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EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. »

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Sören E. Teniala
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♣ Nombre de message : 1289
♣ Date d'inscription : 19/05/2013


MessageSujet: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Dim 21 Juil - 11:50


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

L’idée d’être préparé afin d’être le plus beau possible m’effraye plus qu’autre chose. Je ne supporte pas l’idée d’être jugé sur mon apparence plus que sur ce que j’ai à l’intérieur, mais puisqu’il faut passer par là, je n’ai pas le choix. C’est un concept que je trouve plutôt injuste, mais il faudra faire avec pendant chaque apparition publique que je ferais, d’ailleurs je viens d’arriver au Capitole, le voyage en train a été des plus détestables. Je ne suis pas sorti de ma cabine à part pour aller au wagon bar pour aller chercher de l’alcool. Le reste de mon temps, je l’ai passé à pleurer mon amour perdu à jamais. Je suis le plus triste des hommes en ce moment, pas parce que je risque de mourir, je n’en ai rien à faire, j’ai déjà faillis perdre la vie une fois et la mort ne me fait pas peur. Je suis triste parce que si je survis, je sais que la seule personne qui m’attendra réellement sera ma grande sœur Lullaby. Je ne pourrais plus regarder Leopold dans les yeux après avoir perdu Seirina. Et Seth n’aura jamais les mêmes sentiments que moi j’ai pour lui. Je ne pourrais pas vivre sans lui, je le sais et c’est cette idée qui me perturbe au plus haut point. Ma mentor qui est accessoirement une amie essaye de me faire sortir de mon assuétude à l’alcool, mais ce n’est pas facile, plus je le fais, plus j’ai une tronche de déterré, et c’est le cas en ce moment. J’ai d’énormes cernes et les yeux qui papillonnent, un gout détestable dans la bouche ainsi que des drôles de gargouillements dans le ventre. L’envie de me précipiter sur les bouteilles d’alcool à 90°  me démange mais je ne le ferais pas, du moins je sais que je craquerais mais pas pour le moment. J’arrive finalement au niveau de ma salle de bain, autant aller me rafraîchir un coup histoire d’être un peu plus présentable à mon styliste pour demain, je préfère qu’il ait moins de travail lui ainsi que mon équipe de préparation. Les gens du Capitole, je ne les déteste pas tous. Ce ne sont pas tous des enfoirés, des pro-jeux. Certains sont respectables, d’autres non, un peu comme dans tous les districts. Quand je me rappelle de la tribute de l’année dernière au district six, je suis pris d’un petit rire nerveux.

Maintenant que je suis préparé et tout propre, j’enfile un t-shirt à col en v large qui m’arrive en bas du torse ainsi qu’un pantalon en lin tout simple afin d’être à l’aise dans mes vêtements. Les habits du Capitole dépassent de loin ceux que j’avais à la maison, même si je suis plutôt aisé, ma fortune n’est rien comparée à celle de ma chambre. Je me regarde dans le miroir, mes cheveux sont encore humides et quelques gouttes d’eaux perlent sur mes tempes, cela ne me dérange pas vraiment. Quelqu’un toque à ma porte de chambre. J’hausse un sourcil et part ouvrir afin d’aller voir ce que l’on me veut. Une femme du Capitole, pas une muette à en juger par sa tenue, se tient debout et me regarde avec un air intrigué. « Quelqu’un vous demande au rez-de-chaussée, veuillez ne pas le faire attendre, il est plutôt impatient. » Je suis intrigué sur ce coup-là. La femme me laisse passer, et je me dirige donc vers l’ascenseur et attend qu’il arrive. Qui veut bien me voir alors que je viens à peine d’arriver au Capitole ? Tout ce que j’espère c’est que ce ne sera pas long je dois me reposer afin d’avoir l’air moins fatigué. La cabine s’ouvre et je m’engouffre à l’intérieur et appuie sur le bouton 0 pour descendre. Je n’ai jamais pris l’ascenseur avant d’être choisis comme tribut, et disons que je ne supporte pas cela, descendre ainsi me donne envie d’aller au toilette. Oui c’est étrange, mais c’est ce que je ressens. Une fois arrivé, les portes s’ouvrent et j’arrive sur le rez-de-chaussée et regarde les personnes présentes, il y a foule. Malheureusement on ne me voit pas encore. Je me dirige vers l’accueil et m’adresse à une des secrétaires. « Bonsoir, on a demandé à me voir il paraît. » Elle me sourit doucement et se retourne afin de regarder un homme blond qui se dirige vers moi. Je me mords l’intérieur de la joue, il est vraiment beau garçon, mais que me veut-il ? Serait-ce une des personnes de mon équipe de préparation ? Un fan ? Je ne sais pas, et de multiples réponses  s’offrent à moi. Je me mets mes mains dans mes poches et finit par sourire doucement. Autant paraître amical, pas une grosse brute comme on pourrait le croire. En ayant vu mon regard déterminé à ma moisson lorsque je me suis dirigé vers Seirina.

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boum boum dans ta tête
ça cogne dur quand je me bas, ta tête valse dans les graves. quand tu me touches ça m'fait même pas mal, la douleur ça m'connait j'me bas chaque jour pour qu'elle s'en aille. boum boum dans ta tête mon poing fait, boum boum dans ton plexus mon genoux décolle. et là boum boum t'es mort.
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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Lun 22 Juil - 13:06

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∞ « I kissed a boy, and he liked it. »
Fin de journée rime avec folie. La nuit tombe, l'horloge interne se dérègle. Le début des festivités commence, l'alcool coule à flots, les tenues frivoles défilent. Folie passagère qui disparaît au petit matin. Tout redevient normal. C'est ça les nuits au capitole. Rien n'est censé, réfléchi. Tout le monde se lâche, se laisse aller. Il n'y a aucune limite. Amusant comme dangereux. Amusant de voir toutes ces personnes se trémousser sur une piste de danse ou encore de boire à n'en jamais finir. Dangereux lorsque c'est toi qui te mets à boire, à consommer de la drogue, et à ressembler à un véritable épouvantail. Une fête ce n'est pas qu'un tourbillon de joie, de danse, de musique, de couleurs etc. C'est un cocktail composé de toutes sortes d'ingrédients bons ou mauvais. Une fête réussie n'existe pas. Peu importe, ce soir je ne ferais pas parti de la fête. J'ai bien plus important. Dans quelques heures je rencontrerai Emrys Alek Thorne, tribut volontaire du district six.

Il est temps pour moi de me préparer. J'entre dans la douche. A mon arrivée les jets d'eau se déclenchent automatiquement. Vive la technologie du capitole. Je règle la pression, la température. Un vrai moment de détente. Jamais je ne me plaindrais de ce confort.
Quelques instants plus tard, j'en ressors parfumé à l'eau de rose. De quoi faire tomber les jolies filles. Sauf que je vais voir un homme. Un bel homme tout de même.
J'enfile un costume noir tout ce qu'il y a de plus simple. Puis je noue une cravate de couleur crème je dirais, autour de mon cou, passe un coup de peigne dans mes cheveux blonds, lace mes chaussures. Prêt à sortir.

J'arrive rapidement à ma destination, la résidence des tributs étant à quelques pâtés d'immeubles de mon appartement. Les portes coulissent silencieusement et me laissent entrer. Je m'avance vers le secrétariat, et demande prestement à voir celui qui m'intrigue au plus haut point. La jeune femme acquiesce et saisit le combiné.
Les minutes défilent. Lentement. Trop lentement à mon goût. Je n'ai aucune patience, j'exige tout tout de suite. Comme tout bon capitolien qui se respecte. Je vois l'ascenseur monter et descendre. Dès que les portes s'ouvrent, je regarde avec espoir les personnes qui en sortent, mais ravale tout de suite ma déception. Des vieilles dames avec des chapeaux oranges assortis à leurs griffes ... Non, ce n'est pas vraiment ce que j'attends. Enfin, sort celui que j'attendais. Les cheveux encore humides, j'en déduis qu'il vient de sortir de sa douche. Le jeune homme blond s’adresse à l'accueil. Je peux entendre sa voix d'ici. « Bonsoir, on a demandé à me voir il paraît. » Je m'avance vers lui. Il se retourne, un léger sourire aux lèvres. J'y réponds, décontracté, et sans attendre lui serre la main. « Bonsoir Emrys, je me présente: Evan Adam Cooper. Mais tu peux m'appeler Evan, je ne vais pas te forcer à retenir mon nom. » Je le regarde droit dans les yeux, une lueur amusée dans le regard. D'un geste, je l'invite à s'asseoir, et je fais de même. Enfin installés, un muet vient à nous. Je lui commande deux verres de vin et m'adresse au tribut: « Je ne compte pas te retenir bien longtemps, mais tu prendras bien un verre? Je te l'offre. »

Je joue avec mon verre, et le tourne entre les doigts. Le liquide doré menace de couler, et de tâcher ma chemise blanche. Je suis un véritable gosse. Je ne suis si patient, ni tranquille. En fait, bien que je sois légèrement plus âgé que le jeune blond, je donne l'impression d'inverser les rôles. C'est moi le jeunot, et lui l'adulte. Il est très calme, très "sage", et ses yeux sont fixés sur mon verre, comme hypnotisé, perdu dans ses pensées. Il n'esquisse pas le moindre mouvement.
« Comme tu le sais sans doute, ici personne ne manque réellement de moyens. Et si je t'ai fais appeler c'était pour te proposer de mettre mon argent à ta disposition lors des jeux. De devenir ton sponsor, en somme.» Concentré sur mon verre de vin, je ne le regarde pas directement. Je bois une gorgée, et l'observe. Il est plutôt surpris. Je lui souris. « C'est vrai que ça peut te sembler bizarre, voir même déstabilisant. Mais tu n'as rien à craindre de moi, tu sais. », lui dis-je d'un ton qui se veut rassurant.

J'entends des cris de joie derrière la vitre. Les festivités commencent. Je me tourne vers la fenêtre, ouvre le rideau et voie une joyeuse bande de "déguisés du carnaval", bouteilles et clopes à la bouche, tout en même temps. La totale. Je hausse les épaules et regarde Emrys d'un regard exaspéré, et en même temps désolé. Qu'est-ce qu'il doit penser de nous. Nous sommes tellement ridicules à leurs yeux, il faut bien l'admettre. Une source de dégout profond. Mais même si je suis du Capitole, je n'ai pas envie qu'il me voit comme eux. J'ai peur de savoir pourquoi, mais ça me blesserait. Et pas qu'un peu.



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Sören E. Teniala
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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Lun 22 Juil - 22:48


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

Dans ces jeux impitoyables, il n'y a qu'une chose à avoir en tête : la survie. Elle se joue en tout temps. Autant devant les caméras que sur le derrière de la scène. Il ne faut pas croire que parce qu'on est pas face à un public que l'on est pas surveillés. Bien au contraire, vigilance constante, l'on est toujours obligés de rester égal, les juges ont des yeux partout, je ne serais pas étonné d'en voir un dans notre résidence, entrain de m'épier. Serais-je paranoïaque ? Peut-être, mais au Capitole on est jamais sûr de rien. Qui me dit que l'homme qui veut me voir n'est pas chargé de soigner mon addiction en un temps record ? Personne, et c'est bien là le problème ! Je regarde ce jeune garçon s'approcher de moi en souriant faussement sans que cela n'apparaisse. Mais lorsqu'il me le rend, je ne peux m’empêcher de frissonner de tout mon corps. Il est incroyablement beau. Je finis par lui serrer la main également. « Bonsoir Emrys, je me présente: Evan Adam Cooper. Mais tu peux m'appeler Evan, je ne vais pas te forcer à retenir mon nom. » Quelle agréable attention pensé-je. J'arrive à retenir énormément de choses, mais les gens ne sont pas censés le savoir, surtout de simples habitants du Capitole, encore que Logan soit au courant que j'ai une mémoire hypermnésique et eidétique ne me surprendrait pas, mais lui … Puis sans me demander mon avis il s'installe à une table non loin de là en m'invitant à en faire autant. Je le regarde avec un air suspect. Ne serait-ce pas là une obligation ? Oh puis je n'ai rien à perdre, je m'assieds en face de lui et attend la suite parce que suite il doit y avoir s'il est là : « Je ne compte pas te retenir bien longtemps, mais tu prendras bien un verre ? Je te l'offre. » S'il me prend par les sentiments. J'accepte d'un signe de tête sans lui parler pour le moment et le regarde d'un air plutôt intrigué. Il est rare que les gens du Capitole restent naturels, lui pourtant ne semble pas refait, peut-être que je me trompe mais il me semble normal. Et ce n'est pas pour me déplaire. Je ne comprends toujours pas les raisons de la venue de Evan, mais je suis persuadé que je vais finir par le savoir tôt ou tard. « Comme tu le sais sans doute, ici personne ne manque réellement de moyens. Et si je t'ai fais appeler c'était pour te proposer de mettre mon argent à ta disposition lors des jeux. De devenir ton sponsor, en somme. » Pardon ? Je me mets à tousser en avalant ma gorgée de travers. La surprise doit se voir sur mon visage. Je n'ai même pas fais la parade en char que j'ai déjà quelqu'un qui se veut d'être mon sponsor ? Je le regarde d'un air ébahi et finit par fermer ma bouche par peur d'être ridicule. « C'est vrai que ça peut te sembler bizarre, voir même déstabilisant. Mais tu n'as rien à craindre de moi, tu sais. » Bon là par contre ça devient flippant. A quoi joue-t-il à me dire ce genre de chose ? Oui ça me semble bizarre, très même, mais pas au point de refuser. J'ai l'impression d'entendre un vieux pervers me parler, et ne rigolez pas, ça m'est déjà arrivé. Bah quoi, bourré je couchais avec n'importe qui... dans le cas des vieux dégueulasse, je pourrais dire plutôt n'importe quoi en fait.

J'hausse un sourcil et finit par reposer mon verre sur la table. Il finit par regarder à travers la fenêtre les fêtes du Capitole, je sais exactement ce qu'il doit penser. Je les trouve tous intéressants ? Risibles ? Non c'est faux. Certaines personnes sont tout ce qu'il y a de plus honnorables, tandis que d'autres non, comme partout. « Détrompez-vous, je n'aime pas les gens du Capitole certes, mais il doit bien y avoir des exceptions pour confirmer la règle. » Je ne suis pas quelqu'un qui établit des préjugés immédiatement, je préfère apprendre à connaître les gens, afin de pouvoir les juger après. De toute façon on est dans un monde où toutes les règles communes sont baffouées il ne faut donc pas s'étonner du résutlat. Il se sent complexé dirait-on, mais il n'y a pas raison de l'être. « En tout cas c'est gentil de votre part Evan. Cependant pourquoi choisir de me sponsoriser sans avoir vu mes notes de passage devant les juges ? Ou même ma tenue lors des interviews et de la cérémonie d'ouverture ? » Je suis curieux. Oui et alors ? Puis je préfère parler plutot que de tourner autour du pot, ce genre d'attitude m'agace au plus haut point, du moins quand elle vient de moi. Personnellement, je ne regrette pas d'être descendu pour voir ce fameux Evan. Pourtant je ne sais pas pourquoi, mais je pari qu'il y a anguille sous roche. Mais vu l'anguille, je ne dis pas non à un quelconque marché. Quoi ? J'oublie mon amour déjà trop vite ? Je préfère me le sortir de la tête plutôt que de me morfondre, puis on ne change pas en un claquement de doigt. Puis à quoi bon lutter ? Il ne m'aime pas, alors c'est totalement inutile de continuer à courir après un homme qui ne me verra jamais plus que comme son coup d'un soir.

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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Ven 26 Juil - 19:09




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emrys et evan




∞ « I kissed a boy, and he liked it. »

C'est amusant de regarder les gens. De percevoir leurs émotions. On dit toujours que la vie est rose. Alors pourquoi la surprise vient encore et toujours se peindre sur leurs visages? Si la vie est belle, il est donc normal qu'elle vous offre du bon. Alors, ne soyez pas surpris lorsqu'un bel évènement se présente. Mais cet étonnement persiste bel et bien. Car j'ai bien face à moi un bel homme bien bâti au regard légèrement étonné. Et là, c'est moi qu'il étonne. Un homme beau comme un dieu devait bien s'attendre à avoir des sponsors, non? Ou alors suis-je le seul fou à donner de l'argent, sans attendre de preuves? Peut-être. C'est vrai que je ne me fonds pas vraiment dans la masse capitolienne, je ne suis pas tout à fait comme eux. Ce n'est pas moi qui vais me vêtir de costumes multicolores à rayures, ou encore à pois avec des froufrous en dentelle. Mais je reste malgré tout un habitant du Capitole. Jamais je ne renoncerais au confort d'ici. Ni aux divertissements. Et je préfère voir les jeux de ce côté-ci que d'un autre.

Le son cristallin produit par le verre posé sur la table me sort de mes pensées. Je le regarde, et attend sa réponse. « Détrompez-vous, je n'aime pas les gens du Capitole certes, mais il doit bien y avoir des exceptions pour confirmer la règle. » J'esquisse un petit sourire compréhensif. En même temps, j'aimerais savoir quelle personne assez folle provenant d'un district pourrait aimer le capitole, terre de pouvoir qui leur a tout enlevé sans remords, et sans pitié. Mais la fin de sa phrase m'intéresse. Il ne me voit donc pas encore comme les "autres". Ça fait toujours plaisir de se sentir différent. Dans le bon sens du terme, bien sûr. « En tout cas c'est gentil de votre part Evan. Cependant pourquoi choisir de me sponsoriser sans avoir vu mes notes de passage devant les juges ? Ou même ma tenue lors des interviews et de la cérémonie d'ouverture ? » Mon sourire s'élargit. Je m'attendais à ce genre de question. Après tout, je ne suis qu'un inconnu pour lui. Mais le fait qu'il m'ait appelé Evan me donne une impression de rapprochement entre nous deux, qui à ma surprise ne me déplait pas du tout. C'est bien la première fois que j'ai ce genre de sensation avec ... un homme. Que je ne connais pas en plus. Que m'arrive-t-il? Mais le doute ne m'est pas permis pour bien longtemps. Je dois avant tout répondre à Emrys.
« Parce que je crois en toi, dis-je le plus sérieusement du monde. Tu sais, les tenues, moi ne m'intéressent pas, au contraire. On dirait des petits capitoliens bien dressés... Ce que vous n'êtes pas, et ne serez jamais. On vous transforme pour le plaisir de nos yeux, ou plutôt de leurs yeux. Ainsi, ils se sentent plus proches de vous, bien que vous ne soyez que des bêtes de foire bientôt oubliées. Quant à la note, il est facile de juger qui s'en sortira ou pas ..Mais peut-être que je me trompe. Ces paroles peuvent te paraître dures, mais elles sont ce qu'elles sont, c'est la réalité. Mais je ne pense pas que tu t'attendais à autre chose venant de notre part. » C'est vrai quoi. Nous sommes les méchants dans l'histoire. Bien que ce soit le président qui ait instauré les jeux, nous n'avons qu'applaudi sa "merveilleuse" idée.
Sans m'en rendre compte, je l'ai tutoyé. Comme s'il était déjà pour moi un ami. A croire que je tente encore plus de me rapprocher. Ce qui n'est pas dans mes habitudes. Ce n'est pas moi qui vais vers les gens, mais les gens qui vont vers moi ... A la place des gens, on pourrait parler de filles. Mais ça ne m'est jamais arrivé avec des hommes. Je dois bien l'avouer, c'est nouveau pour moi. Et je ne m'attendais pas du tout à ça. Mais je ne délaisse pas les filles pour autant. En fait, je ne sais pas du tout où je vais, où je m'embarque. Je fais beaucoup trop de conclusions hâtives à mon goût. Après tout, ce n'est qu'un homme, beau certes, et qui me fait un peu d'effet, mais c'est tout ... Il ne se passe rien. Strictement rien.

Je nous ressers du vin. Je ne compte pas nous rendre ivre, mais disons qu'une conversation légèrement alcoolisée et bien plus amusante. Et c'est là que nous avons des révélations. L'alcool nous fait perdre nos moyens, sans que l'on sache pourquoi. Enfin, certains doivent bien le savoir, mais moi je ne suis pas du genre à rechercher le pourquoi du comment. Je me contente de remarquer ses effets, qu'on qualifie souvent de désastreux, mais après tout qu'est-ce qui est désastreux dans l'histoire? L'homme ou l'alcool? Qui sommes-nous donc pour juger les bourrés, nous, bourreaux d'enfants? Ca ne me va pas penser comme ça. Trop réfléchi. Trop adulte.

J'attends la réaction d'Emrys, en sirotant mon verre.

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Sören E. Teniala
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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Jeu 8 Aoû - 10:47


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

Croyez-le ou non, cet homme aussi plaisant soit-il à regarder m'effraie légèrement. Pas parce que j'ai peur de sa force – si force il a – mais parce qu'il est venu m'informer comme cela de but en blanc qu'il viendrait me sponsoriser sans avoir rien vu venant de ma part. La cérémonie d'ouverture n'est même pas encore passée et le voilà déjà. Je devrais être flatté d'avoir déjà réussis à envoûter des habitants du Capitole, mais pour le coup je trouve cela plus effrayant que flatteur. Evan est totalement à l'opposé des gens que l'on peut voir dans cette ville de malheur, il n'est pas refait, du moins à vue d’œil, ne s'habille pas de façon grotesque et est plutôt sympathique dans sa façon de me parler, il ne me prend pas de haut comme le ferait n'importe quel autre Capitolien. Il semble content de voir que je ne le catalogue pas comme monstre directement, j'avoue qu'à sa place j'aurais la même réaction. A vrai dire, pour les autres habitants des districts, les gens du Capitole ne sont que des hommes et des femmes sans cœur qui tuent vingt-trois enfants chaque année pour leur simple plaisir, cependant je ne suis pas comme ça. Bien au contraire, je sais qu'il y a des exceptions partout, la preuve j'en suis une parmi le district six, et Evan en est apparemment une au Capitole.

Sa réponse ne finit par ne pas tarder, elle m'étonne beaucoup d'ailleurs. « Parce que je crois en toi. » Que cherche-t-il à me dire par là ? Puis le fait qu'il me tutoie me donne l'impression d'être plus égal à lui comme s'il cherchait à nous mettre sur un piédestal. Je ne comprendrais jamais les gens du Capitole, mais rien que pour une fois j'aimerais pouvoir en connaître un réellement. « Tu sais, les tenues, moi ne m'intéressent pas, au contraire. On dirait des petits capitoliens bien dressés... Ce que vous n'êtes pas, et ne serez jamais. On vous transforme pour le plaisir de nos yeux, ou plutôt de leurs yeux. Ainsi, ils se sentent plus proches de vous, bien que vous ne soyez que des bêtes de foire bientôt oubliées. Quant à la note, il est facile de juger qui s'en sortira ou pas.. Mais peut-être que je me trompe. Ces paroles peuvent te paraître dures, mais elles sont ce qu'elles sont, c'est la réalité. Mais je ne pense pas que tu t'attendais à autre chose venant de notre part. » Non effectivement je ne m'attendais à rien d'autre que cela, il déroge peut-être à la règle mais reste réaliste quant à sa venue ici et à la mienne dans ce monde de sang et de combat. Evan nous resserre un verre de vin, je le remercie d'un signe de tête léger et finit par lui sourire doucement, que répondre à cette longue tirade qui me fait réfléchir ? Est-il vrai que j'ai des chances de m'en sortir ? Sûrement, je ne suis pas un simple garçon, j'ai des atouts que bon nombres de personnes ne savent pas, mais serait-ce suffisant face aux carrières de cette année ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non, comment savoir ? J'apporte mon verre à ma bouche et en boit une petite gorgée qui me réchauffe délicatement l’œsophage. Le vin est un alcool doux, il ne me fait plus rien, pour que ça me brûle réellement, il me faut de l’absinthe, là j'aurais mal, en prime il me démonte de l'intérieur. Enfin bref, je ne suis pas ici pour penser à l'alcool.

« Bon puisque vous me tutoyez je vais en faire de même, ça ne te dérange pas j'espère ? » Je lui souris d'un air ironique, bon il est peut-être temps que je me réveille face à lui, que j'arrête de jouer le petit agneau égaré qui a peur du grand méchant loup. Je n'attends même pas sa réponse en fait, j'embraye directement sur la suite de ma pensée. « J'ai bien l'impression que ta venue n'est pas simplement pour m'annoncer ça, crois-moi, je sais détecter dans le regard des gens les véritables choses. Par exemple je sais que tu t’ennuie à mourir et que tu aimerais rendre ta soirée un peu plus amusante. Je me trompe ? » Non je ne me trompe pas. Je sais que c'est la vérité, en prime ici on est observé et ça me stresse légèrement. J'aimerais bien sortir de la résidence pour discuter avec lui mais je n'en ai pas le droit, peut-être pourrais-je l'amener sur le toit ? Non, mauvaise idée, il y a tous les autres tributs. Alors dans l'étage du district six ? Pourquoi pas, au moins on pourra s'installer pour être au calme. Je ne sais pas trop, j'attends simplement sa réponse qui ne saurait tarder.

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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Jeu 15 Aoû - 21:47

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emrys et evan




∞ « I kissed a boy, and he liked it. »

Ma longue tirade semble surprendre mon cher "ami". A vrai dire, je ne sais pas si je peux considérer un homme avec qui j'ai parlé quelques minutes comme ami, mais il n'empêche que je l'apprécie, bien que je ne sache pas grand chose de sa vie et lui encore moins de la mienne. Ces quelques phrases échangées sont sans aucun doute pour certains anodines, et pourtant.. Je n'arrive pas à percer à jour mes émotions. Pourquoi cet homme me fait-il pareil effet? Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus, et n'étant pas d'un naturel patient, cela commence à m'agacer fortement... de ne pas me comprendre. J'ai comme une impression de ne plus être le même face à lui. Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens en ce moment-même. Ce genre de chose ne m'est jamais arrivé. Et quoi donc? Ressentirai-je de la peur? Peur de l'inconnu? Non, Evan, non.. ce n'est pas ton genre de paniquer comme ça.

Je jette un coup d'oeil à Emrys. Lui aussi semble se poser pas mal d'interrogations, bien que surement très différentes des miennes.  Il accepte un nouveau verre de vin, et prends la parole.

« Bon puisque vous me tutoyez je vais en faire de même, ça ne te dérange pas j'espère ? »

Il me sourit avec ironie. A vrai dire, je ne pense même pas à lui répondre, ça me semble tout naturel. Apres tout, c'est moi qui ait commencé ce "jeu" entre nous deux sans m'en rendre compte.
Sans attendre, il continue sur sa lancée.

« J'ai bien que ta venue n'est pas simplement pour m'annoncer ça, crois-moi, je sais détecter dans le regard des gens les véritables choses. Par exemple je sais que tu t’ennuie à mourir et que tu aimerais rendre ta soirée un peu plus amusante. Je me trompe ?  »

Oh.. Non seulement il est bel homme, mas aussi intelligent et perspicace! Je souris face à sa réaction, certes ... inattendue  Je ne pensais pas qu'il allait deviner mes intentions aussi rapidement. Qu'importe. Que les choses s'accélèrent ne me dérangent en aucun point, bien au contraire. Comme je l'ai déjà dit, je veux tout tout de suite. Que voulez-vous ... Je reste malgré tout un habitant du Capitole, habitué aux services et égoïste.
Le fait qu'Emrys ait réussi à savoir ce que j'avais derrière la tête m'amuse, et m'intrigue en même temps. Ne le connaissant que très peu, j'ai comme une envie.. d'aller plus loin. De mieux le connaître. C'est rare que je ressente ce besoin d'aller vers les gens, de vouloir les connaître. Je me contente de les observer, de les laisser engager la conversation, de me parler. Je ne veux pas dire par là que je n'ai pas d'amis! Je dirais plutôt qu'ils se comptent sur les doigts d'une main, comme on dit.

« Effectivement, tu as bel et bien raison. Je suis quelqu'un qui disons, passe ses journées à essayer de tuer l'ennui. »

Je lui souris, et reprends une gorgée de vin. L'alcool commence à me brûler la gorge, mais je n'en laisse rien paraître. J'ai l'habitude des excès de ce genre. Ce ne serait pas la première fois que je me retrouverais saoul devant quelqu'un. Ça me rappelle William qui lui, était encore plus ivre que moi.. Un petit rire m'échappe à l'évocation de ce souvenir.
J'essaie de me rappeler ce que nous venons de dire, mais l'alcool ne m'aide pas, et je commence à avoir un petit mal de tête. Je regarde la bouteille d'un air vague. Je ne me souvenais pas que c'était si fort ... Un laps de temps se passe; avant qu'enfin je ne retrouve la mémoire. Je crois bien qu'Emrys a compris que le vin commençait à taper...

« Amusante est le bon terme. Mais je crains que le hall ne soit pas le meilleur endroit pour faire des folies, dis-je rieur. On est surveillés en permanence. Encore plus ici, cet endroit qui m'est inconnu et dont tu ne peux pas sortir... »

Je suis sûr qu'il trouvera quelque chose. Il est intelligent, il me l'a déjà montré. Il a sans aucun doute compris ce que je voulais dire: discuter ailleurs, dans un endroit un peu plus à l'abris des oreilles indiscrètes, même si je n'ai rien à cacher à personne.
Je me surprends alors en train de détailler les traits de son visage, qui étrangement, sont loin de me déplaire. Je me reprends, en espérant intérieurement qu'il n'ait rien remarqué. Après tout, l'espoir fait vivre. Mais j'ai comme l'impression qu'il sait. Qu'il commence à comprendre ce qu'il se passe en moi, alors que moi-même je n'y comprends plus rien ...

Je ne suis pas un animal, mais j'ai quand même un minimum d'instinct. Cette soirée me réserve des surprises, je le sens.




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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Ven 16 Aoû - 18:03


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

On parle souvent de blessures, de cicatrices, de marques qui font mal dès qu'on les voit, qui nous rappellent des moments de notre vie que l'on aurait voulu oublier. Certaines expliquent le passé des individus qui les portent, d'autres nous rendent plus forts, ou dans le côté négatif de la chose, attire le regard de dégoût des gens parce qu'ils trouvent cela moche. Pourtant, une cicatrice est loin d'être laide, elle fait partie de nous, elle a probablement contribué à ce que nous sommes aujourd'hui. Pourtant, les pires cicatrices ne sont pas physiques, mais psychologiques. Les blessures du cœur, de l'esprit sont probablement les pires, les plus longues à guérir si elles finissent par se résorber. On a beau avoir toute la volonté du monde. Une véritable plaie spirituelle est la pire des choses dont on peut écoper, elle nous tue de l'intérieur petit à petit, comme un feu follet qui s'empare progressivement de notre intérieur en ravageant tout sur son chemin. Elle peut même nous conduire à des extrémités que l'on aurait préférés ne pas envisager, le suicide, la dépravation, la drogue, l'alcool et toute autre chose qui vise à nous détruire doucement ou d'un coup rapide. Ouais, on est beaucoup plus forts après avoir réussi à surmonter une blessure mentale qu'une physique, même si l'on est tout aussi respectables dans les deux cas.

Ce genre de choses m’a toujours amusé, voir dans l’esprit des gens, lire dans leurs yeux leurs moindres désirs, j’ai toujours été fort dans ce petit jeu. Le plus drôle dans cette histoire, c’est de voir les réactions des gens, comment ils réagissent quand je leur dis clairement ce que je sais de leur attitude et de leurs envies. Parfois ils semblent effrayés, d’autres fois amusés, mais le plus drôle, c’est quand ils continuent dans mon jeu et se plantent lamentablement en essayant de faire exactement comme moi sur ma personne. «Effectivement, tu as bel et bien raison. Je suis quelqu'un qui disons, passe ses journées à essayer de tuer l'ennui.  » dit-il en souriant d’un air amusé et un petit sourire au visage. Je ne peux qu’être prompt à lui sourire en retour. Je ne me trompe pas, jamais quasiment même. Il semble un peu à l’ouest après avoir apporté son verre à ses lèvres une nouvelle fois et but une rasade. Il regarde la bouteille d’un air vague comme s’il cherchait à comprendre ce qui lui arrivait, moi je me sens bien, toujours avec l’alcool. Je bois de l’absinthe plutôt régulièrement, du coup je tiens plutôt bien toute boisson alcoolisée. «Amusante est le bon terme. Mais je crains que le hall ne soit pas le meilleur endroit pour faire des folies. On est surveillés en permanence. Encore plus ici, cet endroit qui m'est inconnu et dont tu ne peux pas sortir.. .  » D’ailleurs son regard qui louche sur moi en dit long, pourtant je ne relève pas, j’ai l’habitude d’attirer le regard des gens, que ce soit des hommes que des femmes, je suis agréable à voir, on me le dit souvent, du coup parfois j’en joue en faisant l’homme indisponible. Je comprends les moindres sous-entendus de ses mots et pour être honnête, cela me plaît. J’attrape sa main en laissant la bouteille et les deux verres ici pour l’entraîner à ma suite. J’appuie sur le bouton de l’ascenseur et une fois la cabine qui s’ouvre, je nous fais entrer à l’intérieur.

Il semble gêné, presque timide, mon dieu, je fais autant d’effet que cela ? Je ne le regarde même pas, je fixe avec insistance le cadre qui affiche les étages qui défilent, nous sommes au troisième. « Dis, ton vin te monte vite à la tête, j’ai jamais vu quelqu’un quasiment pompette avec ce genre d’alcool. Généralement c’est avec du whisky, de la vodka, des alcools forts quoi.  » Je finis par sourire d’un air moqueur, oui, je me réveille, il est temps que Emrys soit le même. La porte s’ouvre une nouvelle fois et je me dirige vers le salon pour lui montrer qu’il peut s’asseoir, même si ici il est plus maître que moi. Je m’installe juste à côté de lui, ma présence à ses côtés es tellement proches qu’elle peut lui laisser supposer des choses, mais en même temps tellement éloignée qu’il ne peut qu’être déçu. Je regarde ses yeux céruléens et y décèle finalement un air plutôt renfermé. Qui est-il réellement ? Que me veut-il au plus profond de lui ? Je ne comprends pas, et pour commencer à le mettre en confiance, je vais devoir y aller en douceur. « Je paris que tu veux en savoir un peu plus sur moi quand même non ? Bien entendu, ce ne serait pas gratuit, en échange je veux que tu en fasses de même et me dise qui es-tu également, tu n’as rien à perdre de toute manière, soit je mourrais avec tes petits secrets, soit je les aurais et reviendrais pour remplir la part du marché vu que marché il y aura vu que tu vas me sponsoriser, ce n’est pas gratuit, je le sais. » J’attrape finalement ma chemise que j’ouvre, j’ai chaud, oui j’ai toujours eu le corps avec une température plus élevée que la moyenne, d’où le fait que j’ai tendance à m’exhiber. Oui ce n’est pas bien, mais c’est comme ça. J’ai tout le temps chaud ou l’impression d’avoir chaud alors que ce n’est pas forcément le cas. Je la dépose sur l’accoudoir du sofa et m’installe en tailleur face à lui, les coudes posés sur les genoux. Alors que va-t-il me dire ? M’apprendre de terribles choses ? Me dire ce que je vais devoir faire pour lui si je reviens en vie de l’arène ? Je ne sais pas réellement, mais je veux en savoir plus, mon côté curieux est piqué à vif, et je ne sais pas pourquoi, c’est tellement rare que ce soit le cas. On s’amusera après, qu’il me croit ou non, je compte bien jouer avec lui, puis si nous voulons être tranquille, nous pourrons continuer dans ma chambre, même si je suis persuadé que cela ne se terminera pas en ébats charnels.

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boum boum dans ta tête
ça cogne dur quand je me bas, ta tête valse dans les graves. quand tu me touches ça m'fait même pas mal, la douleur ça m'connait j'me bas chaque jour pour qu'elle s'en aille. boum boum dans ta tête mon poing fait, boum boum dans ton plexus mon genoux décolle. et là boum boum t'es mort.
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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Mer 21 Aoû - 11:36

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L'alcool me fait un drôle d'effet. Je me sens presque ... poisseux.  C'est bien la première fois que ça m'arrive. Normalement je supporte assez bien les boissons fortes, alors pourquoi un petit vin me donne pareille sensation? Généralement, cette substance me détend, me tranquillise. Là, j'ai l'impression que c'est bel et bien le contraire qui est en train de se passer. J'ai l'impression de ressembler à un de ces vieux pervers qui ont bu un peu trop de verres pour paraître séduisant. Même si à mon sens, les pervers séduisants n'existent pas. Ces personnes là me dégoûtent plus qu'autre chose, et pourtant j'ai cette sensation vraiment désagréable de me rapprocher de plus en plus de cette catégorie de gens.

Avant que je ne réalise véritablement ce qui m'arrive,  je sens une main s'emparer de la mienne et m'entraîner hors du hall. Lorsque je retrouve mes esprits, je réalise que je suis dans l'ascenseur de la résidence. Avec Emrys à mes côtes. Celui-ci ne me regarde pas, les yeux rivés sur le cadran. J'essaie de comprendre, mais encore une fois l'alcool m'en empêche et me donne plus mal à la tête qu'autre chose. Saloperie! Je me souviens à peine de la conversation qu'on a eu, et je n'ai toujours pas saisi le pourquoi je suis dans cet ascenseur.  Qu'ai-je donc dit pour qu'il m'emmène ici? Je ne sais absolument pas ce qui va arriver, je ne me sens pas moi-même, et ça me gène. Je ne sais pas pourquoi, c'est peut-être dut aux effets de l'alcool, mais Emrys me semble plus beau, plus attirant.. stop! Je réalise ce que je viens de dire, ou plutôt de penser. Qu'est-ce qu'il me prend?

« Dis, ton vin te monte vite à la tête, j’ai jamais vu quelqu’un quasiment pompette avec ce genre d’alcool. Généralement c’est avec du whisky, de la vodka, des alcools forts quoi.  »

Il était évident qu'il allait me sortir ce genre de remarque. J'essaie de lui répondre, de lui expliquer que ce comportement ne m'est pas habituel, mais ma bouche refuse de s'ouvrir, et est incroyable pâteuse. Il me sourit moqueur. Quel débile je fais! Je ne lui réponds pas, tout simplement parce que vu mon état j'en suis incapable. Je redoute le pire. Avec toute cette substance ingurgitée (même s'il ne me semble pas avoir bu tant que ça, si?), je pourrais très bien tout déballer sur le tapis. Hm, très ragoutant vraiment.

Les portes de l'ascenseur coulissent silencieusement. Emrys passe devant, après tout c'est lui qui connait les lieux. Il m'amène à un salon très chic, confortable. Surement très différent de leurs habitations, en district. Je m'installe sur un sofa, et il fait de même juste à côté de moi. On pourrait même dire assez proche. Et pourtant, une certaine distance persiste. Je ne dis rien, et me renferme sur moi-même. Pourquoi ? Parce que étrangement, je ne suis pas satisfait de cette .. limite qu'il a imposé entre nous. Justement, je ne vois pas pourquoi. Une limite, vraiment?  Pourquoi donc s'imposer des limites? Il m'interrompt soudain dans mes pensées.

« Je paris que tu veux en savoir un peu plus sur moi quand même non ? Bien entendu, ce ne serait pas gratuit, en échange je veux que tu en fasses de même et me dise qui es-tu également, tu n’as rien à perdre de toute manière, soit je mourrais avec tes petits secrets, soit je les aurais et reviendrais pour remplir la part du marché vu que marché il y aura vu que tu vas me sponsoriser, ce n’est pas gratuit, je le sais. »

Je le regarde surpris. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres. Il peut bien savoir tout ce qu'il veut sur moi, je m'en contrefiche! Je n'ai rien à cacher à personne: tout simplement parce que ma vie est de ce qu'il y a de plus banal. Mais il est vrai que je m'intéresse fortement à lui. Alors oui, je vais remplir "ma part de marché" comme il dit. Je m'apprête à lui répondre, lorsque sans prévenir, il déboutonne sa chemise, et se retrouve torse nu. Mon sourire s'élargit sans que je ne m'en rende compte. Il est vraiment beau garçon, très bien fait.. Pour ma part, non seulement j'ai gardé ma chemise, mais aussi mon veston. En fait, ce n'est normalement pas mon cas, mais je me sens presque timide face à lui. A croire qu'il me fait de l'effet.

« Si ça peut t'intéresser ... Je n'ai rien d'extraordinaire tu sais, je suis tout ce qu'il y a de plus "normal". Je suis né "par erreur" suite à une soirée mondaine, très courantes ici, au capitole. Mes "parents" ne se sont jamais aimé, c'était plus physique qu'autre chose. Avec tout l'argent qu'il y a ici, ma génitrice aurait pu avorter vu qu'elle ne souhaitait pas avoir d'enfant. Mais elle ne l'a pas fait. Pas pour me garder en vie non, dis je dans un petit rire. Juste parce qu'elle déteste tout ce qui est en rapport avec la médecine.
Ensuite j'ai grandi comme tous les enfants du capitole ... dans la richesse abondante. A une différence prêt: je n'étais pas aimé de mes parents. Et je leur rend bien. A vrai dire, je ne leur prête pas vraiment attention. Et depuis que je suis majeur, et bien je passe mon temps à boire, à fumer, et à faire la fête. Pas très adulte, je sais. »


J'ai bien peur de l'ennuyer plus qu'autre chose. En effet qui s'intéresserait à l'histoire d'un capitolien certes pas tout le temps heureuse mais qui vit dans le luxe, et qui n'a rien de plus que les autres? Je me fond dans la masse. Je n'ai pas le truc qui fait que je suis vraiment différent. A part mes tenues peut-être, qui restent simples, classiques contrairement aux autres. Mais je ne suis pas là pour parler mode!

« Pas très palpitant, je m'en excuse.  »

Malgré mon mal de tête qui persiste, j'ai envie de boire. Encore.






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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Mer 21 Aoû - 17:18


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

On parle souvent de blessures, de cicatrices, de marques qui font mal dès qu'on les voit, qui nous rappellent des moments de notre vie que l'on aurait voulu oublier. Certaines expliquent le passé des individus qui les portent, d'autres nous rendent plus forts, ou dans le côté négatif de la chose, attire le regard de dégoût des gens parce qu'ils trouvent cela moche. Pourtant, une cicatrice est loin d'être laide, elle fait partie de nous, elle a probablement contribué à ce que nous sommes aujourd'hui. Pourtant, les pires cicatrices ne sont pas physiques, mais psychologiques. Les blessures du cœur, de l'esprit sont probablement les pires, les plus longues à guérir si elles finissent par se résorber. On a beau avoir toute la volonté du monde. Une véritable plaie spirituelle est la pire des choses dont on peut écoper, elle nous tue de l'intérieur petit à petit, comme un feu follet qui s'empare progressivement de notre intérieur en ravageant tout sur son chemin. Elle peut même nous conduire à des extrémités que l'on aurait préférés ne pas envisager, le suicide, la dépravation, la drogue, l'alcool et toute autre chose qui vise à nous détruire doucement ou d'un coup rapide. Ouais, on est beaucoup plus forts après avoir réussi à surmonter une blessure mentale qu'une physique, même si l'on est tout aussi respectables dans les deux cas.

Je veux en savoir plus sur lui, il m'intrigue énormément, les gens ne viennent pas comme cela vers moi, généralement je fais peur, je n'incite pas à la discussion. De plus il arrive dans la résidence en me faisant demander pour m'annoncer qu'il me sponsorisera lors des jeux, qu'il sera là à me suivre quoi qu'il arrive. Je ne comprends pas pourquoi, mais je sens que je ne tarderais pas à deviner clair dans son jeu. Pour arranger le tout il semble réellement différent, non pas axé sur cette mode ridicule qui agite les gens du Capitole. Evan est un personnage complexe, tout autant que moi, voir plus pour être honnête. Il me perturbe également, pourquoi ne tient-il pas du vin ? Chaque personne habitant ici doit être capable de boire à en perdre la raison, peut-être mais pas avec de l'alcool comme celui-ci. De plus son petit sourire une fois ma chemise enlevée m'a énormément agité, que cherche-t-il réellement ? Puis finalement il embraye sur ce que je désirais. « Si ça peut t'intéresser ... Je n'ai rien d'extraordinaire tu sais, je suis tout ce qu'il y a de plus "normal". Je suis né "par erreur" suite à une soirée mondaine, très courantes ici, au capitole. Mes "parents" ne se sont jamais aimé, c'était plus physique qu'autre chose. Avec tout l'argent qu'il y a ici, ma génitrice aurait pu avorter vu qu'elle ne souhaitait pas avoir d'enfant. Mais elle ne l'a pas fait. Pas pour me garder en vie non. Juste parce qu'elle déteste tout ce qui est en rapport avec la médecine. Ensuite j'ai grandi comme tous les enfants du capitole... dans la richesse abondante. A une différence prêt: je n'étais pas aimé de mes parents. Et je leur rend bien. A vrai dire, je ne leur prête pas vraiment attention. Et depuis que je suis majeur, et bien je passe mon temps à boire, à fumer, et à faire la fête. Pas très adulte, je sais. » Une enfance compliquée bien que plus aisée que la mienne, je commence à comprendre un peu pourquoi il se porte différemment des autres, peut-être parce que par rapport aux autres il n'est pas aussi déluré ayant vécu des choses différentes. Je me triture les doigts en ayant un peu pitié pour lui, je sais que je ne devrais pas, mais je ne peux pas faire autrement. « Pas très palpitant, je m'en excuse. » Cette fois-ci un sourire amusé apparaît sur mes lèvres, je ne trouve pas non, au moins il a plus de choses à raconter que mes préparateurs.

Je finis par soupirer lentement, je présume que c'est à mon tour ? Mon histoire est courte qu'il ne s'en étonne pas. « Je ne commence pas par naissance, mais par mes douze ans. Je me baladais dans la rue tranquillement quand une bande de garçons m'ont acculé dans une ruelle sombre, ils m'ont tabassés à mort, me causant bons nombres d’hémorragies, de fractures ouvertes. Ma tête a cogné contre le sol, du coup j'ai eu un trou de mémoire énorme sur toute mon enfance, je ne me souviens de rien. C'est Seirina, ma coéquipière de cette année qui m'a retrouvé m'a soigné, m'a lavé. Seulement c'était plus compliqué que cela. J'ai du tout réapprendre, lire, écrire, parler, marcher, manger tout seul. J'ai eu du mal et une fois tout cela dans mes cordes, j'ai déliré, j'ai commencé à boire, à coucher avec n'importe qui quasiment. Puis me voilà ici. Loin de l'unique personne qui fait battre mon cœur et qui me l'a brisé juste avant que je ne parte. » Je baisse les yeux, voilà tout ce que je suis, je n'ai rien d'autres à lui dire, pourtant je suis pris d'une furieuse envie de parler, de m'occuper. Personne n'est à l'étage à part des muets du Capitole. Du coup je souris d'un air amusé. « On va éviter le mélodramatique Evan si tu veux bien ? » Cette question n'attend pas vraiment de réponses à vrai dire. Je me lève d'un coup et me dirige vers une armoire. J'en retire deux bouteilles de whisky, enfin quelque chose de bien plus consistant. J'en lance une sur le canapé pour mon "invité" et ouvre la mienne rapidement. Je me dirige vers la grande télévision et zappe rapidement sur les chaînes du Capitole pour trouver une qui me plaît de la musique. Croyez-moi, ce soir j'ai bien envie de profiter avant d'aller faire mon petit tour dans les étages du district cinq. Je porte le goulot à ma bouche et commence à boire une longue rasade que j'avale avec plaisir. Cet alcool est divin, il n'y a d'autres mots pour le définir. Je commence à rire tout seul, je le vois plutôt hésitant. Bah quoi ? Il n'a jamais fais ce genre de choses-là ? « Je vais finir par croire que t'es vraiment différents des autres gens du Capitole ! Bouge bon sang ! » dis-je en buvant une nouvelle gorgée avec un sourire en coin.

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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Ven 30 Aoû - 8:24

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« Je ne commence pas par naissance, mais par mes douze ans. »  Je hausse un sourcil. Voila qui est peu commun. L'enfance est pourtant la période de vie la plus insouciante de notre existence. Il est vrai qu'il n'y a pas de quoi en faire un tas, mais pourquoi commencer son récit à douze ans? Pourquoi pas dix? Je ne relève pas. Je suis sûr que la réponse à mes questions est pour bientôt. « Je me baladais dans la rue tranquillement quand une bande de garçons m'ont acculé dans une ruelle sombre, ils m'ont tabassés à mort, me causant bons nombres d’hémorragies, de fractures ouvertes. Ma tête a cogné contre le sol, du coup j'ai eu un trou de mémoire énorme sur toute mon enfance, je ne me souviens de rien.  » Je reste silencieux, ne sachant comment réagir. Comment une telle chose peut arriver? A vrai dire je ne comprends pas. Je ne comprends pas car je n'ai jamais rien vécu ou vu quelque chose de semblable. La seule violence permise au Capitole sont les Hunger Games ... Et rien d'autre. Mais pourtant dans les districts, il y a des pacificateurs non? Je me rends compte que je n'y connais rien. Je ne connais même pas mon propre pays. Je suis curieux, mais je ne me sens pas de poser les questions. Même si j'ai confiance en lui, il a les mêmes chances que les autres pour s'en sortir, et je ne veux pas lui rappeler son passé, son district. « C'est Seirina, ma coéquipière de cette année qui m'a retrouvé m'a soigné, m'a lavé.  » Seirina ... Ca y est je me rappelle. Une jeune femme à l'air doux et innocent, à la chevelure rouge et flamboyante. Et enceinte de surcroît. Quel horreur. Le sort ne lui a pas été favorable. « Seulement c'était plus compliqué que cela. J'ai du tout réapprendre, lire, écrire, parler, marcher, manger tout seul. » Mes yeux s'arrondissent sous la surprise. Je ne m'attendais pas à ce que son choc soit si puissant. Et là, je peux vous assurer qu'un chose pareille n'existe pas au capitole. « J'ai eu du mal et une fois tout cela dans mes cordes, j'ai déliré, j'ai commencé à boire, à coucher avec n'importe qui quasiment.  » Je le regarde, compatissant. Je n'aurais jamais cru que le Emrys que j'ai pu apercevoir sur les écrans ait eu un passé aussi dur et tourmenté.  « Puis me voilà ici. Loin de l'unique personne qui fait battre mon cœur et qui me l'a brisé juste avant que je ne parte. » Mon regard s'assombrit. De qui parle-t-il? Je veux en savoir plus. Mais, en fait non. Là aussi, je ne vais pas lui parler de ce qui pourrait lui faire mal, le blesser. Je ne veux absolument pas que ça arrive! A croire que je tiens à cet homme. Et que je commence à devenir jaloux.

Il baisse les yeux, mais les relève aussi vite, le visage complètement changé, plus joyeux, comme s'il avait définitivement tiré un trait sur ses souvenirs. Ce que tout tribut est censé faire d'ailleurs. « On va éviter le mélodramatique Evan si tu veux bien ? » Je lui souris en retour, mais reste toujours silencieux. Je ne sais vraiment pas quoi dire après toutes ces révélations auxquelles je ne m'attendais pas. Sans me laisser le temps de réagir, Emrys se lève brusquement, et revient quelques instants plus tard avec deux bouteilles de whisky à la main. Je grimace. Franchement, dans mon état actuel, c'est tout sauf une bonne idée. Mais je ne dis rien, et accepte d'une signe de tête la bouteille qu'il me lance. J’ouvre donc mon whisky avec plus ou moins de difficultés. C'est alors, qu'une musique agréable résonne dans l'appartement. Je souris. Musique d'ambiance? Je me tourne vers Emrys, et remarque qu'il a déjà bu une bonne partie d'alcool. Je regarde ma bouteille, qui elle est toujours désespérément pleine. Je ne me sens vraiment pas de la vider. Ce serait tout de même malheureux que je me retrouve à vomir devant un homme que je voulais rencontrer à tout prix. Je soupire. Il me regarde amusé, presque moqueur. « Je vais finir par croire que t'es vraiment différents des autres gens du Capitole ! Bouge bon sang ! » Je ne réponds pas, et pose la bouteille sur le canapé. Oui, je ne boirais pas. Pas maintenant, du moins. Il m'a bien demandé de bouger non? Boire n'en est pas un synonyme! Mais je vais tenter de respecter ses désirs. Bouger.

Je commence par me débarrasser de mon veston, et déboutonne ma chemise de quelques boutons. J'ai ... chaud. Et bizarrement, j'ai encore plus chaud sans mon veston.  Ce qui n'est absolument pas normal. Je ne comprends pas pourquoi la température de mon corps augmenterait alors que j'essaie à tout prix de la faire redescendre? Enfin, si, je pense avoir une explication. Cela n'a rien avoir avec la température ambiante, même si elle est plus élevée que la moyenne. C'est moi qui bouillonne. Je suis brûlant. C'est en partie à cause de l'alcool, mais pas que, je le sens bien. Sauf que généralement, mon corps n'est pas en feu lorsque je converse sur un canapé avec un "ami". Il l'est quand je suis en compagnie d'une fille qui me plaît, qui me pousse à aller plus loin. Mais là, le problème, c'est que je ne suis pas avec "une fille qui me plaît", mais plutôt avec un homme. Qui ne me laisse pas indifférent, loin de là. Mais ses sentiments me font peur, m'effraient. Je n'ai jamais rien ressenti de tel. D'aussi fort. Que ce soit pour une femme... ou pour un homme. Et avec toutes ces questions en tête, toutes ces interrogations, je ne sais pas vers qui me tourner dans l'immédiat pour avoir des réponses. Je veux savoir... ce qui m'arrive. J'ai peur de comprendre. Et la seule personne qui est disponible, là, maintenant  en ce moment-même et qui se trouve à mes côtes, et bien c'est Emrys. Il a dit tout à l'heure qu'il avait "couché avec n’importe qui". N'importe qui. Comme un homme. Et venant de lui, je ne sais pas pourquoi mais, ça ne m'étonnerait pas. Je le vois aussi bien avec des femmes qu'avec des hommes.

Je suis limite fiévreux lorsque je m'approche de lui. Je le regarde, les yeux brûlants. Il ne réagit pas. Je m'avance encore un peu. Toujours aucune réaction.  Je ne sais pas quoi en penser, mais qu'importe. Je ne vais pas, je ne peux pas en rester là. Je suis à quelques centimètres de son corps. Il doit sentir que ma respiration s'accélère. Mais il ne dit toujours rien. Je préfère ne pas m'en préoccuper. Peut-être va-t-il me rejeter. Je ne sais vraiment pas ce qui m'arrive. Mais j'ai tout sauf envie de passer pour un bouffon. Tout sauf ça. Et maintenant, que mes lèvres frôlent sa joue, je ne peux pas reculer. C'est impossible. Alors je me lance. Je dépose un baiser léger, doux, sur sa pommette. En vérité, j'ai ... j'ai envie de plus. Mais je n'ai pas envie de tout gâcher. Je ne veux pas prendre de risques. Normalement, je me fiche pas mal de l'avis des autres, je suis quelqu'un d'insouciant. Mais là c'est différent.
Je ne le regarde pas. Je n'ose pas croiser son regard. Je n'ai pas envie, pas du tout même, de répondre à des questions. En supposant qu'il m'en pose. Je ne me sens vraiment pas de répondre. Et que répondrais-je d'abord? Qu'il m'attire? Qu'il me trouble? Ce serait franchement idiot et débile comme réponse. Je me sens... ridicule. Oui, on dirait un gamin! J'ai peur de mes sentiments, peur de me confronter à lui et à ses interrogations, à croire que j'ai peur de tout, et que je suis quelqu'un de craintif! Mais je ne suis pas comme ça. Alors pourquoi mon comportement change à ce point quand je suis en présence de cet homme?

Je prends un peu de recul. Non, j'essaie de m'éloigner, mais a vrai dire, je ne veux pas. Parce que même si des émotions de tout genre me traversent, je ne peux m'empêcher de les ressentir avec un certain plaisir. Même si lui me regarde comme un simple habitant du capitole, moi je le vois autrement... Et pourtant, c'est tout d'abord un tribut. Un gamin qui n'a qu'une chance sur 24 de survivre. Je ne le connais pas encore assez. Mais une chose est sûre. C'est que je ne veux pas le voir mourir. En aucun cas il mourra. Mon envie de le sponsoriser se renforce de plus en plus. Et pour rien au monde je l'abandonnerai.

Le silence est encore présent. Je ne sais pas s'il est synonyme d'atmosphère tendue. Peu importe. Au point où j'en suis.. Je reste à ses côtés, et passe doucement une main dans ses cheveux blonds pour les ébouriffer un peu plus qu'ils ne le sont déjà. Je souris. Non vraiment, je ne sais pas ce qui m'arrive.





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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Ven 30 Aoû - 12:36

Spoiler:
 


Dans les Hunger Games, les tributs doivent d'abord trouver la clé qui établit le contact avec les sponsors.

On m'a dit un jour qu'en réalité la vie n'avait qu'une seule fin : la mort. Comme si j'étais con et que je ne le savais pas. En guise de réponse, j'ai posé une autre question : « N'est-ce pas pareil pour toutes les choses du monde ? » On construit mais les ruines témoignent que ce n'est pas infinis, de même pour un livre, on le commence et on le termine. Nous pouvons prendre des dizaines d'exemples pour témoigner de cette vérité générale, mais cela servirait à quoi au fond ? A rien, il suffit juste de retenir que si quelque chose est créée, c'est uniquement dans le but qu'un jour ou l'autre elle doit être détruite. Vivre avec cette idée là est déjà un poids en moins sur la conscience, accepter que quoi qu'il arrive on finira pas mourir c'est quelque chose de bien pour notre vie future. On essaye de marquer les esprits, de vivre sa vie sans se poser de questions, sans hésiter quant aux démarches à effectuer face à tel ou tel événement ou même sans se soucier des conséquences de nos actes. Voilà pourquoi je n'ai peur de rien à part de la seule chose fondamentale à la vie, j'ai appris à me dire que rien ne m'attendra ou me fera dévier de la fatalité des objets. J'ai pas besoin de comprendre les fondements de l'univers, tout ce dont j'ai besoin c'est de me dire qu'en fait je mourrais quoi qu'il arrive. L'arène n'est qu'une étape de plus à franchir, je sais que je n'en réchapperais pas quoi qu'il arrive, cela me changera à jamais si j'en sors vivant. Quelle importance de toute façon ? Je ne veux pas gagner, je veux sauver ma meilleure amie, mais on ne sait jamais ce  qu'il arrivera là-bas, peut-être qu'on ne sera pas ensemble et séparés dès le départ.

J'ai chaud, bien trop chaud à mon goût, plus que d'ordinaire et être torse nu ne semble rien arranger, l'alcool non plus d'ailleurs. Je m'amuse à provoquer le bel éphèbe qui se trouve devant moi, je suis joueur, et tout le monde le sait, ce n'est pas une nouveauté. Je le vois hésiter quelques instants avant de se décider. Un sourire amusé flotte sur mes lèvres, va-t-il enfin se réveiller ? Je trouve cela plutôt drôle si c'est le cas. Evan commence enfin à sortir de son apparence de coincé, je le vois déposer la bouteille de whisky sur le canapé. Je le vois retirer son veston doucement et quelques boutons de sa chemise. Je remarque pourtant qu'il semble effrayé, aurait-il peur de moi ? Aurait-il peur de ce qu'il pourrait me faire ? Ou peur de tomber dans mon piège ? Oh qu'il ait peur, s'il n'est pas attiré par les hommes en général, il le sera avec moi à un moment donné. Sauf qu'il m'a donné une idée, je vais me servir de lui, le laisser sur sa fin afin qu'il fasse tout son possible pour me sortir de l'arène afin de goûter au plaisir que je pourrais lui offrir. L'hésitation se lit sur son visage, je m'en délecte sans que cela ne puisse se voir, je dépose la bouteille de whisky sur le meuble qui se trouve à côté de moi. Je suis heureux d'être là avec lui, de plus comme il n'y a quasiment personne, ce ne peut qu'être un moment de complicité rien qu'entres hommes. Je le vois avancer vers moi, le regard transpirant l'envie, le désir. Je ne bouge pas, s'il me veut, qu'il vienne. Je suis quelqu'un qui aime se faire convoiter, si l'on me veut on m'a, mais ce n'est pas moi qui vais vers les autres, oh non jamais. Ses pas sont lents, qu'envisage-t-il ? Jouer un peu ? Danser ? Ou juste me passer à côté ? Je ne saurais le dire, du moins pas maintenant, mais tout ce que je sais c'est que cela me concernera vu le regard qu'il m'adresse. Il est à quelques centimètres de moi, je sens son souffle chaud contre ma joue. Il me semble bien trop rapide, je pourrais quasiment entendre son cœur battre tant il est anxieux, mais que s'apprête-t-il à faire ? Puis d'un coup, je vois avancer ses lèvres vers moi, je ferme les yeux lentement et le sens les déposer sur ma pommette. Puis il se recule, mes doigts se portent à l'endroit où il m'a embrassé, puis je les passe à mes propres extrémités labiales sans savoir exactement ce que je fais, je me sens fragile à ce moment même, cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Il me fait un effet tel que je commence à perdre la tête. Je ne comprends, puis à la limite je ne veux pas en savoir plus, cela ne m'intéresse pas, je ne veux pas comprendre. Je veux juste plus, la douceur de ses lèvres m'a donné envie d'y goûter réellement. Je le vois déposer sa main dans mes cheveux et me les ébouriffer, il ne m'en faut pas plus pour déclencher en moi un tas de sensations étranges.

Je frissonne de tout mon corps, je ne sais pas exactement pourquoi mais c'est comme cela. J'ai également l'impression que l'on me mordille les tétons, alors que ce n'est absolument pas le cas. Quand il retire sa main, je les prends et le force à venir s'allonger sur le sofa derrière lui en venant par dessus lui. Je ne veux pas de sexe, qu'il soit bien gardé la-dessus, je veux juste m'amuser, le laisser sur sa fin. Je sens que mon cœur bat à tout rompre également, bon sang qu'il me fait de l'effet, bien plus que la plupart des gens de mon district à part Seth. Mes doigts sont tremblants, pourtant mes gestes semblent sûrs, comme si je n'hésitais pas alors que c'est tout le contraire. Je ne sais pas vraiment quoi lui faire. Le pire dans cette histoire est probablement le fait que mon entrejambe soit comprimée dans mon sous-vêtement, j'en ai presque mal, pourtant je ne dis rien et continue comme si de rien n'était. Je vois qu'il a envie de dire quelque chose, peu importe ce dont il s'agit, je dépose mon index sur sa bouche pour lui intimer de garder le silence. Je me penche vers lui et l'embrasse au niveau du menton puis de la prolongation de sa mâchoire vers la droite et termine par lui mordiller le lobe de l'oreille avec sensualité avant de lui murmurer dans le creux de l'oreille de façon douce et suave à la fois : « Tu m'attires... Comme le pole attire un aimant. » Je finis par venir déposer mes lèvres sur les siennes, les capture dans une étreinte chaude, pleine de passion, de douceur et de sensualité. J'attrape sa main dans la mienne délicatement et l'apporte à mon cœur qui bat un peu trop vite pour lui prouver mes dires et termine par entamer une délicate danse entre nos langues, une valse dans laquelle le but et de se caresser de prouver à l'autre lequel est le plus habile. Je le sens hésitant, c'est normal, s'il n'a jamais rien fait de tel avec un homme, l'expérience doit-être étrange à ses yeux, mais qu'il soit rassuré, ce n'est pas si terrible que cela. Puis comme c'est lui qui a commencé, je dois en déduire qu'il commençait à être attiré par mon corps, par ma prestance, par moi tout simplement.

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boum boum dans ta tête
ça cogne dur quand je me bas, ta tête valse dans les graves. quand tu me touches ça m'fait même pas mal, la douleur ça m'connait j'me bas chaque jour pour qu'elle s'en aille. boum boum dans ta tête mon poing fait, boum boum dans ton plexus mon genoux décolle. et là boum boum t'es mort.
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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. » Lun 2 Sep - 9:19

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emrys et evan




∞ « I kissed a boy, and he liked it. »


La température est toujours aussi élevée, elle n'a toujours pas redescendue. Je me demande même si elle n'a pas augmenté. Quoiqu'il en soit, Emrys, lui, frissonne comme s'il avait froid. Sauf que je sais pertinemment que ce n'est pas le cas, c'est impossible vu le niveau de chaleur qui règne dans la pièce. J'envisage d'ailleurs moi aussi de me débarrasser de ma chemise (dieu, qu'est-ce qu'il fait chaud!), lorsque sans que je m'y attende, Emrys s'empare de mes mains. Je le regarde d'abord surpris, puis... comme soulagé, je dirais. Il ne m'a pas repoussé. Au contraire, j'ai l'impression qu'il a envie de continuer. Je me retrouve allongé sur le sofa, avec un bel homme au-dessus de moi. Je commence à me poser plein de questions, que compte-il faire avec moi? L'idée du sexe me titille bien évidemment (en même temps avec pareille position y a de quoi), mais je ne pense pas qu'il veuille en venir là. Il s'approche de plus en plus j'ai l'impression que mon cœur va exploser. Comment est-il possible qu'il continue d’accélérer alors qu'il bat déjà à toute vitesse?  Et cette chaleur toujours présente! Le fait d'avoir Emrys sur moi n'arrange pas les choses lui aussi a chaud. Mon corps est ardent, je suffoque presque.
Je m'apprête à ouvrir la bouche lorsqu'un doigt se pose doucement sur mes lèvres. Je souris malgré moi, et reste silencieux, attendant la suite. Il s'approche et m'embrasse au menton pour terminer sur mon oreille droite, qu'il mort doucement, sensuellement, lascivement. Un tourbillon d'émotions s'empare de moi. Il m'attire, c'est inévitable, je ne peux pas le nier. Toujours aussi proche, il me murmure à l'oreille : « Tu m'attires... Comme le pole attire un aimant. » Mon sourire s'élargit, mon regard se fait plus chaud, plus intense. Mon corps aussi bouillonne de plus en plus. J'ignore comme il fait pour ne pas se brûler à mon contact. Peut-être parce que son corps à lui aussi est ardent. Il finit par déposer ses lèvres sur les miennes. C'est l'explosion en moi alors que ses lèvres s'écrasent contre les miennes. Mes sens s'enflamment, les sensations fusent, je n'arrive plus à réfléchir. J'abandonne. Tout ce que je sais c'est qu'un homme, plus que désirable est en train de m'embrasser langoureusement, passionnément. Il attrape une nouvelle fois ma main, et la pose sur son coeur. Je sens ses pulsations rapides certes, mais pas aussi précipités que les miens. Alors, sa langue franchit la barrière de mes lèvres et vient rejoindre la mienne pour l'emmener dans une danse aérienne et délicate, qui fini par mettre tous mes sens en émoi. J'hésite encore un peu, c'est la première fois que je vis ce genre de choses avec un homme, et puis finalement à quoi bon se poser tant de questions? Sans réfléchir, je lui rends son baiser. Je ne veux pas que ça s'arrête oh non, mais je commence malheureusement à manquer d'air, à ne plus avoir de souffle. Alors, je coup le baiser juste une petite et minime seconde le regarde, et le reprends, moins doux, plus sauvage que le précédent. Je ne veux pas le laisser partir, je ne veux pas qu'il aille dans cette arène où il pourrait m'être ravi, enlevé. Mais je n'ai pas le pouvoir d'en empêcher le gouvernement... Je n'ai de contrôle sur rien, pas même sur ce qui m'arrive. Tout ce que je sais, c'est qu'il en ressorte vivant ou pas, jamais je n'oublierais un homme tel que lui. Mais de toute façon, je compte bien qu'il en ressorte. Je le connais à peine, et pourtant, je mettrais tout, tout mon argent à sa disposition, à sa survie.





© .JENAA


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MessageSujet: Re: EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. »

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EMAN ▬ « I kissed a boy, and he liked it. »

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