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La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs]

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Logan N. Stark
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♣ Nombre de message : 806
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MessageSujet: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 0:23

Tous mes petits tributs sont enfin arrivés au Capitole ! Ils y ont découvert ce luxe et ce confort inégalable dans lequel nous vivons, tandis qu’eux sont pour la plupart réduits à leur misère quotidienne. Et ce soir, c’est le grand soir. Le soir de présenter officiellement au peuple ses tributs pour la seizième édition de mes jeux de la faim. Ils seront beaux, avec leurs somptueuses tenues crées spécialement pour l’occasion par mes talentueux stylistes, et une fois passés entre les mains de leurs équipes de préparation. Lavés, manucurés, épilés, ils n’auront plus rien à voir avec les tributs larmoyants aux yeux bouffis de la moisson.

Les places pour assister à la Cérémonie d’Ouverture se sont vendues mieux que des petits pains. Que ce soit tout devant, juste à côté de la piste où défileront les chars, ou tout en haut des gradins, en quelques heures à peine, il n’y en avait plus. Tous veulent voir leurs tributs en chair et en os, choisir leurs favoris, spéculer sur celui qui survivra ou non, sur celui qui tuera les faibles, sur les alliances qui vont se faire. Pour les sponsors, c’est une aubaine. Ils peuvent dès à présent repérer leurs futurs protégés et prendre contact avec les mentors. De plus, tout Panem sera rivé à son écran. Les Hunger Games, à leur façon, unissent en fait les districts. Tous regarderont sur les douze places de la mairie des douze districts la même émission. Tous verront les tributs défiler sur leur char dans le Cirque. Tous m’admireront pendant que je ferais mon discours d’ouverture.

Je regarde l’horloge digitale accrochée au mur. Elle indique 19 heures 30. Plus qu’une demie heure avant l’entrée des tributs dans le Cirque. Les gradins se remplissent peu à peu de toutes ces couleurs caractéristiques de la population de Capitole. Du rose, du bleu, du vert pomme, de l’orange … Un coup d’œil aux écrans de la salle de contrôle m’indique que dans les districts également la foule s’amasse devant l’écran de retransmission, prête à assister au spectacle. Le temps passe. 19 h 55. Dans une poignée de minutes, commencera le défilé. Les chars descendront le Cirque, majestueusement avant de venir se placer en arc de cercle à mes pieds. De chaque côté seront accrochés de grands écrans, pour que tous puissent épier les tributs sous toutes leurs coutures. L’excitation est à son comble ; tout Panem bouillonne d’impatience de découvrir les merveilleux tributs sur leurs chariots.

20 heures pétantes. L’hymne de Panem, plus puissante que jamais retentit dans tout le Capitole. Les portes s’ouvrent, et le premier chariot, celui du District un pointe le bout de son nez. A mes côtés, le présentateur prend la relève, détaillant avec enthousiasme chaque détail, chaque instant, chaque tribut. Que la Cérémonie commence !


HRP : Voilà, la Cérémonie est lancée, et vous allez recevoir vos tenues par MP. Merci de les joindre avec votre RP pour que tous puissent les voir ! Prenez en compte dans vos RP votre position au niveau des chars pour éviter les incohérences. Les chars défilent dans l'ordre des districts, donc un tribut du 3 ne verra pas le char du 11 partir. Attention, vous avez jusqu'au dimanche 28 juillet. N'oubliez pas également que ce RP est noté, donc faites de votre mieux - mais ce qui compte et de prendre plaisir à rp. Néanmoins, si vous ne le faites pas, ce n'est pas dramatique. Pour les quelques tributs qui ne recevront aucune tenue ce soir - normalement, il n'y a que Katrosy -  , ne vous inquiétez pas, elles auront un peu de retard mais vous aurez un délais pour poster. Faites de votre mieux et bon RP !
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Logan N. Stark
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 1:18

Pour ne pas perdre les tenues que nos chers stylistes se sont cassés la tête à faire, et que vous puissiez ainsi les décrire dans vos rp, je poste ici les tenues des PNJ du garçon du neuf, soit Justin Coldhand, réalisé par notre génialissime Lanthane :
Spoiler:
 



Et celle du garçon du Dix, Aaron Stanis, réalisé par Viny F. Mc Coy:
Spoiler:
 

Viny a écrit:

Le garçon est un cowboy un peu steampunk, en cuir de couleur marron, des bandages en lacet de cuir un peu plus clair en guise de brassard et une large ceinture avec un lasseau, comme si il s'appretait à attraper la vache qui se trouvera à ses coté dans le char. Il possede d'enormes bottes dans le style un peu SS et un fouleur couleur bleu. JE n'ai pas voulu lui mettre de chapeau pour ne pas trop entrer dans le cliché.
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 9:56

Apres un court voyage en train, nous voilà arriver quand je dis nous je dis nous car je suis pas tout seul je suis avec, Vitalli, Qolyn Jones et ma coéquipière Asley.
Nous arrivons a notre résidence tout juste le temps de déposer nos affaires et de regarder ce magnifique appartement, au 4eme étage, j’étais étonné et je suis toujours étonner de la taille de l'écran de la télé, je ne savais pas que l'on pouvait faire un écran aussi grand, le frigo était remplie, même si nous aurions des buffets Ah la nourriture, c'est le plus beau cadeau que Dieu nous ai fait,non?

Ensuite nous devions aller vite voir ce que les styliste nous on préparés comme tenues, j’étais très impatient mais aussi j'avais très peur car ils peuvent nous mettrent n’importe quel tenues les stylistes, je me demandais si ils allaient faire un rapport avec notre district mais je ne veux pas être en pécheur moi, je veux bien représenter l’eau mais en pécheur, ça serait la honte.

Ashley et moi étions entrain de nous maquiller avec les stylistes, elle avaient un magnifique coiffure longue et je dirais brillante. Moi ils me mettaient un peu de maquillage pour que on me voit bien et du parfum même si a part Asley personne ne le sentira.
Je pensais à ma famille, à imaginer leur réaction car je ne sais pas ce qu’il s’y passe dans mon district, comment ma mère vit la nouvelle depuis ces derniers jours, elles pensaient surement que je vais mourir, elle priait pour moi ça j’en suis sur ces dans ces habitudes et l’autre garçon du 4 Thibault, est-il en train de sauver ma famille, est-ce que Jules va bien.
Tant de question que je ne pourrais surement jamais avoir la réponse.

Brooklyn C.Gold vint me voir et me dit:

-Alors c’est toi, Matt le volontaire?
-Oui c’est moi, qui êtes vous?
-Je suis styliste c’est moi qui ai fait ta tenue, tu veux la voir?
-Bien sur, elle est comment?
-Tiens la voilà alors elle te plait?

Elle me donna une tenue que j’essaya tout de suite et me regarda dans un miroir et là je dis Waouh!!!
C’était honnêtement la tenue du chevalier de la mer,

Les bottes en métal bleu brillant -style chevalier- est parsemé de petits diamants incrustés. Elle vont jusqu'à mi-tibia. Sur le bout de celle-ci, des dessins de vagues et de poissons aquatiques sont taillés minutieusement dans de la porcelaine, puis peinturé finement. Toute l'armure est entièrement faite de coquillages tous les uns sur les autres, avec un parfait détail. Au centre de l'armure, au niveau des pectoraux, est inséré une gigantesque saphir orné de son contour par des dessins s'alliants bien avec la porcelaine des bottes. Ces dessins-ci sont tout aussi fait de porcelaine. Ensuite, l'armure détient une ceinture stylée aussi faite de porcelaine brute. Dedans est incrusté plusieurs diamants et saphir. Au centre, un poisson taillé dans le diamant. Sur son hanche droite se trouve une épée, accrochée à la dite ceinture. Cette épée de fer a une poignée d'acier bleu avec des dessins qui s'allient, eux aussi, à la porcelaine des bottes. Mais cette fois-ci, une vague y est modelée. Pour les épaules, des épaulettes fait dans le même matériau que l'épée, mais avec une grande touche de saphirs. Ceux-ci tiennent en place une cape entièrement faite de fausse eau qui donne l'attrait de tomber et de remonter constamment. Pour pour la tête, une simple couronne de diamant à la Jules Cesar.

-Elle est magnifique, tu es une déesse.

Qolyn et Vitali me regardèrent et me firent signe de la tête que la tenue était parfaite.
Asley avaient quasiment la même tenue a part que l’eau l’entouré pour faire une robe.
Ils nous restaient 10 minutes avant de partir sur nos chars, j’entendais la foule raisonnaient et le même gars qui crier «Qui veut des pop-cornes 3€ le paquet»
Et après cette cérémonie, il faut que tout la population se souvienne de moi c’est là que tout ce joue.
A ce moment précis je sentis un baiser sur ma joue gauche de Ashley accompagné de quelques mots :
on y va, et bonne chance Matt.
Ca voulaient dire quoi se baiser une preuve d’amour, non elle avaient confiance en moi, en nous deux. Je ne sais pas encore mais je sais qu’il faut y aller.
J’entendis ces paroles «
Que la cérémonie commence!»
Et voilà que les chars avançaient le notre bientôt.
Nous commencions a peine à sortir que des milliers des centaines de milliers de personnes applaudissait les tributs, ils nous jetèrent des fleurs.
Il fallait faire quelque chose pour qu’il nous remarque, non qu’ils se souvienne de nous.

Je pris asley par la taille, la souleva et la fit tourner autour de moi, je la déposa délicatement et l’embrassa sur la bouche, j’ai bien hésitait avant de la poser mais si je l’avais embrasser sur la joue ça serait passer incognito tandis que là, la foule cria applaudissaient à ce moment encore plus fort celui là étaient pour nous.
Nous saluons la foule avec tous les autres tributs, le char du 5 se mit a coté de nous il était originale fait de circuit électrique la fille nous regarda, c'était Llevana Bidane, une jolie fille aussi nous échangea un regards et nous écoutions le discours pour nous tributs.
Puis nous sortions et Qolyn et Vitali me demandèrent,

tu l’aimes ?
et je répondais: Je ne sais pas.
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Llevana Bidane
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 10:01


cérémonie d'ouverture 
Cérémonie d'ouverture
La beauté de l'énergie rayonnera dans la nuit noire


 




D
ans le train, tu es restée dans ta chambre, ne voulant parler à personne et encore moins à Mikhael. Tu te connais. Tu sais qu’une fois que tu auras sympathisé avec lui, tu seras incapable de lui faire du mal. Il ne faut pas que tu le vois, que tu ne lui dises même pas un bonjour. Juste des au revoir, voilà ce que tu as le droit de dire, même si tu aimerais que ce soit des adieux. Tu voudrais rentrer chez toi, comme tous les tributs qui sont en route pour le Capitole. Tu donnerais n’importe quoi pour que ce soit quelqu’un d’autre à ta place sauf que cette conne d’hôtesse a pioché TON papier, comme elle avait pioché le papier de ta sœur, il y a quelques années. Tu t’es demandé en regardant le paysage défiler devant tes yeux, ce qu’elle avait pu ressentir. Est-ce qu’elle avait pleuré ? Est-ce qu’elle avait du mal à survivre à la peur qui lui torturait les entrailles ? Est-ce que seulement elle avait peur ? Tu sais que oui, tu en es sûre et certaine même. Mais tu sais qu’elle a eu du courage ensuite, qu’elle a su comment s’en sortir pour arriver en finale, si on peut le dire ainsi. Elle avait presque gagné et elle aurait pu. Mais rien ne se passe jamais comme on le souhaite et elle est morte sous les yeux de tous le peuple de Panem, laissant pour vivant un tribut ensanglanté, par son propre sang et celui qui coule dans tes veines aujourd’hui. Et dans quelques jours, ce spectacle recommencera encore. Le sang des Bidane recoulera sur le sol du Capitole et la peau du tribut qui te prendra la vie. Tu envisages la mort comme tu envisages la victoire. Tu ne sais pas laquelle privilégier. Survivre pour l’instant n’est qu’un coup de chance. La cérémonie d’ouverture sera ta première épreuve, ta première impression. Tu ne dois pas la gâcher. Quand bien même ton styliste aurait fait une tenue des plus laide, tu te relèveras, la tête haute et fière car tu seras le district cinq et que même si dans toutes ces années seuls un tribut a survécu, il y a une chance pour que toi aussi tu reviennes en gagnante.

Tu as souris, amusée par ton étrange optimisme. Pourquoi es-tu si confiante ? Tu es bien trop faible face aux carrières. Tu savais que tu n’as aucune chance face à eux et à leur grand entraînement, mais la voix de ta mère n’a jamais cessé de te quitter. Toujours là, pour t’encourager. Une simple phrase, un simple espoir. C’est tout ce dont tu as besoin pour avancer. Tu t’es levée et es partie dans la salle de bain. Tu as pris la fleure dans tes cheveux. Elle n’est pas vraie, elle est factice, comme tous tes rêves de liberté. Mais lorsque tu la portes à ton nez et que tu inspires longuement tu sens l’odeur de ta mère et tu te dis que tout est possible. C’est ce que tu as fait à ce moment, tu as respiré ce parfum familier et réconfortant pour te redonner du courage. Mais tu ne veux pas qu’elle te rejoigne dans l’arène, dans la mort. Tu veux qu’elle reste dans ce train, qu’elle reparte au district cinq, et c’est ce qu’elle fera.

Lorsque tu es arrivée au Capitole, sa beauté t’a coupé le souffle. Tu as admiré les immeubles, leur propreté et leur richesse. Tu pensais rêver, mais c’en était rien. Tu voulais rester mais lorsque les habitants ont commencé à t’applaudir, ta rage est remontée en toi, t’indiquant bien que tu les détestes. Ils se réjouissent de te voir mourir, d’espérer vivre un peu plus longtemps pour au final mourir. C’est ce qu’ils veulent et c’est ce qu’ils voudront toujours. On t’a ensuite amené pour te nettoyer. Te retrouver nue devant des inconnus t’a beaucoup gêné, mais tu n’avais pas le choix. Lorsque les stylistes avaient fini de te nettoyer tu as constaté la blancheur laiteuse de ta peau, et tu t’es même surprise à te trouver belle. Ils disaient que tu étais mignonne et que ta tenue t’ira comme un gant. Alors tu les as crus. Tu t’es dis que peut-être que si tu étais magnifique à la cérémonie, tu serais magnifique pendant les Jeux. Tu as donc attendu, dans une pièce, une simple robe verdâtre sur ton corps pour que le styliste arrive et te donne ta tenue.

Mais tu es arrivée en avance, tu le sais bien. Tu es donc là, allongée sur la table, attendant qu’on t’apporte ton habit. Tu ne te rappelles plus celles de l’année dernière. Belles ou non ? Tu ne sais plus. Tu ne te rappelles même plus celle du gagnant. Lucas Dnierp. Un gagnant, le gagnant. Le district huit a dû lui faire un festin de roi lorsqu’il est rentré. Tu te demandes comment réagirait le tien si tu revenais en grande gagnante. Il y aura une fête, c’est sûr. Ta mère t’aimera encore plus, elle te prendra dans les bras et tout sera parfait désormais, plus de crainte des Jeux de la Faim, plus rien. Si ce n’est que tu sais que tu ne seras jamais la même. Déjà aujourd’hui tu n’es plus pareille. Jamais tu n’aurais envisagé de faire de mal à une mouche, alors à un humain… Sauf que là, tu te dis qu’il faudra que tu te salisses les mains, pour eux, pour ta famille, pour elle, pour ta sœur. Tu devras rentrer pour prouver au monde entier que leur sacrifice n’était pas vain. Tu gagneras.

La porte s’ouvre. On entre. On t’apporte ta tenue. Tu te redresses et l’observes. On te la met devant toi pour te faire découvrir chacun de ses secrets, sa beauté, son rêve. Tu l’admires avec des yeux ronds, comme une petite enfant à qui on vient d’offrir la nouvelle poupée à la mode. On te dit de te dépêcher de l’enfiler car le défiler commence bientôt et qu’il faudra te coiffer et te maquiller. Tu acquiesces. Tu retires le torchon qui cachait ta nudité et enfiles la robe. Noire nuit, remontant en un dégradé plus clair. Tu as l’impression d’assister à un orage. Un début d’orage sur ton propre corps. Tu souris, te trouvant radieuse dans cet habit. Si seulement les Jeux de la Faim pouvaient être de simples défilés de mode…. On te conduit ensuite dans une autre pièce. Des stylistes s’occupent de tes cheveux, les partageant en deux pour les attacher de chaque côté de ta tête. De légères mèches restent sur ton front, mais elles ne sont pas dérangeantes et ne cachent pas ton regard bleuté. On ondule tes cheveux pour en faire des anglaises. Tu trouves ça mignon, presque enfantin si seulement ils ne tombaient pas sur tes épaules à cause de leur longueur. Ils proposent de te les raccourcir mais tu rouspètes chaque fois qu’un ciseau s’approche de ta tête. Jamais on ne touchera à ta chevelure. Avec un autre produit, ils aspergent quelques mèchent brunes pour les changer en bleus. Lorsqu’ils terminent leurs travail, tu ne vois pas une grande différence, tu n’arrives même pas à voir où est la couleur dans ce qu’ils ont fait. Pourtant, tu te tais. On te pose ensuite un masque grisâtre, de la même couleur que le haut de ta robe. Un léger trou a été ouvert pour que ta vue ne soit pas dérangée. On te maquille après, un peu de bleu par-ci, un peu de noir par là.

Tu es alors fin prête. Tu montes dans ton char, aux côtés de l’autre tribut- le nommer serait s’attacher à lui et tu ne dois en aucun cas le faire même si ça te brise le cœur d’être si mauvaise. Alors le silence se fait entre vous, un peu gênant, c’est vrai, mais tu t’en moques. Tu ne lui accordes aucun regard. Ton regard est fort pour lui montrer que tu n’as pas peur de lui et que tu n’auras jamais peur de lui. Tu jettes des petits coups d’œil aux autres tributs, trouvant soudain ta tenue banale et ridicule, le rouge monte à tes joues. Tu la regardes une nouvelle fois, n’y trouvant aucun artifice. Noire avec des motifs bleus et un rond blanc au centre. Rien ne te rappelle ton district là-dedans. Tu sens tes mains devenir moites, le stress te conquérir, la peur t’envahir, le cœur trembler dans ta poitrine. Tu veux descendre, tu veux partir, tu veux rentrer. Mais le char se met en route. Tu te reprends alors, restant droite, fière et forte. Lorsque vous passez les coulisses, une lumière s’allume, comme un appelle à ta prière. Tu constates que ta robe brille merveilleusement bien et tu comprends l’artifice de ton styliste : l’énergie. La lumière. Tu souris au public, satisfaite de ton aspect. Tu lèves la main pour les saluer, lançant quelques baisers à l’aveugle dans le public. Lorsque ton regard se pose sur les écrans géants, tu t’aperçois. La première idée qui te vient, c’est une rivière pleine de lucioles une nuit d’été, un paysage reposant et agréable, renforcé par le bleu de ton regard. Mais plus vous avancer et plus le dégradé de ta robe te rappelle les orages. Un orage bleu, voilà ce que tu es. Tu souris de plus belle à cette pensée, aimant cette idée. Tu espères que ta mère te voit et qu’elle te trouve belle, tu espères qu’elle est fière de toi, de ta beauté. Tu te rappelles que ta sœur était toute aussi impressionnante dans sa tenue, oui, tu t’en souviens. Elle était magnifique et aujourd’hui, alors que tu traverses l’allée, tu n’as pas l’impression d’être seule dans ce char, tu sens qu’elle est là et qu’elle guide chacun de tes gestes envers le public.

Tenue:
 



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Sören E. Teniala
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 14:14

Tenue :
 


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

La beauté est la chose la plus abstraite qui puisse exister. A quoi rime un canon ? Aux goûts d'une personne ou à la mode actuelle ? On peut la fabriquer de toute pièce, façonner une personne afin que l'on puisse dire qu'elle est belle alors qu'en réalité c'est le contraire. Puis qui sont donc les gens pour nous juger ? Pour venir nous dire que l'on est laid ou que l'on est resplendissant ? Le monde n'a plus que le physique à la bouche, il ne regarde plus que cela. De quoi sont faits la beauté des uns et des autres ? D'artifices, de supercheries, de duperies. On ne regarde pas outre l'apparence, on ne fait que cela, chez les filles il faut qu'elles soient maigres, qu'elles aient mis leur tête dans un pot de maquillage, tandis que chez les garçons, il faut qu'il ait des muscles, une stature athlétique. Mais tous ses préjugés finiront par devenir autres à un moment ou à un autre. La mode change, les moeurs changent. Qui dit que l'année prochaine, on voudra que les femmes deviennent rondes et naturelles et que les hommes doivent-être gras et bourrés de boutons ? Je ne comprends pas tout cela, je n'arrive pas à me dire que dans le monde actuel, on est jugés uniquement sur l'aspect physique et non pas ce qu'il y a à l'intérieur de chaque personne. Est-ce parce que les gens sont devenus idiots avec le temps ? Quand on était encore qu'à l'état d'animaux, on se fichait d'être beau ou non, on vivait notre vie, on faisait en sorte de survivre. Maintenant c'est toujours le cas, on fait en sorte de survivre, mais les mentalités ont évoluées, on est obligé de survivre en ayant les canons de beauté sur nous.  Cela me fait bien rire, vous imaginez une femme plongée dans une zone où elle doit survivre avec une robe bustier qui lui comprime le ventre et des talons aiguilles ? Ou même un homme quasiment dénudés face à une horde de monstres sanguinaires ? Non ce n'est possible, alors pourquoi s'évertuer à nous faire briller aux yeux de ces vils crapauds qui n'attendent que de pouvoir baver sur nous et de déverser leur poison mortel ?

Je n'ai jamais ressenti ce vide en moi, cette impression qu'il me manque quelque chose au plus profond de mon être. Là, au niveau de mon coeur, quelque chose m'a été arraché. On m'a retiré l'organe le plus important. Ceci est une image bien entendu, je ne pourrais pas vivre sans mon sein. Seulement l'impression que j'ai, est que je ne serais plus jamais pareil, que je revienne vivant ou non, je serais mort au fond. Pourtant, je ne peux m'imaginer mourir dans ces foutus jeux, je ne le veux pas, je préfère mourir chez moi qu'aux yeux de ces créatures fluorescentes du Capitole. Je n'ai pas pu m'en empêcher, il a fallu que j'évacue avec la bouteille d'alcool que j'ai trouvé à notre étage dans l'hôtel des tributs. Seirina et Ambre sont déjà sur le pied de guerre, mais moi non. J'ai besoin de temps, j'ai besoin de me le sortir de la tête, du moins juste assez pour me remettre de sa perte. Je ne veux pas l'oublier. Il serait temps que je me sorte de ma torpeur, que j'apprenne à faire face à l'intensité des sentiments que j'ai et que je me serve de cela pour devenir plus fort. Il est pourtant temps que je passe dans les mains de mon équipe de préparation et croyez-moi, ils ont du boulot vu ma mine effroyable.

Allongé sur un divan dans une pièce blanche, je commence à me ronger les ongles. Pourquoi je fais ça ? Aucune idée. Peut-être le stress qui commence à me ronger ? Comment va-t-on m'affubler ? Je me souviens que les tenues des tributs de l'année dernière étaient sublime, à couper le souffle et j'espère que celle de cette année sera encore mieux, je ne souhaite pas ressembler à notre accompagnateur. Puis finalement une équipe de trois préparateurs arrive, deux femmes et un homme. Franchement, je ne m'attendais pas à voir d'aussi étranges personnes. L'homme a des cheveux roses coiffés en forme de bonbon et son maquillage le rend pâle comme un marshmallow. Tandis que les deux femmes sont à l'évidence deux jumelles, du moins la chirurgie les a rendus identique, leurs yeux sont des kaléidoscopes tandis que leur peau brille naturellement. Pour être honnête, ils m'effrayent plus qu'autre chose. Ils me regardent avec un air ravis et finissent pas me demander de me mettre nu. « Pardon ? » rétorqué-je immédiatement. Il est hors de question que je me fasse épiler une seule partie du corps, encore niveau sourcil ce n'est pas dérangeant, mais le reste c'est un non flamboyant. Finalement j'obtempère et finis par me dénuder, je n'ai jamais eu honte de mon corps, que cela soit bien clair, mais face à ces trois insectes, je ne me sens pas à l'aise, leurs regards se dardent sur la moindre partie de mon corps. Plus attentivement sur la cicatrice qui se trouve au niveau de mon téton, seule que j'ai gardé suite à mon agression qui a fait que j'ai faillis perdre la vie une première fois. « Comment t'es-tu fais cette atroce cicatrice ? » demande l'une des jumelles. Je la regarde avec un air ennuyé, son aptitude à faire siffler les lettres m'exaspère, est-il vraiment obligatoire que je lui réponde ? Je ne pense pas, ce serait donné des informations à d'autres tributs s'ils sont de mèches avec les autres districts. « Occupez-vous de votre boulot au lieu de me poser des questions. Que ce soit bien clair, je ne suis pas votre ami, le premier qui me critique je lui fais bouffer ses tripes, c'est compris ? » Je suis de mauvaise humeur. Non cela ne se voit pas. Ils commencent à s'atteler à me rendre le plus présentable possible, limage des ongles parfaits, épilation des sourcils qui dépassent, ils me saupoudrent le corps d'une fine couche de fard, je ne comprends pas bien pourquoi, mais autant les laisser dans leur délire. Puis finalement ils s'attaquent au maquillage de mon visage, parce que croyez-moi, j'en aurais bien besoin. Ils s'appliquent à faire disparaître mes cernes ainsi que les traits rouges qui apparaissent autour de mes paupières, je suis décharné par le chagrin et ils ont dû le voir. Moi le tribut qui s'est porté volontaire pour sauver le frère de sa meilleure amie, si on savait que j'ai pleuré, je serais quoi franchement ? Finalement ils optent pour me rendre encore plus mystérieux, à quoi jouent-ils là ? Est-ce vraiment nécessaire ? Je ne crois pas, mais je les laisse faire, de toute façon il vaut mieux que je me rapporte à eux, parce que sinon je défilerais avec un simple t-shirt et un jean de couleur pétante. Seulement je ne suis pas sûr que cela m'attire énormément de sponsors. Il y a quelque chose que je ne comprends pas non plus, pourquoi s'esquintent-ils à me rendre plus pâle que je ne le suis réellement ? C'est compliqué à comprendre, mais je suis persuadé que cela est commandité par notre drogué de styliste. Puis voilà le temps le temps de la coiffure, c'est là que les choses se compliquent. Je n'ai pas une implantation de cheveux facile, bien au contraire, ils n'en font qu'à leur tête généralement. Pourtant le résultat escompté n'est pas si mal que cela. Ils ont même mis quelques reflets roux dans mes mèches de cheveux qui sont pourtant blondes cendrées à l'origine. Je trouve cela plutôt joli. Une fois que je m'apprête à me lever, l'homme me force à me rasseoir en me disant que ce n'est pas terminé. Je lève les yeux au ciel et il vient prendre un crayon noir pour me faire le contour des yeux avec un fin eye-liner. On va me travestir c'est ça hein ? Puis l'une des deux femmes s'amuse à rendre mes lèvres plus charnues. Bon soit on veut que je sois aussi immonde que Ron, soit on veut me ridiculiser devant tout le monde. J'espère juste que Seirina s'en tire à meilleur compte que moi. « Là on peut dire que tu es beau Emrys, tu ne ... » Je les regarde tous avec un regard noir qui est sublimé par le maquillage et mon côté pâle. Je comprends finalement ce qu'ils ont voulu dire. Que mon côté noir va ressortir aujourd'hui, qu'on va enfin comprendre qui je suis. Ils détalent rapidement et la porte s'ouvre à nouveau pour laisser entrer un homme brun. Je devine aisément qui cela est. « Bonjour Dyaezel. » dis-je doucement. Il ne me répond pas tout de suite, il se contente d'observer le résultat. Il semble plutôt calme, ce qui n'est pas mon cas. Je bouillonne de l'intérieur, sa tête me donne envie de lui envoyer un coup de poing dessus. J'ai besoin de me défouler et je ne peux pas, alors je me mordille l'intérieur de la joue afin de ne pas gâcher le travail des trois autres bonshommes de tout à l'heure. « Emrys, je vois que tu es déjà préparé à merveille, il ne me reste plus qu'à te mettre ta tenue. » Je ferme les yeux et me force à garder mon self-contrôle. Il m'agace déjà, je ne le connais pas certes, mais rien que voir sa tête je sais qu'il m'a préparé une tenue affreuse. Puis quand il me sort l'espèce de truc que je vais devoir porter, je le regarde méchamment. « Vous êtes sérieux là ? Je vais devoir porter cette espèce de merde ? Ça ressemble à rien ! J'vais avoir l'air d'une pédale en plus avec le truc dans les cheveux. C'est quoi votre délire au juste ? » Qu'il le prenne mal, cela ne me touchera pas outre mesure. Je déteste cette tenue, puis en quoi ça rappelle mon district ? On dirait des sortes de pattes d’araignée les bandes noires. Le pire c'est que je serais torse nu là-dessous. Mon dieu je le déteste encore plus ce mec. J'enfile le pantalon bouffant, on dirait un sarouel tellement il est large. Je dois même porter une ceinture plutôt grande pour cintrer mes abdominaux. J'enfile mes grandes bottes en cuir qui m'arrivent au niveau des genoux et montrent bien mes muscles. Je ne comprends pas le pourquoi du comment, mais je n'ai pas le choix, je préfère ça que défiler nu, même si au fond cela ne me dérangerait pas plus que cela. J'enfile le truc et remarque même que j'ai comme un système d'accroche en ferraille au niveau de mon cou. Puis je le vois fixer les anneaux dans mes cheveux. C'est laid mon dieu. Puis finalement je vois Ambre et notre accompagnateur arriver je regarde ce dernier avec un air suffisant et me retourne vers mon styliste. « Putain, je ressemble à cet espèce de clown en encore plus laid que l'original. » Je finis par sortir de cette salle et claque la porte en verre derrière moi. Dommage qu'elle n'ait pas explosée, cela m'aurait fait plaisir, cette journée est vraiment nulle ma parole.

On finit par tous êtres réunis au niveau de la piste de départ nous sommes positionné en sixième place comme nous somme du district six. Positionné sur notre char, composé d'engrenages, de chaînes décoratives pour rappeler que nous sommes ceux qui fabriquent les transports de Panem, Seirina et moi nous demandons à quoi servent les choses noires sur notre tenue. Puis finalement arrive un de nos préparateur qui nous sourit à elle et à moi avant de nous parler de sa voix de serpent. « Bon, je sais qu'à vu d’œil votre tenue ne paye pas de mine, mais une fois que vous serez sortis, j'appuierais sur le bouton de cette petite télécommande et l'armature en métal noir va se mettre à mouvoir et vous dessiner des arabesques sur le corps. » Je le regarde avec un air intrigué. J'ai hâte de voir ce que cela va donner. Pourtant je ne peux que rester sceptique. Il est temps pour nous d'avancer cependant. Il est trop tard pour faire demi-tour. Je me retourne vers ma meilleure amie qui semble plutôt sûre d'elle, je ne sais pas quelle attitude elle va avoir face aux gens du Capitole, mais j'espère qu'elle aura la bonne. Pour ma part, je ne ferais rien de particulier, j'adresserais juste des signes de mains et sourirait aux gens d'un air hypocrite sans pour autant garder mon regard noir pour éviter qu'on me prenne pour un gentil petit garçon, ou du moins pour ce que je ne suis pas. J'attrape la douce main de Seirina et lui adresse un clin d’œil amusé. « Il est temps qu'on leur montre de quoi on est capable. » lui murmuré-je. Ma voix est inaudible, mais elle sait toujours ce que je dis, elle le devine aisément. Je lâche sa main avant qu'on arrive dehors. Et comme prévu, les armatures en métal noir se mettent à bouger d'elles même. Elles s'activent autour de notre peau à dessiner de jolis ornement sur nos peau, des dessins plus masculins et carrés pour moi, tandis que pour elle c'est plus anguleux, plus sensuel. Je fais ce que j'ai prévu, je fais des signes de mains aux gens et sourit délicatement alors qu'il n'y a rien de plus faux, seulement, je suis passé maître dans l'art de la manipulation, alors j'y mets de la volonté et on ne voit pas le subterfuge. Je vois Evan dans les gradins, il est venu me voir hier soir et sa visite m'a fort amusée, d'ailleurs il est plutôt agréable comme homme. Dommage que l'on puisse pas faire connaissance dans un autre contexte. En réalité je me contrefiche de comment seront les autres tributs. Tout ce que je veux c'est être dans cette putain d'arène et d'en finir une bonne fois pour toute avec toutes ces mascarades pour nous vendre aux habitants du Capitole. Une fois arrivé face au Président, notre tenue se remet en place comme au départ et nous laisse maquillé de partout. Je regarde Seirina avec une tête amusée et finit par me retourner vers Logan qui nous dévoile son discours, le même depuis seize ans apparemment. Puis une fois le tout terminé, il nous souhaite de joyeux Hunger Games. Comment une tuerie pareille peut-elle être joyeuse ? En y réfléchissant bien, c'est une fête pour eux, mais pas pour nous. Voilà le pourquoi du comment. Puis nos chariots se dirigent finalement à l'intérieur, nous descendons de l'attelage et je me dirige vers mon styliste. « J'viens pas faire d'excuse, mais merci. » Je me retourne et sert Seirina contre moi devant les yeux de tous les autres tributs afin qu'on se dirige vers l'ascenseur pour retourner à notre étage.

_________________

boum boum dans ta tête
ça cogne dur quand je me bas, ta tête valse dans les graves. quand tu me touches ça m'fait même pas mal, la douleur ça m'connait j'me bas chaque jour pour qu'elle s'en aille. boum boum dans ta tête mon poing fait, boum boum dans ton plexus mon genoux décolle. et là boum boum t'es mort.


Dernière édition par Emrys A. Thorne le Lun 22 Juil - 17:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 14:41


Cérémonie d'ouverture des seizièmes Hunger Games
Marina Clame-district Un





Citation :
Pour les tenues du 1 je suis resté dans le thème du luxe et donc des bijoux :
La fille a une robe dorée et argentée vers le bas, avec dessus des rubis. Des petites lanières dorées sont sur son bras droit et sa jambe gauche, elle a aussi un collier avec au bout un rubis. Ses chaussures sont des talons argentés avec des rubis et des lanières pour tenir les pieds dorées.

Ce soir, c'est la parade. Je l'appréhende beaucoup plus que prévu car je vais y retrouver Ashe Esthiwell. Quand je l'ai vu devenir le tribut féminin de son district, j'ai été très surprise. Je compte lui proposer une alliance car je sais que je ne pourrais pas me battre contre elle, mais si elle refuse, je suis dans de beaux draps !
Heureusement, il y a le garçon de mon district, Zadig. Nous avons un peu sympathisé dans le train, et je crois qu'on va peut-être s'allier.
Enfin, j'ai encore du temps pour penser à tout ça. Pour le moment, je dois réfléchir à l'attitude que je vais adopter durant la Parade. C'est bien plus stratège que ce que je croyais, ces Jeux.
Je me regarde dans la glace. Je me trouve jolie dans cette robe dorée et argentée, je parais plus âgée. C'est peut-être aussi grâce à ses chaussures à talons qui me grandisse. Elles sont aussi couleur argent avec des rubis, comme sur ma robe, les lanières censées retenir mes pieds sont dorées, tout comme sur ma jambe gauche et mon bras droit. En réalité, je manque de m'effondrer à chaque pas. Plutôt ironique non, pour une fille du district Un ? D'autant plus que mes parents vendent des accessoires de ce style...
Je n'ai jamais vraiment passé du temps à me faire belle. Si je l'avais voulu, j'aurais pu sans aucun problème, je préférais juste passer mon temps à des choses plus intéressantes, comme grimper aux arbres du parc pour observer tous les gens en-dessous. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai rencontré Ashe. La jeune fille aux pommes croquantes.

Je souris à ce souvenir. L'hôtesse vient me chercher :

« C'est l'heure ! Tu es prête j'espère ? Nous t'attendons. »

Je hoche la tête et nous sortons. Je ne lui dis pas qu'elle est bien trop à cheval sur les horaires, ça la vexerait. Je ne me sens pas très bien dans ces chaussures, je ne sais pas comment font les autres filles pour tenir un journée entière comme ça. J'ai l'impression de devoir marcher comme un canard pour ne pas tomber dans les escaliers, pourtant personne ne me fait la remarque.

Nous arrivons enfin près du départ des chars, je vais pouvoir m'arrêter de marcher. Je ne remarque aucun autre tribut, il me semble que nous sommes les premiers. Nos chevaux sont magnifiques, et je ne peux  pas m'empêcher de m'approcher de l'un deux pour le caresser. Je n'en avais vu qu'une seule fois en vraie dans ma vie. J'adore ces animaux là. Quand je me retourne, je vois qu'Ashe est arrivée. Je lui fais un signe timide de bonjour auquel elle me répond. J'arrête de caresser l'animal, je vais avoir l'air stupide. Je tripote le rubis accroché à mon cou du bout des doigts. Est-ce que je dois aller lui parler dès maintenant ou plus tard ? Le temps d'hésiter, je n'ai plus le choix. On me dit de monter dans le char où je prends place à côté de Zadig. Pour la parade, j'ai décidé de sourire et de faire des clins d’œil, comme à la parade en somme. J'espère que Zadig fera de même. J'entends une voix qui annonce que la Cérémonie d'Ouverture va commencer, et tout à coup, les chevaux commencent à avancer. La Parade commence, et nous sommes les premiers.
C'est plutôt magique, de voir les gens crier, se pousser pour nous voir, mais on revient à la réalité très vite en pensant qu'ils vont prendre plaisir à regarder presque chacun d'entre nous mourir. Je frissonne à cette idée.
Comme prévu, je souris à la foule et fais mon petit numéro. Pas très original, mais je n'ai pas trouvé mieux. Je ne regarde pas vraiment mon partenaire et ne sais pas comment il agit.

-----

Finalement, la Parade s'est plutôt bien passée. Très fatiguant, mais il n'y a pas eu de problèmes. Je n'ai pas encore proposé une alliance à Ashe, mais je compte bien le faire durant les entraînements. Je regagne les appartements réservé au district Un dans le boucan des tributs très difficilement, non seulement à cause de ces fichus talons, mais en plus, nous sommes bousculés de touts côtés. J'espère que je n'irais pas dans l'arène avec des chaussures à talons, sinon, je n'irais pas loin.

Quand j'arrive, je monte directement dans ma chambre et m'allonge sur le grand lit après m'être changée. Je repense à cette journée éreintante. J'ai été éblouie par la beauté et le luxe du Capitole, et pourtant, je ne suis pas d'un district particulièrement pauvre. Tout est coloré, lumineux, et chaque objet est fait de matériaux chers. Les gens ici sont vraiment... exubérants. Mon équipe de préparation en est la preuve. Ils ressemblent à ces oiseaux tropicaux, les... perroquets je crois. Des cheveux multicolores, la peau teintée, une jeune femme avait même des ailes à plumes roses ! Elle s'entendrait bien avec mon hôtesse, qui ne jure que par cette couleur. Ma styliste, elle, avait l'air un peu plus "normale" si c'est possible de l'être ici. J'étais contente que ce soit elle qui ait créé ma tenue.
Je m'endors finalement sur ces pensées.


Dernière édition par Marina Clame le Lun 22 Juil - 16:10, édité 1 fois
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Quorra Sae Wilde
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 22 Juil - 15:42

La tenue commique de Sham:
 


Ashe Esthiwell a besoin d'un verre.

Qui dit Cérémonie d'Ouverture, dit première véritable apparition au public du Capitole. Si mon co-équipier de district, Alex Garraty fait l'idiot, j'aurais envie de lui sauter dessus et lui trancher la gorge. Mais malheureusement, aucune hache me vient sous la main. Et bien sûr, je n'ai pas du tout envie de faire mauvaise impression vis-à-vis du public. Alors que les équipes de préparations nous préparent, en nous passant aux rinçages ou épilations, quelques minutes plus tard jerencontre ma styliste, Sham Butterfly. Si ma styliste me fais une mauvaise tenue, je pourrais voler une hache discrètement au centre d'entraînement du Capitole et l'égorger dans son sommeil.
Je crois que oui, je vais l'égorger. Mais quand elle se réveille de son long sommeil, ce sera plus drôle. (clin d'oeil à Ambrouille ! ) Peut-être que la mode n'est pas spécialement mon truc, comme je dis souvent. Mais malheuresement...

Je suis déguisée en homme.. ou plutôt une femme de cro-magnon, comme dans la préhistoire. Me voilà dans une affreuse tenue en peau d'animal. Pas de chaussures, un pagne et un soutien-gorge. Le point positif : c'est que j'ai un masque. Je lancerais des regards d'assassins à tout le monde pour montrer que je suis là pour gagner. Deuxième point positif, j'ai une massue. Celui qui se moquera de moi, je l'assome avec. Ou sois, je prendrais une hâche discrètement au centre d'entraînement et je l'égorgerais. Si je comprends bien, je me suis portée volontaire pour Annabeth, Sham Butterfly a envie de ridiculiser tout le monde, il faut montrer que je suis pas volontaire pour rien. En tout cas, je sais que les tenues de la styliste, c'est volontaire. Qui nous habillerais en homme de cro-magnon ? Les stylistes doivent nous faire grande impression, prendre de l'attention... En tout cas, sur ce point, c'est gagné. Me voilà déjà entre la vie et la mort. Je vais devoir encore plus me surpasser et je dois trouver un plan rapidement pour plaire au public. Je retrouve mon co-équipier de district, Alex Garraty qui est aussi ridicule que moi.
- Alex, je n'ai qu'une envie avec cette massue et je suis sûre que tu as la même envie que moi.
Le reste des tributs vont dans les coulisses où sont préparés des chevaux tirant des chars. Mentors, stylistes et tributs se retrouvèrent pour donner quelques conseils.
Je fais également un rapide coup d'oeil vers les autres tributs. Je vois Zadig Nichoelson, le gars du un et Marina, dont je lui fais un simple ''Bonjour''. J'ai envie d'arracher la tenue de Marina tellement que je suis jalouse de sa tenue.. Mais ça lui va très bien ! On les a pas encore abbordés. Il y'a aussi Seirina, la fille que j'avais rencontré la soirée... Je vois aussi le garçon de 14 ans, le volontaire du quatre... ''C'est une bonne récolte'' comme dit les Capitoliens. J'ai envie de rigoler... qu'à moitié. Alors que les Mentors et stylistes s'en vont, tout les tributs prennent place sur leur propre char et les chevaux démarrent petit à petit en file indienne. Le district 1 en tête et le district 12 ferme la marche. Vu que nous venons du district 2, nous passons juste après le district un. Je ne pense qu'à une chose : faire bonne impression.
- Fais bonne impression car là, tu risques de laisser ta peau d'homme de cro-magnon.
Je prends même pas la peine de regarder Alex en face. J'aurais bien aimé aussi lui dire de ne pas faire honte à notre district, mais il doit le savoir déjà. Nos liens ne se sont pas vraiment défini. Généralement, les tributs du 1 et du 2 s'allient. Je sais bien que Alex et moi, on s'est allié. Les tributs du district un, on les a vu seulement de vue. Par contre, je connais Marina...

Les chevaux courent de plus en plus vite et enfin - nous sommes apperçus par le public. Je commence à faire des regards assassins - faut montrer que je suis prête à tuer les tributs tout de même ! - tout en saluant au public du Capitole qui chacun, essayent de se frayer un chemin à travers la foule dans les tribunes du Grand Cirque. Quelque part, dans le district deux, Quorra Wilde doit vomir en me voyant. Quant à eux, les Capitoliens, ils sourient, applaudissent, lancent des roses... Je remarque que chaque Capitoliens a vraiment son propre style. Mais chacun ont tous des tenues colorés. Chacun son style, comme les deux tributs de chaque district. Je me demande ce que font les tributs des districts pauvres, à part faire la gueule de bois car ils sont élus aux Hunger Games. Aller aux Hunger Games, voilà de ce qui est de plus pire pour les districts pauvres.

Puis, quand on retourne dans les coulisses, j'ai de suite envie d'arracher les plus jolies tenues. En bref, le Capitole a l'air vraiment très ravie des tributs de cette année. Dès que je serais à l'appartement, il y'a intérêt que je trouve de l'alcool. Je veux profiter de ce que offre le Capitole, alors autant boire quelques verres avant les Jeux.
Aussitôt dit, aussitôt fait, dès que je rentre dans l'appartement, la seule chose qui me vient à l'esprit en voyant un Muet..
- J'ai besoin d'un verre et je vous conseille d'exagérer sur l'alcool.
J'ai vraiment besoin d'oublier ce qui m'arrive un moment et planer au-dessus des nuages..

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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Mar 23 Juil - 17:44




Spoiler:
 
Dans les rayons orangés du soleil levant, je m’éveille sur un monde de verre et de cristal qui m’est absolument inconnu. Mon regard rivé sur la baie vitré qui parcours tout un pan de mur de ma chambre j’observe, sans bouger, la vie qui commence à s’animer au dehors. Emmêlée dans les fils d’or du soleil, le capitole semble s’éveiller d’un long sommeil. J’entends le murmure de la foule dans les rues, les voitures qui roulent, les reflets de l’astre solaire dans chacune des vitres dont sont constitués les bâtiments de cette ville si magnifique et si horrible à la fois.

Ayant passé une certaine partie de ma nuit à rendre tripes et boyaux, je n’ai actuellement aucune envie de me lever, je me sens plutôt faible, ce qui n’est pas vraiment une bonne chose pour une tribut qui finira dans l’arène d’ici quelques jours. Ô bien sur je pourrai demander un médicament à ces gens qui m’entoure, mais je n’éprouve aucune envie d’avoir à communiquer avec eux. Ils sont mes geôliers, mes bourreaux, pourquoi me rabaisserais je à leur adresser la parole ? Finissant par être sortie du lit par les grands coups que donnais notre hôte sur ma porte, je me préparais avec autant de lenteur et de mauvaise humeur que possible. Poussant de petits de cris dans la douches alors que des jets de toutes les couleurs, tantôt froid, tantôt brulant semblaient m’attaquer de toute, j’en sortis prestement, glissant ma main dans cet objet étrange qui d’un geste sécha l’intégralité de ma chevelure, la laissant retomber avec douceur sur les épaules. Il n’y a pas à dire, les ustensiles du capitole peuvent être utiles, comme ils peuvent être complètement absurdes et non essentiel. En parlant de non essentiel, j’observe une sorte de machine dans laquelle je serai censé mettre mon visage et qui me maquillerai à leur mode clownesque et absurde. Quelle utilité que cela ? Pourquoi devrais-je me plier à leur idée absurde et dégradante de la beauté ? Dans notre district, ‘l’on dit d’une jeune fille qu’elle est jolie si sa taille est gracile, ses cheveux soyeux et ses vêtements la mettant en valeur. Pour un garçon, c’est plutôt le sourire, le regard et la musculature qui prime. Ce sont des choses quelques peu primaire, mais qui conviennent parfaitement car après tout, qui nous assure que d’ici quelques décennies notre mode ne sera pas aux filles enrobées et aux garçons efféminé ? Mais peu importe nos coutumes et notre mode, ce qui nous interpelle chaque année est celle du Capitole. Comment peut-on se grimer de la sorte sans paraitre ridicule ? Comment peut-on apprécier de voir une femme à la peau jaune et à la chevelure bleue maintenu en l’air par qui sais quel produit ? Cela tiens de l’absurde et du mauvais gout ! Ne vous souvenez vous point de ce conte de notre enfance nous parlant de ce grand empereur qui aimait plus que tout les vêtements et qui chaque heure changé de tenue afin de paraitre toujours au mieux de son physique ? Cela lui aura joué un bien mauvais tour puisque des charlatans l’abusèrent et le firent défilé nu comme un vers face à tout son peuple. Voila ou peut nous conduire la mode, a l’excès et à la bêtise ! Le jour ou il sera à la mode de se raser la tempe pour garder le reste de sa chevelure, tous le feront, et celui ou ce sera d’être nu avec une plume dans l’orifice anal, je suis persuadé que tout le capitole s’en pâmera tel des oies. Mais qu’importe.

Lavé et séchée, j’entreprenais de me vêtir, une robe de satin rose pale ferait parfaitement l’affaire et pour mes cheveux, mes couettes basses également. Une fois préparée et apprêté, j’acceptais d’ouvrir ma porte jusqu’ici fermé a clé pour rejoindre la salle à manger et me faire houspiller par Luka que j’ignorais totalement, pas un regard ni même un mot à son attention ne franchirent mes lèvres, alors que je saluais Emrys et Ambre attablés depuis un moment.
L’on me servit rapidement un liquide chaud et crémeux qui avait une odeur de paradis alors que la table était couverte de viennoiseries en tout genre, dont des croissants à l’odeur de cannelle qui me firent déglutir difficilement au souvenir de l’odeur de Léopold. Pourtant je ne devais pas me laisser abattre, j’avais mes chances, j’en étais sur et même si je voyais très clairement qu’Ambre avait déjà choisi celui d’entre nous deux qu’elle aidera, je me battrais jusqu’au bout pour pouvoir de nouveau sentir cette douce odeur de cannelle sur sa peau.
Croquant un grand coup dans ma viennoiserie, j’en avalais quelques bouchées avant de blêmir fortement et courir jusqu’aux commodités pour rendre la totalité de ce que mon frêle estomac possédé. Etais je si mal psychologiquement que même un croissant ne pouvait passer mon estomac ? Quelque peu inquiète de me voir dans cet état de maladie, Ambre me fit mener à l’infirmerie. Après tout, même si elle préférait voir gagner Emrys, elle ne pouvait totalement me délaissé et se devait de me venir en aide autant qu’elle le pouvait. C’est pourquoi je suivis Luka qui marmonnait dans sa barbe en m’amenant plusieurs étages sous la surface de la tour des tributs, là ou tout était blanc et sentais une odeur affreuse de médicament et de détergent.

Passant dans les mains des médecins, je les laissais ainsi m’examiner avec leur appareil au top de la modernité, cherchant un virus, une bactérie ou toute autre chose pouvant me causer ces nausées et ces vomissements. J’étais assez mal à l’aise en ce lieu, je dois bien l’avouer. La petite pharmacie de notre district me manquait, elle était si chaleureuse et accueillante avec madame Meery. Essayant pourtant de ne pas y penser, je les laissaient me prendre quelques gouttes de sang avant de passer sur une table qui devait faire apparaitre en image de synthèse mon corps dans lequel les médecins pourraient rapidement trouvé la cause de ma maladie. La chose ne fut pas longue et assez clair, j’avais le genre de microbe qui mettait quelque temps à se soigner, mais rien qui ne soient mortel. On me renvoyant dont à mon étage avec quelques cachets alors qu’a peine les portes de l’ascenseur s’ouvrait sur celui-ci je fus emmené vers le lieu de préparation de la cérémonie d’ouverture avec Emrys.

Je n’avais pas eu le temps de lui parler, ni même de le rassurer sur mon état de santé, nous avions été directement séparé afin d’être amenés à nos équipes de préparations respectives qui semblaient plus sortir d’un film de comique qu’autre chose. Entrant dans la pièce qui m’était attribué, je me dévêtis comme demandé et enfilé une sorte de blouse avant que trois femmes entrent dans la pièce, certainement mes préparatrices. Arrivant à contre jour, je ne perçu pas de suite leur allure et du me retenir de rire pour ne pas les vexer. La première que j’aperçus était une femme replète d’environ cinquante ans. Ses cheveux d’un blanc immaculé était parsemé de mèches rose vif, son visage jovial était maquillé à tel point que l’ont aurait dit une ancienne poupée de porcelaine ayant très ma vieillie et sa tenue…une femme de son âge aurait été la pire des indécentes en se montrant ainsi au district, mais au capitole voir une dame de cinquante ans habillé d’un corsé rouge vif faisant ressortir sa lourde poitrine et d’une jupe courte à volant rose était normal. Ses bras étaient couvert de tatouages représentant des roses et dans son dos un tatouage représentant des ailes. Elle était celle qui était chargé de s’occuper de mon épilation et de ma peau, j’appris plus tard qu’elle se prénommait Flora.
La seconde semblait avoir la trentaine. Assez petite et tout aussi ronde elle porter une robe a froufrou avec un jupon si épais qu’il faisait doubler son fessier d’épaisseur et lui donner un air de meringue bleue. Ses cheveux courts sur l’arrière et long sur le devant étaient d’un bleu électrique. Lorsqu’on me dit qu’elle s’occuperait de mes cheveux, je lui dis de suite que si elle tentait la moindre coloration ou coupe sur ceux-ci je lui tondrai personnellement la tête, ce qui sembla la faire rire et la lança sur l’histoire d’une de ses amis qui s’était rasé le crane et l’avais tatoué avec de fleurs d’or, une vraie pipelette cette pimprenelle. Et enfin la dernière surement de toute la plus humaine et la moins étrange bien qu’avec ses marguerites dans les cheveux et sa robe verte feuille elle fasse un peu étrange elle était extrêmement gentille et délicate lorsqu’elle s’occupa de mes ongles, surement ma préférée elle qui se faisait appeler Pâquerette.

Il leurs fallu à elle trois environ deux heures pour parvenir à un résultat qu’elles disaient incroyable. J’avais selon elles une peau merveilleuse et des cheveux magnifiques. Je ne saurai dire si c’est compliments étaient sincère ou non, mais ils eurent tout de même le mérite de me faire sourire pour la première fois depuis la moisson. Et durant tout ce temps, elles me parlèrent de leur vie, et de ce qui se passait ici au capitole, du petit effet que j’avais fait en agrippant la jambe de notre hôte et de la tristesse que je leur ai inspiré à pleurer ainsi. Elles étaient humaine dans le fond après tout. Mais je ne pouvais m’empêcher de les comparé à de simple curieux attendant de voir les jeux du cirque commencer.

Enfin prête, l’on fit entrer un drôle d’homme avec des cheveux roses bonbons qui me faisaient penser à la barbe à papa que le marchand de bonbon fait lors de la grande fête de printemps. C’était simplement affreux sur lui, mais il semblait au contraire qu’ici ça faisait fureur…très peu pour moi en tout cas. Avec gentillesse je le saluais attendant de voir ma tenue lorsqu’il me demanda de me mettre nu. Le rouge me monta automatiquement aux joues alors que je refusais tout simplement. Je n’avais pas laissé les préparatrices le faire, pourquoi le laisserais je lui ? Mais je n’u pas vraiment le choix, puisqu’ils se mirent à quatre pour m’enlever, ou plutôt, m’arracher ma combinaison, exposant mon corps nu à leurs yeux impurs alors que de mes mains je tentais de protéger ma vertu et ma poitrine, quelques larmes coulant de mes joues alors que je me sentais comme violée en mon intimité. Il eu ce petit mot qui me fit serrer les dents alors qu’il disait qu’il été rare de voir de vraie rousse en référence à ma toison féminine qu’il devait entrevoir. Mais il ne s’attarda pas plus que cela et se contenta de me tourner autour observant mes courbes et prenant mes mensurations avant de s’esclaffer d’un air vainqueur sur la justesse de son regard et la certitude que la tenue qu’il m’avait faite m’irait à merveille.
Le laissant sortir la robe de sa housse, je l’observer avec une certaine…réserve. La jupe était extrêmement bouffante et des plus étranges, comme sil elle était faite de trois couches qui se finissaient par des rouages, le haut lui était plus des tiges de métal agrémentés de perles qu’autre chose. Je blêmis de nouveau en imaginant la foule tout entière pouvant avoir vu direct sur ma poitrine lorsqu’il m’expliqua que je n’avais aucune crainte à avoir sur ma pudeur et que tout irai pour le mieux. Grimaçant un peu face à cette composition, je le laissais tout de même m’aider à l’enfiler une fois que j’eu revêtue une culotte tout de même. Elle n’était pas très difficile à mettre, mais l’effet qu’elle me donnait ne me plaisait pas. On aurait dit une grosse montgolfière ou l’un de ses filles qui a peu de poitrine et énormément de hanches. Mais je ne pouvais bien sur pas me plaindre, après tout qui sais à quel point ce junkie habitué à la morphine de notre district pouvait être susceptible ? La tenue revêtue, je laissais Pimprenelle noué un accessoire capillaire sur le bas de ma chevelure en forme de rouage noir et une pince faisant de multiples cercles de couloir noir et argenté sur ma tempe gauche. Ne me manquait plus que les chaussures de hauts escarpins noirs dont l’arrière était agrémenté de piques de métal pour rappeler la couleur de ma jupe et de mes accessoires. Ma tenue mise, l’on me fit les derrières retouche de maquillage, posant un rouge à lèvre rose argenté sur mes lèvres et une certaine dose de noir sur mes yeux, les faisant ressortit avec une force tel que j’en fus impressionnée.

Ainsi préparée, je laissé mon équipe me conduire jusqu’au hangar aux chars ou nous entamerions la parade, et je dois dire que finalement, je ne devrais pas tant me plaindre de ma tenue de cérémonie. Bien sur le district un était toujours habillé de magnifiques tenue de soirée serties de bijoux et de joyaux, mais le district deux ressemblaient à des hommes de la préhistoire avec leurs affreuses tenue…Pauvre Ashe. Je tentais de lui offrir un sourire en passant, mais rien ne m’affirme qu’elle l’ait vu. Je continuais ainsi de passer devant les tributs remarquant l’affreuse tenue du district cinq et notamment de la jeune fille qui avait la moitié du visage peint en bleue et celle du district sept qui me laissa bouche bée. L’on aurait dit une royauté ou quelque chose du genre tant leurs costumes étaient beau. Ils nous eclipserons certainement…la fille du dix étaient habillé en vache ce qui me fit rire également, mais je n’eu pas le temps d’observer plus avant car déjà l’ont nous faisait monter sur nos chars. Je remarqué alors la tenue d’Emrys et ne pue retenir un petit rire face à son pantalon. L’on aurait dit qu’il venait de se faire dessus tellement il était bouffant, pour le torse, cela lui allait bien mieux qu’a moi, les muscles de ce corps saillant le mettais réellement en valeur et son regard…wow, mon cœur manqua un battement face à lui. Gentiment il me serra la main, me faisant quelques gentil compliments alors que notre char s’avançait déjà et que Dyaezel nous courrait âpres pour nous dire qu’il allait appuyer sur un bouton qui ferai je ne sais quoi sur nos tenues. Je ne compris pas bien ce qu’il tentait de nous dire face aux cris de la foule qui nous voyaient parader pour la première fois devant eux. Je ne savais trop comment me comporter face à eux, observant Emrys les saluer alors que sa tenue commencer à faire de magnifiques arabesques sur son corps tel des rouages tournant sur lui, avant de remarquer que moi-même j’avais ces mêmes arabesques un peu plus arrondie sur ma poitrine qui était ainsi couverte. Rassurée par ma non nudité, je me mettais à saluer la foule, souriant a tous avant de remarquer la caméra qui me filmer et envoyer un baiser dont le regard disait explicitement à qui je l’offrais. Je savais qu’ils étaient tous devant leurs écran à observer et je savais qu’il comprendrait, qu’il savait qu’il habité chacune de mes pensées. Mais il fallait aussi que je pense à mes sponsors et saluer de plus belle, allant jouer la comédie jusqu'à prendre le bras d’Emrys me collant à lui pour saluer la foule de son coté. Je voulais être vue et aimée de tous, il fallait qu’ils me remarquent et qu’ils m’aident. Mais l’allée n’est pas si longue que cela et bien vite nos chars se mirent en ronde face à la loge présidentiel alors que le président Stark, se levant nous souhaiter la bienvenue nous saluant pour notre courage et notre sacrifice. Cela me faisait bien rire. Sacrifice, voila exactement ce qu’était cette chose, ils le savaient tous et pourtant ils continuaient de l’exercer chaque année. Comme si de rien n’était, comme si cela était la normalité même que de faire s’entretuer des adolescents.
N’écoutant qu’a moitié son discours rébarbatif et répétitif, je riais à voix basse avec Emrys avant que nos chars ne redémarrent et nous fassent entrer dans la tour des tributs, là ou nous vivrons jusqu'à notre arrivée en arène. Descendant du char, je laissais ce petit monde qui nous entourer nous féliciter pour notre performance alors que je laissais le stress de la parade retombé, remontant au sixième étage avec quelques autres tributs. Ce fut à ce moment que certaines choses vinrent enfin à atteindre mon esprit, me laissant prendre conscience de la peur et de l’horreur de ma situation. Sans plus de cérémonie et sans même savoir pourquoi, je me ruais sur le bar attrapant une bouteille de ce qui semblait être de la vodka et m’enfermer dans ma chambre ou pour la première fois je goutais à l’alcool qui me brulais la gorge et le ventre autant que les larmes qui coulaient sur mes joues…qu’allait je devenir ?



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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Ven 26 Juil - 21:07

Cérémonie d'Ouverture : Oswin Jeaper - District 9


Tenue:
 

Le voyage en train fut long. Horriblement long. Toute cette luxure me dégoûtais malgré que j'étais censée "me sentir privilégiée". Je ne sais pas s'ils rabâchent la même chose aux tributs chaque année mais je suis sûre que dans cinquante ans ils le diront encore.
Arrivée au Capitole, j'avais observé ce lieu étranger d'un oeil fatiguée, ayant plutôt mal dormi dans le train. La plupart des personnes me paraissaient ridicule, je savais bien que leur look était "osé" mais je ne pensais pas que ça allait jusqu'à se tremper entièrement dans un pot de peinture géant. Certains ont même tenté le pot de peinture multicolore !

Le lendemain matin.
Je crois avoir dormi profondément. A vrai dire, je ne me rappel plus de la journée d'hier. J'ai les idées embrumées et je ne suis même pas sûre d'être éveillée.
Toute la journée, je suis traînée dans un rêve. On m'emmène dans différents endroits où je suis retapée comme une vieille mécanique. Puis l'on me fait enfiler des vêtements et l'on me regarde comme une vitrine de magasin vide. J'interroge d'un regard profond mon styliste qui me rend le sien tel une approbation. Pourquoi portais-je donc cette tenue ? Je le savais, du moins je pensais le savoir. Une partie de mon esprit savait ce qu'il se passait, mais l'autre ne voulait pas s'en rappeler. Il fuyait la réalité. C'est plusieurs heures plus tard, lorsque j'aperçus tous les autres tributs près de leurs chars, que cette idée me gifla. Vous savez, celle qui dit que vous avez été moissonné pour les Jeux de la Faim et que vous allez probablement mourir. Je montais dans mon char. A côté de moi se trouvait l'autre tribut de mon district que je connaissais à peine. J'essayais de cacher mon regard horrifié. La façon dont l'autre tribut m'avait regardé me démontra que je n'avais pas du tout l'air effrayée. Je pensais à l'expression de mon visage et la compris lorsque l'écran géant montra mon visage à la population. Dure. Mon expression était dure, elle aurait pu signifier que j'étais sûre de moi si seulement une larme ne campait pas sur le coin de mon oeil. Celle qui a abandonné. Celle qui se fiche de tout. Celle qui sera hantée par le souvenir de la personne qu'elle a laissé tombée jusqu'à la mort... celle-là a une larme de le coin de son œil. Mon regard transperce la foule. Je me tiens droite, sentant la larme immobile. Que cela pouvait-il bien dire ? Que je suis faible ? Que je peux y arriver ? Non, cela signifie autre chose. A tout ceux qui me regardent du coin de l’œil se disant que "cette fille-là" mourra la première, je leur dit un mot. Un mot inscrit sur mon visage. Un mot qui recouvre mon sentiment de peur. "Indifférence". Je tuerai indifféremment, je mourrai indifféremment. Vous m'êtes indifférent.
La parade se termine alors que mon regard reste figé. Ils ne savent pas qui je suis, je me fiche de leur jugement.

La nuit.




La nuit tombée vient l'heure de dormir,
Mes yeux fatigués ressortent mes souvenirs.
Malgré que je sais que je peux y arriver,
Ma larme d'un faible éclat fut tombée.



Laissant mes yeux se fermer... jusqu'au matin !

Oswin s'est endormie rapidement. La journée fut longue et ses idées étaient confuses. Dans le train, elle s'était convaincu que tout ceci n'était pas réelle. C'est lorsqu'elle fut arrivée au Capitole que son cerveau essaya de lui faire prendre conscience de la réalité. Tout se mélangeait. La crainte, l'excitation, la surprise, la joie. Tout se mélangeait dans la tête de la jeune fille. Des souvenirs précis se recensaient dans son esprit et la rendait incapable de voir la réalité correctement. Ceci devrait disparaître. Elle devra prendre conscience du danger qu'elle court et de la concentration dont elle va avoir besoin. La jeune fille indifférente devra retirer son voile... pour survivre.


Dernière édition par Oswin Jeaper le Dim 28 Juil - 20:44, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Ven 26 Juil - 22:19

Tenue:
 

Le fait d'être fort ne suffit pas dans une arène. Il faut également ne pas manquer de ressources, c'est ce à quoi servent les sponsors, et afin de trouver des sponsors, il faut toujours donner bonne impression. Le défilé est une chance unique de pouvoir s'en procurer. L'ennui c'est que dans le district 7 on est toujours habillés en arbre ou couverts de feuilles. C'est à croire que le Capitole ne fait son boulot qu'à moitié. En fin bref, le moment était venu j'allais découvrir la tenue que j'allais porter pour le défilé. Et mes yeux s'émerveillaient de plus en plus à un point tel qu'ils allaient éclater. Mon styliste avait reproduit la tenue du roi des elfes, mais à la perfection. Une des meilleures choses qui m'était arrivé jusque là. 

 Le heaume était en or que j'aurai pu qualifier de "massif" avec des stries en or blanc sur le côté des joues Le haut était blanc que je vais recouvrir par un plastron doré avec des brassards assortis. Seules les épaulettes et les bottes étaient verts feuille, ce qui rendait très bien avec le côté "nature" de notre district. Bon je n'étais pas vraiment d'accord sur le fait de porter une jupe, mais j'adorais les motifs dorés qu'il y avait dessus et qui étaient reproduits sur la cape. Quant à l'épée, elle me fit penser que je devrais m'entraîner au combat de mêlée. 

 Je voulais l'essayer illico presto. Évidemment la tenue était très légèrement trop grande, mais à part ce minuscule détail, je trouvai que la tenue était vraiment classe et je repris espoir en pensant que le district 7 aura des sponsors. Mais très vite, le défilé allait commencer, et l'on m'emmena au char où je vis Morgane qui était somptueuse en reine des elfes. J'étais tellement ébahi que je ne savais plus quoi dire. Finalement, le brun passe beaucoup mieux que le blond.

Et c'était parti Les premiers chars étaient partis. Sans surprise, les tributs du district un étaient couverts d'or et de bijoux, mais je trouvais les tenues des tributs du district 2 assez originales. Leur tenues sont assorties à leurs caractères: barbares et primitifs. Quant on y réfléchit, c'est eux qui sont les plus soumis au Capitole. Ils tuent des innocents pour leur propre spectacle. En parlant de spectacle, c'est à nous de leur en donner. Six chars passent avant le nôtre et cinq passent après. Généralement lors d'une parade, les chefs sont protégés par devant et par derrière. En leur faisant croire que les autres chars feraient image de gardes du corps, c'était l'occasion idéale pour faire une entrée de rois. Même si je suis presque sûr que Morgane va faire comme je le prévois durant le défilé, je lui murmurait quand même. 

-Essaie de te tenir aussi noble et aussi gracieuse qu'une vraie reine.

 En ce qui concerne ses faits et gestes je la laissais libre de faire ce qu'elle voulait, je lui faisais confiance. Je ne sais pas si cette entrée en scène allait faire bon effet mais qui ne risque rien n'a rien. Lorsque notre char se montra au public, je commençai par laisser flotter ma cape les bras grands ouverts au ciel - enfin au plafond plutôt - en balayant lentement le public du regard, et je poursuivis en leur faisant de grands signes de la main, comme tout bon roi aurait fait à ses sujets. Le public semblait apprécier notre parade. Pour finir lorsque notre char s'apprêtait à rentrer je fis une révérence majestueuse. Juste avant que notre char disparaisse, j'aperçus le fameux Mister Stark qui prononçait son discours. Rien que de le voir, lui, créateur de ces jeux absurdes et horribles, responsable de la mort de Nicholas et de Terry, me fit perdre mon assurance et ma patience. Je l'aurais tué si j'en avais l'occasion, mais je ne l'ai jamais eu et la seule façon de l'avoir serait de remporter les jeux. Suivre les règles pour ensuite faire ses propres règles.

 Je finis par prendre l'ascenseur qui allait me mener dans mon dernier appart. Dans ma chambre je ne savais plus ce qu'il fallait faire. Si je veux tuer Stark, je dois tuer Morgane et annoncer la nouvelle à son père serait beaucoup plus difficile? Je ne peux pas non plus demander à quelqu'un d'autre de le faire dans la mesure où il me tuerait d'abord. Et si je laisse Morgane en vie, c'est moi qui y passe et je ne sais pas si elle a les mêmes intentions que moi.

-Nicholas, aide-moi!
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Mathys Krowey
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Sam 27 Juil - 12:21




tenue:
 
Les grands écrans ont laissé place à une vague de brouhaha. Loin de me sentir à ma place, j'ai la sensation de n'être qu'un minuscule pion sur un échiquier géant où mes moindres faits et gestes appartiennent à n'importe qui d'autre que moi. Minuscule, c'est le mot pour décrire ce sentiment qui s'insinue en moi tandis que les tonnerres d'applaudissements déferlent derrière les rideaux bordeaux qui camouflent les derniers chars. Parce que oui, aujourd'hui c'est la Cérémonie d'Ouverture.
A peine arrivé au Capitole ce matin même, juste après des adieux quelque peu turbulents et chamboulant, me voilà déjà en de mauvais terme avec mon mentor et le reste de « mon équipe »... C'est du Mathys tout craché, vous me direz, mais il n'empêche que là, à l'instant où je monte aux côtés de ma partenaire de district, je ressens une pointe de culpabilité qui me fait limite rater la marche. Bon, concentration mec ! De suite. C'est pas vraiment le moment de me ramasser la gueule alors qu'on nous observe avec une minutions redoublée... Même si je doute avoir de la chance, j'espère au moins avoir une âme charitable qui me prendra sous son aile durant l'arène. Oui oui, vous avez bien entendu ! Je suis ainsi : devant, je les envoie se faire foutre, derrière je prie de toute mes forces. Attendez, faut pas être con non plus ! Pour s'en sortir faut bien faire l'anguille de temps à autres non ? Je suis loin d'être un idiot – enfin, si, mais pas au point de tourner le dos à d'éventuelles chances de me tirer de ces foutus jeux vivant !

Je jette un regard vers Dya quand le chars se met en branle. Bordel, c'est déjà notre tour ? Je lâche un hochet de surprise avant de reprendre contenance et d'afficher un regard sûr de moi, vrillé droit vers les caméras et obliquant de temps en temps vers le public. Je rejette ma chevelure, qui pour l'occasion est longue et retenue en queue de cheval haute avec un long foulard bleu pâle. Je dois avoir l'air ridicule mais peu importe, j'estime devoir être reconnaissant envers mon styliste, donc je le suis ! Limite je préfère une tenue comme celle que j'ai, avec une sorte de robe, blanche, verte et bleue et des formes géométriques plutôt que de me retrouver à moitié à poil comme a pu l'être le district 3... Bon, j'avoue que Sel en petite tenue, c'est une bombe ! Ah ? Je ne vous l'ai pas dit ? La zombie est là ! Et oui, elle aussi fait partie du voyage, bien malgré moi... Je suis un peu déçu de la voir ici avec nous même si, reconnaître une tête connue fait du bien au moral. Bref, je me tourne vers ma partenaire, lui souriant sans doute pour la première fois depuis la moisson. On est sur le même bateau. Certes, après elle sera une proie ou un prédateur, mais bon. Là, à l'heure actuelle, on est sur le même pont, prêt à naviguer entre de sombres rochers escarpés qui peuvent soit nous tirer d'affaire, soit nous faire sombrer dans l'oublie. Alors, autant profiter !

Enfin... Profiter est un mot bien trop fort pour décrire la journée jusqu'à maintenant. Parce que pour ce qui est de se faire plaisir, on repassera. A peine sorti du train, direction notre immeuble attitré où somptueux banquets, verreries, diamants, lustres, soies, tapisseries et autres meubles de luxe qui démontrent bien la richesse  du Capitole que nous autres, districts, ne possédons pas et ne posséderont jamais. Je ne nie pas avoir été ébloui voire envieux. Mais voilà, une fois la surprise retombée, le vrai du faux m'a fouetté de plein fouet. Tout ça... Tout sans exception, ne sont que des parades pour cacher la triste vérité qui est que le Capitole est pourri jusqu'à la moelle. Ils n'ont pas d'âme. Ils ne possèdent ni goût, ni envie. Tout leur tombe dans le bec, déjà pré-mangé. Ils ne sont que masque de vanité, d'hypocrisie... Ils sont ce que le gouvernement veut qu'ils soient. Des moutons. Alors que nous, districts, nous sommes les brebis galeuses. Le petit poussin noir... Bref, l’excitation retombée, me voilà tiré de ma grotte (ma chambre que j'aime tant pour sa tranquillité) pour aller me faire zyeuter par des voyeurs. Nan, je déconne ! Même si en définitive, ça y ressemble de prêt. Séance d'épuration, de lavage intensif, tellement intensif que ma peau brillait une fois rincé ! Bon, elle était également d'une teinte étrangement rouge... Ils ne sont pas allés jusqu'à m'arracher la peau, mais c'était tout comme. Après, j'avais la désagréable sensation qu'on me tiré de partout, tellement ma peau avait été mise à rude épreuve. Si si, j'vous jure, la pire de ma vie !

Après quoi, on m'a laissé poireauté une bonne trentaine de minutes à poil avant que mon styliste ne daigne montrer son bout du nez. Oh, charmant, il l'a été... Mais j'étais déjà en mode reproche et désagréable au possible. C'est pas comme si on m'avait tripoté des heures durant alors que j'exècre ça au plus haut point ! Qui aime bien châtie bien, et paf ! Bref, malgré mon orrépréssible envie de l'envoyer chier bien comme il faut, j'ai été douché direct par sa gentillesse remarquable. Je l'ai direct apprécié, ce qui m'a étonné, avouons-le. Le lien est passé illico-presto, sans passer par quatre chemins. Et quand il m'a montré la tenue... Je n'ai pu qu'être admiratif tant les couleurs étaient magnifiques, et la coupe originale, mais pas dans le sens désagréable. C'est ce qu'on appelle plus communément le feeling. Donc oui, un Capitolien – le premier – avec lequel je m'entends pas trop mal, ce qui est limite choquant quand on me connaît. Mais je m'en fout des on-dit et ce ne serait pas la première fois pour moi ; je suis rodé !

Enfin voilà. Je suis ici, sur un chariot qui s'élance dans l'arène, faisant le tour, des caméras suivant et épiant mes moindres faits et gestes. Bon, pas qu'à moi. Mais j'ai la sensation d'être un rat de laboratoire qu'on examine sous toutes les coutures ! C'est assez désagréable... Puis, comme par magie, le char s'éloigne pour revenir à son point de départ. Ah enfin fini... Je commençais justement à avoir mal à la mâchoire à force de sourire. Ahah BLAGUEEEE ! Moi sourire ? Nan mais vous déconnez ? Vous n'y avez pas cru tout de même ?!! Le jour où je serai hypocrite, ce jour-là, les poules auront des dents et il pleuvra des milliards ! Nan, si j'ai mal à la mâchoire, c'est à force de grimacer à longueur de minutes... Ils peuvent se le carrer dans le cul pour que je me prête au jeu ! Oh ! On change pas une vache en cochon, donc un Mathys non plus, on le change pas en gentil petit gamin tout souriant prêt pour l'abattoir ! Le char rentre à l’abri des regards. Je ne touche pas un mot à ma voisine, et je descends en vitesse. Un bref salut à mon styliste en guise de remerciement et j'appuie sur le bouton pour l’ascenseur. Oh bordel ! Magne-toi, que je puisse me débarrasser de tout ces regards sur moi. Non, je n'aime vraiment pas les gens, limite agoraphobe faut croire...


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    ϟ La vie est un rêve ;
    c'est le réveil qui nous tue

    C'est le glas de la mort
    Qui sonne notre fin à tous
    Mourrons
    Mourrons
    Braves que nous étions
    Chanceux ou bien malchanceux
    Fous que nous deviendrons



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Trishteh Yeleen
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Sam 27 Juil - 22:40

Tenue:
 



Alea Jacta est, ou la moisson en est piochée.

♎ Introducing Trishteh Yeleen.
-featuring The Destiny.
Calvaire, tristesse, stagnement. Vous savez ce qu’il y a de plus horrible dans tout ça ? Le fait que tu voies l’Echéance arriver, avec une faux. Elle se rapproche, lentement mais sûrement. Et tu ne peux pas te la sortir de la tête. Tu la vois, sa silhouette fantomatique, qui marche, tout doucement vers toi. Tu ne peux plus dormir, il n’y a qu’elle. Elle t’observe, te jauge, tape le manche de sa faux dans sa paume et l’aiguise en chemin. Tu as des œillères, tu ne peux ni fuir, ni regarder ailleurs. Elle t’obnubile, elle t’hypnose, cette terrible Echéance.

Trois jours, c’est long quand même. Surtout à passer dans un tel état avec de telles personnes. Le train, ça avance tellement vite que la seule chose que tu sens passer (et bien même) c’est le temps. On est vraiment si loin du Capitole ? En tout cas, on aurait dit. Je me forçais à manger toute la nourriture posée sur les tables. C’était bon, même si ça avait le goût amer de la défaite, de la trahison. Le premier jour a été morne, triste, gris. Lavina, qui était apparemment le nom de l’hôtesse hyper colorée qui piquait les yeux, me poussait à parler, à m’enchanter de la perspective géniale de ce qui allait m’arriver. C’était presque drôle de voir son entrain pour la déchiquetade qui allait bientôt suivre. M’enfin, presque quoi. On n’allait pas lui en vouloir non, même si moi, je lui en voulais, de cet enthousiasme. William, je l’ai presque pas vu. On devait s’éviter mutuellement, ou alors, il n’est jamais sorti de sa chambre. Je ne pense pas que ce soit une grosse perte, non plus. Par contre, Ulyss, notre mentor avait l’air particulièrement penché sur mon cas. Faut le comprendre aussi, ça fait 15 ans qu’il envoie des gamins à l’abattoir, il doit en avoir marre…

Et puis l’arrivée. Du monde, beaucoup de monde. Eux aussi, ils piquaient tous leurs yeux crevés. Chacun avaient quelque chose en particulier : des moustaches de chat, des tatouages de partout, des coiffures plus horribles et repoussantes que compliquée (c’est dire)… Pas un seul était habillé sobrement dans des couleurs neutres et normales, non, que du vert pomme, du rose, du orange, du rouge vif et du bleu fluo. Et même des teintes tellement étranges et peu portées (ou portables) que je ne connais même pas leur nom… La foule est en délire, elle nous acclame. Je me force à faire un petit sourire crispé en me murmurant dans ma barbe de ne pas prendre peur trop vite, parce que ce soir, ce serait encore pire…

Ouais parce que le soir, c’était la cérémonie d’après ce que m’avait expliqué Lavina et Ulyss. On allait passer sous les mains de préparateurs (« hyper expérimentés » « qui font des merveilles » « de vrais professionnels »  « tout le monde aimerait avoir chez soi pour se faire une beauté chaque matin » « ils vont faire ressortir ta beauté sous cette couche de crasse et de poils » « ce qu’on pourrait faire de mieux pour vous » « à la pointe de la mode Capitolienne » d’après ce qu’en disait Lavina.) Le seul fait qu’ils soient géniaux en connaissance de tendance était juste effrayant. Je veux pas devenir un épouvantail !

Ils étaient deux, à s’affairer autour de moi. Une femme et un homme, équipés d’objets de tortures : un truc brûlant qu’ils tiraient d’un coup sec et qui m’arrachait les poils, un autre qu’ils frottaient très fort sur tout le corps, des pâtes de différentes textures qui te tiraient la peau… Ils avaient entre eux de petits commentaires du genre « tu serais plus jolie avec les pointes fushia… » « t’as déjà essayé les implants ? » « ta taroupe n’est presque pas pileuse, c’est bien, ça ! » « dis-donc, cette poitrine est vraiment miniature… ». Vous croyez que je sais ce que c’est moi, le fushia et la taroupe ? Et leur accent m’agressait les oreilles, autant que leurs tenues respectivement rose pâle (avec une belle coiffure en forme de rose, justement) et argenté flash, c’était insupportable… Mais après, ils ont attaqués les cheveux. Mes cheveux que je n’ai pas démêlé depuis… un siècle ou deux ? Ils ont tiré dans tous les sens, enlevé des mèches, rétrécissant ma longueur avec une paire de ciseaux (« t’as les pointes fourchuuues ! » « au moins, t’as une belle couleur naturelle, même si elle manque d’éclat »)… Les bandes pour les jambes n’étaient presque rien comparées à ça, et pourtant, j’avais souffert durant cette étape… A la fin, ils m’ont mise en face d’un miroir et je ne me suis pas reconnue du tout. Ce n’était plus une gamine qui se tenait devant moi,  mais bien une jeune femme de 15 ans avec une tresse sur le front qui et quelques boucles qui dépassaient, çà et là. Je redécouvrais mon visage, et il m’était impossible de savoir si ce changement radical me plaisait ou pas. En tout cas, il m’avait définitivement fait perdre mon innocence de petite fille sage, j’avais quitté cette peau. Pour la première fois, je me rendais vraiment compte de tout ce que je laissais derrière moi et de ce que j’allais affronter. Cette nouvelle apparence allait me donner une nouvelle force en même temps qu’une façade protectrice. Ça me donnait presque envie de faire gagner la Trishteh qui se tenait dans la glace. Alors pourquoi pas tenter la survie au lieu de faire un bon gros suicide ?

Puis ils m’ont conduite vers une autre pièce, où j’ai attendu une femme douce, assez effacée. Apparemment, c’était elle, ma styliste et elle allait me donner ma tenue. Là, elle a commencé à déballer une combinaison moulante crème avec des gestes très lents, presque tous mesurés. Cette femme dégageait une impression soigneuse, presque maniaque et pourtant, elle aussi portait de hauts talons et était attifée d’une jupe bleue électrique  en forme de boule, d’une veste avec un côté plus long que l’autre de la même couleur et d’une chemise gris fer boutonnée jusqu’au col. Sa tenue contrastait tellement avec son caractère…. En tout cas, celle que j’allais porter était censée représenter le district 11, et donc l’agriculture.

Après la combinaison, elle sortit une belle guirlande de fruits multicolores, une paire de chaussons de la même couleur que le haut et une couronne de fleurs de coton, le seul bel élément de la tenue. Mais je devrais porter ce truc ce soir ?! Je suis pas censée être belle et mise en valeur par… ce truc ? Mes rêves de victoire s’évanouissaient déjà…J’étais découragée et cela devait se lire sur mon visage : la femme en bleu semblait déçue. Pour lui faire plaisir (parce que j’étais maintenant la marionnette du Capitole, faut dire ce qui est : je me suis portée volontaire parce que son système de tirage au sort était défaillant) j’ai donc pris mon rôle à cœur et j’ai souri en enfilant le justaucorps. Il était moulant, tout près du corps mais le tissus ne collait pas désagréablement à la peau. Au moins un bon point. Elle a souri à son tour et s’est précipitée pour installer la guirlande autour de moi.Sur le moment, elle faisait petite souris délicate qui s’organisait de ses petites mains, c’en était presque attendrissant…

***

On allait enfin monter dans les chars. Les chevaux y étaient accrochés et pour la première fois, j’allais rester plus de 2 minutes avec William. Ulyss n’était pas loin et Lavina était toute exictée, elle nous donnait des conseils du genre « tenez vous bien droits, aillez l’air fiers ! Souriez, vous devez captiver l’attention ! Comme ça, ce sera dans la poche après… Bonne chance mes louveteaux !». Et oui, elle nous appelait ses louveteaux, me demandez pas d’où elle sortait ça… C’était la dernier phrase qu’on l’avait entendue crier : le char s’était mis en route, derrière celui du district 10. On allait bientôt franchir le portail qui s’ouvrait sur le Capitole au grand complet. Des couleurs de partout, des cris, des applaudissements, des sifflements. Là encore une fois l’Echéance avait fait un pas. Elle s’pprochait de plus en plus, comme je le disais au début. On avait fait une étape là. J’ai regardé la foule, j’ai essayé de sourire, mais j’étais crispée, stressée. Pour une fois, j’ai tenté de suivre les conseils de Lavina : rester droite, attirer le regard… J’ai balayé la foule des yeux, essayant de me détendre le plus possible. J’ai même pu faire un signe de la main à certains d’entre eux. C’était impressionnant le monde qu’il y avait, qui semblait concentré sur les 24 petits êtres, comme des petits autour d’un bonbon qu’ils allaient devoir se disputer. Nous étions des friandises, ils allaient nous saisir. Mais le jus de cette gourmandise qui allait remplir leur bouche quand ils y croqueront, ce serait le sang, le sang des 23 autres. La foule était affamée et assoiffée. Comme chaque année, elle voudrait du sang, de la sueur et des larmes, et elle les aura… C’est cruel, mais c’est la dure loi du Capitole. Et toutes ces pensées se passaient derrière ma belle façade souriante. On comprend souvent plein de choses quand on est acculé au mur, avec l’Echéance qui arrive en face à grands pas…

Le président fit un petit discours, mais plongée comme je l’étais dans mes pensées, je le fixais sans le voir, faussement attentive. Puis les chars firent demi tour et dans un dernier tonnerre d’applaudissement et de bruits en tout genre, on est tous rentrés char par char dans notre hangar. J’ai sauté du notre, mais je me suis assise sur le rebord, pensive. Et maintenant, quel pas allait-elle faire, cette Echéance ?
Fiche créée par Bartholomew sur Colosseum


Spoiler:
 

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Clean up all the corpses you've left behind
Show me what it's like to be the last one standing and teach me wrong from right and I'll show you what I can be.
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Errol F. E. F-Wicklow
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Dim 28 Juil - 1:07




La Cérémonie

© Crédit image
Je n'ai jamais été aussi humiliée de ma vie, je crois. Je suis en effet actuellement comme clouée à une sorte de table, entièrement nue, tandis que des mains s'activent à laver (enfin je crois) la moindre parcelle de mon corps de la tête aux orteils. Je pensais que la règle de la pudeur était vraie partout, alors pourquoi je me retrouve là entièrement dévêtue ? Je n'ose pas bouger de peur que ces gens ne me fassent du mal mais quelques larmes coulent le long de mes joues.

Tous mes sens sont en éveil. Je sens la quarantaine de doigts qui s'activent sur moi, le moindre mouvement. Je les entends parler même si je les vois à peine tant le lieu où je me trouve est éclairé. Diverses odeurs arrivent à mes narines, beaucoup d'odeurs que je ne reconnais pas. J'apprécie notamment l'une d'entre elle, citronnée, qui me rappelle le jus de citron que je pouvais parfois boire à la maison, avant. Cela me fait même saliver.

Je tente de me remémorer les événements alors qu'ils continuent de me laver (je suis si sale que ça ?). Avant hier, j'étais encore au District Dix, à étudier l'herbier de Maman dans un des nombreux champs inoccupés. Et puis, hier, il y a eu ce qu'on appelle la Moisson. Et c'est mon nom qui a été tiré. J'ai dû dire au revoir à tant de gens. Sans vraiment comprendre ce qui m'arrivait. Puis on m'a poussée dans un train. Je n'en avais jamais vu de toute ma vie. J'ai été assez surprise lorsqu'il a démarré. J'ai regardé le paysage de mon District défilé à travers une des fenêtres de l'endroit où j'étais, seule. Ensuite, on m'a priée de rejoindre le compartiment contenant une salle-à-manger.

Une violente douleur m'arrache à mes rêveries et je ne peux m'empêcher de hurler. On me prévient (un peu tard) qu'on est en train de m'épiler. M'épi... quoi ? Je me demande bien ce que peut bien vouloir dire ce mot. Mon incrédulité doit se lire sur mon visage car on me dit qu'on est en train d'enlever la fourrure qui recouvre une partie de mon corps.

Je repars alors dans mes rêveries en espérant que cela m'aidera à ne pas sentir la douleur. Donc on m'a demandé de rentrer dans ce compartiment. À l'intérieur, il y avait déjà cette femme que j'avais l'impression d'avoir déjà vue quelque part (et qui se trouve être Maya, la seule gagnante de notre District, j'étais donc censée la connaître), Keegan (notre hôte) et Aaron (donc au final son prénom n'était pas Marron, c'est dommage). On nous a expliqué ce qui allait se dérouler pendant que nous mangions (des plats dont je n'avais jamais soupçonné l'existence). C'est là que j'ai compris ce qui allait nous arriver. Nous partions vers le Capitole car nous avions été sélectionnés pour participer aux Jeux de la Faim. Dès notre arrivée demain, on s'occuperait de nous puis ce sera le défilé. Suivront cinq jours d'entrainement et puis l'arène. Maya ne s'est pas privée de dire que, puisqu'on allait probablement mourir, nous ne reverrions probablement jamais la maison ni notre famille respective donc elle espérait que nos adieux avaient été efficaces. Maintenant que je la connais un peu mieux, je peux dire que c'est une horrible bonne femme. J'ai demandé à ce qu'on me conduise vers mon compartiment dès que je n'ai plus eu faim. Je ne voulais pas rester en compagnie de ces gens.

Quelques minutes plus tôt, on m'avait appris que ma mère n'avait pas disparu, ma mère était morte. Et maintenant, on me dit que je vais probablement mourir moi aussi ? Je ne veux pas mourir. Enfin, je devrais peut-être considérer ça comme une chance, je pourrais vivre heureuse auprès de ma mère pour l'éternité si je meurs, non ? Mais il me reste dans de choses sur cette Terre. Je ne veux pas mourir. Je me suis écroulée sur le lit et me suis mise à pleurer, beaucoup. Je n'avais pas pleuré autant depuis très longtemps. Et puis ça m'a fatiguée alors je me suis retourné et j'ai fixé le plafond. En tentant d'agripper les draps afin de ne pas me mettre à délirer, ma main a buté contre des chaussures avec une sorte bâton sous le talon. Je me suis mise à les inspecter sous tous les angles afin de me distraire. Je n'avais jamais vu pareille bizarrerie de toute ma vie. Le temps m'a semblé s'être arrêté, je ne l'ai pas vu passer. Jusqu'à ce qu'on se glisse dans mon compartiment. C'était Keegan.

C'est vrai que j'ai toujours préféré la solitude à la compagnie des autres. La présence de Keegan aurait pu m'énerver, surtout à ce moment précis, néanmoins il y avait quelque chose de si rassurant qui émanait de lui. C'est pourquoi, quand il m'a dit que je pouvais tout lui dire, je me suis livrée à lui. C'était assez étrange quand on sait que je ne le connaissais pas il y a quelques heures mais j'en avais bien besoin, il était là, si gentil et si rassurant, tout est sorti d'un seul coup. C'est vraiment quelqu'un d'adorable. Et dire qu'on m'avait toujours souligné que les personnes vivant au Capitole étaient tous des personnes détestables, affreuses, répugnantes, monstrueuses et qu'ils étaient difformes à cause de leurs excentricités aussi multiples et diverses que le nombre de têtes que compte le bétail du District. Pourtant Keegan n'était rien de tout ça. Il a un très beau visage et de magnifiques yeux bleus.

Puis, j'ai ressenti le besoin de me changer les idées. Je lui ai montré ce qui me semblait être des chaussures et lui ai demandé ce que c'était.

« Ah ce sont des chaussures à talons, m'a-t-il dit.
- Et comment peut-on marcher avec un bâton aussi haut sur le talon ? Tu sais marcher avec ça toi ?
- Je suis un homme donc non mais je peux essayer de te donner des conseils pour tenir dessus. »

S'en est suivie une séance assez comique et longue où Keegan m'apprenait à rester en équilibre sur ces maudites chaussures. Chose à laquelle nous sommes parvenus à faire que lorsque la nuit fut tombée. J'ai préféré ne pas tenter de marcher avec car, dès que j'ai levé une jambe, je suis tombée sur les genoux de Keegan. Il est donc allé se coucher dans son propre lit (mais j'avoue que j'aurais bien aimé qu'il reste ici même si ce n'est pas très correct qu'un homme dorme avec une fille), sa présence est si rassurante. Je n'ai cependant pas tardé à m'endormir (toute habillée, je n'ai pas osé fouiller dans les placards).

Keegan est venu me réveiller aux aurores.  Nous avons mangé le petit-déjeuner avec Aaron. Suite à ça, Keegan nous a amenés tous les deux au tout dernier compartiment du train d'où nous avons pu observer les paysages et le lever du soleil. Et notre arrivée au Capitole. Nous avons vu de nombreux gens nous faire des signes, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire et de répondre à leurs signes. Mais Aaron a commencé à me jeter un regard noir donc j'ai aussitôt arrêté.

Et me voilà, désormais, sur cette table froide avec une quarantaine de doigts qui s'activent sur mon corps nu. Puis, on me fait enfiler un peignoir et on me force à entrer dans une nouvelle pièce où se trouve deux fauteuils et une petite table sur laquelle sont déposés deux tasses et une théière. Je suppose que je suis censée m'asseoir. Je m'exécute donc et un étrange personne qui dit s'appeler Viny et être styliste entre. Tandis que nous buvons du thé, il m'explique la tenue qu'il m'a confectionnée pour tout à l'heure. J'avoue ne pas tout pas comprendre mais, fatiguée de poser des questions dont je ne comprends pas la réponse, je finis par abandonner et feindre de comprendre. Il me laisse enfiler seule mes sous-vêtements et il a la décence de se retourner (même si maintenant je ne suis plus très gênée, ça me fait plaisir). Une fois cela fait, il me fait enfiler une sorte de pantalon qui s'arrête aux genoux, une sorte de haut qu'il appelle « corsage » et une veste avec des cornes de taureau (du moins c'est ce que ça me rappelle) sur les épaules. Il noue autour de ma taille une ceinture rouge à laquelle pend une queue de vache. Pour finir, il me fait mettre des chaussures encore plus étranges que celles que j'avais vue la veille. Le bout de la chaussure ressemblait à s'y m'éprendre à un sabot et le bâton était un objet que je n'avais jamais vu auparavant. Voyant le mal que j'avais à rester dessus, il fait venir des chaussures normales et me prie d'enfiler les autres chaussures une fois sur le char.

Il me laisse me regarder m'admirer dans une chose qu'il appelle « miroir » et je me reconnais à peine. Je remarque la magnificence du costume qu'il a confectionnée. Mes cheveux sont ramenés en une coiffure qui représentent des cornes. Je suis finalement devenue la vache que je rêvais tant devenir il y a un an. Je me demande si Jude se rappellera de cet épisode quand elle me verra défiler, si elle sera contente pour moi, si ça la fera sourire. Je remercie Viny pour cette sublime tenue dans laquelle je me trouve vraiment belle.

Je me fais escorter jusqu'à la salle où se trouvent justement les chars. Peu de tributs sont déjà présents et je décide de les ignorer. Je remarque toutefois quand même quelques tenues : un costume qui semble être princier, une fille habillée avec des fruits, plusieurs robes … Mais il y en surtout un qui retient mon attention. Une fille (je le devine grâce à son soutien-gorge, nettement visible) habillée en ce qui semble être une femme de l'Âge de pierre portant une massue et un masque. C'est … original. Je serai bien jalouse de cette fille si je ne portais pas un costume de vache. C'est du moins assez perturbant de ne pas voir son visage et je me demande si cela va vraiment jouer en sa faveur. Aaron est déjà là. Sa tenue à lui est sensiblement différente de la mienne et on peut dire qu'il n'a pas grand chose sur lui. Je ne pourrais pas décrire exactement son costume mais il ne ressemble en rien à ceux que j'ai vus les années précédentes. Et cette tenue me fait rougir comme une pivoine. Il commence à râler en disant que ce n'était pas très masculin et que les gens du Capitole étaient tous fous, ce qui me fait quand même doucement rire. Je me demande ce qu'il pense de Keegan.

Vient le moment où nous sommes censés nous installer sur les chars. Je jette les chaussures plates à travers la pièce et enfile les chaussures sur le char. Je m'accroche un peu à Aaron pour les mettre correctement et tenir dans un premier temps mais je finis par m'habituer et tenir toute seule. Il me faudra juste éviter les mouvements brusques. Les chars s'élancent dans l'ordre des Districts donc nous serons dans les derniers. Ce qui me rassure un peu.

Mon cœur se met à battre plus vite alors que les chars s'élancent. Puis c'est à notre tour. Je retiens mon souffle alors que nous partons vers une chose qui me semble être une fosse aux lions.

J'entends les hurlements mais je ne vois rien quasiment rien dans un premier temps.  Je retrouve néanmoins assez vite mes esprits et je remarque la multitude de mains nous saluant. Je ne peux m'empêcher d'afficher à  un grand sourire et de leur faire de grands signes moi aussi. Instinctivement, je saisis le bras d'Aaron, ce qui m'aide à ne pas défaillir et continuer à saluer la foule. Le défilé dure bien une demi-heure. Notre char finit par s'immobiliser pour un discours que je n'entends pas car mes oreilles sont bouchées et que j'ai l'impression de n'entendre que mon cœur battre à tout rompre.

J'ai perdu toutes notions du temps et d'espace quand notre char pénètre enfin dans le bâtiment où nous retrouvons Keegan et Maya. Cette dernière reste très distante mais Keegan m'aide à descendre du char. J'essaye de marcher avec mais je m'écroule littéralement de tout mon long par terre. Je peux entendre les rires retentir. Je regrette d'avoir laissé l'autre paire de chaussures. Keegan m'aide à me relever et il me porte presque pour m'aider à marcher. Nous montons dans une sorte de boite (« ascenseur » selon Keegan) avec d'autres tributs accompagnés de leur mentor et hôte mais je ne fais pas vraiment attention à eux. J'avoue ne pas être très rassurée, cette boite fait une drôle de sensation et j'ai un peu peur. Nous descendons quelques minutes plus tard et Keegan explique que nous sommes au dixième étage, les appartements du Dix pour les cinq prochains jours. Il  m'accompagne jusqu'à ma chambre où j'enlève mes chaussures, me décoiffe, me déshabille et en profite pour aller me laver.


made by Jacage.



Tenue:
 


Explications:
 

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Une rose d'Iris, une rose d'Elina et une rose de Hel ma carotide ♥️






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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Dim 28 Juil - 13:15

Spoiler:
 


Non, non, non, ça devait être une erreur, oui, forcément, ça ne pouvait pas être vrai. Ce… truc ? devait être pour les Districts les plus pauvres, ces gens qui n’ont absolument aucune chance de se retrouver vainqueur des Hunger Games, pas pour moi, représentant du District Deux, certainement le plus riche avec le premier. C’est une mauvaise farce. J’avais laissé les préparatrices – deux jeunes femmes qui devaient pas avoir plus de vingt-ans et qui auraient put être très belles si elles n’avaient pas ces espèces d’oiseau empaillés dans les cheveux – me relooker sans opposer la moindre résistance. J’avais même laissé la main de l’une des deux s’égarer au niveau de mon torse jusqu’à ce que la deuxième fasse un gros raclement de gorge pour rappeler sa collègue à l’ordre. Mais là… non, ça devait être une mauvaise farce, je ne voyais pas d’autre explication.

Je me tenais debout, devant ma tenue qui se composait simplement d’un pagne et d’un… comment on appelait ça encore ? Bref, peu importe, c’était un genre de ceinture en peau de bête qui traversait mon torse à la verticale. C’était tout simplement horrible, et que dire du masque ? C’était censé représenté quoi exactement ? Une tête de mort ? Je voyais aussi posé sur une petite table à côté, une massue primitive. Je sentais mes mains qui recommençaient à trembler, c’était mauvais signe pour cette styliste de mes deux. Je fermais les yeux et une vision semblable à celle que j’avais eu hier où je me voyais tuer mes parents se manifestait, avec comme victime cette Sham Butterfly. Mais je devais me calmer, il ne fallait pas que je m’énerve, je devais malgré tout faire bonne impression devant le public du Capitole. Mais était-ce seulement possible ? Comment faire bonne impression devant un public qui n’allait voir que vos yeux ? Il fallait que je me surpasse cette fois, et pour ça, je devais me calmer. Je respirais donc profondément et me déshabillais complètement pour commencer à revêtir ce « costume ». M’en foutant complètement que la styliste et les préparatrices soient encore dans la pièce, je m’habillais de la tenue qui allait me servir pour la cérémonie d’ouverture mais je ne mettais pas immédiatement le masque. Je me retournais ensuite vers Sham et je lui dis, très calmement, le fond de ma pensée.


– Si jamais je n’arrive pas à attirer l’attention sur moi d’une manière positive, je vous jure que vous allez me le payer.

Ce n’était pas une menace, c’était juste une promesse. Si jamais je passais pour un abrutit, Sham allait le payer, d’une manière ou d’une autre. Quoi qu’il en soit, peu de temps après, je me retrouve dans le hall, là où sont réunis tous les Tributs en vu de leur défilé devant les habitants du Capitole. Plusieurs autres participants sont déjà réunis. Je passe devant Zadig qui, même si on en a pas encore parlé, je sais que nous serons allié. Du moins au début, car il sera l’un des plus dangereux dans cette édition, et comme on dit : garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près.

– Si jamais tu rigole je t’enfonce ce machin là où je pense.

Je me dirige ensuite vers Ashe, l’autre Tribut de mon District. Nous sommes alliés, du moins je le pense… enfin, allier est un bien grand mot, disons juste que nous allons rester ensemble au début histoire d’avoir plus de chance d’éliminer les autres. Mais je m’en méfie aussi, je garderai un œil sur elle, histoire qu’elle ne me plante pas un couteau dans le dos une fois qu’il n’y aura plus beaucoup de compétiteurs. Quoi qu’il en soit, elle n’est pas mieux lotie que moi côté tenue, elle a la même que la mienne, au féminin bien évidemment. C’est une catastrophe, aucun des deux n’est là pour rattraper l’autre. Bref, on allait devoir faire avec.

– Alex, je n'ai qu'une envie avec cette massue et je suis sûre que tu as la même envie que moi.

Je me contente de faire un geste positif de la tête. Que dire de plus ? Rien. J’avais exactement la même envie qu’elle. Je remarque par la même occasion qu’Ashe fait un signe en direction de la fille du Un, la partenaire de District de Zadig, elles se connaissent donc. Parfait, se sera plus facile d’établir des alliances avec eux. Mis à part ça, y a quand même quelques candidats qui risquent de présenter des difficultés, je pense surtout au gars du Six, Emrys. Je passe une main dans les cheveux en regardant les autres, les étudiants déjà. Certains ont l’air stressé, d’autre plus détendu. Enfin bref, me détournant d’eux, je monte sur le char qui nous ai destiné, à Ashe et moi.

– Fais bonne impression car là, tu risques de laisser ta peau d'homme de cro-magnon.
– De toute façon, peu importe ce qu’on va faire pour ça, on peut pas descendre plus bas.

Et c’est partit, nous sommes lancé dans la foule en délire dont les gens hurlent, se bousculent, jettent des roses, sifflent, huent etc… toutes les réactions y passent. Je vois sur les grands écrans que nos visages sont retransmis et je fais la seule chose que je peux faire avec mon visage actuellement : lancer des regards assassins. Pas très difficile pour moi, je suis déjà en colère, et montrer que je ne suis pas là pour rigoler mais pour tuer ceux qui se trouvent sur les chars derrière moi est une chose aisée. Avec ma massue, je fais alors un geste montrant le reste des Tributs qui se trouvent derrière moi et passe mon arme primitive en dessous de ma gorge, faisant comprendre aux capitoliens qu’ils allaient tous y passer. Je fais cependant un effort surhumain pour ne pas céder à la colère et à l’envie de remonter tuer ma styliste. Quoi qu’il en soit, une partie du public hurle à ma provocation envers les autres, c’est une bonne chose, j’arrive au moins à créer des réactions bien qu’ils ne voient pas mon visage.

Une fois cette mascarade terminée et le soporifique discours du président Logan, on retourne en coulisse et j’arrache immédiatement mon masque. Je tremble d’un peu partout, j’ai besoin de me calmer. Avant même d’avoir pu atteindre l’ascenseur, je me fais entouré par des personnes divers, certains capitoliens qui ont réussis à se faufiler jusqu’ici disent qu’ils ont adoré ma provocation envers les autres. Je me force à faire un grand sourire et fais même des clins d’œil à certains – ceux qui, d’après leurs habits, feraient de très bons sponsors – mais je m’éclipse tout de même dans l’un des ascenseurs pour remonter à mon étage. Une fois arrivé dans l’appartement, je vois qu’Ashe vient d’arriver juste avant moi et qu’elle commande à boire. J’arrache la ceinture en peau d’animal qui me barre le torse et le balance dans un coin avec le masque, restant juste avec ce ridicule pagne. J’ai une envie folle d’aller me changer, mais j’ai une plus grosse envie encore de me calmer. J’interpelle donc le muet qui part chercher à boire pour Ashe.


– La même chose.

Je m’installe alors dans un fauteuil, en face d’Ashe et pousse un profond soupir, me pinçant l’arrête du nez. Le muet revient rapidement avec les verres. Je prends le mien et l’avale d’une traite. Directement, je sens une vague de bien-être m’envahir. Y a pas à dire, ça fait un bien fou.

– Un autre ! Ordonnais-je au muet.


Dernière édition par Alex Garraty le Lun 29 Juil - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Dim 28 Juil - 19:52

Je me souviens que personne n'est venu me voir à l'hôtel. Ni mes parents, ni Holly. Et c'est tant mieux, parce que déjà que je pétais un plomb enfermée dans cette pièce où on avait versé un grain de ce qu'il doit y avoir au Capitole, j'avais pas non plus l'intention de les consoler. C'est ce que je leur avais demandé, je crois. Si je suis piochée, pas d'adieux. Parce que j'ai la ferme intention de revenir, j'ai pas besoin de voir les larmes de mes proches pour me démoraliser.
Les quelques petites minutes où on m'avait laissée seule, j'ai réfléchi. Ce n'est pas juste après cette Moisson que je vais me laisser faire. Je vais sortir tout sourire, un petit regard joueur sur les bords. Parce qu'il reste des caméras, j'en suis sûre. On est filmés de partout. Pour être sûrs qu'on se suicide pas, tout ça...Je risque pas de me foutre en l'air personnellement, sinon je me laisserai crever dans l'arène au lieu de vouloir gagner.

Je me souviens de la poigne des abrutis de Pacificateurs qui ont fermement pris mes bras, le regard droit, froid, dur. Je leur ai très aimablement ri au nez en voyant leur air sérieux, puis me suis contentée d'un sourire joueur quand j'ai vu la gare. En effet, les paparazzis accouraient. Les caméras  étaient au rendez-vous et je ne les ai pas déçues, lançant quelques petits clins d'oeil au passage, les saluant de la main. Qu'ils pouvaient être naïfs.
Je me souviens être montée dans le train...

« Compte fort jusqu'à trois ma chérie ! »

...Mais je pense passer cette partie pour plutôt vous expliquer comment j'ai atterri ici. Remarque, si vous connaissez le déroulement des Jeux, vous devriez savoir que la Cérémonie d'Ouverture, c'est dans cinq heures. On m'a laissée manger, ce que j'ai fait sans me priver – mais avec les couverts tout de même, et puis on m'a accompagnée ici. L'équipe de préparation m'a tout de suite prise en charge, chassant à coups de « Houst ! » et de « Du balai ! » les Pacificateurs qui m'amenaient ici. Je ne sais pas vous, mais moi je les aime bien. Je les trouve marrants, à toujours te poser des questions comme des commères. Au moins ça lance pas le froid de la mort qui tue dans la pièce, c'est déjà ça.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils savent faire la conversation. Je m'entends plutôt bien avec eux.

Un son de décollement violent me fait porter mon poing à mes dents, serrant fort celles-ci pour mordre dans la chair, ce qui m'évite de hurler à la mort. Mais même les Hunger Games à côté ça doit être de la rigolade ! L'épilation à la cire, c'est la pire arme qu'on puisse utiliser contre moi...Et puis le nom. Encore épiler, poil, tout ça. Mais la cire. Qu'est-ce que ça vient foutre là-dedans ? C'est une abeille qui a inventé ça ? Ou simplement le type qui avait les oreilles les plus crades du monde ? Enfin, je sais absolument pas, mais c'est horrible. Horrible, je vous dis.

« Oh...Regarde tous les poils qui sont partis ! Allez, t'inquiètes pas, il en reste trois. Ensuite, on passe à la tête ! »

Les jambes, ensuite la...tête ? Ah, parce qu'il y a des poils à retirer là-haut ?! J'espère juste qu'ils vont pas me faire les sourcils fins comme ceux des Capitoliens, parce que là je hurle au meurtre et au massacre.
Je replonge dans mes pensées le temps qu'ils finissent de retirer le surplus de pilosité. Le pire ? Ils m'ont fait la tête à la cire chaude. La « moustache », qui n'est que du simple duvet. Et, je les cite joyeusement, « On va tailler les haies situées au-dessus de tes yeux ! ». Ils l'ont fait.
Ce qui est bien avec eux, c'est qu'on se sent aimé, qu'on soit moche ou pas.
Je pensais que c'était le pire. Mais ça, c'était avant qu'ils s'attaquent à la partie indécente. Oui, déjà que j'étais à poil – et ça j'avais réussi à oublier, là c'était le pompon. Ce qu'ils appellent le maillot, dans leurs termes à deux balles. J'aurais préféré qu'on m'envoie dans l'arène avec un bout de pain pour me défendre si j'avais eu le choix.
Ils ont au moins eu le mérite de me faire marrer pendant un grand moment de douleur. C'était surtout nerveux, mais ça faisait longtemps que ça avait pas duré comme ça.

« Oh, mais t'es une vraie rousse, alors ! »

Voilà. J'ai pas pu m'arrêter pendant cinq bonnes minutes. Le rire est devenu contagieux, et on était tous pliés. On a beau dire, on s'éclate pas mal au Capitole !
Après avoir définitivement oublié cette foutue cire, ils ont sorti des crèmes de partout. Une hydratante, une pour retarder la repousse des poils – je savais même pas que ça existait ! Enfin, si ça peut me faire gagner des sponsors, c'est tout bénèf'. J'avais gardé un petit sourire de ma bidonnade avec l'équipe, mais il a disparu très vite. Il ne faut pas que j'oublie ma famille. C'est pour elle que je me bats. Je n'ai pas le droit de rire alors qu'elle doit se demander si je vais survivre ou non. Si elle passera au bûcher par ma faute ou si elle vivra.

La robe arrive, et l'une des filles de l'équipe me dit qu'on m'habille avant de me maquiller pour ne pas abîmer le travail fait. Moi je m'en fiche de l'ordre, c'est eux les pros, pas moi.
Pour tout vous dire, je m'attendais à tout. Absolument tout. Être recouverte de rubans, de soie pour bien montrer que je viens du Huit. Mais ça...Décidément, ils réussiront toujours à me surprendre.
C'est tout simplement indescriptible. Il y a différentes formes, différentes couleurs, et c'est même pas moche. Mais le meilleur est pour la fin, car quand j'ose enfin faire glisser mes doigts sur le tissu, je sens qu'il n'y en a pas qu'un. Il y a plusieurs textures, dont la soie, que je reconnaîtrais entre mille de par sa douceur légendaire et son drapé phénoménal. Oui mes amis, on est du Huit ou on ne l'est pas, et même moi je suis impressionnée par cette robe tout simplement magnifique. Et dire que c'est peut-être moi qui ait filé les cocons de bombyx ayant servi à la création de ce vêtement...

On me la fait enfiler puis on s'attarde une nouvelle fois sur mon visage. Encore des crèmes, toujours des crèmes...Si j'avais su je leur aurais préparé une chantilly, sait-on jamais.
L'équipe de préparation ne semble pas vouloir trop insister sur le maquillage, étrange pour des personnes du Capitole.
La coiffure, elle, est un peu plus particulière. Deux chignons, un de chaque côté de ma tête viennent appuyer les formes rondes de la robe, tandis que des rajouts de cheveux lisses et descendant jusqu'à mes chevilles encadrent le vêtement. Je ne sais pas s'ils vont apprécier, mais je trouve que ce côté décalé ira plutôt bien avec le caractère joueur que je me fabrique peu à peu, comme lorsque je jouais aux cubes en bois quand j'étais petite.

Le temps passe. On m'a  intimé de ne pas bouger, pour ne rien abîmer. Il faut que tout soit parfait. Mon attitude aussi. Je ne peux pas me permettre de faire la gamine arrogante dès le départ et arrêter ensuite. Non, il faut que j'aie un comportement...Déconcertant. Qu'absolument personne ne comprenne pourquoi j'agis ainsi, alors que je devrais pleurer de douleur parce que je me crois condamnée à mort.
Une heure passe. La cérémonie va bientôt commencer. L'équipe et quelques Pacificateurs – ça m'aurait étonnée – viennent me chercher pour m'installer sur le char. Je ne fais même pas attention aux autres tributs tant j'essaie de me concentrer et d'arborer un air joueur et serein.
Moi et le dénommé Mathys prenons place sur ce qui va nous faire défiler. Mon sourire est resplendissant, et j'ai bien envie de tenter quelque chose...

Le premier district part, accueilli par un tonnerre d'applaudissements de la part de la foule. Généralement ils ne s'intéressent pas aux districts pauvres, j'ai donc tout intérêt à faire bonne impression pour que l'on me retienne – même si ma Moisson a dû en intéresser plus d'un.
Le Deux, le Trois, le Quatre...Et voilà que le Sept part lui aussi. Je ne les observe pas, ce n'est pas leurs accoutrements qui me donneront une quelconque information sur eux. Quelques secondes passent et c'est l'heure de faire mon show.
Les chevaux se mettent à courir en parfaite synchronisation et je sens le vent soulever mes cheveux, ainsi que les mèches que l'on a ajouté à mon crâne ; c'est là toute la magie qui opère. Ils flottent dans les airs tandis que je souris radieusement. J'ai bien envie de faire une folie, là, tout de suite, même si ça risque de rendre malade l'équipe qui m'a rendue comme je le suis à présent. Oh et puis merde, c'est pas demain la veille que je vais pouvoir impressionner du potentiel sponsor.
Sans plus me soucier de rien j'enjambe le bord du char, ce qui n'est pas très difficile vu que sa vitesse n'est pas excessive, puis m'assois dessus, déchirant ainsi un bout de la robe. Tant pis pour les réprimandes de mon styliste, on verra ça plus tard.

Souriant toujours autant, riant même un petit peu de la situation, je tends le bras vers les Capitoliens, leur faisant un petit coucou sympathique, me tenant au char de l'autre. Même les plus proches ne peuvent m'atteindre, une distance de sécurité nous séparant, mais je leur envoie des clins d'oeil qu'ils n'oublieront pas de sitôt, surtout pour ces messieurs. Enfin, c'est surtout mon décolleté qu'ils n'oublieront pas, j'en ai bien peur. Bande de gros porcs.
Nous arrivons bientôt et les chevaux s'arrêtent devant l'estrade sur laquelle est installé le Président. Si je pouvais m'adresser à lui, je lui dirais bien que ça fait longtemps, mais nous sommes trop éloignés de lui, nous, tributs. Serait-ce parce qu'il a peur des meurtriers juste devant lui, ou plutôt une métaphore pour nous rappeler que les districts sont très loin de l'excentricité du Capitole ? Je pencherais pour la première. Gros porc. Lâche.

Mon sourire me quitte quelques instants mais je me reprends. Les Pacificateurs, de peur de gâcher la cérémonie sans doute ne viennent pas me réprimander sur ma manière d'être assise, et c'est tant mieux, car je n'ai pas spécialement envie de me remettre debout. Je suis bien, ici, après tout.
Le discours barbant de ce cher Stark se finit plus rapidement que prévu, et nous sommes ramenés à un endroit invisible des citoyens du Capitole. Ce que je vais faire maintenant ? Dormir. Je suis plus crevée par la séance de préparation que par le reste...
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Selena Neiva
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Dim 28 Juil - 22:52

Petite note aux juges:
 


La Cérémonie d'Ouverture des 16e Hunger Games

Je me sens bien, quand tout va mal
Les fleurs du mal, me font du bien
Ce sentiment n'est pas banal
Je me sens bien quand tout va mal ...
#Brice Conrad



Si un jour quelqu'un m'avais dit que je partirais pour le capitole pour participer aux Hunger Games après avoir tué froidement un Pacificateur, je lui aurais tout bonnement rit au nez. Bon encore que j’aille aux Hunger Games, j'aurais pu le concevoir avec la poisse que j'ai. Mais jamais je ne pensais pouvoir tuer un homme, en avoir l'audace et le courage, mais surtout n'avoir aucun remords après. Pourtant je l'ai fait. J'ai fait sauté la cervelle à ce pervers et tout ce que j'arrive à penser c'est « Une bonne chose de faites. Un con en moins »

Alors que je regarde mon reflet qui ne semble pas être mien dans le miroir à pied, je me dis que décidément je ne tourne pas rond. Et surtout que ma vie et ce monde ne tourne pas rond. Je ne me reconnais pas. J'ai beau m'observer dans tous les sens, sous toutes les coutures, ce reflet n'est pas le mien. On m'a affublé d'une longue robe blanche semblable à une toge mais ... Transparente ... De telle sorte que mon corps est offert à la vue de tout Panem, de tous ces hommes en chaleurs, de tous ses sponsors avides de spectacle et du président avide de pouvoir. En somme, mon corps est telle une offrande au capitole. Pour moi c'est le summum de l'horreur. Sur ses chariots nous allons tous défiler en nous montrant tels que nous sommes loin de nos districts. Des pantins. Des marionnettes. Des esclaves. Comme dans l'antiquité, nous ressemblons à ses esclaves qu'on offrait en pâture aux créatures mythologiques pour combler leurs faims et leur prier de laisser le peuple en paix. Un pacte sadique scellé par la peur et la soumission du plus faible. Mais j'aime à penser que je suis l'esclave infiltrée qui détruira le monstre à l'intérieur de la grotte, l'offrande qui ne restera pas figée par la peur, le tribu bien déterminé a faire changer les choses, celui qui ne pars pas fataliste certain que ses minutes lui sont désormais comptées. Mais pour pouvoir atteindre le monstre, il faut bien passer inaperçu. Faire le mouton et accepter les accoutrements ridicules pour que personne ne se doute de rien. Il faut jouer le jeu. Je me tourne un peu sur moi même pour voir la fille dans le miroir sous un autre angle. Je n'arrive même pas à déterminer si je suis belle ou grotesque? Non pas que j'ai me trac, je n'en ai rien à battre de me montrer dans cette tenue, ça me soule mais c'est tout. Si ça les amuse, grand bien leur fasse. Moi j'ai simplement l'impression de vivre tout ça d'une manière ... Extérieure. C'est comme si je n'étais pas vraiment concernée par la chose. Comme si je regardais simplement un film, pas comme si je le vivais. En effet, je ne ressens rien. Je ne stress pas, je ne panique pas, je n'ai pas de peur ni d'appréhension. Je suis juste peut être un peu amusée mais c'est tout. Mais peut être qu'un petit retour en arrière s'impose. Il y a beaucoup de choses qui sont restées sous silence et que vous ignorez. Ma vie c'est subitement accélérée et j'ai l'impression de rembobiner une vidéo quand je repense aux évènements de la veille.

*Pendant quelques secondes je regarde le corps qui c'est écroulé par terre et j'observe le sang auréoler la tête du cadavre qui est à présent recouvert de ce liquide rougeâtre. Je ressens du soulagement je crois de savoir qu'il ne me parlera plus jamais et qu'il ne fera plus de mal à personnes. Ma guerre contre le Capitole a bel et bien commencé.

Comme une professionnelle, je me retourne et range dans un même mouvement mon arme à l'endroit exact où je l'ai trouvé avant de reprendre ma marche innocemment. C'est vrai, je pourrais fuir puisqu'il n'y a plus personne pour me retenir. Mais à quoi bon... Le bâtiment est encerclé par des pacificateurs, donc je ne pourrais pas aller bien loin. Et puis surtout, si je m'enfuis je ne pourrais pas tenter le tout pour le tout et faire mon coup d'éclat contre le Capitole. C'est l'occasion rêvée pour faire sortir les moutons de leur léthargie et pour montrer que l'âme des Neiva jamais ne mourra ! Ainsi j'avance tout droit, par la où, je suppose, mon ancienne 'escorte' était supposée me conduire. J'avance vers le premier pacificateur que j'aperçois les mains dans les poches, nonchalamment. Quand il me reconnait, ses sourcils se froncent et il pointe une arme vers moi, agressif sans doute pour m'intimider, mais cela ne me fait ni froid ni chaud. « Où est le sergent? » me demande t'il d'une voix rauque et dure. Pour seule réponse j'hausse les épaules comme si cela n'avais pas d'importance et ne m'intéressait pas. Suspicieux, il me regarde de haut en bas avant d’héler un collègue et de lui ordonner de me garder sous surveillance. Il fait un signe d'assentiment et hausse à son tour son arme au cas où. Alors que son coéquipier part dans le sens d'où je viens, je pousse un petit soupir ennuyé et m'adosse contre le mur. A ce rythme, ils vont nous mettre en retard ! Je ne suis pas sure que ce soit très convenant. Je sais parfaitement qu'il va trouver le corps du 'sergent' mais je ne m'inquiète pas le moins du monde sur ce qu'ils vont bien pouvoir me faire. Après tout qu'ils me tuent sur le champ si cela leur fait plaisir, moi d’un certain côté ils me rendront un grand service. Mais après je pense qu’ils seront dans la panade s’ils n’ont pas leur tribut féminin. Je ne prends même pas de regarder le pacificateur en face de moi dans les yeux car ce genre de combat ne m’intéresse pas vraiment et je ne suis pas d’humeur. Il va découvrir que j’ai tué l’un des leurs dans quelques secondes. Du coup, je ne vois pas de suite le regard horrifié qu’il me lance et je ne vois pas de suite qu’il est inquiet. Je baisse un instant les yeux sur mes escarpins et ce n’est que maintenant que je m’aperçois qu’ils sont rougis. J’avais oublié ce léger détail. Celui qu’en fait son sang m’a totalement éclaboussé. En effet j’ai quelques tâches sur ma robe et je vois une goutte tomber de mon menton. En fait, mon meurtre s’affiche très clairement sur ma personne, comme si je l’avais crié sur tous les toits. Je comprends mieux pourquoi ils sont suspicieux. Ce n’est qu’à ce moment que je remarque que les mains de mon compagnon tremblent légèrement. Oups. Bah de toute façon qu’importe. Ce qui est fait est fait et je ne le regrette nullement. Nous attendons donc dans une ambiance froide. Lui est clairement vigilant à mes moindres faits et gestes, moi je suis juste entrain de… m’ennuyer. Enfin –et ce n’est pas trop tôt- son collègue revient. Il me jette un coup d’œil meurtrier et murmure quelque chose à l’oreille de son coéquipier qui devient alors livide et pointe son arme sur ma tête. Mais l’autre le retient. Moi pendant ce temps je me contente de les fixer, en gardant le même visage impassible. Le premier utilise alors une sorte de talkie walkie. Il parle tellement doucement que je ne comprends pas tout, mais je devine la teneur des propos. Il doit parler avec un supérieur. J’entends les mots « tué, sauvagement, exécuter, Hunger Games » et j’en déduis qu’il doit demander ce qu’on va faire de moi. Je retiens mon souffle presqu’excitée de connaitre la sentence. Finalement il dit un mot d’adieu et se vers son coéquipier sans un regard vers moi. « On n’y touche pas. Elle doit aller aux Hunger Games, elle crèvera là bas. Cette chienne n’ira pas loin. » Je lève les yeux au ciel. Mais quel vocabulaire grossier ! Il faut vraiment leur apprendre à parler à ces Pacificateurs de nos jours. Ils s’approchent de moi d’un même mouvement et m’attrape sans aucune délicatesse chacun par un bras pour me guider jusqu'à la sortie et me faire monter dans la voiture. Ils me gardent toujours à l’œil une fois dans la voiture, peut être pour s’assurer que je ne ferais pas un nouvel écart. Je suis quand même étonnée qu’ils ne m’aient pas fouillé pour récupérer mon flingue. Peut être pensent t-ils que j’ai utilisé celui du ‘sergent’ … Quand la voiture démarre, je leur rends leur regard noir et lève mon bras pour leur faire un doigt d’honneur, rien que pour les narguer. Maintenant ils sont bien trop loin pour faire quoi que ce soit et je ris intérieurement.

Arrivée dans le train, je me suis directement rendue dans ma chambre, simplement pour mettre les fleurs des petits dans un vase rempli d’eau afin de les préserver le plus longtemps avec moi. En revanche, j’ai refusé de me changer. Ces fleurs je les ai emmenées en sortant du train jusque dans ma chambre. J’aurais pu demander à une muette de le faire pour moi, mais je tenais à le faire malgré tout. C’était mes fleurs, le seul truc qui me rappellerait l’orphelinat et ces petits que j’avais tant pris soin de ne pas côtoyer. Je suis bien consciente des regards étonné qu’on me lance sur mon chemin. Après tout j’ai une apparence pitoyable. Sale, rougie de sang et pourtant… Je ne me suis jamais sentie aussi bien.

Le soir même, je me suis effondrée sur mon lit et je me suis endormie toujours habillée de ma robe bleue, serrant contre moi le livre de mon père. Je savais que ce qu’il contenait me serrait important pour les jours à venir. Je crois que j’ai dégouté tout le monde au petit déjeuné quand je me suis pointée échevelée et toujours fringuée de la même sorte. Mais je n’étais pas prête à entendre les commentaires des autres. Je  n’en avais surtout rien à battre. J’ai toujours vécu au district 3, pas au capitol, donc l’hygiène de vie elle peut se mettre où je pense !

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui c’est la cérémonie d’ouverture. Donc on m’a prévenu que j’allais ma journée avec ma styliste. J’hausse les épaules à cette nouvelle. S’ils veulent, de toute façon, je ne crois pas que je suis en mesure de parlementer. A peine ai-je fini mon succulent bol de café dans lequel j’avais dispersé des flocons de céréales au chocolat, que l’on me presse de descendre rencontrer ma styliste. C’est donc toujours dans cette magnifique robe bleue tachée de sang séché que j’apparais face à ma styliste. Pour le coup, je serais curieuse de savoir ce qu’elle pense de moi. Elle m’envoie directement à la douche puis les préparatifs commencent. Et je les ai vécu assez difficilement.  A dire vrai, je n’ai jamais été le genre de fille à prendre soin d’elle et de son corps. Or les préparateurs ont minutieusement retiré tous les poils de mon corps, brossé mes cheveux pour qu’il n’y ait pas le moindre nœud, m’ont frotté de partout pour que ma peau luise à la façon des peaux de bébés. En somme c’était douloureux et j’avais la désagréable impression que mon corps ne m’appartenait plus … Puis j’ai de nouveau retrouvé ma styliste qui ma  habillé. Au début je ne prêtais pas trop attention de ce qu’elle m’affublait, mais quand j’ai vu le résultat, je suis restée sans voix tant je ne me reconnaissais pas…
*

Mon corps est nu, excepté les deux parties opaques. Je comprends mieux pourquoi les préparatrices étaient si a cheval pour torturer mes  jambes. Mes courbes sont complètement dévoilées. Je me demande si la styliste à voulu représenter une ampoule avec cette tenue… Mes cheveux sont aussi rassemblés dans un chignon sophistiqué et quelques mèches rebelles pendent un peu partout pour rendre un aspect qui me parait… plus sauvage. Comme si j’avais fais un certain effort. Comme si je m’étais débattue préalablement –d’un viol ? Avec cette tenue je suis persuadée que les hommes n’auront qu’une envie : celle de me sauter dessus. Un fin trait d’eyeliner rouge vient accentuer les bordures rouges de ma toge ainsi que du bracelet serti d’argent avec des pointes de rouges que je porte au poignet. Je me demande si elle a modifié cela pendant que je prenais ma douche, après avoir vu que j’étais couverte de sang. En tout ca, c’est vrai que cela prévient clairement les autres du danger que je suis. L’ampoule du district trois arrive et va montrer qu’un court circuit peut foutre le feu à Panem. Enfin, elle me met aux pieds des spartiates qui sont dans le même gout que mon bracelet : argentées avec des touches de rouges.

Quand je découvre Hugo, je suis ravie de voir que nous sommes identiques et complètement homogènes. Au moins serons nous deux à nous à être presqu’à poil face à Panem. Mais étonnement, même en montant sur le chariot, je ne suis pas stressée. Je n’en ai rien à faire même, c’est comme si mon corps ne m’appartenait plus de toute façon. Je ne fais même pas attention à la tenue des autres tributs. Je m’en fiche complètement. Je me fiche de mes concurrents. Excepté les carrières. Eux de toute façon je les déteste. Mais je m’intéresserais à eux pendant les entraînements, ce sera plus révélateur. Là j’ai juste… La flemme. Je dois déjà faire l’effort de monter dans le chariot. D’ailleurs en montant, mon pied dérape et je manque de m’étaler de tout mon long. Heureusement, Hugo me rattrape à temps. Je le remercie chaleureusement et lui sourit avant de me poster bien droite, les mains agrippée à la rambarde, le regard fixant le lointain. Mais c’est alors que je remarque juste devant moi la tenue des tributs du district 2. J’explose de rire, littéralement. Je me demande quelle tenue est la pire et je remercie mentalement le styliste de leur district. Ils sont grossièrement masqués et de mon point de vue, absolument pas à leur avantage. Enfin, suis-je mis en avant moi ? Je sais pas et je m’en moque complètement. Puis soudain le char se mets en branle et je me concentre pour ne pas tomber en arrière. Je me demande ce que le Capitole ferait si un de leur tribut mourrait subitement avant le début de l’arène ? Car visiblement ils y tiennent à leurs tributs. La preuve, les deux Pacificateurs, après avoir vu mon meurtre, ne m’ont pas touché –enfin tué serait plus exact. En tout cas, se serait intéressant de savoir.

Des projecteurs nous éclairent, des caméras se braquent sur nous, des cris nous saluent et je n’ai aucun mal à retrouver mon air morose et assassin qui me colle désormais à la peau. Aucun sourire n’apparait sur mon visage, je me contente de regarder au loin sans faire attention à ce qu’il se passe autour de moi. Pour quelle raison je les saluerai, vous m’expliquez ? A mi parcours je change de stratégie et je lance des regards noirs un peu partout dans la foule, cherchant des yeux ma cible et en profitant pour offrir ce regard de tueur à ces spectateurs hystériques.  Je sais qu’elle est là quelque part et ce n’est que quand on arrive au bout du trajet et que le char s’arrête que je l’aperçois. Le Président. Ce salopard. Je lui lance donc mon plus magnifique regard assassin, de tel sorte que si mon regard pouvait tuer, il serait mort sur le coup. Il nous sort son habituel discours barbant pendant lequel je ne le lâche pas une seule seconde des yeux. Puis les chars rentrent et l’on descend.

Bon, ca c’est fait. Je fais un signe de tête à Hugo, lui signalant qu’on se voit plus tard car là de suite je n’ai qu’une envie, celle de m’isoler pour faire le point et préparer une stratégie d’attaque. Je fonce donc vers l’ascenseur, prête à me trouver un petit coin tranquille.




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Je me suis laissée plonger dans le chagrin, j'ai pas lutté... Et puis, un jour, je me suis dit : a quoi tu joues? Tu leur donne exactement ce qu'ils veulent! C'est pourquoi aujourd'hui j'ai changé. •°¤ Mags.
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Josh B. Drugs
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 29 Juil - 6:45


http://www.youtube.com/watch?v=3YxaaGgTQYM
Wake me up inside, call my name and save me from the dark.
Tenue:
 

    *TOC TOC TOC*. Je me retourne et referme mes yeux. *TOC TOC TOC TOC*. « Allez Katrosy ! Aujourd'hui est une graaaaande journée ! » Dit-elle de sa petite voix aiguë Je fronce les sourcils, elle pouvait pas simplement toquer ? Je me serais bien levée au bout d'un moment, mais je suis tellement bien dans ce lit, il s'est adapté à mon corps et à apprivoisé sa forme, le matelas n'est ni trop mou ni trop dur et de plus il est chauffant. Je décide quand même d'ouvrir les yeux. La lumière m'éblouit, le soleil tape à travers de toute la chambre avec ses rayons blindant. Bon il faut vraiment que je me lève, mes pieds se posent sur la moquette douce de la chambre je ferme les yeux et profite du moment. Je voudrais vivre comme ça tout les jours, je ne veux pas partir dans l'Arène, mais bon, appuyer sur pause ça n'existe pas dans la vrai vie... Malheureusement. Dehors la foule commence à devenir assez nombreuse, les personnes font des vas-et-viens entre les rues de couleurs pastels. Ce sont des couleurs bizarre pour des maisons et des rues. Du rose pale orangé, du bleu pastel, du vert pomme, je ne pourrais strictement pas vivre avec ces couleurs. Je me dirige donc vers la salle de bain pour prendre une douche. Sur le coup, je suis étonnée, ça ne ressemble même plus à une douche, il y à des boutons de partout, je ne sais où appuyer, je choisi des programmes au hasard, de toute façon cela ne change pas grand chose. Au début, un filet d'eau tiède coule sur tout mon corps, de la mousse arrive aussitôt, je ne contrôle pas la douche, je n'ai strictement aucune idée de ce qui m'arrive dessus. Je me laisse emporter par mes pensées et ne pense pas aux changement de température. Au bout de un quart d'heure mon corps et mes cheveux sont lavés. Je sors donc de ma douche et me sèche rapidement. Mes cheveux sèchent grâce à une machine de je ne sais pas quoi mais elle sèche très rapidement les cheveux. Je me vêtue d'une chemise de couleur bordeaux en soie et d'un pantalon large noir pour être bien à l'aise, pour mes cheveux je me fait un chignon simple et descends petit-déjeuner

    La table est remplie de toutes sortes de choses à manger, je suis hypnotisée par ce ''spectacle'', je n'ai jamais vu autant à manger pour moi sur une table. Il y à de tout, il y à du pain, de la confiture du thé et une autre boisson chaude que je ne connais pas. Il y à également pleins de viennoiseries et de pain au lait. Je m'assieds à côté de ma mentor et l'on vient me verser un thé à la menthe, si je reconnais bien le goût. Je ne sais quoi choisir tout à l'air si bon, j'ai envie de tout manger, de manger tout ce que je peux avant l'Arène, mais il faut pas que je mange trop, sinon je serais en gros manque dans l'Arène... Je me décide pour un pain au lait et deux petites tartines avec du beurre et de la confiture de fraise. Quand je me dis que la je mange ce que je veux et que je tiens un bol de thé bien chaud entre les mains et que dans quelques jours je me retrouverais en face de la mort avec une seule pointe d'espoir de survivre... Ça motive pas... Du tout. Après le repas deux muets viennent me chercher pour m'emmener dans ma salle de préparations comme dis si bien mon hôte, c'est plutôt très très grands, s'est vaste mais grands, on m'emmène donc dans une salle ou il y à un fauteuil et une table - là où je vais certainement m'installer – qui m'attendent et également trois... Euh, Trois femmes ? En les voyant, je me retiens de rire, je ne veux pas les gêner mais là, il faut arrêter. Leur style est absurde, pourquoi s'habiller comme des poupées de porcelaine ridicule, et je n'en abuse pas. Tenez la première arrive vers moi avec ces talons haut de au moins, oh je ne sais pas, quinze centimètres, la couleur pique presque les yeux, un rose très flachis avec une robe noire et les accessoires du même rose que les chaussures, c'est... Affreux. La seconde femme arrive en souriant et m'invite de sa voix stridente de m'asseoir, elle ne doit même pas avoir 20 ans mais... Ça voix est horrible, pourquoi ici au capitole ils sont obligés de monter leur voix à la fin de chaque phrase, puis... Leur accent, c'est vraiment désagréable. Et dire que je vais rester des heures en leurs présence. Chez la troisième je me fixe sur son visage, elle doit être vieille, on dirait qu'elle a des rides mais pas trop, elle à le visage tiré en arrière, des cils long comme des balais et une coiffures toute ébouriffée, moche, très moche, surtout quand la couleur des leur cheveux font un si ''beau'' mélange... Du vert pomme, du rose et du orange, si joli...

    Ça fait plus de 1h que les femmes me mettent des masques sur le visage, m'épilent les sourcils, me soignent la peaux, me lavent la crasse, elles disent que je suis tellement sale qu'il faut faire un nettoyant pour le visage, un exfoliant et un masque de plus que d'habitude. Oui, bah désolé si je chasse pour sauver ma famille. Mes ongles aussi sont tout propres, ils sont trempés dans un liquide tiède plutôt agréable. Pour l'instant, sauf l'épilation des sourcil tout ce passe à merveille. Je me fait gâter, on me rends belle, et pourtant tout le monde dis qu'il faut souffrir pour être belle... Et bah alors je veux souffrir comme ça plus souvent !

    Alors que je suis en train de me faire désincruster les pores avec la vapeur, je sens quelque chose se scotcher sur ma jambe. Je n'ai même pas le temps de réa... «  SCRAAAATCHHH !! » Aîe !
    Ça fait vraiment mal ça... La vieille femme aux cheveux oranges me dis d'une voix stupide « Ne t'en fait pas, détends toi ne pleurniche pas ça va pas durer si longtemps. » Je la fixe d'un air 'Foutage de gueule ?' mais bon, elles sont gentilles avec moi alors je ne vais pas être méchante avec elle. Au bout de deux heures et demi, je suis prête, je n'ai plus aucune trace de saleté, Je suis propre de la tête aux ongles. Vulia (comme se dis s'appeler la vieille au cheveux orangés me raconte que ce n'était pas facile, et c'est vraiment ils y ont mis de temps pour y arriver. Nina qui est la petite jeune de 20 ans me raconte que je vais retrouver mon styliste je ne sais plus où. « Je suis fière de mon travail, il n'étais pas facile de te nettoyer, mais nous y sommes arrivés. Tu va aller rejoindre ton styliste, il s'est occupé de ta tenue pour la cérémonie pour tout.  Bon je vous laisse seuls ».

    Aussitôt la jeune partie je me déshabille sans hésiter, moi, pudique ? Loin de là. Le styliste est un grand homme prestigieux, plutôt beau, plutôt... Normal pour un capitolien. Il arrive vers moi, je le salue... "Wow, vous êtes normal, enfin, vous ne portez pas des tenues et du maquillage de poupée, que c'est beaux de voir ça." il rigole et me réponds "Haha, oui, je ne suis pas une poupée en porcelaine... Je tiens à dire que ton acte était courageux et plutôt touchant, on peut voir tout ce que tu fais pour ta petite soeur... Je trouve ça très touchant, on voit un grand lien dans ta famille, seulement en te regardant droit dans les yeux... Au fait, je m'appelle Cade !" nous parlons pendant plus de trente minutes, puis nous en venons au fait de ma tenue. Au début je me dis ''Encore une tenue de mineur ridicule c'est ça ?'' mais non, Cade me dis qu'il m'a préparer une belle tenue, une nouvelle tenue qui change. L'homme fait donc sortir la robe, Sur le coup, je ne réagit pas, je suis pas là avec vous, je me concentre sur la robe, Sans hésiter je pars vite me l'enfiler, Cade me donne tout les accessoires qu'ils faut. Je remarque qu'un dague est accrocher à la jambe. Je souris, en sortant je suis heureuse et fière de ma robe, vous voulez votre description ? Pas si facile... On dirait une robe noir simple avec des diamants incrustés sur les épaules et un peu sur le torse, mais au fil du voyage à travers la grande allée, la robe se transforme et laisse le tissu devenir... Vous verrez bien. Le maquillage est plutôt joli, j'avais peur que ce ne soit trop excentrique. Mas non pas du tout. C'est du rouge qui devient de plus en plus foncé vers l'extérieur assorti avec mon rouge à lèvre et il y rajoute une pointe de eye-liner. Ma coiffure est simple mais je l'aime beaucoup, je porte un serre-tête incrusté de diamants et mes cheveux sont battus vers le côté. Puis je rejoins mon partenaire de District là où on s'installe tous en même temps. J'observe des tenues de plus en plus étranges, il doit y en avoir même pas 3 des jolis. Je suis fière du miens, il me tarde de le montrer. De montrer mon côté féroce avec la . Nous sommes tous impactions de nous montrer, il faut bien voir la réaction des personnes à notre égards. Le District un, toujours dans le thème du luxe, toujours. Le deux par contre ont un costumes plutôt, bizarre... Ce sont des sortes de gens préhistoriens. Personnellement je serais très embarrassée avec cette tenue... Comment dire, bizarre. Les Chars s'avancent tout petit à petit. Les lumières du Capitole brillent de milles feu, on ne sait où regarder, il y a des personnes de partout, tout le monde applaudit. Je suis perdue et très embrouillée, je regarde autour de moi, cherchant quelque chose ou quelqu'un à qui me tenir, le stress monte d'un coup comme une fusée... Je suis enfouie dans mes pensées sans asvoir qu'est-ce que je fais. J'ai l'impression de dormir, d'être dans un rêve... Il faut me réveiller. Je sens notre chars s'avancer, je stresse, il faut que je soit parfaite... Qui est parfaite..? Qui est... MINA ! Mina. Je repense à Mina' ce qui me ramène à la réalité. Je me reprends en main et me tiens à la barrière. Nous entrons dans l'allée, ma robe cache encore son côté nu, les regards se posent sur nous, quelques cris de joie, mais lorsque ma robe ce transforme, enfin le voile du bas est devenu transparent, ce qui laisse apparaître la dague accrochée à ma cuisse, les cris deviennent plus fort envers nous, je reçois des roses, les gens sourient en nous voyant. Je suis en bustier noir avec un voile transparent, mon maquillage fait ressortir mes yeux, je me rappelle ce que me disait toujours ma mère « Où que tu soit, fait bonne impression, souris, lève la tête, et regarde les gens. » C'est exactement ce que je fais. Je joue également avec les regards des Capitoliens, je les fixe, les souris, tourne la tête, leur fais des signes de main, je reçois plusieurs roses dont une que j'attrape et lève haut. J'espère qu'en ce moment même ma mère et ma sœur sont fières de moi, je l'espère tellement, je m'y accroche tellement fort que je me sens de suite mieux. Je suis déjà beaucoup plus à l'aise, maman, mina, elles sont toutes les deux en train de regarder la Cérémonie, elles doivent être en train de pleurer peut-être... Non, il ne faut pas qu'elles pleurent...

    Désormais tout les chars ont traversés l'allée et se sont mi en demi cercle pour que le président Logan nous souhaite la bienvenue. Il nous répète encore ce long discours plus qu'ennuyeux, je perd mon regard dans le vide sans même écouter ce qu'il nous dis. Je pense à Mina, imaginez, à ma place ça aurait été mina... Non... De toute façons ce n'est pas elle, c'est moi, et j'ai bien fait d'être ici. Et puis même si ça aurait été Mina, elle aurait sûrement eue moins de problème de trouver des sponsors que moi, avec son regard si doux et mignon, sont visage si magnifique, ils auraient tous... Craqués. Mais moi, je ne suis plus comme elle, moi j'ai vécue trop de choses pour avoir ces traits sur le visage, ses petites fossettes quand elle sourie, ou même la façon dont elle rigole, un rire si harmonieux et mélodieux. Je n'ai plus de tout ça moi... Mais j'ai un autre trait de caractère par contre, oui moi j'ai ce truc, ce caractère, et ça ce voit, oh oui, c'est ma détermination.  

HRPG:
 

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Dernière édition par Katrosy Odiair le Jeu 1 Aoû - 13:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Mar 30 Juil - 12:46

Ca fait plus d'une heure, qu'on m'epile les sourcils, et les jambes. Enfin, on commence mes ongles, les stylistes me les limes, et me les vernis dans une couleur doré. Je les regarde s'occuper des mes cheveux. Ils les attache en chignons.
-Ca te va à merveille.
Ils s'extasient tous les trois devant mes yeux bleus, qui vont parfaitement avec mes cheveux bruns, et la ressemblence avec ma Mentor. Il me demande d'enfiler une robe.

Pour changer un petit peu de cette habitude de les habiller tout le temps en arbre, feuille, papier j'ai décidé de plancher sur un thème elfe.
La robe est une robe dans un tissus très léger genre tulle ou de soie de couleur doré qui est faite pour donner une impression de drapé sur la personne qui la porte. Sur les coté de la fente de la robe se trouvent de petites feuilles dorés qui, descendent jusqu’à la petite traîne qui en est parsemé donnant une impression que la personne sort littéralement d'un tapis de feuille. Partant du creux des reins et remontant par le torse se trouve une sorte de sculpture dans légère représentant les feuilles aux vents auxquels j'ai incorporé des oiseaux et une fée au niveau du visage afin de représenter la nature. Sur le sourcil gauche une feuille d'or collé. Les chaussures sont faites sur mesure, le talon représente une fée s'envolant dans un drapé d'or et la devanture des ailes pour rester dans l'idée.


La robe s'ouvre sur ma jambe droite. Je me sens magnifique dans cette robe. Je me regarde dans le miroir.
-Ne touche a rien. Si une meche tombe, laisse là.
Il me maquille au dessus des yeux, et me donne des chaussures a talons.
-Montre-nous comment tu marches.
Je commence à avancer et trebuche. Une femme me montre, il faut que je regarde devant moi, et garde la tete haute. J'essaye, et je n'ai trebucher qu'une seule fois.

Le moment est venue, on se retrouve devant notre char. Je monte et regarde Vladimir. Sa tenue represente le roi des elfes. Je lui sourit. On monte sur le char, et on regarde le char du 6 partir. Ils sont tres beau. Je baisse la tete ves mes pieds, et m'accroche sur les barres devant moi. Le char avance, et les chevaux partent au trot. Je regarde Vladimir qui se prete au jeu. Moi je ne fait que sourire, puis la traine de ma robe s'envole un peu. Alors moi aussi je salue le public de ce maudit Capitole. Je regarde derriere moi, et voit le char du district 8 partir.

Tous les chars ont fait leur shows. On se retrouve en demi-cercle devant le president Logan. Il recite son discours comme pour chaque Hunger Games. J'essaye de voir le district 12, mais je ne remarque rien. Je ne sais pas si mon frère est dedans, mais j'ai peur. Je regarde Vladimir, et j'ai peur. Je remets une meche de cheveux derriere mon oreille, meme si les stylistes m'ont dit de ne rien faire. Je me perds dans mes pensées, et ne voit pas le retour.

Tenue:
 

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F. Zadig Nichoelson
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Sam 3 Aoû - 17:25




La Cérémonie d'Ouverture




Le réveil sonne, me faisant sursauter. Je l’éteins presque machinalement, sans trop songer à ce que je fais. La seule chose à laquelle je peux penser, c’est la faim qui me tenaille le ventre. Rien d’étonnant à ça, puisque je suis resté éveillé une bonne partie de la nuit. Pas moyen de fermer l’œil. Dans le train qui nous a emmenés jusqu’au Capitole, c’était la même chose. En réalité, depuis la veille de la Moisson, c’est comme si le mot « dormir » avait décidé de ne plus faire partie de mon vocabulaire. Le pire, c’est que ce nouveau train de vie me convient tout à fait. Je ne ressens aucune sensation de fatigue. Il y a des moments où j’agis un peu au ralenti, certes ; mais l’excitation qui fait palpiter mon cœur depuis plusieurs jours me maintient parfaitement éveillé. On pourrait même me croire en parfaite santé si de vilaines poches d’un violet presque noir ne commençaient pas à se former sous mes yeux. J’ai mal choisi mon jour, parce que la Cérémonie d’Ouverture a lieu ce soir, devant tout le Capitole. Mon teint de cadavre va faire hurler mon équipe de préparation. Je pense qu’ils n’auront aucun problème à rectifier ce léger détail, mais je les soupçonne d’être peu indulgents envers les Tributs qui se laissent aller.

Dans tous les cas, ce qui est fait est fait. D’ailleurs, la réaction de mon équipe de préparation n’est pas ce qui m’importe le plus. J’ai particulièrement hâte de découvrir quelle tenue le styliste du Un m’a confectionnée. J’espère pour lui qu’il ne s’est pas planté. Forcément, il a dû avoir beaucoup de pression, puisque les Tributs du Un sont les premiers à ouvrir le défilé. Il s’agit donc de faire bonne impression. Mais j’espère qu’il a su garder la tête froide pour faire un bon travail. Pas question de laisser un incapable gâcher mes chances de remporter les Jeux à cause d’un travail minable exécuté par un incompétent.

Je descends prendre mon petit-déjeuner, et retrouve notre hôtesse déjà attablée. Jillian et Marina ne sont pas encore levées. Il n’y a donc que Vistia, encore affublée d’une extravagante robe rose bonbon, et moi, le zombie insomniaque, autour de la table démesurément grande, couverte de victuailles. J’accorde à peine un regard à l’hôtesse, dont la figure peinturlurée suffit à me retourner l’estomac, et me précipite sur la cafetière. Je me sers une première tasse que j’avale d’une traite sous le regard réprobateur de la femme en rose, puis m’en sers une deuxième. J’en descends la moitié avant de pouvoir avaler quelque chose. Je meurs de faim, mais j’ai l’estomac noué. J’en suis réduit à me satisfaire de deux malheureuses tartines beurrées, puis ma gorge crie stop. Si je me force à manger davantage, je risque de tout rendre. Mauvaise idée. Excédé, je dérobe une pomme, seul aliment encore consommable aux yeux de mon ventre, et retourne dans ma chambre, armé d’une dernière tasse de café. C’est drôle, je ne suis pourtant pas un fervent adepte de la caféine. Mais ça m’aide à garder les idées claires. Et puis, celui qu’on trouve au Capitole est tout bonnement divin. Je serais vraiment bête de ne pas en profiter.

Pour éviter que mes préparateurs, s’ils daignent montrer le bout de leur nez, ne fassent une crise cardiaque en me voyant, je fais l’effort de prendre une douche avant leur arrivée. L’eau froide me fait grincer des dents, mais je me force à ne pas utiliser d’eau chaude. Histoire de ne pas m’endormir sous le jet d’eau. Résultat, je sors rapidement de la salle de bain adjacente à ma chambre, au lieu d’y passer des heures comme à l’accoutumée. Mais quand je vois mon reflet dans le miroir, je ne peux m’empêcher de lâcher un soupir consterné. Pas moyen d’effacer ces cernes qui creusent mon visage trop pâle. En plus de ça, je frissonne presque convulsivement, malgré la rassurante douceur de mon peignoir. C’est ce moment précis que mon équipe de choc choisit pour faire irruption dans ma chambre. Sans frapper au préalable, ça va de soi. Ils sont au beau milieu d’une conversation, et la vue de ma figure les interrompt immédiatement. Une femme aux cheveux d’un bleu électrique au visage bardé de tatouages rouges et dorés pousse un cri à en réveiller les morts. Poussant les choses à l’extrême, elle fait même mine de s’évanouir. Les deux autres midinettes s’empressent de la rattraper et l’éventent à l’aide de leurs mains aux ongles incroyablement longs et couverts de paillettes. Je ne réagis pas, mais l’envie de lever les yeux au ciel est grande. Plus encore alors que la plus petite des trois préparatrices, pourtant juchée sur des talons de quinze centimètres, s’avance presque craintivement vers moi. D’une voix peu assurée, elle me demande si je suis bien le Tribut du Un. Je détruis ses maigres espoirs en lui confirmant que, oui, Zadig Nichoelson, c’est bien moi. Et c’est parti pour cinq bonnes minutes de grimaces, de jérémiades et de comédie poussée à l’outrance. Ces trois harpies tout droit sorties de leur poudrier commencent à sérieusement me pomper l’air. Elles ne font même pas mine d’entamer leur travail. Elles sont pourtant payées pour s’occuper de moi, non ? On dirait qu’elles répugnent à me toucher. Comme ça fait quand même un certain temps qu’elles occupent ma chambre sans bouger le petit doigt, je craque. D’une voix forte, je leur demande poliment si elles ne préféreraient pas prendre en charge les squelettes du Onze. Ma remarque les fait taire. Elles se regardent, apparemment gênées, puis me demandent prudemment de m’installer aussi confortablement que possible sur une chaise dans un coin de la pièce. Elles s’agglutinent autour de moi, et commencent à évoquer les prochaines étapes de la journée. Coiffure, manucure, pédicure, épilation, maquillage, rapides recommandations de maintien. Je commence à me demander si mon styliste n’a pas décidé de me travestir.

Une fois lancées, les trois capitolines ne s’arrêtent plus. Elles savent travailler efficacement tout en échangeant ce qu’elles considèrent comme des banalités. Pourtant, même au District Un, on n’a pas l’occasion de se raconter les trois soirées de la veille, ni même une expérience culinaire composée de cents plats préparés par le chef le plus coté du Capitole. Au District, nos conversations tournent généralement autour de nos heures d’entraînement et de nos progrès, des bijoux, des vêtements, de nos rêves d’avenir, de nos parents étouffants. Or, alors que j’écoute mes préparatrices d’une oreille distraite, je n’entends pas une seule fois le mot « travail ». A croire que le principe leur est totalement inconnu. Au fond, ça ne m’étonne qu’à moitié. Je suppose que d’autres sont payés pour faire le sale boulot à leur place. Il est vrai que les Districts se chargent de tout faire, de tout offrir au Capitole. Il ne reste plus qu’à ses habitants d’acheter ce qui leur convient. Les bijoutiers de chez nous taillent les pierres et les incrustent sur des anneaux d’or et d’argent, et le Capitole peut se servir. Malgré ce que peuvent en dire les Districts périphériques, nous ne vivons vraiment pas dans le monde.

Contrairement à ce que je craignais, la séance de préparation se passe plutôt bien. Je dois essuyer quelques remarques assez déplacées, mais dans l’ensemble, les trois mouches qui me tournent autour se montrent particulièrement attentionnées à mon égard. Elles sont soulagées de voir que je prends plus soin de moi que ce à quoi elles s’attendaient. Elles ne tarissent pas d’éloge au sujet de mes cheveux et de ma peau. Je parviens à me détendre et à accepter de laisser mon corps aux mains de ces parfaites inconnues. J’en ressors avec des joues douces comme la peau d’un bébé, couvertes de crème hydratante et débarrassées du moindre poil de barbe grâce à leur rasoir ultra-performant. Idem pour ce qui est du torse et des aisselles. Mais on me laisse un peu de virilité au niveau des jambes et des bras. C’est pas non plus comme si j’étais un yéti à ce niveau-là. Les trois capitolines préfèrent passer du temps à me faire un massage crânien qui parvient presque à m’endormir tant il est agréable. Elles décident ensuite de sculpter ma tignasse mèche par mèche. Moi qui croyais passer du temps devant le miroir tous les matins dans le seul but de dompter ces mèches rebelles, je n’avais encore rien vu. Mes préparatrices s’appliquent tellement pour que tout soit parfait qu’au bout d’une heure et demie, la séance coiffure n’est toujours pas terminée. Mais quand elles lâchent enfin leurs ciseaux, leurs crèmes et leurs sprays, je suis ravi du résultat. C’est une coiffure qui me correspond, puisque c’est celle que j’arbore tous les jours, mais plus soignée et donc plus présentable. Au moins une bonne chose de faite.

Vient enfin l’étape maquillage tant attendue. Je m’attends aux pires extravagances de la part de ces trois filles qui semblent en connaître un rayon sur la question. Ça fait longtemps que le Capitole est passé maître dans l’art du maquillage à outrance. A croire que plus on en a sur la figure, et même tout le corps, mieux c’est. J’aimerais bien échapper à cette règle, ce soir. Je ne suis pas certain que ce soit la meilleure façon de me faire remarquer. A mon grand soulagement, mon équipe n’en fait pas des tonnes. Le plus urgent consiste à faire disparaître mes cernes d’insomniaque, ce qui, comme je le pensais, ne pose pas de problème majeur. Un cocktail magique à base de fond de teint et de poudre matifiante en vient aisément à bout. On redessine mes lèvres avec un crayon spécial, et un trait d’eye-liner d’un bleu profond vient souligner mon regard. Ça me fait tout drôle de me voir ainsi maquillé dans le miroir. Il faut avouer que je n’avais encore jamais touché à toute cette peinture pour visage. Je voudrais me palper toute la figure, mais mes préparatrices me l’interdisent formellement. Selon elles, je risquerais d’en mettre partout, et de saboter leur long travail.

Quelqu’un toque à la porte, et entre sans attendre de réponse. Aussitôt, mon équipe de préparation s’éparpille comme une nuée d’oiseaux terrifiés, et se précipite hors de la chambre. Je regarde la nouvelle venue avec curiosité. Elle est habillée de façon plus sobre que la majorité du Capitole, et tient à la main ce qui me semble être des vêtements fraîchement repassés. Mon regard se fait plus insistant. Serait-elle la styliste attribuée au District Un ? Croisant mon regard inquisiteur, elle se présente. Valentina Blueberry, styliste. J’avais vu juste. Je lui souris largement. J’ignore si on a fait exprès de m’engager une styliste dont le nom de famille est également le prénom de ma fiancée, mais la situation m’amuse. Je me demande d’ailleurs si la nouvelle est déjà parvenue aux oreilles du Capitole.

Elle déballe ma tenue de défilé avec maintes petites manières qui ne tardent pas à m’exaspérer. L’opération aurait pu durer cinq secondes, et voilà qu’elle s’éternise. J’ai presque envie de lui arracher le costume des mains. C’est pas comme si l’étoffe allait se froisser aussi facilement ! Je patiente les bras croisés, bouillonnant de l’intérieur, attendant que son petit numéro prenne fin. Valentina s’empresse alors de m’aider à enfiler le costume qu’elle a préparé de ses mains. Et, très franchement, je me dis que j’ai bien fait de prendre mon mal en patience. Le vêtement, fait sur mesure, me va comme un gant. Valentina a bien cerné l’esprit du District Un avec cette tenue qui brille de mille feux. Le smoking est élégant, et le fin tissu d’argent dont il est fait va à coup sûr s’illuminer sous les projecteurs lors de la parade. De gros saphirs étincelants sont disposés un peu partout sur la chemise et les manchettes, très assortis à la couleur de mon eye-liner. Enfin, le District Un ne serait pas le District Un sans une touche de couleur dorée. J’apprécie que cette couleur reste discrète, juste de quoi rehausser les tons froids de l’argent. Je ne vais pas briller de par l’originalité de ce costume, mais le résultat reste satisfaisant. J’esquisse quelques mouvements. Le tissu est léger, pas plus fragile qu’un autre, et permet donc des mouvements libres et assurés. Les chaussures sont confortables, bien que ce ne soit pas le plus important, étant donné qu’on va rester debout sur un char. Valentina rectifie deux ou trois plis invisibles à mes yeux, lisse plusieurs fois la veste et le pantalon, donne un rapide coup de mouchoir sur le cuir parfait de mes chaussures, puis se redresse et contemple le résultat final, un petit sourire accroché aux lèvres. De toute évidence, elle attend une réaction, un commentaire de ma part.

- C’est pas mal du tout, dis-je simplement.

Je pense à Berry, qui m’attend au District. Je ne sais pas si elle va me regarder défiler, ce soir. Normalement si, puisque que tous les citoyens de Panem sont tenus d’assister à la diffusion. Mais cette fille n’en fait qu’à sa tête. C’est difficile de savoir. En tout cas, je compte bien être irréprochable. Je veux qu’elle soit fière de moi. Je veux qu’elle se sente confiante quant à mes chances de gagner. Je ne peux pas lui permettre de douter à ce sujet. Ça la détruirait. Et dans les pires moments, je sais qu’elle est capable de n’importe quoi. Si je ne veux pas la décevoir, il faut absolument que j’arrive à convaincre les sponsors de me soutenir. Je suis le cheval gagnant, celui sur lequel il faut parier. Ne me reste plus qu’à le prouver.

Je me tourne vers Valentina. Son regard maniaque passe ma tenue aux rayons X, cherchant le détail qui va de travers. Je remarque que, derrière ce masque de sévérité et de sérieux, son visage est en fait doux et rieur. Le genre de visage qui m’interpelle. A moins que je ne fasse fausse route, cette femme est crédule au possible. En m’y prenant bien, je peux tout à fait la mettre de mon côté. Elle ne peut pas parier, mais peut tout à fait raconter à son entourage que le Tribut du Un est un type charmant qu’il ne faut pas laisser mourir dans cette arène de brutes épaisses. Je décide donc de jouer le jeu. Après tout, je n’ai rien à perdre.

- J’aime beaucoup, même, je rectifie. C’est beau et ça n’entrave pas les mouvements. Et puis, ces saphirs ! J’adore leur couleur. Ils me rappellent mon District.

Le compliment passe comme une lettre à la poste, et ma styliste m’adresse un franc sourire. Bon, ben puisqu’on est lancé, autant continuer sur la bonne voie !

- J’aime vraiment votre style. Ça va être un plaisir de porter cette tenue tout à l’heure. Qui sait ? Si vous vous sentez capable de faire encore mieux, je pourrais peut-être avoir besoin de votre talent pour mon mariage…

Son grand sourire et ses yeux pétillant de joie m’indiquent que j’ai gagné. Je l’ai dans la poche. Je la laisse peaufiner deux ou trois détails, puisqu’elle y tient tant, et elle m’accompagne jusque dans les coulisses du Cirque, où la parade va avoir lieu dans quelques minutes. Nous arrivons au même moment que Jillian et Marina. La petite blonde a revêtu une robe toute d’or et d’argent, parsemée de nombreux rubis. Les pierres précieuses me font immédiatement penser à ma rousse rivale. Cette année encore, Ruby n’a pas été moissonnée. Je me doute qu’elle est un peu déçue, mais je ne sais pas comment nous aurions réagi si elle avait été à la place de Marina. Comme on se connaît assez bien, on aurait forcément débuté en tant qu’alliés. Je suis sûr qu’on aurait formé un duo de choc et qu’on aurait massacré un bon nombre de concurrents. Mais après ? Est-ce que j’aurais réellement trouvé le courage de mettre fin à ses jours ? Non. Ruby n’est pas qu’une rivale de pacotille. Dans le fond, je la considère comme une amie. Une amie que j’aime bien embêter à coups de piques et de remarques désobligeantes, mais elle me le rend bien. Encore une aux yeux de laquelle je ne peux pas me permettre le moindre faux pas.

Les autres Tributs arrivent à leur tour. J’ouvre de grands yeux quand les autres Carrières du Deux se dirigent vers leur char, juste derrière le nôtre. Je n’arrive pas à les quitter des yeux. Il faut dire que leur styliste a fourni un travail assez… particulier. J’ignore de qui il s’agit, mais il a frappé fort. Il a délibérément choisi de les habiller en hommes des cavernes. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à les regarder avec une franche surprise. A coup sûr, ils vont attirer l’attention. Mais je ne suis pas sûr que ce soit dans le bon sens du terme.

Je sens un fou rire me prendre à la gorge, mais Alex, dont le regard noir tente de me transpercer de part en part derrière son masque ridicule, se tourne vers moi en me montrant la massue grotesque dont il est affublé.

- Si jamais tu rigoles je t’enfonce ce machin là où je pense, déclare-t-il d’une voix qui vibre de fureur contenue.

Message reçu. Je me mords l’intérieur des joues pour ne pas éclater de rire. Non pas que je prenne ses menaces très au sérieux, mais il a déjà touché le fond. Inutile de l’humilier davantage, surtout si je veux en faire mon allié. On n’a pas évoqué le sujet, mais à coup sûr, les Carrières vont s’allier cette année encore. Ne serait-ce que parce qu’Alex et moi sommes amis. Devant la foule, tout du moins. Si je me suis montré aimable avec lui jusqu’à présent, c’est simplement parce que j’attends le moment où il va me servir à quelque chose. Je compte l’utiliser jusqu’à ce qu’il se révèle inutile. Là, je m’en débarrasserai. Mais pas question de le laisser deviner mes intentions. Pour l’instant, j’ai encore besoin de ma petite marionnette de chair et d’os. Elle est ma seule garantie de m’allier avec Ashe et Marina. Quoique, Marina vient du Un, elle ne représente pas un problème majeur. Par contre, je ne fais aucune confiance à Ashe. Elle ne le saura pas tant que je n’appuierai pas mon couteau contre sa gorge, mais elle est partie sur de très mauvaises bases avec moi. Quand je regardais les rediffusions de la Moisson dans les autres Districts, j’ai cru m’étouffer de bonheur à l’annonce du nom d’Annabeth. Cette fille est tellement manipulable que j’aurais pu en faire n’importe quoi. Je commençais déjà à mettre au point une ou deux stratégies, quand Ashe s’est portée volontaire. Et je doute qu’elle soit aussi facile à séduire que sa petite protégée du Deux. Au contraire, elle me semble avoir l’âme d’une Carrière. C’est bien ça qui me fait peur.

Je prends place sur le char du Un. Je note, l’air de rien, que Marina salue Ashe, et que celle-ci lui répond. Tiens donc. Est-ce qu’elles se connaissent ? On dirait bien. Ça ne peut être qu’une bonne chose si les Tributs du Un et du Deux veulent former un groupe solide. Il faudra quand même que je songe à en toucher un mot à l’un des trois. Ce serait bête si je me retrouvais seul dès mon entrée dans l’arène, tout ça parce que des boulets ont décidé de faire de moi le dindon de la farce.

La clameur au-dehors m’arrache à l’élaboration d’une stratégie. On dirait que la parade ne va pas tarder à commencer. Marina s’empresse de prendre place à côté de moi. Je lui adresse un clin d’œil rassurant, même si elle n’a pas l’air particulièrement intimidée. Mais comme nous sommes les premiers à défiler, elle doit sans doute appréhender un peu. En tout cas, elle n’en montre rien alors que les lourdes portes s’ouvrent sur nous. Les chevaux se mettent en marche, et nous débarquons au beau milieu du Cirque, devant des milliers, si ce n’est des millions, de capitolins en extase. Leurs cris couvrent les commentaires du présentateur. Avec la lumière des projecteurs ainsi braquée sur nous, je ne distingue que des tâches colorées qui emplissent les gradins. A tous les coups, les places, bien que coûtant une petite fortune, ont dû se vendre en quelques heures. Il ne faudrait pas que les spectateurs soient déçus, quand même ! Ils vont en avoir pour leur argent. Je leur adresse un sourire rayonnant, tourne la tête de tous côtés pour saluer chacune des personnes présentes ce soir. Je n’hésite pas à en rajouter un peu, allant jusqu’à adresser des clins d’œil complices au public, donnant l’illusion que je cible quelqu’un en particulier alors que je ne distingue pas grand-chose dans la pénombre des gradins. J’adresse des signes de la main à la foule anonyme, jouant du tissu argenté de ma veste qui se pare de multiples reflets sous les projecteurs. Les roses volent jusqu’à nous comme si elles tombaient du ciel. La foule est en délire total, et les applaudissements se poursuivent à mesure que les autres Tributs font leur entrée. Je jette de temps en temps un regard aux écrans géants qui transmettent notre défilé pour voir comment ils s’en sortent. J’évite soigneusement de regarder Alex et sa coéquipière. Une crise de fou rire en pleine parade ne jouerait pas en ma faveur. Trop occupé à satisfaire les spectateurs, je loupe l’entrée du trois et du quatre, mais l’ovation qui accueille les Tributs du Cinq me force à y jeter un œil. Et en effet, ça vaut le détour. Je ne me laisse pas démonter, et poursuis ma mission jusqu’à notre arrivée. Le Président nous fait face, juché sur son estrade. Sûr de lui, il s’adresse à son peuple à travers le même discours qu’il récite depuis des années. Je suis pratiquement certain qu’il n’y a pas un seul Tribut sur les vingt-quatre présents qui l’écoute réellement. Je ne me donne pas cette peine non plus. Je le regarde fixement comme si je buvais ses paroles, mais en réalité, je pense à quelqu’un d’autre. J’espère qu’Avalon a trouvé le courage de venir regarder le défilé sur les écrans installés sur la place. Je veux qu’elle me voie ainsi, flamboyant et confiant, qu’elle ait le sentiment que je vais remporter la victoire haut la main. Je cherche discrètement une caméra du regard. Elles sont nombreuses à virevolter autour de nous, comme autant de mouches avides d’information. La plupart sont focalisées sur le Président tandis qu’il s’exprime face à la nation, mais une autre reste concentrée sur les Tributs faussement intéressés. Je lui fais un clin d’œil discret, à peine perceptible. Mais si Avalon me voit, elle comprendra qu’il lui est adressé. Et que je pense à elle, qu’elle m’accompagne où que je sois, qu’elle me porte, qu’elle est ma force.

Les douze chars s’en retournent ensuite à l’intérieur, et tout le monde descend. Personnellement, ce bain de foule m’a épuisé. Et cette journée de préparatifs n’a rien arrangé. Je ne laisse rien paraître de ma fatigue, mais je remonte au plus vite dans ma chambre. Consterné, j’y retrouve mes préparatrices, qui n’arrêtent pas de jaser tout en me défaisant de mes artifices. A leurs yeux, j’ai été tellement formidable que ce serait un crime contre l’humanité que de me retirer ce maquillage bleu qui a fait sensation. Je suis obligé de les rappeler à l’ordre pour qu’elles terminent leur travail, et je les congédie rapidement, parce que je n’en peux plus. Je m’écrase sur le lit moelleux et fourre ma tête dans les coussins. J’ai les oreilles qui bourdonnent après mon passage dans le cirque, et j’ai la tête qui bouillonne, pleine de pensées qui alternent entre les Jeux et les gens qui attendent mon retour au District. Ce n’est pas encore cette nuit que je vais trouver le sommeil…



Bavez, braves gens !:
 

_________________

Faust Zadig Nichoelson
« Ce qui compte, ce n'est pas le jeu que tu as en main.
Mais le jeu que ton adversaire se figure que tu as. »


Dernière édition par F. Zadig Nichoelson le Sam 3 Aoû - 17:32, édité 1 fois (Raison : J'avais oublié la tenue x___x')
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MessageSujet: Re: La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs] Lun 9 Sep - 12:11

Spoiler:
 


La cérémonie d'ouverture | Faites un grand sourire vous êtes filmé !


Monter dans ce train pour le capitole fut quelque peu irréel, je venais vraiment de me faire tirer au sort pour les hunger games, plus j’avançais et plus je me rapprochais de ce jour où les jeux commenceront, plus aucun moyen de revenir en arrière j'étais condamné. Et maintenant j'allais devoir me coltiner l'autre accompagnatrice ? Plutôt mourir tout de suite ! Je me dirige directement dans la chambre qui m'a été attribué et me jette sur le lit, au moins une chose de positif je vais pouvoir profiter de tout leur luxe pendant quelques jours. Je passe ensuite quelques longues minutes soit la douche, l'eau chaud, un miracle, je si tellement habitué à l'eau de la rivière que je ne savais plus ce que c'était de prendre du plaisir à se laver. L'eau glacé de la rivière n'est pas vraiment agréable, les uniques douches chaudes que j'ai du prendre remonte à des années. Je m’abandonne quelques instants dans la douche ne pensant à plus rien, seulement à l'eau qui coule sur mon visage. Les minutes s’enchaînèrent rapidement, j'étais comme dans un autre monde, monde sans toute cette merde, monde où mes parents sont encore là, où on a rien à craindre, où les pacificateurs n'existe pas, un monde où l'ont peut vivre en paix. Je me rendis compte que ça faisait longtemps que j'étais sous la douche en voyant mes mains toutes fripés. Je souris, ça ne m'étais encore jamais arrivé, il faut croire que je prenais des douches rapides au district trois. Sortie de la douche et habillé je me dirige vers le wagon restaurant où une immense quantité de nourriture m'y attend. Je ne peux pas m’empêcher de penser au nombre de personne qui pourraient manger avec tout ça. Un gargouillement dans ma tête me fais m'avancer sur la table, je prend une assiette et commence à me servir de gros morceaux de viande rouge, c'est tellement rare dans mon district que je vais pas me gêner pour goûter un peu de tout. Après avoir remplis mon assiette copieusement je m'assois sur le fauteuil confortable et commence à manger. Plusieurs personnes passe par là, certains se servent, d'autre me salut, mais je ne prête pas vraiment attention à eux, je me contente d'observer l’extérieure du wagon par la fenêtre, découvrant de nouveaux paysages.

L'arrivée au capitole se fit de nuit, des tonnes de personnes attendaient notre arrivée. C'est là que le jeu commence, ils faut qu'ils m’apprécient, ils faut qu'ils me sponsorise, je devais laisser de côté toute la haine que j'ai envers eux, devenir quelqu'un d'autre. Après de grands sourires et de nombreux signes de mains nous arrivons dans nos appartements, une immense pièce, avec salon et salle à manger, ouverte sur une grand baie vitré nous laissons voir le capitole éclairé de nuit. Je dois avouer que cette image me plait, tout ces grands bâtiments, cette luxure ... Je dis bonne nuit à Selena et fil dans ma chambre où je tombe comme une mouche sur le lit. Un réveille plus que déplaisant s'offrait à moi, l'accompagnatrice criait dans tout les coins disant que nous étions en retard etc. Je ne prêtais plus attention à elle depuis mon entrée dans le train et c'est pas maintenant que j'allais lui parler. Je me contentais de lui sourire pour l’énerver et ça marchait plus que bien, je faisais exprès de traîner pour la faire enrager. Aujourd'hui nous devions nous présenter au publique du capitole, après une douche vivifiante nous sommes amené à nos stylistes. Une jeune femme se présente à moi et me fait des soins du corps, me coiffe et me montre la tenue que j'allais devoir porter. Une sorte de tunique gréco-romaine, j'en ai vue une fois dans un livre qui parlait de la Grèce antique. Je trouve que c'est plutôt une bonne idée, ça nous mettra vraiment plus en valeur que les costumes habituelle du district trois. Elle eu un peu de mal avec mes cheveux, ayant les cheveux court ce n'était pas vraiment facile d'y faire des boucles, mais elle finit par y arriver. J'enfile la tunique et me rend compte qu'elle est pratiquement transparente, seuls mes parties intimes sont cachés laissant apparaître mes abdominaux bien dessinés. Elle m'ajoute un bracelet au bras et la parade peut commencer.

Quand j'aperçu Selena je resta sans voix, elle était presque nue devant moi. Si quelqu'un m'aurait dis que je verrai ça un jour je ne l'aurai pas cru une seule seconde. Mes joues se rougissent légèrement, la voir comme ça si belle me fit quelque chose que je ne saurais expliquer. La foule en délire hurle déjà, des sifflements et des rires arrivent à mes oreilles, que le spectacle commence. Le moment est venu de monter sur le char, je monte en premier attendant que Selena me rejoint. Je sais qu'il va falloir que je souris et que je leur fasse des signes. Je regarde un peu les tributs autour de moi, certains sont effrayé et ont encore des traces de larmes sur leurs visages, d'autre au contraire son fière d’être là et commence déjà à comploter. Je me tourne vers Selena et lui fais un sourire, elle manque de tomber en se prenant la sandale sur le char, je la rattrape au dernier moment lui évitant une chute. Je ris un petit coup et lui souris en la regardant dans les yeux.

| C'est moi qui te fais cet effet ?

Je baisse la tête en souriant et le char se met à avancer, nous voilà donc montré au publique comme de vulgaire animaux. Je déteste cette impression d’être un simple objet qu'on montre au monde entier, sur lequel on va parier ... Je regarde la foule m’efforçant de sourire, je tourne la tête vers Selena quand elle explose de rire. Je suis son regard et tombe sur les deux tribut du district deux, vêtu de sorte de peau de bête, un crane de je ne sais quoi sur la tête et une massue. J'explose de rire avec elle, au moins je n'aurai pas à me forcer à sourire. Ça me fais un bien fou de rire, alors qu'elle s'était arrêté de rire depuis quelque secondes je ne pouvais plus m’arrêter. Je faisais de grand signe au publique tout en riant de bon cœur, je suis content d'avoir eu cette tenue, parce que celle des deux de devant est la pire que je n'ai jamais vue. De toute façon je n'aurai jamais accepté de porter ça, plutôt y aller nu ! Je repartis dans un fou rire, je suis pratiquement nu, j'essuie les quelques larmes aux coins de mes yeux et m'efforce d’arrêter de rire. Les gens me regarde amusé, ils ont l'air apprécier ça. Comme quoi cette cérémonie d'ouverture n'aura pas était si compliqué que ça. Notre char s’arrête suivit de tout les autres, le président fais son discourt et nous repartons. j'ai vue dans les yeux de Selena une haine profonde envers cet homme, je lui pris la main pour lui montrer que j'étais là si elle avait besoin. Elle lâcha ma main et partit dans sa chambre, me faisant comprend qu'on parlera plus tard. Je monte moi aussi, me préparant mentalement pour les entraînements de demain matin.



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La Cérémonie d'Ouverture ~ 16ème édition [Tributs]

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