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Home, sweet home [Ouvert au D8 !]

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Lucas Dnierp
+ District Huit +


♣ Nombre de message : 369
♣ Date d'inscription : 02/06/2012


MessageSujet: Home, sweet home [Ouvert au D8 !] Dim 7 Juil - 21:08

Deux mois ont passés depuis que j’ai gagné les jeux, deux mois durant lesquels je n’ai pas arrêter de bouger dans tout les sens, de faire des tournées épuisantes et inutiles ou encore des rencontres déplaisantes. Malgré tout, ce séjour au capitole n’aura pas eu que des mauvais cotés, j’ai pu profiter un peu de ma nouvelle notoriété, comprendra qui pourra. J’ai commencé à comprendre que oui, le monde est moche, oui la vie est injuste mais qu’il fallait arrêter de le prendre au sérieux et profiter des bénéfices que je peux avoir, alors j’arrête, j’arrête de bouder ce monde de merde ou d’espérer changer quelque chose. Rien ne changera. Alors, il ne faut faire qu’une chose à présent : profiter, dépasser tout les excès, se faire plaisir. Ah il est loin le garçon frigide remplit de morale et de valeur, on se demande bien pourquoi, il ne sert à rien d’avoir des valeurs dans cette société… elles seront vite entachées et souillées. Après deux mois, j’ai enfin droit au retour à la maison, dans mon district, chez moi, mes parents, mon quotidien, tout reprendra « normalement », je ressens un grand soulagement à l’idée de sortir enfin de toute cette pression médiatique et de retrouver mes proches. Ils m’ont manqués. Croyaient-ils que j’allais survivre ? Ils ont sûrement espérer, sans y croire… l’espoir fait vivre comme on dit… c’est pour eux que je me suis battus, les souvenirs de nos adieux me reviennent en mémoire cette fois ou je me suis autorisé à craquer. Je ne peux pas craquer à présent, je dois rester fort. Je ne suis rien d’autre qu’un gagnant qui retrouve sa famille, je ne peux pas paraître pour une mauviette… le train continue son chemin pendant que je commence à ressentir le sentiment d’ennui et dépaysement, j’ai hâte d’être rentré au district même si je vais devoir apparaître devant une foule de badauds enthousiastes. Encore une fois. A l’exception que je n’appréhende nullement cette exposition au public, ces gens, ils font partie de mon district, je n’ai pas à appréhender ou a être agacer par leur démonstration de joie. Les heures de trains passent à une lenteur déprimante… finalement, je commence à voir des maisons apparaître et des grands terrains. Je souris, nous sommes dans le district 8. Pour le moment, nous ne sommes pas encore au centre mais je vois déjà la silhouette de petits villages peuplés d’usine… peut-être verrais-le mien défiler. C’est la première fois que je vois mon district d’un point de vue extérieur, comme un paysage qui s’étend à perte de vue, c’est presque émouvant de le voir ainsi. Au fur et à mesure que le train avance, la ville du cœur du District se rapproche, les immenses usines deviennent plus voyantes ainsi que les nombreux immeubles et quartiers réservés à l’élite riche, rare mais présente. Le district n’a pas changé depuis mon départ, ou devrais-je dire mon « séjour » , toujours aussi maussade et les usines sont toujours aussi moche, je souris, mais je suis content de revenir. Le train ralenti progressivement, nous arrivons bientôt à la gare, on m’a heureusement rassuré concernant la présence éventuelle de journaliste, ils ne seront pas présents et l’heure de mon arrivée n’a pas été dévoilée. Une fois arrivé, on me dépose en taxi près de l’hôtel de ville qui a d’ailleurs été remanié depuis ma victoire, il est beaucoup plus impressionnant et une grande bannière avec mon prénom a été écrite. Ma victoire redonnerait-elle espoir au District 8 ? Généralement, le retour d’un tribut insuffle d’énormes espérances au district gagnant, j’ai déjà pu voir cela lors de la victoire d’Alea. Les gens pensaient, idiotement, que tout allait aller pour le mieux, que le monde devenait meilleur et que l’espoir d’un monde utopique ne devait pas être perdus, tu parle ! J’espère tout de même qu’ils ne vont pas se bercer d’illusions cette fois ci. Je suis à présent dans les coulisses et mon apparition commencera dans 5 minutes, j’ai déjà une petite idée de mon discours mais je n’ai pas trop envie de verser dans le mélodramatique habituel des vainqueurs… on me fait signe, il est temps que je retrouve mon district.

Accompagnés de deux pacificateurs, je débarque sous une salve d’applaudissements, de sifflements de joies ou même de hurlement. Je salue la foule, depuis deux mois, j’ai l’impression que je ne fait que ça : saluer une foule. Pourtant, cette fois, c’est différent, c’est mon district que je salue, que je remercie sans faux-semblants et hypocrisie. Tout en les saluant, je remarque leur lueur d’espoir dans leur yeux, la joie a éclaté dans le District 8, l’espoir est né. Au loin, je vois le visage de mes parents, les voir me fait un choc, j’ai l’impression que ça fait une éternité, sûrement car je pensais ne jamais les revoir… ma mère fond en larme en me voyant, moment embarrassant et mon père me regarde en souriant. Aurais-je imaginé les revoir ? Probablement pas, je ne pensais pas gagner… j’espérais certes, j’ai abordé le positif, je me suis persuadé que j’allais gagner sans vraiment y croire, je m’étais préparé à mourir. Puis les jeux sont arrivés et j’ai combattus pour ma survie… à quel prix ? L’honneur, la dignité mais au final toutes ces valeurs n’ont aucune importance. En cet instant, je ne ressens rien d’autre que la satisfaction et le bonheur, sentiments éphémères certes… on me fait signe qu’il sera sûrement approprié de commencer mon discours mais pour cela, il va falloir calmer la foule, je murmure dans le micro et les gens commencent à se taire, les yeux rivés sur leur gagnant qui n’a pas droit à un mot de travers. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de jouer l’hypocrite ou de manier l’ironie.

- Merci à tous. Pour votre soutien, pour tout… je ne pensais pas gagner au début et c’est vous qui m’avez donné la force de continuer. Je me suis battu pour pouvoir rentrer en vie, pour pouvoir vous montrer qu’il ne suffit pas d’être forcément un carrière sanguinaire, il faut y croire et ne pas lâcher prise.

Je m'arrête un peu pour reprendre mon souffle, je dois parler d'Aryel, mais que dire sur cette fille que je n'ai finalement jamais pu cerner ?

- Aryel était une fille insaisissable. L'image que je garde d'elle est contrastée, elle avait ses bons et ses mauvais cotés... mais c'était une battante, une vraie de vraie. Même avant l'arène, elle se battait pour survivre, pour assurer sa vie et celle de sa soeur et dans ses derniers moments, elle n'a pas lâché prise. Puisse vous tous, habitants du district 8, garder ce souvenir précieux d'elle.

Je m'arrête un instant, bon sang je ne fais que dire le discours éculé des gagnants des discours périphériques. Le peuple boit mes paroles, comme si j'étais une personne importante mais à leur yeux, je suis quelqu'un d'important. Je tenais toutefois à parler d'Aryel et de ce qu'elle représentait

- ... mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas une victoire qui fera de nous un district de vainqueur. Après ma victoire, la vie continuera, telle qu'elle l'a toujours été...

Il y a un grand silence, comme si mes paroles mettaient du temps à être assimilées par le public puis les applaudissements resurgissent, plus fort que jamais. Je suis acclamé sous une tonnerre d'applaudissements qui durent plusieurs minutes, les gens sont trop heureux de ma victoire que pour essayer de comprendre le poids de mes paroles mais qu'importe, j'ai gagné.




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