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Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp]

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Noah Laurenson
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MessageSujet: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Mer 3 Juil - 22:55

Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games.


Deux jours avaient passé depuis la fin des jeux. Le vainqueur avait été amené au centre de réhabilitation dans le but de lui refaire une santé. Pendant ces quarante-huit heures, Lucas avait été réhydraté, ses blessures avaient été guéries, ses cicatrices ont été effacées, son corps fut nourrit par intraveineuses pour qu'il retrouve les caractéristiques d'un adolescent fringant. Il n'a eu contact avec personne du monde extérieur, jusque là. Je suis passé une ou deux fois le voir, sans qu'il le sache bien sur, pour voir ou les spécialistes en étaient, je devais m'assurer d'être prêt pour l'interview. Je suis tellement fébrile, le gosse sur qui j'ai misé a remporté les jeux. Je me flatte moi même l'ego en me rappelant que peut-être que sans moi, il n'en serait pas là aujourd'hui.

La journée avait été complètement folle, j'avais couru de tout les côtés, avalant des plats de restauration rapide sur le pouce que mes subalternes m'avaient amenés. Pourtant je n'arrivais pas à me concentrer sur rien d'autre que la soirée qui m'attendait. Ma première entrevue pour ces Hunger Games, vous vous rendez compte? Bien sur mon visage couvrait les écrans de Panem depuis plusieurs jours, mais ce soir sera le grand soir. Je repense à l'interview avec la dernière gagnante, Chleo, ma femme de rêves, du moins celle du moment et je me dis que ce soir ce sera une toute autre histoire, étant donné que l'excitation des capitoliens sera à son comble, les jeux sont encore frais dans leurs mémoires. Que d'impatience je vivais. Mes stylistes m'ont pomponnés pour le grand soir, rasé le visage, retouché ma coupe de cheveux, je devais être à mon meilleur. Comme d'habitude, vue que c'était la ligne directrice des jeux de cette année, j'avais un habillement sobre, un chandail noir et des pantalons gris foncés, j'avais des souliers en pointe et un veston noir aux reflets bleu marin. Dans ma loge, je buvais un café, essayant de calmer les battements de mon cœur. L'horloge tournait, l'heure décisive approche. J'imagine Nate assis avec Olympe et les enfants dans le salon de la résidence familiale, mon vieil ami doit comprendre mon stress, j'imagine qu'il m'encourage silencieusement. Quelqu'un entre dans ma loge et me fait signe qu'il est grand temps pour moi de m'avancer vers la salle d'interview. Je prend une dernière gorgé de café et je me lance vers le lieu désigné.

Dans l'arrière scène tout le monde court d'un côté et de l'autre, c'est complètement fou, j'ai l'impression de voir les rouages de mon propre cerveau s'affoler. Respire Noah, tout ira bien, de toute façon tu es le meilleur. Je sais déjà ce que j'ai à faire, on m'a donné le plan de la soirée ce matin même. Il y a un siège en cuire brun, c'est mon siège, je m'y assois immédiatement, avant même qu'on me donne le feu vert, j'ai peur de tomber si je reste debout. Je souffle un peu. Pourquoi est-ce que j'ai autant le tracte? Ah, si au moins je pouvais aller me blottir entre les cuisses de Chleo et ne plus jamais en sortir, ce serait divin. Non ce n'est pas le temps de penser à cette amazone, focus Laurenson. Le chef de plateau me fait signe et fait un décompte avec ses doigts. Je suis assis sur une plateforme de la scène et le rideau est tiré. Plus que quelque secondes, l'hymne de Panem retenti dans toute la salle, j'entends le publique hurlé d'hystérie. Je penche ma tête sur le côté, prenant la pause pour mon entré en scène, un projecteur illumine ma silhouette et l'hymne se termine d'un coup. Le rideau se lève, je ne dois pas oublier de respirer. Un jeu de lumière bleu court sur la scène, alors qu'une musique techno s'engage, la folie emporte les fans, ils me connaissaient déjà depuis longtemps. Je me retourne vers le publique, les cris se font plus fort et je me lève pour saluer la foule, j'achève quelques femmes d'un seul regard et j'ouvre les bras en large pour accueillir les acclamations. Un sourire béa s'élargit rapidement sur mon visage.
-Bonjour et bienvenue pour la rencontre de ce soir avec le grand gagnant de la quinzième édition des HUNGER GAAAAAMES! Le bruit que fais les spectateurs monte d'un coup. Je suis Noah Laurenson, votre hôte de ce soir, je laisse une pause pour savourer la gloire, j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à découvrir notre nouvel ami.
Je m'incline pour paraître humble, que pour l'image, on sait bien que je n'ai pas besoin de l'être, je suis fantastique. De plus, j'ai donné la victoire sur un plateau d'argent à ce tribut d'un district subalterne. Je glisse ma main dans mes cheveux et j'entends une femme hystérique hurlé, quoi de plus normal, elle mouille toutes sur moi. Je laisse passer quelques secondes, pour souffler discrètement et je me tourne vers l'arrière scène, une silhouette s'y dessine, le gosse s'approche tranquillement. Le grand brun s'approche de moi et me tend la main pour la serrer. Je fais un signe de négation et le prend dans mes bras, les capitoliens adoreront se geste de fraternité. Puis lui tapant le dos comme à un vieil ami, je lui prend la main d'un coup sec et je la lève dans les aires.
-Lucas Dnierp mes amis!
La foule est en délire et nous restons là, un sourire plaqué à mon visage, puis sentant le calme revenir, je lui fais signe de s'asseoir.
-Alors, ça fait du bien de sentir la pression retombé après une victoire si bien mérité? Tu as eu tout ton lot de cadavre sur la conscience, ce doit être excitant, dis-je d'un sourire encourageant. Une réponse positive les enchanteraient, je lui tend une sacré perche, à lui de la prendre.

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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Mar 9 Juil - 10:12

Ma sortie de l’hôpital s’est faite en bonne et due forme, après avoir été soumis à diverses formalités de sortie ainsi que des paperasses reconnaissant la légitimité de ma nouvelle prime de gagnant, j’ai pu enfin sortir de ce damné hôpital. Ce maudit endroit blanc et morose… ou se dégage une ambiance macabre. Je n’aime pas cet endroit et je n’aime pas non plus ceux qui y habitent. Mes relations avec Alea se sont toutefois considérablement améliorées et je commence doucement à accepter sa présence et le soutien qu’elle pourrait m’apporter et ce malgré son jeune âge qui m’a passablement refroidi au début. Celle-ci m’a d’ailleurs prévenu de mon horaire chargé ces deux prochains mois, un programme que j’ai d’abord voulu catégoriquement refusé… bordel, j’ai gagné les Hunger Games, j’ai bien le droit à un peu de repos non ?  Visiblement, les gagnants ont tout un planning à respecter. Il ne faudrait pas surtout pas qu’ils oublient qu’ils sont plus que jamais sous la coupe du gouvernement ! Je ne suis qu’un pantin parmi tant d’autres et ça me débecte, rien que l’idée de savoir que même après l’arène, le gouvernement garde un contrôle puissant sur moi... ça me donne l’impression d’être corrompus. Oui c’est cela, corrompus par  le capitole. Je soupire, je me sens toujours aussi… vide, je ne parviens pas à réaliser que j’ai gagné, je continue à être désespérément amorphe, peut-être suis-je en « dépression », peut-être pas… j’ai l’impression que c’est différent mais pourtant j’en remplis les symptômes : je ne veux plus rien faire, je n’ai plus gout à rien et j’ai surtout l’impression que la vie ne rime à rien, que ma victoire est inutile. Peut-être aurais-je du mourir après tout… je ne méritais pas plus la vie que les deux  qui se sont suicidées ou que les gamins que j’ai mis à mort, oui, c’est peut-être ça, je ne suis pas fait pour vivre, je devais mourir aux Hunger Games. Mais alors, à quoi tout cela rime ? Pourquoi suis-je ici ? Je me suis acharné à tuer des tributs pour ça ? Pour me transformer en une coquille vide qui ne fait qu’attendre son heure ? Les Hunger Games m’ont tués, pas physiquement mais psychiquement, ils l’ont fait. Personne ne sort vivant des jeux, on en sort partiellement démoli ou entièrement détruit. Arrivé à la résidence, je ne prends même pas le temps de retrouver ce lieu qui pourrait s’apparenter à un purgatoire et directement, je m’effondre sur mon lit sans n’en plus sortir, je ne veux plus bouger, je ne peux plus bouger. Je ferme les yeux et me laisse plonger dans le sommeil, peu importe ce qui arrive par la suite…

Après m’être laisser somnoler, je suis plus ou moins réveillé par ma meilleure copine, Néophyne qui m’annonce , l’air paniquée, que je dois me dépêcher et arrêter de dormir étant donné l’imminence de mon interview… ah oui, l’interview… la première étape d’une longue liste de choses à faire après ma victoire, et non pas la moindre. Je ne stresse pas et je ne me réjouis pas non plus bien que mon interview avant-jeu était un bon souvenir, j’étais face à une horrible bonne femme qui nous posait des questions pièges pour nous déstabiliser et j’avais réussis à tourner sa question à mon avantage et à m’attirer les faveurs du public, des sponsors ? Probablement. Alea n’a pas pu tous les trouver toute seule. Soit, cette interview m’ennuie mais je n’ai pas le choix. Je m’habille correctement, je profite de la présence de l’abrutie pour lui demander le nom du présentateur : Noah Laurenson. Un choc. Noah Laurenson… mon sponsor des jeux, celui qui m’a offert des cadeaux nécessaires à ma survie.Celui qui « croyait en moi » et qui me permettait de survivre, cédant à tout mes besoins. Noah Laurenson, mon « sauveur » et nouveau présentateur des jeux. Le plus difficile à assumer dans tout ça c’est que je lui suis redevable, ce gars m’a sauvé la vie, il a largement participé à ma victoire… serais-je en vie si il n’avait pas été la ? Peut-être que non mais Alea aurai surement trouvé un autre sponsor. Or, je déteste me dire que je doit ma vie à quelqu’un, que le résultat de ma victoire n’est pas uniquement grâce à mon acharnement, c’est un capitolien qui a contribué à ma vie et ça, j’ai du mal à le supporter… comment pourrais-je être reconnaissant envers quelqu’un qui regarde gratuitement et pour son propre plaisir, des gosses mourir ? Ce mec est probablement un gars imbu de lui-même, qui ressent un ego profond à l’idée de se dire que son tribut favori a gagné et qui dans le fond, n’en a strictement rien à battre de moi, comment pourrais-je le remercier ? Si lui et tant d’autres ne regarderaient pas les Hunger Games, ils n’existeraient pas et je n’en serai pas la. Non et définitivement non, je ne dois rien à ce gars, je ne lui dois pas ma reconnaissance ni ma sympathie, s’attend-il à ce que je fasse un remerciement public ? Bon, je le remercierai car je lui suis tout de même reconnaissant des cadeaux qu’il m’a offerts dans l’arène mais ça s’arrêtera la. Néophyne me fait signe de m’activer d’un air agacée, dieu ce qu’elle est gonflante. Mollement, je la suis, en avant pour de nouvelles aventures trépidantes… ou pas. L’interview dans quelques heures et ma fidèle équipe de préparation en profite pour me refaire une beauté, on me donne aussi quelques conseils pour cette fameuse interview ; tout en me précisant que «  ce n’est pas si grave si tu perds tes mots ou que tu es hagard, le public est habitué à retrouver des gagnants détruits, ils seront magnanime. Mais si l’interview se passe mal, veille à te rattraper avec la tournée au capitole. » Ah oui, car en plus il y a une tournée qui s’annonce follement excitante. Je suis maintenant dans les coulisses et l’interview approche à grands pas, tout est allé si vite… déjà, les cris et assourdissements du publics me parviennent et une grande lassitude s’empare de moi, tout ce remue-ménage est énervant et je n’ai aucune idée de ce que je vais bien pouvoir déballer d’intelligent à cette interview et puis surtout cette exposition médiatique m’exaspère plus que tout, le fait de devoir remercier un capitolien encore plus, tout m’exaspère ; que ce soit la cruche de Néophyne ou les agents venus me donner des conseils, maudite interview. La salle se remplit et je peux entendre les murmures d’enthousiasme… des accompagnateurs qui se chargent de la mise en place m’accompagnent près de la scène, ce sont eux qui me donneront le feu vert lorsque je devrais me présenter devant le public. Tout à coup la lumière s’allume et le public applaudit en trombe puis une voix surgit, celle de Noah Laurenson, l’air enthousiaste, mais je ne peux pas le voir.

-Bonjour et bienvenue pour la rencontre de ce soir avec le grand gagnant de la quinzième édition des HUNGER GAAAAAMES! D’un coup, les télespectateurs s’enflamment et les applaudissements et hurlements d’euphorie redoublent d’intensité. . Je suis Noah Laurenson, votre hôte de ce soir… j'espère que vous aurez autant de plaisir que moi à découvrir notre nouvel ami

Et voila, il joue parfaitement son rôle. En quelques mots, il est parvenus à se mettre le public dans la poche et à enflammer les foules, c’est ce qui s’appelle savoir manier les mots à la perfection. Je suis sûr que je peux percer quel genre d’homme est Noah Laurenson ; un mec sûr de lui, imbu de lui-même, charismatique avec un poil d’hypocrisie. On me fait signe qu’il va bientôt falloir que je monte sur scène en trombe, soudainement, moi qui n’éprouvait aucune forme d’envie jusqu’à maintenant, j’ai soudainement envie de savoir qui est ce type, quel genre d’homme il est et si il reconnaitra publiquement qu’il a contribué à me sauver la vie… me forçant à la remercier. On me donne une tape sur la main, c’est le moment de foncer. Je me dirige vers la scène, calmement, l’air digne et cette fois-ci, c’est une véritable hécatombe, les applaudissements me tuent les oreilles, surtout les cris de gamines en chaleurs… c’est pour moi qu’elles crient comme des écervelées ou pour lui ? Le présentateur dit mon nom dans le micro et tout en m’installant devant un public d’une immensité infinie, j’observe celui qui m’aura fidèle durant les jeux. Beau mec qui doit plaire aux filles, bien habillé, un grand sourire qui doit en faire fondre plus d’une… cheveux bruns, plutôt jeune, je lui donne fin vingtaine ou début trentaine. Il me sourit puis laisse planer un suspens avant de prendre la parole. Vu comme il me regarde, c’est comme si c’était un inconnu mais rectification : c’est UN inconnu. Je me concentre sur sa question que je n’avais pas bien saisi.

- Alors ça fait du bien de sentir la pression retombée après une victoire si bien méritée ? Tu as eu ton lot de cadavre sur la conscience, ça doit être excitant.

Je reste muet. Des souvenirs de l’arène me reviennent en tête… « lot de cadavres »… le piège d’Athéna, un seul d’entre nous pouvait rester en vie, nous étions 5 et un seul en est ressorti vivant : moi. Je me suis retrouvé au milieu de 4 cadavres avec du sang qui coulait à flot, deux suicidées et deux gosses que j’avais tués de mes propres mains ou plutôt, avec l’aide de mes machettes. Cet étrange sentiment… de satisfaction, de soulagement, j’étais soulagé qu’ils soient tous morts, j’étais satisfait que ce soit MOI qui en soit ressorti vivant, leurs corps sans vie… celui combusté de Billie Goldsnow, la tête de Dean Fuller qui roulait par terre…  puis les cadeaux, de Noah Laurenson.Je me rend compte que je parait soudainement hagard et je m’apprête à répondre mais je perd mes mots.

- Oui, c’est rassurant et oui peut-être que… c’est excitant, ça l’était, je ne sais plus… une victoire si bien méritée ? Je… je ne crois pas.

Mes yeux sont vides, je suis comme absent, je ne réalise même pas l’ampleur de la catastrophe de ma réponse. Comment louper une interview en une seule réponse.

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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Mar 17 Sep - 2:36

Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games.



- Oui, c’est rassurant et oui peut-être que… c’est excitant, ça l’était, je ne sais plus… une victoire si bien méritée ? Je… je ne crois pas.
Le malaise. Je me crispe sur ma chaise. Je ne suis pas certain qu'il saisit l'impacte que ses mots peuvent avoir sur tout. La foule murmure, elle n'aime pas du tout cette réponse. Lucas n'étais pas l'un des préférés, tout le monde espérait voir gagner Billie ou bien Seed le gosse du onze. Il doit se montrer plus convaincant, pour que tout le monde croit qu'ils ont misé sur lui, que c'était lui qu'ils voulaient voir gagner. Les survivants des Hunger Games deviennent en quelque sorte des mascottes pour nous, ils ne doivent pas se montrer impertinent, surtout quand on pense à tout ce qu'ils retirent de leurs victoire, le minimum serait de nous être reconnaissant.
-Tu es beaucoup trop humble mon ami. Je n'avais jamais vue un tribut d'un district périphérique avoir une telle rage de vivre. Pour de vrais... Je t'admire beaucoup. Tu devrais retirer une belle fierté de tes accomplissements. Je lance un sourire à la foule, pour la convaincre que ce que je dis est vrais, on me répond par de timides applaudissement. Je regarde le type qui m'est redevable du don de la vie, en espérant qu'il comprendra qu'il me doit au minimum une interview magistrale. Tapotant machinalement  l'accoudoir de mon fauteuil, je me racle la gorge en espérant que la suite ne sera pas un flop monumental. J'ai trop à perdre, je ne crois pas encore que, malgré ma magnificence, mon poste soit entièrement acquis. La popularité, c'est une chose qui s'acquière avec toute l'énergie que l'on y met et le show-business... c'est une guerre continuelle. Non, je n'accepterai pas que ma carrière soit balayé du revers de la main par un gosse qui a eu la chance de participer aux jeux.
-Lucas, on a pus te suivre pendant quelques temps aux côtés de Seed. Votre alliance a duré, ce qui est surprenant, on ne voit pas souvent des équipes chez les tributs qui ne font pas partis des carrières. Voudrais-tu nous parler de tout ça, je veux dire, ton sentiment réel face à lui? Si tu pouvais le revoir une dernière fois, tu lui dirais quoi? Derrière moi, défilent des images silencieuse de leurs épopées.
Ce fut un élément clé de sa victoire, je crois que ça aura marqué plusieurs esprits. En tous les cas, moi, j'avais été déchiré par leurs séparations. Ce fut une belle histoire, comme on les aime. Je me demandes parfois si les tributs noues des relations avec les autres participants, si ils éprouvent vraiment de la peine lorsque sonnent les coups de canons ou si c'est que pour le spectacle. Je pencherais pour la deuxième options, ce serait vraiment ridicule de s'amouracher de leurs futurs victimes.
-Et si on parlait d'Éli, moi personnellement quand je l'ai vue caché dans le trous avec ses sandwichs, mon cœur a fait un bon dans ma poitrine. J'ai vraiment eu peur que ce soit la fin de mon tribut favoris, je fais un clin d'œil à mon interlocuteur. As-tu eu la même réaction? Ou bien lui as-tu attribuée un minimum de confiance? Derrière moi, un gros plans se fait sur les visages surpris des tributs lors de leurs rencontre imprévue, un certain doute se reflétait l'un dans l'autre, mais ils avaient établis une simili-alliance dans le but de se débarrasser des gêneurs. Lorsque j'y repense, j'admire l'ingéniosité du garçon, oui vraiment, j'avais bien fait mon choix pour ma première année de sponsorat. Je sais maintenant que je peux faire confiance à mon intuition. C'est un atout dans la vie, mais je sais aussi que je change de priorités aussi souvent que je change de compagne. Mon intuition me glisse que l'année prochaine, mon favoris sera d'une tout autre trempe.



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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Ven 18 Oct - 11:08

Est-ce trop demander ? D’avoir la paix. De ne pas subir le feu des projecteurs, ne pas être au centre de l’attention. Je ne suis pas fait pour vivre dans ce monde d’artifice. Lors des premières interviews, j’ai joué le jeu, je me suis vendu au capitole. Je me suis rendu désirable, pour que les capitoliens puissent miser sur moi. Quelle hypocrisie. J’ai fait exactement le contraire de ce que je voulais, j’ai écorché mes beaux principes pour la survie. Survivre, coûte que coûte. L’être humain est le premier à tout faire pour sa survie, nous sommes une race profondément lâche. Dire que pendant un moment, je pensais être différent, je pensais avoir une mentalité différente que tout ces tributs aveuglés par la richesse du capitole. Pourtant, je ne le suis en rien. Je ne suis différent de personne, je suis un gagnant qui s’est prostitué pour gagner. Comme tous. Il y a un grand silence dans la salle, le présentateur lui-même semble embarrassé. La réponse est venue spontanément, dans mon manque d’aise et mon souvenir des jeux. Je ne peux pas être fier d’avoir gagné alors que je n’ai fait que jouer le jeu que l’on attend de moi. Comment peut-on être fier d’être soumis à une instance ? Mon visage reste impassible, froid et mes yeux sont probablement hagard. Le malaise qui s’installe sur la scène devient persistant si bien que Noah Laurenson le dissipe en prenant la parole. Il parle de ma « fameuse » rage de vivre, de mon humilité si j’ai bien compris. Il s’est bien rattrapé, il est doué pour ça. Je n’écoute pas vraiment ce qu’il raconte, je n’arrive pas à détacher mes pensées de ce fameux moment dans l’arène… ce moment ou j’étais entouré de cadavres. A ce moment la, je ne me suis pas senti triste, ni même impure d’avoir laissé les gens mourir autour de moi. Non, je me suis senti profondément soulagé… et voir les cadavres étalés autour de moi c’était… jouissif. Oui, jouissif. J’ai aimé les voir mourir, mes petites victimes. J’ai aimé voir le sang couler et sentir le sentiment de victoire s’imprégner en moi… Je suis devenu un monstre sans doute mais peut-on vraiment me blâmer ? Je ne suis pas le seul tribut que le sang a rendu avide. Je réalise que je reste la tête fixe, sans regarder le reste du public et que je parais sûrement être dans une dimension parallèle. J’entends le public chuchoter, Noah en rajoute pour calmer le gêne.

- Lucas, on a pus te suivre pendant quelques temps aux côtés de Seed. Votre alliance a duré, ce qui est surprenant, on ne voit pas souvent des équipes chez les tributs qui ne font pas partis des carrières. Voudrais-tu nous parler de tout ça, je veux dire, ton sentiment réel face à lui? Si tu pouvais le revoir une dernière fois, tu lui dirais quoi?

Evidemment, il fallait qu’il parle de Seed. Je commence doucement à raccrocher au fil de la terre et réalise que je suis en interview, en train de me ridiculiser. Je fais mine d’être sorti de ma rêverie et d’écouter ce que l’imbu personnage en face de moi a décidé de m’imposer. Je manque de m’esclaffer lorsque celui-ci évoque notre alliance et de ce que je lui dirai si j’étais en face de lui… je réprime un fou rire. Ce présentateur n’a décidemment rien compris, Seed et moi nous nous parlions à peine ! Nous étions dans un climat de méfiance mutuelle. Chacun d’entre vous pouvait poignarder l’autre dans le dos et vice versa. J’essaye d’éviter de rire… cette manière qu’il a de présenter ma relation avec Seed de manière dramatique est tellement ridicule. Toute cette situation est absurde. Qu’est-ce que je fous la ? Je ne peux réprimer mon rire qui se lance alors doucement puis parvient à le contrôler. Voyant mon manque de réaction pour le moment, il enchaîne rapidement avec une autre question. Je peux voir que mon ancien sponsor semble avoir un peu perdu de son assurance, ne sachant pas probablement comment orienter l’angle avec moi. Aux yeux des capitoliens et autres gagnants, je dois paraitre bien pathétique. Mais je fiche comme d’une guigne de leur avis.

-Et si on parlait d'Élie, moi personnellement quand je l'ai vue caché dans le trous avec ses sandwichs, mon cœur a fait un bon dans ma poitrine. J'ai vraiment eu peur que ce soit la fin de mon tribut favoris, il me fait un clin d’oeil. As-tu eu la même réaction? Ou bien lui as-tu attribuée un minimum de confiance?

Le voila qu’il parle d’Elie. Il cherche à m’émouvoir moi ou le public ? En ce qui me concerne, c’est raté. J’aimais bien Elie, c’était une fille courageuse et volontaire, elle aurai mérité de gagner si elle ne s’était pas bêtement suicidée. Son suicide était lâche, une volonté d’abandon en réaction de choc à celui de Billie. Quand à notre « alliance », elle était fragile et uniquement basée sur de la lâcheté. Lâche, j’étais lâche. J’avais trop la trouille d’affronter Joseph Grey en face alors j’avais besoin d’un support. C’est dingue tout ce que j’étais prêt à faire pour gagner et elle aussi. La manière dont il parle d’Elie, on aurai dit que Noah avait vraiment vécu la scène… les capitoliens s’attachent à des gens qu’ils oublieront ensuite. La télévision ressasse le moment de mes aventures avec Seed puis quelques uns avec Elie. Je revois notre première rencontre ou je l’ai menacé par peur, le moment ou nous avons tués Léo puis le moment ou je brise l’alliance… jusqu’à l’épopée finale ou j’égorge mon ancien allié. J’ai l’impression de regarder une série américaine avec la petite musique mélo ou l’on voit le pauvre Seed rendre l’âme. Comme c’est triste. Le présentateur semble reprendre de l’assurance et attend que je réponde aux questions. Pour l’instant, un rictus apparaît sur mon visage.

- Pourquoi me parler de Seed ? Il est mort et enterré. Nous n’étions pas amis, nous n’étions pas proches, sinon, je ne lui aurai pas tranché la gorge sans états d’âme haha ! J’ai brisé l’alliance car j’avais peur. J’ai eu peur tour au long de l’arène. Si je devais lui dire quelque chose, je lui dirai : Désolé que tu aie du participer aux Hunger Games.

Un silence se fait, je réalise que mes paroles doivent probablement en choquer plus d’un. Je m’en moque, je n’ai pas envie de me conformiser au capitole, je l’ai déjà bien assez fait.

- Quand à Elie, notre mini alliance était formée pour la même raison. C’était la peur qui m’a guidé tout au long de cette arène. Pour répondre à votre question, non, je ne lui ai jamais fait confiance. Si un jour vous allez dans une arène, vous comprendrez que le mot « confiance » n’existe pas, pour personne.

J’ai finis de parler, je n’adresse plus un regard au présentateur. Vivement la fin. Le présentateur réagis puis nous passons aux moments les plus marquants de cette édition.

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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Mar 18 Fév - 6:49

Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games.




Alors pour combler le silence, mon malaise et son trouble, les moments marquants de l'arène défilèrent sur un écran géant à l'arrière. Des hologrammes représentant des scènes à coupés le souffle apparaissaient de façon varié un peu partout entre les sièges des spectateurs. Pour mettre tout le monde dans l'ambiance, les spots de lumières qui nous couvaient Lucas et moi s'éteignirent un bref instant. Ces gens travaillant à la production avaient eu du flaire. Le type qui m'accompagnait, avait été complètement ballot en insinuant que la participation des adolescents aux jeux était un truc misérable. Je me penche vers lui en couvrant le micro fixé à mon veston du bout des doigts.
-Ressaisis-toi et essaie d'avoir l'aire plus intéressant que ça mec! Ces quelques paroles murmurée à son intention avait pris les intonations d'un conseille amical.

Ce gosse est l'incarnation des préjugés typique à l'égare des adolescents. Fils ingrats et pourrit gâtés comme on les hais. Un peu comme le pommier âgé dans un verger, qui aurait décidé de ne jamais produire de fruits. Un certain agacement quant à l'idée que je m'étais fait de l'être honorable que j'étais devenu en sauvant sa vie vint me titiller. N'aurais-je pas droit à un remerciement en bonne forme? Aucune reconnaissance n'émane de lui et j'en suis plus que outré. On m'avait souvent parlé de l'impertinence du petit peuple, mais jamais je ne me serais figuré une telle inconvenance! Sur ces pensées, je réalisais que ma peur de tout à l'heure s'était envolée. En présence de la foule, au dessus de tous sur mon promontoire, je me sentais chez moi. Oui, le tract avait passé et je me sentais maître dans l'art de manier les mots. C'est sur ce regain de confiance que la lumière fut, exposant à tous le garçon et le roi, rôle que je me décernais de juste droit.
-Quel soulagement tu as du ressentir, quand la cruellement dangereuse Billie à mit fin à ses jours! Dis alors même que la scène détallait dans notre dos. Est-ce à ce moment que tu as réunis les forces qu'il te fallait pour prendre le pouvoir et mené les jeux à leurs fin?
Encore une fois, il s'ensuit d'une réponse décevante. J'aurais du investir dans les carrières! C'était bien moi qui l'avait gardé en vie, non? J'aurais pus ramené quelqu'un de plus cohérent ou même plus apte à mener à bien une conversation. Je me console en songeant au fait que ce n'était que mon premier sponsorat. L'année prochaine je choisirai un enfant du un ou du deux, quelqu'un de méritant!
-Et puis que dire de ce petit... Dieu du ciel, il était si insignifiant que j'en ai oublié son prénom..! (Bref silence), Terry! Je suis convaincu qu'au moment où tu l'as vue s'avancer vers toi, tu savais déjà que la maison t'attendait. Non sans blague, ce n'était pas un adversaire de ton niveau, n'est-il point? J'entends les rires d'approbations dans la salle. Je retiens quand même un petit rictus de dégout à l'idée que le vainqueur lui même n'était pas un adversaire de taille!
-Alors Lucas, ton district se languit de ta présence, quelle sera la première chose que tu feras lorsque tu trouvera le confort royal de ta nouvelle demeure?

Le gosse articule à peine, je lui donne le bénéfice du doute, peut-être sera-t-il plus loquasse lors de la tournée de la victoire. Ce mutisme de glace est peut-être même sa façon de savourer son nouveau statut. Quoiqu'il en soit, il était temps pour moi de mettre un terme à tous ça. On en avait vue assez, oui vraiment, j'espère qu'il sera plus plaisant une fois mentor! Me fera-t-il un éloge public l'année prochaine, histoire de se rattraper?
- Mesdames et messieurs, c'est déjà la fin de l'émission. Ce fut Lucas Dnierp, le grand vainqueur de la quinzième édition! Je ne me fis pas prier pour saluer la foule, contrairement à l'autre qui semblait dans les vapes. Je lui attrape le bras, l'obligeant à se pencher avec moi, geste encore une fois à première vue empreint de complicité aux yeux de la population. Pour ma part, j'en profite pour jeter un regard dérisoirement discret à mon compagnon de scène. Je voulais qu'il comprenne qu'il avait mal joué ce soir et que déclenché une guerre, aussi sournoise qu'elle soit avec un personnage public tel que moi, n'était pas l'idée la plus fabuleuse qui avait pus traversé son esprit de sot.
- À l'année prochaine Lucas! Ce fut des mots secs, à peine audible, mais plein de sens. À peine le rideau fut-il tiré, que je quittais la scène en direction de ma loge. Bien que l'enfant n'avait pas été d'une grande aide, j'étais satisfait de ma performance et ça, c'était le principal.

Oh oui, l'année prochaine je ferai gagné le district Un.


Spoiler:
 

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Noah Laurenson

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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp] Dim 23 Fév - 22:14

Je ressens le malaise du présentateur, je ne m’en soucie pas le moins du monde. Pour combler le silence, les moments les plus marquants de l’arène apparaissent sur le grand écran. Cette fois-ci, je sens comme une bouée d’appréhension arriver. Je ne veux pas revivre cette arène, qui apparait à la fois comme un lointain souvenir et comme quelque chose de proche. Comme si il y a une heure, j’étais toujours en train de m’acharner sur le cadavre de Terry. Au moins, ressentais-je un peu d’émotion. J’agrippe fermement mon siège, restant muté dans mon silence et ne jetant un regard ni aux spectateurs, ni à Noah Laurenson. L’hymne du Capitole surgit alors que je sens un chuchotement qui me fait frémir, c’est Noah Laurenson.

-Ressaisis-toi et essaie d'avoir l'aire plus intéressant que ça mec!

Je ne dis rien, belle constatation Noah Laurenson ! Stupide, cet homme, vraiment. C’est presque une grâce qu’il m’ait sauvé la vie. Je ne dois pas lui être redevable car c’est à cause de lui et de tous les autres que je suis ici. A cause de lui que j’ai tué et massacré des enfants. Sa faute… et il ose me dire que je dois avoir l’air plus intéressant ? Non, je ne lui ferais pas son plaisir, je refuse de me conformer au rôle que l’on me conçoit. Cette fois-ci, je vais arrêter de faire l’hypocrite et mon conformiste. Cette fois, le Capitole n’enlèvera pas tout ma dignité. Les premières images apparaissent, tout le monde retient son souffle, y compris moi. Le Bain de sang défile sous mes yeux, un bain de sang sanglant et éprouvant. Je découvre que Joseph Grey et Billie Goldsnow se sont révélés être de véritables bouchers, massacrant leur victime, insérant la peur et l’angoisse de la torture dans leur yeux. Je reste estomaqué face à la vision de la partenaire de Seed, gigotant dans tous les sens pour éviter de se faire transpercer l’œil. Je vois Artemis tuer la fille du Un et Aryel se faire assassiner par la fille du Sept, quelle ironie. A croire que le monde entier aime se jouer de moi. Je suis soulagé de savoir que Aryel a eu une mort rapide, elle a eu la chance de ne pas tomber sur des bouchers sans âme. Enfin, la scène se termine avec un visage que j’ai entraperçu au début de l’arène, celui de Valentin Coaldust, le tribut du Douze, qui hurle de l’épargner pendant que je continue de frapper inlassablement son visage. Je reste impassible face à ces images mais au fond de moi, c’est un sentiment de honte qui s’empare de moi. Pas que je regrette d’avoir tué ce gosse mais la manière… L’arène continue, comme si le cauchemar continuait. On revoit ma rencontre avec Seed et je suis frappé par la personne que je vois sur cet écran. Ce gars, manipulateur et menteur, ce n’est pas moi… Seed choisit de me faire confiance sans savoir que Cinq jours plus tard, je serai celui qui lui tranche la gorge. Les images continuent, me laissant l’occasion de regarder, tel un spectateur avide de sang, la mort malsaine et terrible de Nellie. En regardant ça, je me dis que Billie Goldsnow ne méritait pas de vivre, personne n’a idée de torturer à ce point ses victimes. Nous sommes déjà dans une arène, que nous entretuons c’est normal mais offrir de la torture gratuite et sadique, non. Joseph Grey, Théo Berry, Billie Goldsnow… Que cherchent t-ils tous à obtenir en torturant leur victime ? La vengeance ? La reconnaissance ? Ils veulent offrir du spectacle ? Cela les rendrait peut-être encore plus haïssable que leurs propres bourreaux.

Ma traque avec Léo est retracée fidèlement, une traque de longue haleine dans laquelle j’ai bien failli y laisser ma peau. Je me sens très mal à l’aise de regarder mes meurtres en direct, devant des milliers de spectateurs. Regarde ce que tu as fait Lucas, les enfants que tu as tués, tu es un monstre. Je me demande ce qui est pire : Ne rien ressentir ou avoir cette bouffée de culpabilité qui me torture les intestins en ce moment. Je suis coincé, je voudrais arrêter de penser à l’arène mais on me force à le faire. J’ai envie de vomir. Minable, je suis minable, pas fichu de regarder mes propres crimes, d’affronter en face ma lâcheté. Les images se suivent, inlassablement et il est toujours aussi dérangeant de regarder Billie Goldsnow découper en morceaux ses victimes, pauvre Alyson. Je finis tout de même par comprendre pourquoi trois tributs ont soudainement décédés à la troisième journée, les souterrains se sont effondrés et seuls deux tributs s’en sont sortis. Artémis aura essayée de se battre mais le ciel lui sera littéralement tombé sur la tête.  Chaque scène ou j’apparais me donne envie de tourner les yeux mais je tiens bon. Kihara mangés par des vautours, check. Les hallucinations de Terry, check. L’assèchement de l’oasis, check. Moi qui racole une alliance avec Elie comme un gros lâche, check. La colère d’Athéna et la mort de Dean, check. Le double suicide, check. Le pétage de plomb de Seed et son meurtre ? Check. Puis la finale et ma victoire. Lorsque les applaudissements retentissent et que l’écran devient noir, je soupire de soulagement. Je ne cache même pas ma joie. J’ai tenté de faire possible pour accélérer les scènes de l’arène. J’ai honte, ce sentiment de honte grandit en moi, insidieusement.

Lâche, c’est méprisable, méprisable… Méprisable de faire alliance avec Seed, méprisable d’attaquer et de tuer un gosse à deux. Méprisable de supplier les sponsors. Méprisable… de gagner ? Noah se retourne vers moi et je ne cache définitivement plus mon déplaisir de me retrouver ici, en sa présence.

- Quel soulagement tu as du ressentir, quand la cruellement dangereuse Billie à mit fin à ses jours!  Est-ce à ce moment que tu as réunis les forces qu'il te fallait pour prendre le pouvoir et mené les jeux à leurs fin?

O supplice, la scène défile à nouveau. Et quelle question stupide aussi. Je prends la parole.

- En réalité, je n’ai pas vraiment compris pourquoi elle s’est suicidée, elle avait l’air de vouloir vivre. Oui, j’étais à la fois soulagé et presque déçu de ne pas avoir affronté un adversaire de cette taille. Et sinon, je pense que c’est plutôt à la mort d’Elie que je me suis montré déterminé pour gagner… Elle le voulait, j’ai voulu respecter sa volonté.

Je peux voir la déception se lire sur son visage mais je m’en moque, qu’attendait-il de moi ? Que je me montre à la hauteur de ses espérances ? Sans doute monsieur l’imbu, s’attendait-il à sponsoriser un gagnant de qualité. Je rigolerai presque de la manière dont je viens de faire foirer son interview qui doit être si chère à son égo, pourquoi ne pas continuer en si bon chemin ? Monsieur Laurenson enchaîne avec une question suivante, je sens le gaillard pressé d’en finir avec moi.

- Et puis que dire de ce petit... Dieu du ciel, il était si insignifiant que j'en ai oublié son prénom..! (Bref silence), Terry! Je suis convaincu qu'au moment où tu l'as vue s'avancer vers toi, tu savais déjà que la maison t'attendait. Non sans blague, ce n'était pas un adversaire de ton niveau, n'est-il point?

A l’écoute de son ton arrogant et condescendant, je meurs d’envie de lui tordre le cou. Terry valait mieux que lui, c’est certains. Certes, je l’ai tué mais ce n’est pas comme si j’avais eu le choix… De quel droit se permet-il de sous-estimer un tribut ? Il n’a jamais été dans une arène… Il a juste regardé, se délectant de savoir que SON favori était bien parti pour gagner.

- A vrai dire, je pense surtout que vous n’auriez pas fait un quart du tiers du parcours de Terry. A bon entendeur… Je laisse un silence s’installer, pour bien le mettre mal à l’aise.

Je peux voir qu’il n’apprécie pas et que son égo en prend un coup. Il fait de son mieux pour rester accueillant cependant mais je sens dans sa voix une certaine haine.

- Alors Lucas, ton district se languit de ta présence, quelle sera la première chose que tu feras lorsque tu trouvera le confort royal de ta nouvelle demeure ?

«  Je n’en ai absolument aucune idée », c’est la seule réponse « honnête » que je me vois donner et c’est d’ailleurs ce que je vais répondre.

- Je n’en ai absolument aucune idée. J’exagère volontairement mon coté ignorant, voir abrutis. Je ne peux m’empêcher de sourire bêtement, quel déshonneur pour Noah Laurenson d’avoir sponsorisé un abrutis.

L’interview prend sa fin, il me prend la main brusquement pour me forcer à saluer tout en criant la fin de l’interview et en clamant mon nom. Le public applaudit et il me semble même entendre des exclamations de joie. Ils sont stupides ou ils le font exprès ? Soit, c’est la dernière interview que je réalise publiquement.

A moi maintenant, de vivre avec mes démons…

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MessageSujet: Re: Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp]

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Interview avec le gagnant de la quinzième édition des Hunger Games. [PV Lucas Dnierp]

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