n'ont besoin de rien, leurs enfants ne partent pas aux Hunger Games, ils vivent en paix... Ils ont simplement de la chance. Certes, au district deux, le deuxième district le plus riche de Panem n'a presque besoin de rien, mais ça ne m'empêche pas d'admirer le luxe du Capitole. Durant le séjour, j'ai eu l'occasion de prendre quelques verres, eu l'occasion de connaître mieux mon co-équipier ainsi que les autres tributs.. Ce séjour au Capitole, c'est un peu un avant-goût pour après la victoire.

-Tu es une carrière de profession, une pro des couteaux, as-tu déjà choisis tes cibles? demande t'il d'un ton complice.

Je fais un grand sourire. En plus d'être une pro aux couteaux, je suis une pro pour les haches. Je peux prendre ça pour un compliment. Si une hache me vient sous la main, le tribut qui se trouve entre mes griffes ne va pas comprendre ce qu'il lui arrive. Ca fera du spectacle aux Capitoliens et ça cache l'un de mes points forts. Je prends ça pour un compliment.

- Savez vous que si ma styliste, Sham Butterfly, si elle est dans l'arène avec moi, c'est aussi le spectacle assuré ? dis-je d'un ton ironique.

Les Capitoliens ont en quelques sortes compris que je n'aimais pas vraiment les tenues de Sham. Si les sponsors m'offrent Sham dans l'arène, ce serait un merveilleux cadeau. Je lui ai bien dis que je m'occuperais de son cas.

- Sinon, il faut dire que j'ai quelques cibles parmi les tributs. Comme par exemple.. les tributs du trois ?

A l'idée que l'un d'eux meurent sous mes griffes, me donne quelques idées de meurtres pour l'arène. La fille du trois, je l'avais vu rire face à nos tenues à la cérémonie. Idiote. Si je sors des Jeux, je me promets de danser sur ta tombe. Tiens donc, ma petite phrase du moment me revient en mémoire.. Et puis, j'avais dis un district totalement au hasard.

- Si je gagne les Jeux, je danserais en priorité sur la tombe de mes victimes j'affirme avec le sourire aux lèvres.

Il eut une courte pause.

-Tu sais, lorsque tu t'es portée volontaire pour Annabeth, ça nous a tous beaucoup touché et je crois que tout le monde serait d'accord avec moi. Parles moi d'elle, qu'est-ce qui t'as poussé à faire ce que tu as fais? Quel est votre lien?

- Entre meilleures amies, c'est normal de s'entraider non ? Lorsque son nom a été pronnoncé, j'avais très peur pour elle. Quel meilleure amie je serais pour laisser son amie mourir alors qu'elle pouvait se porter volontaire ? C'était hors de question qu'elle aille dans cette arène et je suis contente de lui avoir sauvé la mise.

Autant jouer la carte sacrifice comme m'a conseillé mon co-équipier. Le public semble être ému. Alex avait raison finalement. Mais quel foutu menteuse je fais ! J'ai parlé à Annabeth une ou deux fois et notre rencontre était très tendu. Sachant qu'elle n'est pas venu me voir, me remercier de lui avoir sauvé la vie, je ne sais même pas quel lien j'ai avec elle ! Amie, simple connaissance, j'ignore encore.

-Par ailleurs, j'ai été drôlement surpris par les habits que vous avez porté lors de la cérémonie, pourrais-tu me parler de leurs signification?

- Je suis sûre que tout le monde a été surpris. Même moi, en découvrant la tenue, j'ai cru que j'allais faire une crise cardiaque ! Et bien, sachant que le district deux est l'un des districts de Carrières et que nous sommes considérés comme des machines à tuer, Sham a dû vouloir montrer que les hommes de l'âge de pierre sont brutes. Je n'ai pas vraiment aimé particulièrement cette tenue, mais Sham pouvait ajuster quelques détails pour montrer que nous appartenons à un des districts favoris ! C'est vraiment dommage, vous trouvez pas ? Je me suis senti ridicule... Mais dans l'arène, ça va changer, je vous le garranti.

Notre styliste a souhaité nous ridiculiser. Elle nous déteste et elle doit détester tout les enfants. Peut-être voir même, ceux du Capitole. A propos de styliste, j'ai failli oublier un détail...

- Au faite ! Je souhaiterais que vous applaudissiez Viny Mc Coy, pour la magnifique robe qu'il a fait ce soir. Merci !

J'ai dis tout ça avec un grand sourire et le public l'applaudit. Ce dernier doit être content de mes compliments. Dès que le gong retentit, je reviens dans les coulisses toute contente de mon interview.
Lorsque je rentrerais à l'étage pour finir cette soirée, je compte boire quelques verres, même si je n'ai pas été ridicule dans ma tenue.
Code by nightsky
En tout cas, j'espère que cette interview vous a plu x_x


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Spoiler:
 


Dernière édition par Ashe Esthiwell le Sam 17 Aoû - 22:54, édité 1 fois
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Trishteh Yeleen
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Sam 17 Aoû - 22:37

Petit mot aux juges:
 

Tenue:
 



Alea Jacta est, ou la moisson en est piochée.

♎ Introducing Trishteh Yeleen.
-featuring The Destiny.
Bonjour, Echéance. Alors comme ça t’es encore de retour ? Tu viens de faire un nouveau pas c’est ça ?  Ah oui c’est vrai, aujourd’hui, c’est les interviews. Les trois derniers jours, c’était les entraînements. Puis les passages devant les juges. J’y ai pris vachement de risques… Mais passons, je suis pas sensée en parler du tout. C’est vrai quoi, mes talents cachés doivent rester cachés ! Enfin, c’est ce que me répète Luna et surtout Ulyss… Les cicatrices, les blessures de cette partie de la géante représentation que sont les Hunger Games (le passage devant les juges) mes deux préparateurs les ont fait disparaître avec une grande difficulté. Pourtant, j’aurais aimé en laisser une ou deux quelque part. Un côté tigresse, qui aurait été parfait pour ma pub, comme l’avait si bien dit Luna en me voyant rentrer avec ces plaies. Avant bien sûr m’avoir reproché d’avoir dû prendre des risques affreux pour cette représentation. J’aurais aimé qu’elle soit là, tiens, juste pour qu’elle voie l’idée folle que j’ai eue pour cette présentation…

Et puis aujourd’hui… Aujourd’hui, les interviews. Oh quel joli pas en avant… J’aurais bien aimé en faire un en arrière (ou même une bonne dizaine, en fait), personnellement. Avec le si célèèèbre Noah Lorenson, qui allait me poser les pires questions de ma vie.  Je  me demandais, au même titre que toutes les personnes qui étaient derrière moi et qui comptaient sur moi (car il devait y en avoir: Ulyss et Hadrian au moins.) si j’allais justement pouvoir y répondre, à ces fameuses questions. Il pourrait me tendre un piège, et là, je serais obligée de répondre que j’ai fait des activités illégales ? Trish, ressaisis-toi, un petit peu. T’as réussi à te tirer des autres situations et tu es toujours en vie ? Ce ne sont pas des petites questions de rien du tout qui devraient t’effrayer…

Comme le premier jour, je suis dirigée à la salle de préparation avec mes deux préparateurs. En fait c’est très original comme nom…  Aujourd’hui, l’homme arborait un bel ensemble pêche avec des gros sequins sur sa veste et un « joli » pantalon bouffant d’un très grand effet.. vomitif. Elle, avait préféré une robe très longue d’un vert pâle qui aurait dû traîner sur  le sol si elle ne portait pas des talons aussi haut. Cette couleur était assortie à celle de ses cheveux, qu’elle portait aujourd’hui détachés et très ondulés. Le tatouage en forme de hibou que j’avais remarqué il y a 4 jours n’était plus rose, mais bien de la même teinte que la robe et les cheveux.

Bref, ils ont eu bien moins de travail que pour la cérémonie : pas besoin de m’arracher tous les poils par exemple (du moins sur les jambes, les aisselles, elles, je ne peux pas en dire autant…), mais je n’ai pas échappé à la friction assez violente et douloureuse d’une crème sur tout le corps. Et aussi un bain dans un truc bizarre, mais ça c’était plutôt agréable… Ils sont vites passés au maquillage et à la coiffure. Il n’y avait pas de miroir donc je ne pouvais pas voir ce qu’ils me faisaient. Lui s’acharnait plutôt sur mes cheveux tandis qu’elle, me maquillait (« Regarde en haut. Non moins haut que ça, voyons ! On t’a jamais mis de crayon à toi ? » Si au moins j’avais su ce que c’était…). Visiblement, elle galérait à masquer mes plaies au visage et aux parties visibles du corps comme les bras, le cou et le bas des jambes. Est-ce que j’allais porter une robe longue ?

Justement, l’heure de savoir à quoi j’allais ressembler et ce que j’allais porter était vraisemblablement venu : ils ont appuyé sur un bouton au mur qui a fait apparaître un énorme miroir. Encore une fois, une image de moi complètement différente à laquelle j’étais habituée se refléta dans cette glace. J’étais aujourd’hui aussi très légèrement maquillée : un peu de rose sur les joues, des cils un peu plus longs et plus noirs,   du noir aussi à l’intérieur de l’œil, une très légère teinte rose sur les paupières et une plus brillante sur la bouche. La coiffure était très mignonne : il m’avait fait une tresse qui partait du haut de la tête et qui en faisait tout le tour. Une petite rose rouge y était accrochée à droite et les quelques mèches rebelles qui sortaient de la coiffure avaient été bouclées. Encore une fois je faisais à la fois très adulte et très poupine. Encore une fois, je ne me reconnaissais pas ce masque que j’allais endosser pour la soirée. Encore une fois, j’étais émerveillée et en même temps effrayée : cette image, c’est une autre Trishteh, une Trishteh qui voudrait gagner, qui pourrait peut-être y arriver et moi, j’allais devoir l’aider et me laisser de côté. Et peut-être mourir, pour elle.

De petites larmes me montent aux yeux, et mes préparateurs les interprètent mal en croyant que je suis juste émue par leur travail : « Regarde-la, Silva, elle pleure ! Si c’n’est pas trop mignooon ! Bon remet-toi vite de tes émotions parce qu’on a une tenue et un styliste à qui il faut te présenter ! Allez, debout ! » Mes larmes ne sont plus des larmes de tristesse mais des larmes de rage. Je me lève d’un bond en les essuyant et me précipite dans cette salle, qui devrais normalement contenir ma tenue et le styliste qui va avec. À la place, c’est une boîte que je trouve posée sur une chaise. Je me précipite dessus et l’ouvre : elle contient un petit mot, et la fameuse robe, qui a bien l’air assez longue. Je commence par lire le billet qui dit : « Voila une tenue pour ta cérémonie! N'oublie pas de dire à ton mentor que c'est pour toi et pas pour lui! Parce que tu le mérite et que lui c'est qu'un pecno! ». Il était signé Viny Mc Foy. J’ai souri à la remarque sur Ulyss pendant que je l’imaginais porter une robe et puis j’ai reposé le petit bout de papier à côté pour prendre la robe. J’ai cherché des yeux un miroir dans la pièce et je me suis postée devant pour essayer de voir la robe dans son intégralité. Peut-être faudrait-il que je la passe avant, non ? Je m’éloigne un peu et essaye de l’enfiler, tant bien que mal. Après quelques difficultés, je comprends qu’elle n’a qu’une seule bretelle, à droite. J’ai enfin fini de la mettre et je me replante devant le miroir : c’est une robe d’un rose pâle en bas et plus tirant vers le violet en haut. Elle est drapée en haut sur la poitrine, très serrée sur la taille et avec une fleur sur la hanche gauche. Le… « jupon » du bas est bien plus simple. Le dos, lui était ajouré en dentelle rose très pâle avec des formes de fleurs. La robe est vraiment jolie.

***


Ce soir, je n’ai pas touché au buffet, comme pour la moisson de l’année dernière.  Pourtant j’aurais aimé pouvoir suivre les conseils combinés de Luna et d’Ulyss  qui me disaient de manger « pour ne pas faire un malaise sur scène ce soir ». Mais ma chère, je ne pense pas avoir nécessairement besoin d’avoir le ventre vide pour en faire un pour le coup… Le temps est passé trop vite. Tout les 24, on est installés sur des bancs, les garçons d’abord et les filles ensuite. La bonne nouvelle, c’est que j’allais sûrement passer en avant-dernière. La mauvaise, c’est que le stress aurait encore plus le temps de monter. Je regarde les deux filles autour de moi : ce sont deux blondes toutes les deux plus grandes et plus vieilles que moi. Je me lève d’un bond et commence à faire les 100 pas dans ma jolie robe, tentant parfois de savoir à qui était le tour en tendant le coup vers l’autre bout du couloir, mais rien ne voulait m’aider dans cette entreprise. Je me suis rassise, essayant de ne pas penser à grand chose ou, mieux, de ne pas penser du tout.

***


Mon tour est enfin arrivé. Je monte l’escalier et accède à la scène.  On m’applaudit et j’essaye d’esquisser un petit sourire, qui devait en fait plutôt ressembler à une grosse grimace bien moche. Je rejoins le fameux Noah et m’assois à côté de lui, sur le gros fauteuil blanc. L’Echéance vient de faire un demi pas !  Le présentateur me regarde et annonce d’une voix calme :  

« Ma belle Trishteh, tu as vraiment joué du coude pour participer aux jeux cette année, te démarquant des autres par le simple fait que tu as nourri ton district en entier grâce aux tesserae, as-tu quelque chose à dire là-dessus? »

Il regarde un instant le public puis se reconcentre sur moi, un peu trop tôt à mon goût. Comment il sait ça, lui ? Mon cerveau chauffe, essayant de trouver une réponse pas trop conne, pas trop vraie, pas trop fausse… enfin bien dosée quoi. La question m’agace.

« Je vois que vous êtes bien informé… Nourrir le district en entier est un peu idéaliste, mais j’ai fait ce que j’ai pu pour, même si ce n’était pas le seul et unique but… ».

Je n’ai pas envie d’en dire plus, même si l’idée du suicide commandé et tout frais livré était imprimé au fer rouge dans ma tête. Qui sait, ils aimeraient bien cette « ombre de mystère » comme aurait dit Luna ? À peine satisfait par ma réponse, il revient à la charge avec un petit sourire en coin. Lui aussi a l’air un peu agacé…

« As-tu des compétences dans l'art du combat, crois-tu pouvoir remporter la victoire? »

Il me fixe de ses yeux qu’on croirait presque de glace. Je ne compte pas tout dire mais autant essayer de faire un minimum peur non ? La note du passage devant les juges n’est pas encore tombée, autant en profiter.

« Oui, j’en ai, mais pour l’instant, et jusqu’à que je m’en serve réellement, elles resteront secrètes… Je peux au moins vous dire que c’est assez tranchant ! Par contre, de là à dire que je vais gagner… Vous savez, c’est un peu comme si on lançait un dé pipé : les doubles numéros 1, 2  et 4 risquent plus facilement de sortir. Mais si j’arrive assez loin dans la partie, j’essayerais de gagner. Dans les Hunger Games, il n’y a pas vraiment de podium : seulement le premier gagne vraiment. Le reste… Eh ben, le reste est mort. »

Tiens, ça c’était de la remarque intelligente, non ?

 
« Tu étais la meilleure amie de Seed Holt, peux-tu nous parler de la formation de votre amitié? »

Mes yeux se voilent pendant un instant. Je refoule un petit sanglot. La boule monte dans la gorge, et reste plantée là pendant un moment. Mais je dois répondre à sa question. Pour lui, pour mon mentor, pour Hadrian. Pour Seed, accessoirement. Je prends une grande inspiration, cherche Ulyss des yeux dans le public, lui adresse un sourire triste et refixe Noah. La boule redescend, mais j’ai peur que ma voix tremblote. En plus, je suis obligée de mentir vu qu’on s’est rencontré dans les bois… Je savais qu’il y allait avoir des questions sur lui, pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ? J’aurais pu me préparer un peu, au moins… Au fait, Ulyss savait-il que deux de ses tributs (enfin trois mais bon) étaient reliés ?

« Eh bien… On s’est rencontré au marché, il aidait sa mère à vendre ses poteries. Je me souviens qu’il m’avait mis un jour de la boue sur le visage… Puis on s’est recroisé plusieurs fois dans le village. Un blond comme lui, c’est pas courrant dans le 11, vous savez ! »

Je n’arrive pas à être aussi enjouée que je le voudrais sur la fin de ma dernière phrase. J’étais censée avoir tourné la page, mais ce n’était pas tellement le cas. Comme si la page de mon journal sur laquelle son nom état écrit avait été mouillée (de larmes ?), et que maintenant, on la voyait à nouveau, par transparence. Sa mère, ça faisait un an que je ne l’avais pas vue… Depuis la collecte de fond pour les petits pains.

« Si tu pouvais lui dire quelque chose, là tout de suite, ce serait quoi? »

Je lui dirais tout, je lui dirais rien. Il est mort maintenant. Que voulez-vous que je dise à un mort ? L’histoire de Tom, j’y croyais pas, même si c’était vraiment étrange. C’était mon meilleur ami.

« J’aimerais lui dire adieu, pour de vrai cette fois. Pour sceller l’affaire et boucler la boucle. »

Cette fois-ci, la larme, je n’arrive pas à la retenir. Elle dévale ma joue, et part s’écraser sur le sol. D’un geste vif de la main, j’essuie son sillon brûlant.

« En veux-tu à Lucas, pour le dénouement des derniers Hunger Games? »

Cette question pousse la tristesse au cachot, déchaînant une petite colère. Je serre les poings à m’en blanchir les phalanges, plus question de pleurer maintenant. Les mots fusent pour ce qui sera sûrement la dernière question.

« Au début, j'en n’avais juste rien à faire que ce soit lui ou un autre qui l'ai tué, puis au fur et à mesure du temps j'ai compris que c'était pas vraiment sa faute. Il aurait pu mourir lui aussi en finale mais il a gagné. Il est en vie. Il a eu la première place, Terry la seconde. Lui est deuxième, mais il a quand même perdu. Je lui en veux un peu, mais je sais que c'est quand même les règles du jeu, jeu auquel je vais aussi participer. Moi aussi je vais devoir tuer des meilleurs amis si je veux atteindre la place de Lucas, justement. C'est toujours une histoire de sacrifice, si je gagne, ce seront d'autres qui me haïront plus que moi j’ai haï Lucas. La personne qui a tué mon frère, je ne me souviens pas de son nom. Je ne suis pas rancunière, pourtant, je devrais peut-être ? »

Voilà, c’est fini. Il sourit, on  m’applaudit, j’essaye d’esquisser un salut un peu gauche accompagné d’un sourire encore empli de colère de la même maladresse. Je me lève, sors de la salle et me met à courir, courir le plus loin possible de ce plateau. Les larmes courent elles aussi, sur mes joues. Je veux fuir. Alors, l’Echéance, t’as enfin fini ton pas ? C’était marrant de retourner le couteau dans la plaie ? Oh, va au diable, toi et ta maudite faux.
Fiche créée par Bartholomew sur Colosseum

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Show me what it's like to be the last one standing and teach me wrong from right and I'll show you what I can be.
Oh, Heaven's gates won't open up for me.


Dernière édition par Trishteh Yeleen le Mar 20 Aoû - 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Dim 18 Aoû - 17:13

Tenue par Sham:
 

LA véritable Tenue par Viny:
 


Je tremblais. Mais ce n’était pas de l’excitation cette fois-ci, loin de là, non, c’était plutôt dû à la rage que j’éprouvais vis-à-vis de Sham et de la tenue complètement horrible qu’elle allait nous faire encore. Je ne l’avais pas encore vue, mais je m’attendais au pire. J’étais persuadé qu’elle allait continuer dans le domaine « homme préhistorique » et au final, je ne fus pas déçu. J’entrais dans ma chambre, là où les préparateurs m’attendaient avec ma tenue, et… je restais sur le pas de la porte, incapable de faire un pas de plus. Comment cette… chose… pouvait sortir de l’esprit d’un humain ? C’était tout simplement impossible. Ca devait être un monstre pervers issu d’une dimension parallèle qui avait prit possession du corps de Sham pour assouvir ses instincts les plus bestiales. Je ne voyais aucune autre explication plausible à ce carnage. Je suis même tenté de faire un pas en arrière mais je ne peux pas, je dois affronter cette horreur. Je sens mes mains trembler encore plus violemment, je vois Sham sourire légèrement et je suis tenté de l’étrangler jusqu’à ce que mort s’ensuive, lui arracher les yeux, lui couper la tête, la scalper, faire un grand bucher sur le toit et commencer à faire la danse de la victoire autour. Là, comme ça, elle sera contente car j’aurai vraiment l’air d’être un homme préhistorique. Mais tout ça reste à l’état de fantasme actuellement, mais je ne désespère pas qu’un jour, je lui fasse payer au centuple ce qu’elle m’a fait.

C’est la mort dans l’âme que je m’assois dans le fauteuil prévu par mes deux préparateurs attitré – et cette fois ci, pas question que l’autre me tripote – et qu’ils se mettent au boulot. Ils me dessapent entièrement, me retrouvant à nouveau complètement nu. Je ne le remarque même plus, l’esprit trop remplis par de sombre pensée à l’encontre de mon bourreau mental. Je fais à peine attention lorsque j’enfile un simple pagne et un gilet sans manche en… c’est quoi cette matière ? On dirait des poils de bête. Pourquoi ? Mais pourquoi a-t-elle fait ça ? C’est pire qu’une humiliation à ce stade. De plus, je n’ai même pas de chaussure, c’est une horreur. Déjà qu’à la parade, c’était difficile, mais alors là… si seulement ça s’arrêtait là, mais non, car lorsque je me rassois sur le fauteuil, je vois l’un des préparateurs utiliser un mixeur pour faire ce qui semble être du jus de banane.


– Qu’est-ce qu’il fait avec ce mixeur ? Demandais-je, inquiet.

Mais personne ne me répondit. Ce manque de réaction eu le don de renforcer mon inquiétude. Lorsqu’il eu fini son mixage, je vis qu’il se rapprocha de moi avec le jus de banane et au dernier moment, je compris ce qu’il allait faire. J’eu envie de sauter de mon fauteuil pour hurler qu’il n’en était pas question, mais le temps me manqua et le jus de banane se retrouva sur mes cheveux. « Ca doit être une blague » ne pus-je m’empêcher de penser en sentant le jus s’imprégner dans mes cheveux dont j’étais si fier à la base. Le reste de la séance de préparation se déroula comme dans un rêve, comme si tout ça n’était pas réel. Faut dire qu’après le jus de banane, plus grand-chose ne pouvait réellement m’atteindre. Je sentais juste qu’on m’ébouriffait les cheveux et qu’on m’y collait quelque chose. A dire vrai, je ne voulais même pas savoir ce que c’était, c’était obligatoirement quelque chose de moche et d’honteux.

Une fois qu’ils en eurent terminés avec mes cheveux, ils s’attaquèrent à mon visage. Je vis l’un des préparateurs venir m’appliquer autour de la bouche quelque chose qui se trouvait à la frontière entre le liquide et la matière visqueuse. Vu la couleur, je n’eu aucune difficulté à comprendre que c’était censé représenté du sang. Jusqu’où va-t-elle nous humilier ?


– Je voudrais que se soit ton sang… Ne pus-je m’empêcher de murmurer, mais personne ne l’entendit.

C’était terminé… je me levais fébrilement pour me regarder dans le miroir, m’attendant au pire. Et finalement, se le fut encore plus que ce à quoi je m’attendais. J’avais les cheveux ébouriffé à la manière d’un homme de Cro-Magnon, ils étaient devenus complètement horrible. Mais si ce n’était que ça… sur ma tête trônait fièrement une peau de banane et dans mes cheveux avait élu domicile un os. De plus, le liquide rouge sang me donnait un air d’attardé. Complètement hébété par cette vision, je restais totalement immobile devant la glace avec l’envie grandissante d’y écraser mon poing. Me tournant lentement vers Sham, mes yeux lançaient des éclairs, et si c’était des fusils, cette dernière aurait déjà été transformée en passoire.


– Ca se payera un jour ou l’autre ça. Me contentais-je de dire d’un ton neutre.

N’ayant plus rien à faire ici, je quittais ma chambre pour me rendre dans le salon, Ashe n’y était pas encore, mais à mon avis, sa tenue devait être tout aussi catastrophique que la mienne. Et en effet, je ne m’étais pas trompé. Elle me rejoignit quelques minutes après et, si en temps normal j’aurais eu envie de rigoler en la voyant, le fait que je porte la même tenue version masculine, m’hottait toute envie de rire. La pauvre… mais ce qu’il y avait de plus pitoyable dans sa tenue, c’était les ridicules peintures qu’elle avait sur son visage, une banane et une massue dessinés de manière assez maladroite. Pas certains que même les hommes préhistoriques faisaient des trucs aussi ridicules sur eux-mêmes. Quoi que ses fausses jambes poilues étaient bien horribles aussi. Me pinçant l’arête du nez, je poussais un profond soupir de mécontentement.

Finalement, nous nous préparons à mourir de honte et prenons l’ascenseur qui nous conduira dans le hall. Je ne veux pas y aller, je préfèrerais me cacher et mourir dans mon coin plutôt que de me montrer devant tout le monde, comme ça. Ca serait purement et simplement plus honorable. Tandis que l’ascenseur descend dans les étages, j’ai l’impression d’aller en enfer. J’imagine déjà les regards moqueurs des spectateurs, les gens éclater de rire en nous voyant arriver… bref, l’horreur total. Comment pourrais-je attirer des sponsors dans cet accoutrement ? C’est impossible, ni plus ni moins. On va devoir compter uniquement sur nos propres forces pour pouvoir s’en sortir dans l’arène.
Je sens l’ascenseur s’immobiliser, et les portes s’ouvrent… sur deux mannequins portant des très belles tenues. Je reste un moment sans bouger tandis qu’Ashe décroche un mot posé sur l’un d’eux. Y aurait-il une âme sensible parmi les autres stylistes ? J’en doute sérieusement mais bon… cette dernière me passe le mot lorsqu’elle eu fini de le lire et je le lis à mon tour.

"Vous valez mieux que les tenues de Sham.
N'oublié par de préciser qui a fait vos tenues lors de l'interview.
S: Viny Mc Coy''

Un sourire nait alors sur mon visage, rendu ridicule par le liquide rouge-marron présent sur celui-ci. Merci à toi Viny, ton nom sera bien évidemment citer lors de l’interview, tu peux nous faire confiance là-dessus. Sans attendre donc, je prends le mannequin qui m’ait destiné et on remonte tous les deux à notre étage pour nous changer. Je me précipite dans ma chambre pour me changer. J’arrache le blouson et le pagne et les balance dans un coin de la pièce, je ne les utiliserai plus et je m’arrangerai pour les brûler ou faire quelque chose d’autre dans le même genre plus tard. Je me lave rapidement les cheveux histoire d’enlever tout ce jus de banane, la pelure et l’os qui s’y trouvent. Je dois insister un bon moment pour enlever tout ça, ce qui n’est pas une mince affaire car la pelure de banane colle vraiment bien. J’ai même l’impression de m’arracher quelques cheveux au passage. Mais c’est peu cher payer pour pouvoir changer de tenue.

Je commence donc à m’habiller, j’enfile le pantalon en cuir, et quel bonheur de sentir cette matière sur ma peau, en comparaison avec l’horreur que nous avait donné Sham il y a quelques minutes. J’observe la chemise ensuite : elle a un style assez ancien, avec un col officié. En un mot : j’adore. Je l’enfile sans attendre pour ensuite mettre la cravate en peau de reptile. Pour terminer avec le haut, je mets la veste en cuir moulant, encore une fois, c’est un réel plaisir de l’avoir sur soi. Les manches sont d’ailleurs recouvertes de fourrure, ce qui donne une certaine élégance non négligeable. Je me retourne vers le mannequin et voit qu’il ne me reste plus que les bottes à enfiler. Je m’assieds sur le lit pour les enfiler mais les observe quelque peu avant, elles sont assez imposantes et complètement en cuir. Franchement, Viny est talentueux. Je devrai réellement penser à le remercier. Quoi qu’il en soit, après ça, il me reste une dernière chose à faire, me coiffer. Je me contente de mettre un peu de gel et de les coiffer en arrière. Une fois cela fait, je me regarde dans le miroir et je trouve cette tenue absolument magnifique. Enfin une vrai tenue pour la séance d’interview.

Peu de temps après, je me retrouve sur le plateau TV en compagnie de tous les autres Tributs. L’heure H est arrivée, c’est le moment où je vais pouvoir tenter d’attirer des sponsors sur moi. J’ai une petite pensée pour Sham, l’imaginant exploser dans son coin quand elle va voir comment est-ce qu’on est habillé. J’aimerais bien y assister mais mon imagination fait parfaitement le travail. Douce revanche…

Quoi qu’il en soit, le présentateur, Noah Laurenson fait son petit spectacle et faut dire qu’il est fort pour ça. La foule est en délire dé ses premières paroles. Mais il ne perd pas de temps, les capitoliens sont bien trop impatient de connaitre plus en détails leurs futurs Tributs pour patienter avec des artifices. Mes alliés du District Un sont donc très vite appelé pour faire leurs interviews. Même si nous serons du même côté dans l’arène, du moins au début, je ne leur fais pas confiance, à aucun des deux. Zadig est comme moi, quelqu’un de manipulateur, peut-être même plus que moi d’ailleurs. Raison de plus pour ne pas lui faire confiance. Le dicton « gardez vos amis près de vous, vos ennemis encore plus près » prend ici tout son sens. Cependant, je n’écoute pas réellement leurs interviews, me concentrant sur ce que moi je vais dire.

Arrive alors le tour de ma co-équipière de District. Surement la seule en qui j’ai un tant soi peu de confiance, surtout après notre soirée l’autre jour… Mais je resterai tout de même sur mes gardes aussi, je sais parfaitement que c’est une très bonne menteuse, donc je vais aussi la garder un minimum à l’œil. Rien qu’à ces pensées, l’excitation de me retrouver dans l’arène me revient, et l’attente est de plus en plus interminable. Mais je dois me calmer, ce que je réussis tant bien que mal tandis qu’Ashe fait ce que je lui avais conseillé l’autre soir, jouer la carte du sacrifice. Et encore une fois, je trouve que c’est une parfaite menteuse.

Je me lève à mon tour et me dirige vers Noah qui prend un air faussement apeuré en me voyant arrivé, je décide de jouer le jeu lorsque je m’assieds et je ne lui laisse même pas le temps de dire quelque chose que je lance :


– Ne faites pas cette tête mon cher Noah ! Vous n’êtes pas sur ma liste de victime… Puis j’ajoute d’un ton faussement menaçant : Pas encore du moins.

Le public ne peut s’empêcher de rigoler à ce que je viens de dire, moi-même, j’affiche un grand sourire vers la caméra. Mais je me retourne ensuite vers le présentateur pour réellement commencer l’interview.

– Alors Garraty, à te voir, je sens que nous aurons du spectacle cette année, partagerais-tu mon avis ?
– Je le partage parfaitement mon cher Noah. Répondis-je à l’aide d’un petit sourire. Ne sommes-nous pas là pour ça ? Après tout, il faut bien leur en offrir pour leur argent à tous ces spectateurs. Je me ferai d’ailleurs un devoir de les divertir jusqu’au bout… ainsi qu’à chaque fois que je reviendra au Capitole après ma victoire.

J’avais le ton assurant et plein d’arrogance que j’ai habituellement dans ces moments-là, lorsque j’essayais de me mettre des gens dans la poche. Et vu que la plupart des sponsors aimaient les gens plein d’assurance qui assuraient le spectacle, j’avais toutes mes chances de les attirer.

– Tu ne laisses pas transparaître facilement tes émotions, si ce n'étais de ta carrure, jamais je ne t'aurais remarqué lors de la moisson. Un bon point, tu as toutes les cartes en mains pour surprendre tes adversaires.
– En effet, Dis-je après avoir retrouver mon sérieux. mais je vais vous dire un petit secret, lors de la Moisson, en réalité, c’était surtout dû à la surprise, comprenez bien que c’était une agréable surprise, sinon, j’aurai raté ce merveilleux moment en votre compagnie ainsi qu’avec tout ces gens du Capitole qui, je le suis sur, sont très heureux de nous voir aujourd’hui.

Bon, j’en fais peut-être un peu trop, mais ça marche, car le public a l’air d’adoré de dire qu’on aime se retrouver avec eux. Dans tous ceux là, y aura bien l’un ou l’autre sponsor pour m’envoyer des trucs utiles dans l’arène.

– Et concernant mes adversaires… je ne dirai rien, juste qu’ils vont être surpris par l’une ou l’autre chose. Terminais-je ma phrase sur un ton énigmatique.

Par ailleurs, je dois avouer que je m’amuse comme un petit fou. Noah, à la base, semblait me prendre pour quelqu’un de froid. Il avait raison, mais seulement en fonction des moments. Rester de marbre à la Moisson était une certaine façon de se faire remarquer, de plus, je n’avais absolument rien à dire aux gens du District Deux, qui, pour la plupart, me détestent, moi et ma famille. Mais ici, je dois jouer avec mes atouts, c'est-à-dire la tchatche que je possède.


– Ta famille te regarde surement à la télévision, aurais-tu un message à leurs faire ?
– Ho bien sur… Dis-je avec un grand sourire en me tournant vers la caméra qui est pointée vers moi. Papa, maman, j’aurai plein de truc à vous racontez une fois que je serai rentré à la maison. En attendant, profitez du spectacle… comme tous ces bons gens du Capitole.

J’avais ajouté ce dernier compliment, un peu comme la cerise sur le gâteau. S’il y a bien une chose que j’avais remarqué sur les gens du Capitole, c’est qu’ils ne sont jamais contre de recevoir des compliments. Par ailleurs, la plupart des gens doivent croire que j’ai hâte de retourner voir mes parents pour leur raconter tout ce que j’ai vécu, mais il n’en est rien, et seule Ashe a dut comprendre le message que j’ai lancé à mes vieux : en gros, ils ont intérêt à prier pour que je ne rentre pas en vie, sinon, comme je me le suis promis l’autre jour, je trouverai un moyen de les tuer. Ils souffriront, atrocement et périront à petit feu. Alors seulement, Christa pourra reposer en paix. Quoi qu’il en soit, je sens que c’est bientôt terminer, j’en profite donc pour dire une dernière chose rapidement.

– Je voudrais ajouter une dernière chose aussi : merci à Viny Mc Coy pour ces merveilleuses tenues qu’il nous a concocté. Ca fait tellement du bien d’avoir enfin un styliste pour le District Deux car bon, c’était un peu ce qui manquait lors de notre parade.

Et voilà une dernière pique envers Sham. Elle l’aura méritée. J’entends par ailleurs la cloche sonnée, signe que mon temps d’interview est terminé. Je salue le public une dernière fois comme un gentleman avant de retourner à l’arrière de la scène. Au final, je pense ne pas m’être trop mal débrouillé, j’ai usé de mes atouts et j’ai su complimenter comme il fallait. J’espère qu’un ou deux sponsors sera tombé sous le charme et qu’il m’enverra quelque chose d’utile quand je serai dans l’arène.
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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Lun 19 Aoû - 12:42




Titre du sujet

'People think I'm odd. So I know how it feels to be different, and I know how lonely that can be.' (Disney)
Keegan me réveille tôt ce jour-là. Une longue journée de préparation m'attend. Éradiquer la moindre saleté de mon corps (même si j'ai passé les cinq derniers jours à me laver pendant des heures tant les douches du Capitole sont agréables), enlever les poils un par un, rendre ma peau lisse, raviver mes cheveux, les coiffer, me faire un soin de peau, me maquiller … Je dois être fin prête pour ce soir où je vais devoir donner une interview. Dans mes souvenirs, les interviews sont toujours la partie la plus excitante des Jeux après le défilé. Elles ont toujours lieu dans une salle immense dotée de siège en velours rouge. La scène est assez grande. Pour un petit moment, chacun connait son moment de gloire.

La journée d'hier avait essentiellement consisté à un tête à tête avec Keegan. Cela avait été une très belle journée et j'avoue avoir été soulagée qu'Aaron soit allé avec Maya. Il m'avait réappris à marcher avec des talons et il m'avait expliqué comment allaient se dérouler les interviews. Au début, il m'a dit que je devrais peut-être renforcer mon personnage. Mais après avoir tenté maintes et maintes cartes, il a fini par me dire que mon caractère naturel devrait aller. Apparemment, bien malgré moi, je donnais l'image d'une petite fille innocente qui n'avait rien à faire là et que certains citoyens du Capitole pourraient bien me prendre en pitié. Je ne vois pas trop le but de tout ça néanmoins. Les sponsors peut-être.

Keegan est vraiment quelqu'un de charmant, avenant. Je suis vraiment contente d'avoir eu quelqu'un comme lui auprès de moi ces derniers jours. Je n'avais jamais été aussi proche de quelqu'un depuis la mort de ma mère. Il est ce genre de personne dont la présence vous rassure tant que vous avez l'impression que vous pouvez tout lui dire, tout lui confier, vous mettre à nu sans même qu'il vous juge ; un peu comme s'il ne fera que vous aimez davantage à chaque confession. Je me demande ce que ce séjour aurait été sans lui. Je n'aurais probablement rien compris à ce qui m'arrivait. Cela aurait été un véritable supplice.

La matinée est clairement interminable. Je n'arrive pas à m'habituer au fait qu'on me voie nue … Jusqu'à mon arrivée au Capitole, personne ne m'avait jamais vue dévêtue était ma mère. Enfin je veux dire, mes parents m'avaient vue quand j'étais petite mais c'est normal. Mais après mes huit ans, personne. J'étais donc très perturbée, angoissée de me savoir entièrement déshabillée sur une table glacée sous trois paires d'yeux occupées à me rendre plus que propre. Je trouvais ça un peu déplacé. On ne m'avait même pas demandé mon avis. Il semble que je n'ai pas vraiment le choix cependant. Mais je n'arrive pas à m'y faire et à me détendre. Je trouve ça un peu déshumanisé comme procédure. On ne devrait pas me voir ainsi, pas vrai ? C'est un véritable calvaire et j'ai l'impression que ça ne va jamais finir.

J'ai bien du mal à percevoir leurs murmures mais je crois deviner qu'on hésite à me couper les cheveux … Je n'ai pas envie qu'on me les coupe ! Un jour, au district, on m'avait lancé quelque chose d'horriblement gluant et collant dans les cheveux et je ne m'en étais pas rendue compte tout de suite du coup la chose avait eu le temps de sécher quand j'ai fini par le remarquer. Mes cheveux étaient irrécupérables et on avait dû me les couper très courts. Je me souviens encore nettement à quel point j'ai pleuré alors qu'on me retirait des touffes de cheveux, de la pile blonde sur le sol, des rires de mes camarades le lendemain … Un véritable traumatisme. Au final, on laisse ma tignasse tranquille et, une fois que la saleté semble s'être désincrustée et qu'on s'est bien occupé de moi, ma torture a l'air d'être finie. On m'envoie, vêtue d'un peignoir (on m'a fait enfiler une culotte aussi), dans une autre pièce où doit probablement m'attendre Viny.

En ce qui concerne la personne de Viny, je n'ai pas pu vraiment lui parler. Je pense que nous n'avons pas grand chose à nous dire de toute façon. Mais je crois que c'est une bonne personne et quelqu'un de gentil. En tout cas, j'apprécie son travail et ait beaucoup d'estime pour lui pour ma tenue lors du défilé que j'ai particulièrement aimée. Nous mangeons un petit peu (je n'ai pas très faim pour ma part).

Visiblement, Viny n'a pas plus l'air disposé à la discussion que lorsqu'il m'a préparée pour le défilé. Ce n'est pas plus mal en fait. Je n'aime pas trop parler et les rapports humains, c'est un miracle que j'arrive à parler aussi facilement à Keegan. Je le remercie intérieurement de ne pas se sentir obligé de tenir une conversation avec moi et de m'obliger à parler. Cela va déjà être suffisamment difficile de répondre aux questions tout à l'heure.

Je me sens bien dans la tenue que m'a confectionnée Viny. Bien qu'elle soit moulante, le tissu est léger et c'est très agréable à porter. Il me regarde, l'air pensif et je demande bien ce que je vais subir jusqu'à ce qu'il appelle deux femmes pour l'aider. Il leur parle doucement et l'une commence à me coiffer et l'autre à me maquiller. C'est à ce moment-là que Viny s'éclipse. Je n'aime pas qu'on me lave mais me faire coiffer et maquiller est assez agréable au contraire. Je ne sais si c'est parce que je suis habituée à ce qu'on me coiffe, ça me semble être bien plus normal néanmoins.  On me nettoie à nouveau les dents car je me dois d'être parfaite, on m'a blanchi les dents quelques heures plutôt et ce n'était pas très plaisant. Tout comme c'est peu confortable de se faire laver les dents.

Spoiler:
 

Ce n'est qu'après toutes ces simagrées qu'on me laisse m'observer dans le miroir. Et j'avoue que j'en reste pantoise, sans voix. Je n'ai jamais été aussi belle de toute ma vie ou du moins je ne me suis jamais trouvée aussi charmante. Je ne peux m'empêcher de rougir un peu et je bénis le maquillage parfaitement exécuté par les deux jeunes femmes. Contre toute attente, la tenue de l'interview est aussi sublime que celle du défilé. Non pas que j'ai  remis en cause le talent de Viny à un moment donné mais la tenue du défilé était vraiment magnifique. Elle est en plusieurs parties : il y a une jupe mauve faite dans un tissu que je jurerai être du satin (j'en ai déjà touché une fois), un chemisier blanc et une sorte de corsage de couleur noire (ou du moins ça ressemble à du noir). Il y a également quatre ceintures m'entourant qui sont de couleur claire et ornées de fleurs qui y sont comme gravées. J'ai le même genre de lanières au tour des bras et en bracelet. Au niveau de la longueur, j'apprécie le fait que la jupe soit assez courte et me tombe juste en dessous des genoux car je suis un peu plus libre de mes mouvements. Le décolleté est presque plus échancré que le costume du défilé bien que cette fois il y ait une sorte de voile transparent avec quelques fleurs. J'ai l'impression que c'est un peu la marque de fabrique de Viny. Ce n'est pas du tout le genre de vêtements que j'aurais mis spontanément mais je trouve quand même ça joli. Je remarque aussi les quelques fleurs piquées dans ma tresse sur le côté droit. Je suis ravissante, réellement mise à mon avantage.

Puis on m'apporte des chaussures avec un talon immense. Je ravale ma salive en me souvenant de la torture que cela avait été avec ceux du défilé et je me dis que je vais en baver même si je me suis beaucoup entraînée. On doit littéralement me soulever pour que je puisse les enfiler. Pourtant, j'arrive à bien tenir dessus et même à avancer malgré ma maladresse et mes hésitations. Je bénis mon esprit assez rapide. On me conduit directement au studio après ça. Tous les tributs sont conduits sur le plateau, je remarque peu de tenues mais celles que je peux voir sont plutôt jolies.

L'émission commence presque dès le moment où Noah Laurenson pose le pied sur scène. C'est un homme très charismatique qui arrive très bien à rendre la foule en folie (la salle est pleine à craquer). Pour les interviews, nous passons dans l'ordre des districts, la fille en premier. Je serai donc la dix-neuvième  à passer. Je me perds un peu dans pensées, alors que les autres passent à me essayer, à me calmer et à me demander comment je vais bien pouvoir surmonter tout ça ; moi qui n'ai jamais été attirée par la foule. J'ai l'impression que peu de temps s'est écoulé quand c'est mon tour. J'essaye de marcher avec grâce mais je suis quand même pataude. Je m'installe sur le canapé aux côté de Noah et je tente d'afficher un joli sourire. La première question ne se fait pas attendre :

« Alina, on m'a dit de toi que tu étais une fille plutôt rêveuse, voudrais-tu me parler de ton plus grand rêve ? »

Je stresse tellement que mes mains en sont moites. Mais il me suffit de trouver Keegan dans la foule pour retrouver un peu de sérénité, je souris à nouveau et dit assez distinctement en essayant de faire comme si je parlais à mon ami Keegan :

«  J'avoue n'y avoir jamais vraiment réfléchi … Je crois que j'aimerais que ma famille, ma mère plus particulièrement, soit fière de moi. Ou peut-être que Keegan, l'hôte de notre District, ne connaisse que de bonnes choses. Ou encore que le travail de Viny, notre styliste, soit reconnu et valorisé. Il fait vraiment des choses remarquables, vous savez. En fait, peut-être bien que je n'ai pas de grands rêves mais plutôt un amoncellement de petits rêves qui me tiennent réellement à cœur.

- D'accord, très bien, je vois que tu penses beaucoup aux autres. J'espère qu'ils pourront se réaliser et crois-moi, si tu gagnes, ta famille sera plus que fière de toi et le travail de Viny sera sous les projecteurs, dit-il l'air détendu. »

Il pose une autre question tout en se caressant la barbe et avoir l'air pensif :

« En parlant de ta famille, comment me décrirais-tu ta vie familiale, penses-tu que ce serait une bénédiction pour eux si tu gagnais les jeux et ramenais l'argent à la maison ?

- Ma vie familiale est assez compliquée. En effet, Maman a disparu et mon père travaille jour et nuit, je le vois très peu. Je suis souvent seule à la maison. Je pense que si je ramenais un peu d'argent, nous pourrions être un peu plus heureux. En revanche, je doute avoir la moindre chance de gagner.

- Oh ne dis pas ça, le sort pourrait très bien être en faveur, on ne sait jamais ! Par contre, quand il s'agit du sort, tu n'as pas eu de chance pour ton mentor il me semble. Ici, au Capitole, on raconte que ton mentor Maya a la fâcheuse tendance à vouloir détruire les gens psychologiquement, si tu pouvais la remettre à sa place ou lui prouver n'importe quoi ce soir, ce serait quoi ?

- Pour vous dire la vérité, elle m'effraie tellement que j'ai passé ces derniers jours à l'éviter donc je ne la connais pas vraiment. Cependant, même s'il est vrai qu'elle est assez cruelle, je suis persuadée qu'il y a du bon en elle. Je pense ne rien avoir à lui prouver. »

Et enfin la sonnerie retentit pour mettre fin à mon entretient. Quel soulagement. Noah me remercie et je retourne à ma place dans une démarche hésitante mais plutôt rapide. J'avoue être plutôt satisfaite de moi. J'ai été incroyablement à l'aise, même si j'ai fixé Keegan une bonne partie du temps. Heureusement que je l'ai trouvé. Que ferais-je sans cet homme sérieusement ? Il m'a permis d'assurer les questions tout en restant fidèle à moi. La moindre chose que j'ai pu dire était vraiment sincère. Je n'ai aucune raison de mentir. Mes rêves sont réellement tous liés aux gens que j'apprécie.

À la fin de l'émission, nous regagnons tous nos appartements. Je me retrouve dans l'ascenseur en compagnie des tributs masculins du Sept et de Huit (je dis ça car ils sont descendus à cet âge) et de ceux du Onze (je crois). Une fois au dixième étage, je fonce dans ma chambre.


Alina Flore Levens

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F. Zadig Nichoelson
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Mar 20 Aoû - 17:37




L'interview



Incapable de réagir, je reste vissé sur ma chaise, à les dévisager toutes les deux. J’attends que l’une d’entre elles m’annonce enfin qu’il ne s’agit que d’une grosse blague. Mais les secondes s’écoulent sans que rien ne se produise. Je sens bien qu’on est en train de perdre du temps inutilement, alors je cède et consent à briser le silence pesant.

- Vous vous foutez de moi ?

Apparemment non. Jillian lâche un soupir excédé, et vient me chercher par la peau du cou pour m’obliger à marcher. J’obtempère, d’un pas aussi naturel que possible, mais Valentina pousse un cri qui en dit long sur la qualité de ma prestation. Elle se précipite vers moi et entreprend de me noyer sous ses conseils sans queue ni tête. Menton relevé, regard perdu dans le lointain, maintien vigoureux, buste en avant, épaules en arrière, démarche triomphante, pas aérien. Impossible de remplir toutes ces conditions sans se casser la figure. Je n’ai jamais envisagé de devenir mannequin, et toutes ces astuces de pro me dépassent complètement. Je fais néanmoins des efforts, parce que je sais que mon entrée sur le plateau télé doit faire forte impression sur le public. Comme l’a si justement souligné Valentina, contrairement à la parade, cette fois, je vais devoir marcher jusqu’à mon fauteuil. Et si je veux que ma prestation soit parfaite, je dois en soigner les moindres détails. Au bout d’un bon million d’essais plus ou moins infructueux, ma styliste décide que ce sera suffisant pour ce soir. Jillian me fait travailler ma voix, les expressions qui dansent sur mon visage, me force à articuler et à choisir les mots qui auront le plus d’impact sur le public. Si j’arrive à ne pas passer pour un robot devant les caméras, ce sera un miracle.

Valentina me congédie définitivement, préférant sans doute réserver le reste de ses tortures à Marina. J’imagine qu’elle va se faire un plaisir de lui apprendre à tenir debout sur des talons de trente centimètres. Je frissonne à cette idée. Je suis bien content de ne pas être une fille. Enfin libre, je m’enferme dans ma chambre, espérant avoir droit à quelques minutes de répit. Mais c’était sans compter sur les membres de mon équipe de préparation, qui occupent déjà les lieux. Je retiens de justesse un soupir exaspéré, pour ne pas les vexer. Mais je ne suis pas de très bonne humeur, et j’ignore combien de temps je vais pouvoir prendre sur moi. Heureusement, les trois harpies semblent à court de critiques à mon égard, et se contentent de m’expliquer à quel point leur vie est époustouflante. Je ne les écoute que d’une oreille. Mon esprit dérive ailleurs. Je me projette déjà sur le plateau télé, face à une foule en furie, suspendue à mes lèvres. Je me demande quel comportement adopter. Les conseils de Jillian sont certainement avisés, mais je doute de pouvoir les mettre en pratique. Je saurai choisir les bons mots au bon moment, comme le menteur émérite que je suis. Mais le principal problème reste de savoir si je dois répondre aux questions avec honnêteté ou non. Le public est moins idiot qu’il en a l’air, et je le soupçonne d’être particulièrement sensible aux notes de sincérité dans la voix des Tributs. Dire les choses telles que je les pense serait un bon moyen de gagner la confiance des spectateurs, de leur donner l’illusion que je leur ressemble un peu, d’attirer les sponsors. Mais je suis beaucoup plus à l’aise quand il s’agit de mentir, et enjoliver la réalité la rend plus acceptable, plus intéressante également. Dans l’impasse, je préfère opter pour l’improvisation. Ça aussi, c’est dans mes cordes.

Trop perdu dans mes pensées, je n’ai pas remarqué que mes préparatrices en avaient déjà fini avec mon corps. Elles s’escriment à présent sur mon visage, qui n’a jamais été aussi malmené. Tout d’abord, je ne comprends pas pourquoi elles se donnent tant de mal. Elles me couvrent de crème, de poudre qui me donne envie d’éternuer, de maquillage en tout genre. La façon dont elles tentent de dompter ma crinière me fait presque de la peine. Elles prennent leur tâche très à cœur, et soudain, je comprends pourquoi. Ce soir, les caméras qui vont chercher à faire des gros plans sur moi seront plus nombreuses que lors de la cérémonie d’ouverture. Evidemment. Mon visage doit être parfait sous toutes les coutures. Mon teint ne doit pas présenter le moindre petit défaut. Et pour ce faire, mon équipe n’hésite pas à abuser du fond de teint et de produits inédits pour éviter à ma peau de briller au moment le moins opportun. J’accepte le tout sans broncher, car je n’ai pas oublié que leur travail avait fait sensation la dernière fois.

Et cette fois encore, je ne suis pas déçu. J’ai le teint unifié et lumineux, ravivé par endroits d’un léger nuage de blush. Mes lèvres sont un peu trop redessinées et ne paraissent pas naturelles, mais ce n’est pas ce qu’on remarque le plus. Car, dès que les Capitolins poseront leurs yeux sur moi, ils vont à coup sûr se noyer dans mon regard. Mes trois expertes en maquillage se sont acharnées sur mes yeux, semblables à des pierres précieuses. Le bleu, l’or et les paillettes se mêlent à un léger trait de crayon noir, qui rehausse le tout. Ça brille, ça attire le regard, ça coupe le souffle. Et surtout, ça en dit long sur la tenue qui devrait arriver d’une minute à l’autre. J’ai hâte de voir ce que ma maniaque de styliste m’a confectionné.

Mes préparatrices ont tout juste le temps d’ajouter des mèches dorées et bleutées à ma coiffure en pétard avant que Valentina n’arrive. Elle vire sans ménagement les trois excentriques, puis elle se tourne vers moi, et m’aide à enfiler sa nouvelle création. Je suis soulagé de voir qu’elle a imaginé quelque chose de différent, pour réinventer mon image et éviter que le public ne se lasse de moi trop vite. Ce soir, le Capitole pourra admirer son talent au travers d’une chemise précieuse à manches courtes, toute de soie et d’argent. Elle est en partie masquée sous un blaser d’un bleu nuit profond, dont les nuances changent au moindre de mes mouvements, s’accordant à l’éclairage variable. Le pantalon souple qui l’accompagne est fait du même tissu. Enfin, je chausse des mocassins dorés, assortis à ma cravate, incroyablement confortables. Jouant sur la particularité de mon District, Valentina a même pensé à disposer des bracelets de cuir et de pierres précieuses sur mes bras nus. Un simple coup d’œil à mon reflet dans la glace suffit à me convaincre. Je ne suis plus l’homme élégant tout juste fiancé de la cérémonie d’ouverture. Ce soir, je serai un Carrière tout à fait à son aise dans cet univers de tous les possibles, et un brin provocant de par le côté légèrement rock de cette nouvelle tenue. Voilà qui devrait clairement contribuer à rassurer les sponsors qui ont décidé de parier sur moi. Et à convaincre les autres de joindre le mouvement.

Valentina m’intime de ne pas bouger tandis qu’elle fait mine d’éliminer des plis qui n’existent que dans son imagination. Je n’ai pas le temps de la féliciter pour son travail, car son petit numéro a pris un temps fou, et il est déjà l’heure de se rendre dans les coulisses. Elle m’abandonne en chemin, et je retrouve les Tributs à l’arrière du plateau télé. Je prends place à côté de Marina, resplendissante dans sa robe rouge sophistiquée et rehaussée d’or. Nous sommes deux pierres précieuses en provenance directe du District Un. Elle le rubis, moi le saphir. Et nous sommes prêts à étinceler aux yeux du Capitole.

On annonce le présentateur de cette année, Noah Laurenson. A peine son nom est-il prononcé qu’un projecteur braque sa lumière sur l’individu, illuminant brutalement la scène. Le type prend la pose et joue avec son public, savourant son heure de gloire. Il se pavane sur scène, exhibant son costume couvert de paillettes de de plumes. Je devine qu’il doit être imbu de lui-même au possible. Et j’ai bien peur qu’il ne mette sa propre personne en avant, au détriment des Tributs dont il est censé vendre les atouts. Les spectateurs jouent le jeu, et hurlent leur joie de retrouver leur présentateur adulé. Dès que le brouhaha fait mine de faiblir, Noah en rajoute une couche pour ne pas perdre la face.

- Mes amis, ce soir est un grand soir, en cette date, vous allez enfin connaître nos jolis Tributs pour la seizième édition des HUNGEEEEEER GAMES !

Nouvelle salve d’applaudissements. J’ai déjà les tympans qui bourdonnent. Mais je n’en laisse rien paraître, car le maître de cérémonie désigne les vingt-quatre enfants derrière lui, et un nouveau projecteur nous fait exister aux yeux du public. Certains doivent commencer à prendre conscience de ce qui leur arrive, et le stress monte d’un cran. Pour ma part, je n’ai pas besoin d’inspirer bruyamment pour retrouver mon calme. Ce n’est pas ce soir que mon sang-froid légendaire va me faire faux bond.

Les choses s’accélèrent. Noah fait signe à Marina d’entamer le bal. Elle s’avance d’un pas décidé. Résultat de longues heures d’entraînement entre les mains de notre styliste, je suppose. Et les interviews de la seizième édition sont lancées.

Dès que Noah ouvre la bouche, je révise mon opinion sur lui. Cet homme se révèle très pro. Maître de lui-même et de ses paroles, il sait se montrer taquin et intéressé par les réponses de la jeune blonde. Il prend son rôle de présentateur très au sérieux, jouant l’intermédiaire entre Marina et le public. Ses questions sont réfléchies, et donnent l'occasion à Marina d’en mettre plein la vue au Capitole. Et tout se passe à merveille, jusqu’à ce qu’il lui demande si elle a préparé une stratégie.

- Mon mentor a déjà clairement choisi la personne qu'il souhaitait voir revenir au District, répond Marina.

L’amertume, la rancœur qui transparaissent dans sa voix me serrent le cœur. Comme pour accentuer ses propos, elle me lance un regard transperçant. Je reste de marbre, mais mon sang bout dans mes veines. J’ignore comment se sont déroulées ses séances de préparation avec Jillian, mais elles n’ont apparemment pas porté leurs fruits. Notre mentor a toujours répondu présent lorsque j’avais des conseils à lui demander, mais de là à imaginer qu’elle laissait tomber mon équipière… Si ses dires sont vrais, je comprends la détresse de Marina. Elle a gardé pour elle sa peur de ne trouver personne pour la soutenir. Et je n’ai rien fait pour la réconforter. Tout simplement parce qu’on ne peut pas rentrer tous les deux. C’est elle ou moi. Et j’ai fait mon choix.

Ma coéquipière se détourne, et termine son interview. La cloche sonne, signe qu’il est temps pour elle de retourner à l’arrière de la scène et de me laisser éblouir le public. Je me lève et croise le regard d’Emrys. Il n’attendait que ça. Il soutient mon regard et passe sa langue sur ses lèvres. Je me retiens tout juste de lever les yeux au ciel. Les caméras ne loupent probablement pas une miette de nos échanges. J’accepte, bien à contrecœur, d’entrer dans son jeu une fois de plus, et lui répond par un sourire coquin. Qui se change en un sourire franc et enthousiaste alors que je me tourne vers le public. J’essaye de mettre en pratique mes leçons avec Valentina, mais je veille surtout à garder un air confiant et supérieur. La foule m’accueille en conséquence alors que je m’installe sur le fauteuil qui m’est réservé. Et Noah surprend tout le monde en se levant pour me serrer la main.

- Zadig Nichoelson, mes chers amis ! s’écrie-t-il.

Je lui rends sa poignée de mains avec chaleur. J’ai bien envie de savoir ce qu’il m’a préparé. Il retourne à sa place et commence à me cuisiner.

- Je dois dire que tu as su faire de l'effet, lors de la Moisson, tu étais fait pour venir aux Jeux, ça se voyait. Et que dire de ta tenue lors de la cérémonie ? FA-BU-LEUX, aurais-tu des commentaires à faire là-dessus ?

Eh bien, ça, c’est une façon de bien commencer les choses. Pour cette première phase, je décide d’entrer dans le jeu de mon compagnon de scène, qui s’adresse au public d’une voix légère et démesurément enthousiaste. Je croise les jambes dans une attitude décontractée, pose négligemment mes bras sur les accoudoirs pour me mettre à l’aise, et réponds enfin :

- Bien évidemment, en tant que Carrière, je suis effectivement taillé pour faire les Jeux. Et je saurai le prouver à ceux qui sont encore sceptiques, j’ajoute avec un sourire supérieur à l’intention du public. Ma styliste, elle, a bien compris à qui elle avait affaire, et vous avez pu l’observer durant la cérémonie d’ouverture. Et ce soir encore, elle a frappé fort, dis-je en me redressant et en présentant clairement ma tenue.

Le public, qui boit mes paroles comme du petit lait, applaudit le choix de Valentina avec force. Même Noah m’écoute avec attention, et semble avoir du mal à reprendre le fil une fois que la foule s’est calmée.

- Lors de la moisson, nous avons pu voir une jeune femme se frayer un chemin dans la foule en criant de la laisser passer, poursuit le présentateur d’une voix plus douce, presque intimiste. C'était ta sœur jumelle Avalon, je dois dire que ça m'a fait frémir, as-tu eu le même sentiment ? Est-elle venue te voir avant ton départ ? Que t'a-t-elle dit ?

Aïe. Je l’avais vu venir à des kilomètres. Je n’imaginais pas que Noah puisse écarter le sujet de la conversation bien longtemps. Après tout, Avalon est une partie de moi-même, la personne qui compte le plus pour moi. Je ne peux pas parler de moi sans parler d’elle. Nous avons toujours tout fait ensemble, ou presque. Nous sommes quasiment indissociables l’un de l’autre, même si nous avons su rester différents. Et il va falloir que cette histoire touche le public. Ce ne sera pas compliqué. Dès qu’il s’agit de ma sœur jumelle, je n’ai pas à me forcer pour paraître sincère.

- Bien sûr qu’elle est venue me voir, je souffle avec un triste rictus, les yeux rivés sur mes genoux.

Je laisse quelques secondes s’écouler avant de lever les yeux vers Noah.

- A vrai dire, on n’a pas beaucoup parlé, je poursuis d’une voix vibrante d’émotion. Je ne sais pas si beaucoup d’entre vous ont eu la chance de grandir aux côtés d’un frère jumeau ou d’une sœur jumelle, mais Avalon et moi avons toujours su nous comprendre sans avoir besoin de dire les choses à voix haute. Mais lorsqu’elle s’est jetée dans mes bras avant mon départ, elle était dévastée à l’idée de ne jamais me revoir. J’ai bien tenté de la rassurer, mais rien n’y a fait. Ma voix se fait soudain plus déterminée, et mon regard, plus dur. La seule chose que je puisse encore faire pour lui faire comprendre qu’il n’y a pas à s’inquiéter, c’est gagner.

Je n’ai pas évoqué ma peur à l’idée de la perdre, de ne jamais la retrouver. En tant que Carrière, je me dois d’afficher une totale confiance en mes chances de survivre. Je n’en doute pas réellement, mais je reste lucide. J’ai vingt-trois concurrents face à moi. Comme je suis mieux préparé, j’ai plus de chances de m’en sortir. Mais je n’oublie pas les trois autres Carrières, ni ceux qui se sont portés volontaires. Certains voulaient simplement protéger leurs proches, mais je soupçonne les autres d’avoir de réelles capacités.

Noah met fin au quart d’heure émotions d’un Carrière qui n’est peut-être pas si inhumain que ça. Il se penche vers moi, et j’ai la sensation qu’il va aborder un sujet plus sensible.

- Entre toi et moi, mon ami, j'ai eu vent de certaines choses à ton propos et j'aimerais t'en parler, m’annonce-t-il. On m'a dit qu'il y avait une demoiselle dans ton cœur… Une demande en mariage fut prononcée lors de votre dernière rencontre ? A-t-elle accepté ? Ca a dû être déchirant comme séparation, as-tu trouvé les mots pour la rassurer, car nous savons tous comment sont les femmes.

Sa remarque me décroche un sourire. Noah ne l’imagine sans doute pas, mais je suis ravi que la nouvelle ait atteint les oreilles du Capitole. J’ai demandé Berry en mariage par amour, mais j’ai aussi pensé que l’évènement pourrait attirer des tas de sponsors. Et l’évoquer devant tout le monde, ce soir, est une occasion en or.

- Et encore, vous n’avez pas rencontré Berry ! je m’exclame, avec un grand sourire, en écho à sa tentative d’humour. En effet, je l’ai demandée en mariage. Ca fait à peu près trois ans qu’on sort ensemble, alors j’ai commencé à voir plus loin. La Moisson a un peu précipité les choses. J’aurais voulu faire une déclaration à la hauteur de ses espérances, dans les règles de l’art, mais sur le coup, j’étais un peu limité. Et, puisque vous tenez tant à le savoir… j’ajoute avec un sourire espiègle, prenant soin de ménager le suspense. Oui, elle a accepté.

Un concert d’applaudissements et de cris salue ma déclaration. Noah a à peine le temps de lancer une dernière réplique, à laquelle j’acquiesce, avant que la foule ne se déchaîne. J’entends à peine la cloche, qui sonne la fin de mon interview. Je salue une dernière fois le public, adresse un dernier sourire à Noah, et reprends ma place à l’arrière de la scène.

Je ne remarque que maintenant qu’Alex et Ashe sont mieux habillés que lors de la parade. Soit leur styliste est schizophrène, soit ils en ont engagé un autre. En tout cas, ils font meilleure impression ce soir.

Je ne note rien de très intéressant, jusqu’à ce que la fille du Six entre en scène. Habillée d’une splendide robe blanche, les cheveux parsemés de fleurs, elle donne l’illusion d’être un ange pur et délicat. Illusion qui s’écroule alors que Noah lui annonce qu’elle est enceinte. Non. Je n’y crois pas. Enceinte, vraiment ? Nous sommes tous prêts à tout pour gagner la compassion du public, alors j’ai un peu de mal à y croire. Mais, alors que la voix tonitruante de Noah annonce que l’arène comptera vingt-cinq participants, je ne peux m’empêcher de penser que j’aimerais être celui qui en tuera deux d’un seul coup.



Spoiler:
 

_________________

Faust Zadig Nichoelson
« Ce qui compte, ce n'est pas le jeu que tu as en main.
Mais le jeu que ton adversaire se figure que tu as. »
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Jeu 22 Aoû - 19:09

Ce matin signifiait le début d'une journée mais aussi la fin ,de tous ces bon repas, de voir le capitole,des entrainements, d'une belle vie.
Oui cela s'arrêtait, demain je serais dans une arène contraint surement a mourir mais a donner tout ce que j'ai, même si je n'ai pas autant de chance que tous les autres qui ont 16-17 ans.
Mais je me battrais jusqu'à la mort, je n'ai pas le choix.

8:00 du matin je me réveilla, pris ma douche et me changea, je retrouva Ashley on échangea un sourire complice. Je lui dis:
"ça va?
-ouais. dit elle d'un air triste
-oui je sais c'est notre dernière journée alors profitons en.
Elle s'éloignât pour prendre elle aussi sa douche.

Ce midi nous étions a table avec Ashley, Vitali et Quolyn,
notre mentor nous délivrait ses derniers conseils, je l'écoutait car ce qu'il disait est très important même primordiale.

Apres une journée de détente au Spa, et oui ça c'est un super privilège.
Nous avions eu la totale massage avec pierres chauffantes, kinésithérapeutes pour nous mettre en pleine forme pour demain dans l'arène, ils nous avaient même dit quoi faire
si on se fait une entorse ou un claquage pour pouvoir quand même courir.

Quand nous sommes revenus notre styliste nous a donnée nos tenues pour ce soir:
C'était un costard bleu marine avec une cravate bleu mer, une chemise blanche et pour donner l'effet du combat j'avais une ceinture avec un mini trident avec la boucle.

Mon mentor m'adressa ses derniers mot :
«Eh oh tu dois m'écouter mon petit. me dit-il
-Oui je t'écoute vas y dis moi tout.
-Tu vas faire ton interview et tu dois faire grande impression, on s’est compris?
-Oui,d’accord.
-Non tu m’a pas compris, tu veux survivre oui ou non?
-Ben oui quelle question!
-Alors attire toi le plus possible de sponsors, c’est pas une blague.
-Ok je dois attirer des sponsors pour avoir une chance de survivre.
-Voila retiens bien «SPONSORS».
-Merci.
-Ah au fait ne te fais pas passer pour une proie facile.
-Je n’en suis pas une. lui dis-je en rigolant.

Maintenant je me mis dans la queue à la 8eme place pour passer,
devant moi Ashley resplendissante et derrière moi Llevana, une autre belle fille enfin plutôt belle femme, je sais pas mes on avait nouer un lien très fort pas de l’amour je ne pense pas mais une sincère amitié
je ne pourrais pas la tuer je n’en aurais pas la force.

C’était au tour d’Ashley de passer, j'espérais pour elle qu’elle ne ferais pas de gaffe, ça se passait plutôt bien sauf au moment ou Noah commença à lui poser des questions sur sa famille, mais il ne savait pas que ses parents était mort dans un cambriolage, elle fondit en larme et quitta le plateau tous les autres tribus connaissaient son point faible, parler de cela la déstabiliserait énormément.

C’était à mon tour, j’entra sur la scène avec une tonne d’applaudissement je salua la foule et je m’assis en face de Noah, mon coeur battait comme jamais, j’étais éblouie par la lumière des projecteurs. La foule commençaient à s'apaisaient quand Noah prit la parole:

-Matt, un jeune homme surprenant, tu as pris la place d'un de tes camardes âgé d'à peine deux ans de moins que toi, alors que tu ne le connaissais qu'un peu, peux-tu m'expliquer ce geste?

-Oui bien sur que je vais vous expliquer, enfait j’ai un passé dificile quand j’étais plus jeune je jouer avec mon meilleur ami Jules que j’en profite pour saluer, quand un homme d’environ 20 ans et venue nous piquer nos bourses bien remplie car je devais acheter de la nourriture c’etait l’argent de mamère je pratique le karaté ceinture noire et enfait j’ai très mal réagit au lieu de le laisser s’enfuir je l’ai comment dire castrer,casser huit dents et paralysé du bras, mon père jugait responsable de moi à été arrété et est toujours en prison je viens pour remporter les hunger games pour sauver l’honneur de ma famille et liberer mon père.
Aujourd’hui la famille de Jules héberge ma mère.

-Tu dois avoir des atouts à toi?
Je sens que tu pourrais nous étonner dans l'arène, approuves-tu mes paroles?

-Hum, des atouts, oui j’en ai quelque uns nottament deux un depuis toujours la discrétion car oui j’arrive à memettre à un endroit sans que l’on ne me repère c’est d’ailleurs très utile dans une arène. Le deuxieme je viens de le découvrir pendant les entrainements c’est le grappin et le boulet j’adore c’est deux armes accompagnés de l’evantail de combat c’etait génial.
Après une arme que j’adore, le harpon, c’est sur cette arme est magnifique.
Après comme atout je suis un grand statege mais dans une arène on peut s’attendre à tout.
Est ce que je vais vous impressionner, la réponse est oui il me faut juste des armes apres ca vient tout seul.

-Racontes moi comment ta mère a réagis à ton acte, était-elle au courant de tes intentions?

-Ah là ça se complique, ma mère n’était pas du tout mais du tout au courante je lui en avait parlé mais elle était furieuse dés que j’y penser j’ai du le faire sans la prévenir, bien sur et je n’en suis pas content elle était effondrée, mais je devais le faire pour demander pardon, à Dieu, à mon père, à ma famille, au garçon que j’ai tabassé,pour dire merci à la famille de Jules de nous avoir hébergé, nourris, et encore merci à la famille du garçon que j’ai sauvé pour aider ma mère.
Voilà pourquoi j’ai fait ça Maman.
Je t’aime!


La foule était touchée par ce que je venais de dire, j'espère que j’avait touché aussi les sponsors, à ce moment je me sentit bien dans ma peau.

-Souhaitons une chance favorable à ce garçon mes amis!

Une tonne d’applaudissement se fit entendre, j’étais heureux, je repartis le sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Ven 23 Aoû - 14:32

J'étais sûr d'en avoir fini avec les maquillages et autres cosmétiques, je suis complètement à côté de la plaque. À peine ai je regagné mon étage que mes préparateurs se sont mis à m'habiller pour passer à la télé. Voilà au moins un truc dont je m'en souviendrais toute ma vie. Ma nouvelle tenue restait penchée sur le thème elfique, mais un peu moins belle que la précédente. En revanche ce qui me contrarie c'est que mes préparateurs m'oblige à me teindre en blond, en m'avouant ensuite que la majorité des applaudissements étaient surtout destinée aux tributs du 6. S'ils voulaient que je déprime c'est réussi. Mais bon, j'étais prêt à passer. Évidemment mes cheveux sont restés bruns.

Morgane passa avant moi. Sur le plateau, comme il fallait s'y attendre, Noah fit une remarque sur sa ressemblance avec Lucia. Une fois son tour terminé je passais directement après elle. Noah me salua, je fis pareil. Puis il se mît à entrer dans le vif du sujet.

-Vladimir, je dois dire que je suis content de te voir ici, la dernière année fut éprouvante pour toi, tu as perdu ton meilleur ami Terry Keurg lors des jeux, as-tu des mots à dire à son sujet?

-Noah vous avez mis dans le mille. Effectivement, Terry me manque depuis l'année dernière. Si j'ai un mot à dire, c'est qu'il n'a jamais commis aucun crime, ni dans l'arène ni à l'extérieur. Il ne méritait pas de mourir., lui répondis-je d'un ton implicitement accusateur envers le Capitole. Noah se mît à reprendre la parole.

-Et quant à Mia, était-elle ton amie aussi, ou ne la connaissais-tu que grâce au mec mentionné précédemment?

-euh. Mia était plus une connaissance qu'une amie. Ce que je peux dire c'est que Terry était plus proche d'elle que de personne d'autre.

Noah fit quelques gentilles blagues sur un sentiment de jalousie que j'éprouverai soi disant et le public se mît à sortir quelques rires

-As-tu un talent particulier quant à l'art du combat? As-tu déjà pensé à la technique pour te rendre en final? Reprit Noah.

En sachant que je suis regardé et écouté par les autres tributs, il ne valait mieux pas que je révèle tous ce que je sais faire.

-disons que si dans l'arène il y a de la végétation, je pourrai me défendre.

Et il se remit à sortir quelques blagues comme quoi je me battrai avec des feuilles. Je me mis à rire car cela pourrait s'avérer vrai. Puis Noah reprit son sérieux et me posa la question qui tue

-Si non, parle nous un peu plus de ta personne, à quoi ressemble ta vie chez toi?

Je demeurai silencieux, ne sachant quoi répondre. Si je leur disais qu'en réalité je n'avais plus vraiment de famille, le Capitole se dira que je ma mort sera avantageuse pour moi et donc ils me laisseront crever dans l'arène. Noah voulant éviter les blancs ou peut être a-t-il compris ma situation m'expliqua.

Rappelles toi toujours mon garçon, Terry n'était pas vue comme un favoris, on avait presque tous oublié son existence pendant les jeux, pourtant il s'est rendu loin. Je crois que ce pourrait être le même cas pour toi!

je garderai au moins son soutien dans l'arène. À moins qu'il n'ait sorti le même baratin à tout les autres tributs. Poliment je lui répondis.

-merci.

Je saluai le public et quitta la scène dans un grand soupir de soulagement.

Tenue de la télé:
 
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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Ven 30 Aoû - 18:37


http://www.youtube.com/watch?v=e9SeJIgWRPk
Cause I am a champion and you’re gonna hear me roar ♪...


Ma tenue:
 


    Les interviews. La chose que je redoute le plus après l'Arène... Pourquoi ? Car personne ne m'a aimé telle que je suis, enfin presque.

    Flash-back :

    « Bonjour, moi c'est Katrosy Odiair, j'ai 7 ans et j'habite dans la Veine.  Mon Papa est mineur et ma maman aide les personnes âgées. J'espère avoir des amies ici. » La maîtresse me demande d'aller m'installer à côté d'un garçon brun avec les cheveux courts. « Coucou ! Moi c'est Cody ! » Je souris. « Coucou Cody ! » Pendant tout le cours j'ai parlée à Cody, c'est un garçon très gentil, il habite aussi dans la Veine et son Papa est aussi un mineur. C'est rigolo qu'on se ressemble autant. La maîtresse nous laisse aller en récréation. Cody va avec ses amis, je suis seule désormais. Je m'assieds sur un banc et joue avec mon doudou, ce doudou j'y tiens, oui c'est papa qui me l'a donné et c'est pas facile d'avoir un aussi beau doudou, il à dû tuer un lapin et un écureuil pour l'avoir, c'était pour mon anniversaire, car mon papa c'est le meilleur et je l'aime tellement... Tout à coup des filles viennent me voir. « Bahhhh ! Tu prends ton doudou à l'école ? T'es nulle ! Hahaha regardez ça les copines, elle à un doudou ! » Je remonte la tête et plante mon regard dans les yeux de cette petite brunette. Elle m'arrache le doudou des mains et rigole. « Il est nulle, ça fait bébé ! » Je fronce les sourcils « RENDS MOI MON DOUDOU ! » criais-je. La fille le lança à terre. Je me lève brusquement et tape la fille une fois. Je récupère mon doudou, la maîtresse à tout vue, et elle croyait que c'était moi qui avait commencé, alors... C'est moi qui me suis faite punir.

    7 années plus tard.

    « Tes cheveux sont si magnifiques Kat'... S'il te plaît, viens avec moi... Je vais t'emmener sur la pelouse et... » Le garçon sourit. Je rigole et baisse la tête. « C'est gentil mais. Non. » Je relève la tête, le garçon est choqué, si seulement il verrait sa tête... « VICTOR ?! Pourquoi tu reste avec cette pouffiasse ?! Elle va te laisser tomber deux jours plus tard !!!!! Je suis mieux ! » Je rigole. J'indique à ''Victor'' de partir, il m'ordonne et je me relève en face de cette brunette.  « De un, j'en veux pas de ton Victor. De deux, c'est pas moi qui va laisser quelqu'un tomber deux jours plus tard... N'inverse pas les rôles. De trois, tu sais bien qu'il me préfère moi à toi. » Elle à un regard furieux, oui ma belle, soit énervée, j'ai pas peur. Elle baisse la tête. « Pff... Hahaha. Tu te rappelle, il y à... 7 ans. Quand tu avais ton DOUDOUUUU ? » Je fixe la brune. Ah oui, je me rappelle bien, bah écoute ma belle, c'est ma vengeance. « Je peux le dire à tout le monde ça... » Je rigole fort. « Tu me fait rire ! Tu crois que ça va me faire quelque chose ? » La fille s'énerve. « Tu sais quoi ? Un garçon m'a dis que il t'aimais juste car tu es belle ! Mais toi et ta personnalité ça ne lui intéresse pas ! Ainsi que à ces potes ! En fait les garçons ne t'aiment pas, ils aiment juste ton apparence ! Alors ne te la joue pas meilleure que moi ok ! » La fille repars en courant. Je baisse la tête... C'est vrai ? Les gens ne m'aiment pas ? Ils aiment pas mon caractère ? Ils... Ils aiment juste mon physique ? Et ça avec tout les garçons ? C'est pour ça que les filles ne veulent pas être mes amies ?! Mais... Pourquoi on m'aime pas ? Je suis pas si méchante.. .Je suis pas si bête.. Pourquoi personne ne m'aime ?!


    Fin du Flash-back.



    Comment faire ? Comment faire pour que les gens m'aiment ? Pour que les gens soit attirés par moi ? Sur quoi devrais-je jouer ? La vulnérabilité ? Non... L'humour certainement pas ! Le charme encore moins... Je sais pas quoi faire, Cade, mon styliste me dis qu'il faut que je reste naturelle telle que je suis, mais... Je ne suis pas une fille qui attire tout le monde, du moins, en paroles. Je ne  veux pas jouer une autre fille. Je serais simplement ce que je suis et puis voilà. Mais bonne chance pour attirer les sponsors. Oui, j'y tiens à ce que j'ai au moins un sponsor. Car on m'a toujours dis que c'est essentiel à la survie dans l'Arène. Un simple sponsor peux nous sauver la vie. Et c'est un peu ce que je veux faire, survivre. Je me demande comment les sponsors choisissent leur tributs. En premier ils voient leur attitude sur un chars en costume magnifique, ou pas. Ils choisissent leurs chouchous. Puis, ils observent la note des entraînements, plus elle est haute, plus c'est intéressent. Puis, le moment décisif. Les interviews. Oh oui, là, ils peuvent savoir ce qu'ils veulent, enfin pas directement,mais généralement les questions posées sont celles que les gens veulent savoir. Il suffit de savoir répondre. Il suffit de savoir ce que l'on veux montrer de nous même. Certains montrent leur charmes, d'autres leur intelligence, d'autre leur humour. Moi, je ne peux pas trop jouer une autre fille que ce que je suis...

    « Katrosy ? »

    Je me retourne, c'est Cade. Je lui souris et le suit. Il m'amène dans une petite salle avec pleins de miroirs, un petit canapé, une table basse et un endroit pour se changer.

    « Ma tenue ? C'est ça ? »

    Cade hoche la tête. Je m'assieds sur le canapé et attends son retour. Il est parti chercher quelque chose. Euh, je suis bête, sûrement parti chercher ma tenue. Je regarde autour de moi. C'est vraiment luxueux ici, tout les miroirs, les chandelles, les choses en cristaux, les tables basses en verre, les boissons délicieuses... On ne sait jamais par où commencer. A chaque fois que je vais quelque part de nouveau je suis obligée de toucher à tout et de tout essayer. Bon, ici il n'y à pas grand chose à faire, sauf à contempler les décorations. C'est un peu kitsch il faut l'avouer, mais ça c'est le Capitole, ça à toujours été comme ça. Enfin si vous trouvez des rues roses et orange pas kitsch, c'est que vous avez un goût très bizarre. Cade reviens avec une magnifique robe noire. Mais vraiment magnifique, elle à des voiles qui volent un peu de partout et qui reflètent un effet scintillant magnifique. Je le prends dans mes mains. Le tissu est très agréable, il est doux au touché et il tiens frais. Ça m'évitera de sentir la sueur. Même si bon, personne ne peux le sentir si ce n'est que Noah. Je vais donc derrière les miroirs pour me changer. J'ai des talons étranges. Ils sont recouverts de diamants scintillants. Ils doivent faire à peu près 8 centimètres. Sachez que je ne suis pas très fan des talons mais bon je suis presque tout le temps assise. Je les enfile donc. Aïe, ils font mal. J'ai également un bracelet et un collier qui ont tout deux une pierre d'anthracite qui brille beaucoup. J'aime beaucoup ces bijoux, ça donne une petit plus. Je sors donc de derrière les miroirs et m'expose à la vue de Cade. Il me compliment et finis quelques retouches pour perfectionner la tenue. J'avoue que cette robe envoie du lourd. Le maquillage est très sombre avec des paillettes. Ça me donne un regard très déterminé, de plus il ajoute le rouge à lèvre rouge vif qu'il avait déjà choisi pour la cérémonie d'ouverture. Je regarde le résultat final à la lumière devant les grands miroirs. Ah oui d'accord c'est joli quand même. Mais même, ça ne m'aide pas, je ne sais toujours pas comment je dois m'y prendre. Je dois rester naturelle, mais si ça marche pas. Et bien.... Espérons que cela marche.

    Nous sommes derrière la scène, nous attendons calmement notre passage en observant les autres sur un écran plat. Il y en à qui attirent beaucoup de Capitoliens, on le voit de suite. De temps en temps leurs réponses sont tellement pathétiques que j'en ai presque envie de rire, d'autres fois elles sont vraiment bien, et captivent beaucoup de regards. Je vais être nulle, je le sens déjà, m'enfin bon, ça se passera comme ça se passera. Cette fois-ci, je suis encore une fois la dernière... Brandon est passé... D'ailleurs Noah devrait à tout moment m'appe...

    « KATROSY ODIAIR DU DISTRICT 12 MESDAMES ET MESSIEURS ! »

    Ah c'est à moi. Mes jambes sont faibles, je stresse vraiment, j'ai la tête qui tourne, une goutte de sueur me coule sur le dos. Tout ça plus les talons de dix centimètres... Bonne chance à moi ! Je monte les escaliers et arrive sur la grande scène du plateau TV. Maman, Mina', Cody, vous qui êtes en train de me regarder... Ne me regardez pas. Noah me prends la main et je m'assieds sur un siège très confortable. Je ferme les yeux et inspire profondément. Bon, Katrosy, tu peux le faire. C'est pas si difficile si ? Si.. Ce l'est. Quand j'ouvre les yeux, un immense public apparaît à mes yeux. Je fais les gros yeux, ce qui fait rire quelques gens. Je tâte la matière du fauteuil, un magnifique fauteuil en cuir, très agréable, le cuir était la matière préférée de Papa, cette pensée me fait sourire. Je pense à mon père. Tiens, lui tout le monde l'aimait, et il était resté tel qu'il était. Je sais. Mon père, je vais prendre modèle sur mon père. Je vais répondre ce que lui aurait répondu.

    « Katrosy, il est d'intérêt publique que le douze n'a jamais été l'un des districts des plus... attrayants, lors des jeux, comment répondrais-tu aux gens qui oseraient prétendre que tu n'as aucune chance de survie ? » Me questionne Noah.

    Première question. Dans le public quelques têtes se lèvent et se fixent sur moi. Katrosy, c'est ta chance, réponds bien. Papa... Tu aurais dis quoi toi...

    « C'est stupide ! Je ne vois pas pourquoi je n'aurais aucune chance de survivre.. De un, je sais déjà très bien chasser, j'ai une arme que je métrise parfaitement bien et de deux... Vous savez, moi je ne suis pas comme les autres du 12, moi je vais dans l'Arène, pour me battre, je vais faire tout pour réussir... Je ne vais jamais abandonner, je vais tuer... C'est normal... Je dois rentrer chez moi alors je serais capable de tout pour le faire...  Vraiment de tout. »

    Noah hoche la tête et continue déjà avec la prochaine question.

    « Tu as déjà la capacité de chasser, penses-tu pouvoir mettre cela à profit dans d'autres sphère que la nourriture ? »

    Je souris et plante mon regard dans celui de Noah. J'observe une seconde ma tenue, mon collier brille à la lumière, ma robe est magnifique, elle est vraiment comme je l'imaginais. Je voudrais bien savoir quelle image je donne de moi dans cette robe... J'imagine déjà Cody, comment il doit rigoler en voyant mes talons, il sait bien que je déteste ça. Maman doit avoir les larmes aux yeux en me voyant comme ça.. .Dès que je porte des jolis habits elle fait que me complimenter... Et Mina' elle doit m'admirer. Il faut pas que je foire, il faut que gère, il faut que je penses à elles, aux gens du District qui sont en train de me regarder, à la famille de Elie, oh oui, il le faut pour elles.

    « J'avoue que la chasse va beaucoup m'être utile pour me procurer de la nourriture mais aussi pour me défendre... Au fond, qui à dis que chasser des animaux c'est si différent à des humains ? *Rire étouffé* Pour moi, un humain est pareil à un animal... Sauf qu'il est … plus stupide... Alors je n'hésiterais pas une seconde pour tuer quelqu'un, je n'aurais aucune pitié, que se soit une petite fille ou un mec musclé. Je n'y verrais que du gibier, du gibier que je me dois de tuer. Je me battrais... Je tuerai sans répit sachez-le *je hoche la tête* je ne compte pas faire des sacrifices. »

    Papa me disait toujours ça. Il me disait ''Si un jour tu viens à aller aux Hunger Games... Ce n'est pas si difficile, tu imagine que les tributs sont des animaux, fait ça et ça sera beaucoup plus facile.. .De toute façon c'est pareil, même qu'un humain est plus stupide.''  Des regards me fixent, d'autres ont l'air intéresses. Puis d’autre ennuyés. Boh au pire eux je m'en fout complètement.

    « As-tu quelque chose à ajouter, une information inconnue sur toi qui pourrait nous plaire ? Allez ne te gênes pas, nous sommes tous tes amis ici ! » Me demande-t-il en conclusion.

    Bon, je vais penser à Papa et me laisser aller... J'ai quelques petites choses à raconter oui. Je regarde dans le public.

    « Écoutez mes... 'amis'...  je voudrais rajouter une dernière chose oui, je tiens à préciser comme je l'ai dis à la Moisson.. Je vais dans cette Arène avec deux objectifs, l'un est de rentrer saine et sauve chez moi pour sauver ma famille assurer la scolarité de ma sœur, faire en sorte qu'elle ait une belle vie.. Aider ma mère, enfin en gros, nous rendre la vie plus facile ! Et l'autre objectif c'est …  De venger Elie Anderson. Vous savez, Elie était une fille géniale, elle était vraiment forte au tir à l'arc, elle avait une finesse et une souplesse extraordinaire, je baisse la tête, c'était ma confidente, je plonge mon regard dans celui de Noah, ma meilleure amie, je faisais tout avec elle, c'était la seule personne à qui je tenais autant qu'à ma famille, je secoue ma tête et la relève pour m'adresser à toutes le personnes qui voient cet Interview. Vous savez, ça me fait mal de parler d'elle au passé. Comme si elle n'était plus là... Je regarde le ciel et le fixe. Mais au fond elle est toujours là... Elle attend la vengeance.. Et je vais l'accomplir. Dans le public, j'aperçois un homme... Il se frotte le menton..., on dirait qu'il réfléchis... S'intéresse-t-il à moi ? Oui. Je vais gagner, Je fixe encore cet homme, comme pour lui parler. Pour elle, pour ma sœur et pour ma mère... Je relève la tête et fini en beauté.. Oh oui, je vais le faire. »

    Je me ressaisi et esquisse un tout petit sourire. Noah me remercie et m'autorise de partir. Je me relève et laisse les Capitoliens contempler une dernière fois ma belle robe. Maintenant, c'est fait, les sponsors ont leurs avis sur moi. Il ne reste plus qu'à espérer qu'ils m'aiment. En sortant, j'enlève de suite mes chaussures, c'est un gros soulagement. Maintenant je vais aller me doucher dans ma chambre... C'est enfin.. Enfin, la fin de ces interviews.

Hors RPG.:
 

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MessageSujet: Re: Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs] Lun 9 Sep - 14:58


Interview | La vie est plus facile quand on a les yeux fermés


Le compte à rebours a commencé, plus que quelques jours avant l'entrée dans l’arène et je suis de plus en plus confiant. Les entraînements m'ont beaucoup perfectionné au maniement des armes et je pense que ça me servira beaucoup dans l’arène. Pour l'heure je dois me rendre sur le plateau télé pour l'interview de tous les tributs, un moment que je redoute un peu, j'ai peur des question que le présentateur va me poser, mais je sais très bien que ce sera au sujet de ma sœur. Durant ces quelques jours au capitole j'ai réussi à transformer cette peine en grande force, me servir de tout ce que j'ai vécu pour me battre sans relâche, ne jamais reculer, avant jusqu’à ce que mes jambes se cassent, taper aussi fort que je le peux jusqu’à ce que mes bras tombent, je ne lâcherai rien vous pouvez me croire. Encore une fois et comme chaque matin depuis notre arrivée au capitole l’accompagnatrice me réveille en hurlant qu'on est en retard, je regarde le réveille à ma droite et vois qu'il me reste largement le temps de me préparer. J'allume le poste de musique et lance une musique bien choisit Highway to hell. La musique parfaite pour l’énerver, une musique que mon père aimait beaucoup écouter quand j'étais enfant, une musique de l'ancienne époque. Je me met à chanter à pleins poumons, sautant sur le lit comme un enfant, m'abandonnant totalement à cette musique entraînante. goin' down, party time my friends are gonna be there too !!! Je fais un mouvement de guitare avec mes bras sautant de plus belle sur le lit. Et je saute du lit dans un mouvement rock'n'roll. I'm on the highway to hell !! on the highway to hell !! Courant dans tout les coins remontant dans le lit sautant, dansant d'une façon ridicule, je m'amusais, il me reste peut-être que quelques jours à vivre donc pourquoi ne pas profiter des petits choses ? Je file sous la douche en changeant la musique Smells like teen spirit. Je chante encore une fois sous la douche, jouant de la batterie sous les goûtes. Ça me fait du bien d'entendre ces musiques, ça me bouste pour la suite. Alors que j'étais en pleine élan de mouvement la musique change. Je plisse un sourcille et maudit la personne qui a changé, mais je m'étonne de ne pas entendre une des musiques à la mode au capitole. Une vieille musique me vient aux oreilles, la préférée de ma mère Say you say me. Je me met donc a danser lentement tout en me frottant les bras avec du savon. Say you, say me, say it together ... Je sors de la douche une serviette autour de la taille et continue a danser lentement, je ferme la porte de la chambre qui étais ouverte. Pour une fois je vais hurler, je n'en ai pas envie. La musique s’accélère un peu et je fais un mouvement plutôt drôle avec mes jambe les faisant glisser un pas après l'autre tout en chantant. So you think you know the answers - oh no. couse the whole world has got you dancing. Its time to start believing - oh yes. Believing who you are: you are a shining starrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!! say you, say me, say it for always. Je me rend alors compte que la porte est ouverte, laissant place à mon accompagnatrice un sourire sur les lèvres, je souris gêné et file m'habiller en quatrième vitesse. J'ai eu envie de rire à chaque instant que ma styliste me préparait, je repensais encore au visage de mon accompagnatrice et moi chantant en serviette, elle a dut bien se foutre de moi tiens. Je suis bizarrement de bonne humeur aujourd'hui, en y pensant il vaut mieux ça que de se morfondre tout le temps. Je suis vêtu d'un costume noir simple sans cravate, une chemise rouge en dessus, tout en classe et simplicité. Elle me coiffe les cheveux d'une façon tout aussi simple du simple gel, relevant mes mèches sur le dessus. Des chaussures noires et je suis fin prêt à partir pour l'interview.

Tout les tributs sont là, attendant patiemment leur tour, Selena passe avant moi, je luis fais un petit sourire d'encouragement et la vois monter sur le plateau. Je n'ais pas vraiment peur de cette interview, je vais dire ce que je pense sans trop aller dans les détails, je vais leur dire ce qu'ils veulent entendre et ça sera fini. Le présentateur semble être sympathique, j’espère qu'il va savoir me mettre à l'aise et qu'il n'essayera pas de me rabaisser. L'équipe télé m'indique de les suivre, c'est mon tour, je vois Selena descendre de l'autre côté. Je monte sur la scène sous un tonnerre d'applaudissement, je leurs fais de grand signe et vais m’asseoir sur le siège à côté du présentateur. Hugo Lynd, tu as de la chance d'avoir une amie comme la jeune femme ici présente, je crois que tu en es conscient. Je repense à tout ce qu'elle a fait pour moi, elle a sauvé ma sœur d'une mort certaine, j'en suis bien conscient. En effet. pourtant il te faudra de la force pour affronter les jeux cette année. À combien évalues-tu tes chances de remporter la victoire? La question qui tue, je n'ai aucune réel idée de ce que je vaut fasse aux autres, je les ais certes observé lors des entrainement, mais je me suis surtout concentré sur mon propre entrainement, comment lui répondre alors que je n'ai pas vraiment toutes les données ? Je ne peux pas vraiment évaluer mes chances de gagner, je peux seulement vous dire que je vais tout faire pour arriver jusqu'à la victoire. Quoi qu'il m'en coûte je ne lâcherai rien. Je ne sais pas si ça a convaincu le publique, mais j'ai répondu franchement, je fais un sourire au présentateur et écoute sa question suivante. Tu sais, tout le monde a ressenti ton malheur lorsque le nom de ta petite sœur Amy fut tiré lors de la pige, as-tu eu l'occasion de la voir avant de partir? La fameuse question si attendu, si prévisible que s'en est lassant. Bien sur que j'ai vue ma sœur il s'attendait à quoi ? Il pense que j'allais partir sans les voir ? Je me calme un peu et lui souris. Oui j'ai pu lui dire au revoir, j'ai pu lui dire que je me battrai jusqu'au bout et que je reviendra pour elle et pour mon frère. Il m'écoute et tape dans ses mains pour que l'ambiance reprenne dans les tribunes. Je regarde la foule un sourire sur les lèvres, sourire plus que faux bien sur. Nous avons tous très hâte de pouvoir t'encourager, assister à tes retrouvailles avec cette douce petite, mais pour se faire, il faut gagner, dis moi, as-tu des plans ? Des plans ? Je n'y ai pas vraiment pensé, mais j'ai déjà quelques petites idées. Rien de bien glorieux, mais je sais comment débuter cette 16eme édition. Tout ce que je peux vous dire c'est que j'ai une alliance. Laquelle ? Ça sera à vous de le découvrir dans l’arène, c'est bien de laisser un peu de mystère vous ne pensez pas ? Sur ces mots le présentateur bouge sa tête dans un mouvement de haut en bas, validant en quelque sorte mon point de vue. La cloche sonne n'en est fini pour moi, je me lève sers la main du présentateur, fais de grand signe à la foule envoyant des baisers de mes mains. Me voilà sorti de là, ce n'étais pas si dure que ça au final.

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Interview de la seizième édition des Hunger Games. [Tributs]

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